LE SOMNAMBULISME MAGNÉTIQUE
pénétrante que celle des assistants. En toute franchise» devant cet ensemble si écrasant de preuves, nous di^ions qu'il est impossible de nier Tâme.
Le magnétisme n'a pas seulement à lutter contre lesr matéri a listes, il a parfois maille k partir avec les incrédules, mêmespiritualistes.
M. Bersot, qui a écrit un très intéressant voluma , sur le magnétisme, passe en revue les phénomènes naturels qui présentent des anologies avec le mesmérisme et le spiritisme ; nous les retrouverons dans un. autre chapitre pour ce qui a trait à ce dernier ordre d'idées ; ne nous occupons actuellement que du somnambulisme. 11 prétend expliquer tous les faits merveilleux que nous avons constatés. Voici comment il s'y prend.
Tout d'abord, il ne nie pas le sommeil somnambu- Ëque:
; t Dans le magnétisme animal, ce qui parait incontestable dit-il, c'est le sommeil, l'insensibilité et Fobéissance au magnétiseur. Ne parlons pas de l'insensibilité qui est un fait commun, le sommeil est artiflciel, il n'en est pas moins réel ; il n'y a à discuter que fartifîce. »
Port bien ! mais si l'insensibilité est si bien consta« tée, si commune, pourquoi dites-vous un peu plusloia i propos des gestes que le somnambule reproduit :
« Est-il certain que les sens dans cet état extraordinaire, ne sont pas assez excités pour percevoir ce qui autrement leur serait insensible, que TouTe ne saisit pas le mouvement indiqué et sa direction, que le tact no juge pas par l'impression de la chaleur émanant d'un corps qui s'approche ou s'éloigne ? En expliquant leschoses ainsi, on se passerait il est vrai
de mystère ; mais je suis, je le confesse, un de ceux qui se conlcntenL des mystères qui sont déjà dans le monde et qui n'y en mettent pas d*autres à plaisir. »
En supprimant par des explications aussi logiques, les cas embarrassants, il est difficile que M. Berso^ trouve des mystères. D admet comme chose si banale qu'il ne veut pas s'en occuper Vinsensibilitéei deux pages plus loin il risque une petite théorie qui se baseau contraire sur une sensibilité beaucoup plus grande quh rétat ordinaire. Pour un critique, ce n'est fort.
M. Bersot prétend aussi qu'il lui en coûte beaucoup pour refuser aux somnambules la prévision de l'avonir; nous l'engageons vivement à relire le rapport de M. Husson, cela le soulagera d'un grand poids.
EnQn il écrit qu'il ne croit pas à la vue au travers des corps ; c'est un malheur, mais nous n'y pouvons rien, et entre son incrédulité et l'affirmation des hommes de science cités déjà, nous ne balançons pas : nous les croyons plus aptes à décider que M. Bersot.
L'auteur avoue qu'il n'a aucune répugnance à admettre la communication d'esprit à esprit, mais qu'il ne peut croire qu'elle se produise entre somnambule et magnétiseur, cap dit-il, lorsque l'âme est dans le corps, elle ne peut se communiquer qu'à de certaines conditions physiques qu'on ne rejette pas à volonté.
Cela est certain. Si nous voulions, à l'état normal, lire la pensée d'autrui, cette opération offrirait quelque difficulté, malgré que M. Cumberland ait donné cette année des preuves que cela n'était pas impraticable ; mais, dans l'espèce, le somnambule est ^ans un état spécial, son âme est dégagée, autrement dit, elle est moins attachée à son corps, ce qui lui permet de rayonner à distance, d'être clairvoyante.
LE SOMNAMUULlSMIi MAGiNEllQUE 131
Voilà donc à quoi se réduisent les objections ; c'est tout ce que les criliques les plus accrédités trouvent comme explication des faits du somnambulisme. Il faut avouer que leurs lecteurs ne sont pas difQciles h satisfaire, si on les contente avec d'aussi maigres raisonnements. Cependant le fait est, ou il n'est pas. S'il existe, donnez-vous la peine de lo vérifier soigneusement et apportez-nous des arguments plausibles, au lieu de vos dénégations qui ne reposent sur rien; s'il n'est pas, c'est inutile alors de discuter.
Veut-on avoir un autre exemple de la désinvolture avec laquelle M. Bersot explique les faits merveilleux, écoutez :
« Le don de parler des langues inconnues, qui se rencontre si souvent chez lestrembleurs des Cévennes et que nous avons retrouvé dans certaines maladies convulsives, suggère une réflexion. Si ce sont des langues qui existent quelque part, mais que le malade n'avait auparavant jamais lues ou entendues prononcer, on nous permettra de nier tout simplement le fait et même de ne pas donner de raison. »
C'est plus aisé que de faire comprendre comment le phénomène peut se produire, et nous doutons fort que M. Bersot convainque beaucoup de monde par l'éloquence persuasive qu'il déploie, c'est un aveu d'impuissance qu'il est bon d*enregistrer. Mais si la négation pure a son charme, elle n'égale pas en gaieté Vexplication relative au cas où le malade parle une langue dont il a entendu quelques mots par hasard, comme le latin, qui a plus ou moins passé sous les yeux de tout le monde. Ce prodige est dû tout bonnement à une excitation de la mémoire et de l'intelligence.
I3Î LE SPlKlTlSfdE DEVANT LA SCIENCE
Par exemple, si un quidam, pendant sa crise, parle purement le latin, c'est tout simplement parce qu'il aura entendu le curé de son village, ou le médecin de son pays prononcer quelques mots dans cette langue. Il emploiera dans son discours les règles grammaticales qu'il n'aura jamais apprises, des mots qui n'auront jamais frappé son oreille, mais c'est égal, tout cela est déterminé par une surexcitation de la mémoire et de rintelligence.
Franchement il estdifBcile de se moquer du monde avec plus d'aplomb. On croit rôver en lisant de semblables choses, et les spirites, que l'on a traités de fous et d'imposteurs, n'ont jamais prêché de théories aussi absurdes et aussi contradictoires au bon sens.
En dépit de tous les critiques, nous dirons avec Charles Richet: « Depuis 1875 les nombreux auteurs qui se sont adonnés à l'étude du magnétisme ont tous, je dis tous, sans aucune exception, tiré cetle conclusion qnolo somn-'imbulisn^io est un lail indis^^ulable. n
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GHAPITREIV
L HYPNOTISMB
Depuis quelques années on parle beaucoup dans les hôpitaux et dans le monde médical d'un nouvel état nerveux appelé ThypnoLisme. Définissons d'abord ce que Ton entend par ce mot.
Si un sujet fixe pendant quelque temps un objet brillant, en verre ou en métal, placé au-dessus du front, la fatigue nerveuse qui résulte de cette tension du regard amène insensiblement un sommeil particulier, caractérisé par Tinsensibilité totale ou partielle qui se manifeste dans tout le corps, par la tendance à. garder une position que Ton donne aux membres, et par une double vue analogue à celle que détermine le magnétisme.
Le premier qui s'occupa de cette doctrine fut Tabbé Paria; il eutpour continuateurs le général Noizet et le docteur Bertrand. En 1841, Jenner Braid, chirurgien à Manchester, d'abord fort sceptique, finit par décou-
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vrir dans la flxité prolongée du regard la cause des phénomènes qu'il avait vu produire sous ses yeux par un magnétiseur français, M. Lafontaine.
11 tenta de démontrer qu'il n'y avait ni fluide, ni volonté se communiquant de l'opérateur au sujet, et que tout se passait dans le cerveau de celui-ci. Il publia en 1843 un volume intitulé la neurypnologie ou hypnotisme, dans lequel il exposait ses vues surTétat produit par l'épuisement nerveux. Ces recherches eurent peu de retentissement ; le travail de Braid est néanmoins signalé pour la première fois par Carpenter, en 1849, dans l'Encyclopédie de Tood. En France c'est seulement en 1855 que le dictionnaire de Robin et Littré en fait mention, et l'ouvrage du médecin anglais ne fut traduit dans notre langue qu'en 1883 par M. le docteur Jules Simon.
M. Azam, professeur à Técole de médecine de Bordeaux, avait cependant, vers 1859, reproduit avec succès quelques-unes des expériences décrites par Braid, et le docteur Broca en communiqua le résultat à l'Académie de Médecine en 1859. Dès lors la nouvelle science tut lancée et on commença à s'en occuper. Mais à combien d'obstacles devait encore se heurter la récente découverte avant d'être généralement admise I
Comme on ne recherchait à cette époque dans l'hypnotisme qu'un moyen de provoquer Tanesthésie, on reconnut promptement qu'il était difficile de plonger les malades dans le sommeil nerveux à cause de l'émotion que cause toujours l'attente d'une opération grave.
C'est en vain qu'en 1866 le docteur Durand de Gros publiait sous le pseudonyme de Philips un cours
théorique et pratique du Braidisme. Cet ouvrage, les coiiférences publiques et les expériences intéressantes faites par l'auteur à Paris et dans quelques grandes villes, laissèrent le monde médical hostile ou indifférent.
U faut arriver à Tannée 1875 pour rencontrer de nouvelles recherches sur la question; elles furent entreprises par MM. Charcot, Boumeville, Regnard et Paul Richer, ses élèves. Ces messieurs ont opéré à la Salpêtrière sur des hystériques. Voici, brièvement, le compte rendu des résultats auxquels ils sont arrivés.
!• Le malade est placé devant le foyer d'une lampe de Drummond, ou en face d'un arc voltaique, on la prie de fixer les yeux sur cette vive lumière et au bout d'un temps plus ou moins long, qui peut varier de quelques secondes à quelques minutes, elle entre dans l'état cataleptique, caractérisé par les symptômes suivants : l'œil est fixe, grand ouvert, le corps dans une insensibilité complète, et les membres conservent l'attitude qu'on veut leur donner. Toute communication avec le monde extérieur est interceptée, elle ne voit et n'entend plus rien.
Une circonstance remarquable à signaler, c'est que la physionomie reproduit fidèlement l'expression du geste. Si Ton donne au corps une attitude tragique, de suite la figure a une expression dure; si, au contraire, on rapproche les deux mains de la bouche, ainsi qu'on le fait pour envoyer un baiser, le sujet prend aussitôt un air souriant. On peut varier à l'infini les causes qui constituent ce que l'on appelle des suggestions. Cet état cataleptique dure aussi longtemps que la rétine est influencée par les rayons lur nineux.
2* Si on vient brusquement à supprimer le foyer delumière, soit en Téteignant, soit en interposant u» écran entre le sujet et la lampe, soit enttn en fermant les paupières de la malade, on constate instantanément un changement dans Tétat de Thypnotisée. La catalepsie cesse, et si elle est debout, la malade tombe à la renverse, le cou saillant en avant.Le sujet est alors dans une sorte de somnolence particulière que M. Gharcot appelle léthargie et qui n'est autre chose qu*UD véritable somnambulisme. La raideur des membres a disparu, les yeux sont clos. Sauf Tanesthésie qui continue à être entière, aucun des caractères anciens ne subsiste.
Si on l'appelle, le sujet se dirige vers l'observateur, bien qu'il ait les yeux fermés ; on peut le faire lire, écrire, coudre... etc. Dans cet état, il répond avec plus de précision qu'à l'ordinaire aux questions qui lui sont posées, l'intelligence semble plus développée que dans la vie habituelle.
Ici nous croyons utile de rappeler que Braid a expérimenté cet état particulier et qu'en 1860 il a fait une addition à son livre, relatant les curieuses études auxquelles il s'est livré.
Le médecin anglais ne croit pas au fluide des magnétiseurs; aussi attribue-t-il tout ce qu'il décrit à la vive sensibilité des sens. Il raconte que les hypnotisés non ma/arf^s, nullement hystériques,peuvent écrire» dessiner, ayant les yeux fermés, découvrir des objets cachés, désigner t individu auquel ils appartiennent^ entendre une conversation qui a lieu, à voix basse, dans une pièce voisine, enfin qu'ils prédisent l'avenir.
Ces faits ressemblent d'autant plus à ceux du som»'
liambulisme magnétique que le patient ne conserve nul souvenir de ce qu'il a dit ou fait pendant le sommeil hypnotique.
Revenons aux travaux de M. Charcot.
L*état léthargique ou de sommation que nous avons vu succéder à l'état cataleptique, cesse immédiatetnent lorsque Ton souffle sur le front du sujet. Il se présente encore une particularité remarquable, c'estqu'on peut, à volonté, faire passer la malade de l'élat léthargique à l'état cataleptique : il suffit, pour cela, de lui ouvrir les paupières de sorte que la lumière puisse impressionner la rétine. Il faut, pour obtenir ces changements, que la clarté ou l'obscurité soit pro duite brusquement, sans quoi le sujet reste dans la phase où il se trouvait en dernier lieu. L'influence lumineuse n'est pas le seul agent qui provoque l'hypnotisme.
Si on fait asseoir une malade sur la boîte de renforcement d'un fort diapason, et qu'au moyen d'une lige on en écarte violemment les branches, le diapason vibre, et le sujet entre en catalepsie ; si l'on supprime instantanément le son, la léthargie se déclare, caractérisée par les mômes symptômes que danslecas précédent.
Enfin on est arrivé aussi à produire les mômes effets au moyen du regard. Dans ce cas l'œil de l'expérimentateur remplace les actions physiques indiquées plus haut, et c'est de cette manière que Donato et Cari Hensen obtiennent de si magnifiques résultats. • Un pasisage du livre que M. Bernheim, professeur à la faculté de Nancy, a publié dernièrement sur l'hypnotisme, nous fera voir qu'il s'est occupé beaucoup de
la question.
« Voici comment je procède pour obtenir l'hypnotisme.
» Je commence par dire au malade qu'il est possible de le guérir ou de le soulager par le sommeil ; qu'il ne s'agit d'aucune pratique nuisible ou extraordinaire, que c'estun simplesommeilqu'onpeut provoquer chez tout le monde, sommeil calme, bienfaisant, etc. Au ber soin je lais dormir devant lui un ou deux sujets pour lui montrer que ce sommeil n'a rien de pénible, ne s'accompagne d'aucune expérience et quand j'ai éloigné de son esprit la préoccupation que fait naître l'idée du magnétisme et la crainte un peu mystique qui est attachée à cet inconnu, il est confiant et se livre.
» Alors je lui dis : « Regardez-moi bien et ne songez qu'à dormir. Vous allez sentir une lourdeur dans les paupières, une fatigue dans vos yeux ; vos yeux clignotent, ils vont se mouiller; la vue devient confuse; les yeux se ferment. » Quelques sujets ferment les yeux et dorment immédiatement. Chez d'autres je répète, j'accentue davantage, j'ajoute le geste, {peu importe la nature du geste). Je place deux doigts de la main droite devant les yeux de la personne et je l'invite à les fixer, ou avec les deux mains je passe plu» sieurs fois du haut en bas devant ses yeux ; ou bien encore je rengage à fixer mes yeux et je tâche en môme temps de concentrer toute son attention sur l'idée du sommeil. Je dis : a Vos paupières se ferment, vous ne pouvez plus les ouvrir. Vous éprouvez une lourdeur dans les bras, dans les jambes; vous ne sentez plus rien, vos mains restent immobiles, vous ne voyez plus rien ; le sommeil vient », et j'ajoute d'un ton im* périeux : « Dormez. » Souvent ce mot emporte la balance : les yeux se ferment ; le malade dort. »
L'UYPNOTISME 439
Arrêtons-nous un instant pour signaler les rapprochenxentsles plus curieux entre la manière d'opérer du professeur Bernheim pour hypnotiser, et celle qu'emploie Deleuze pour magnétiser.
Le professeur îait des gestes, il promène ses mains du haut en bas du malade, et termine en prononçant d'une voix inpérieuse le mot : dormez. Les magnétiseurs ne font pas autre chose, et puisque les résultats obtenus par M. Bernheim sont les mômes que ceux que nous avons racontés à Tarticlc du somnambulisme, nous sommes en droit de conclure que magnétisme et hypnotisme sont deuxdénomination difîérentesdu même phénomène. Les procédés décrits dans le mémoire du docteur, pour déterminer le somnambulisme, peuvent être considérés comme un perfectionnement delà méthode magnétique relative h la production du sommeil ; la suite va le prouver évidemment, M. Bernheim poursuit:
« Si le sujet ne ferme pas les yeux ou ne les garde pas fermés, je ne fais pas longtemps prolonger lafixation de ses regards sur les miens ou sur mes doigts : car il en est qui maintiennent les yeux indéÛniment écarquiUés et qui, au lieu de concevoir ainsi ridée du sommeil, n'ont que celle de fixer avec rigidité : Tocclusion des yeux réussit alors mieux.
» Au bout de deux ou trois minutes tout au plus, je maintiens les paupières closes, ou bien j'abaisse les paupières lentement et doucement sur les globes oculaires, ks fermant de plus en plus progressi- "vement, imitant ce qui se produit quand le sommeil vient naturellement ; je finis par les maintenir closes, tout en continuant la suggestion : « Vos paupières sont collées, vous ne pouvez plus les ouvrir: le be-
soin de dormir devient de plus en plus profond ; vous no pouvez plus résister. » Je baisse graduellement la voix, je répète Tinjonction : « Dormez », et il est rare que plus de quatre ou cinq minutes se passent sans que le sommeil soit obtenu.
» Chez quelques-uns on réussit mieux en procédant avec douceur ; chez d'autres rebelles, à la suggestion douce, il vaut mieux brusquer, parler d'un ton d'autorité pour réprimer la tendance au rire ou la velléité de résistance involontaire que cette manœuvre peut provoquer.
» Souvent, chez les personnes en apparence réfraotaire s, j'ai réussi en maintenant longtemps Tocclusion des yeux, imposant le silence et Timmobilité, parlant continuellement et répétant les mômes formules: « Vous sentez de l'engourdissement, de la torpeur; les bras et les jambes sont immobiles ; voici de la chaleur dans les paupières ; le système nerveux se calme ; vous n'avez plus de volonté, vos yeux restent fermés ; le sommeil vient, etc. » Au bout de huit à dix minutes de cette suggestion auditive prolongée, je retire mes doigts, les yeux resLcntclos;je lève les bras, ils restent en l'air : c'est le sommeil cataleptique.
» Beaucoup de sujets déjà à la première séance sont impressionnés ; d'autres seulement à la seconde ou à la troisième. Après une ou deux hypnotisations, Tinfluence devient rapide. Il suffit presque de les regarder, d'étendre les doigts devant leurs yeux, de dire : « Dormez », pour que, en quelques secondes, instantanément môme, les yeux se ferment, et tous les phénomènes du sommeil sont là. D'autres n'acquièrent qu'au bout d'un certain nombre de séances, en gêné* rai peu nombreuses, l'aptitude à dormir vile. »
L'IlYPiNOTlSME Hi
On a tonte de faire, au sujet de ces expériences, les mêmes observations que pour le magnétisme, on a voulu les attribuer à des effets de Timagination. Pendant longtemps cet argument a été le cheval de bataille de nos adversaires, mais on a démontré que 1 hypnotisme s'exerçait aussi sur les animaux : dès lors, adieu l'explication des incrédules. Un poulet que l'on attache à une planche sur laquelle on trace une raie, est bientôt plongé dans l'état hypnotique, si on l'oblige à regarder cette raie pendant un certain temps.
Nous aurions dû mentionner plus tôt les travaux du docteur Liébault, de Nancy, qui ont servi de point de départ à M. Bernheim pour publier sa brochure. M. Liébault, sans connaître les recherches de Braid, a, depuis nombre d'années, étudié, particulièrement au point de vue thérapeutique, les questions qui se rattachent à l'hypnotisme.
En 1866, il publia un livre important sur leSommeU €t les états analogues ^ qui passa presque inaperçu. Poussant plus loin que le médecin anglais la méthode suggestive, il l'appliqua avec succès, à la guérison do de quelques maladies. Tout dernièrement la curiosité publique fut vivement surexcitée par deux conférences faites au cercle Saint-Simon par M. Brémaud, docteur de l'infanterie de marine. L'intérêt qu'elles présentaient, venait de l'esprit scientifique de Tauteuret du caractère spécial de l'auditoire composé en grande partie de membres de l'Institut.
11 s'agissait de démontrer, non seulement que l'hyp* notisme est une vérité, chose non contestable après les savants travaux de MM. Charcot et Dumontpal* lier, mais encore que cet état peut être (produit sur des individus quelconques, et non spécialement sur
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des hystéro-épileptiques, comme le prétendaient les retardataires de la science, qui avaient fait de celte condition le dernier refuge de la résistance aux nouvelles doctrines.
Divers journaux, le Temps, les Débats Ja France, etc., que nous citons librement, nous fournissent d'intéressantes observations.
Le docteur Brémaud après avoir été témoin d'un cas d'hypnotisme partiel àTîle Bourbon, ne pensait plus guère à ces étranges manifestations, quand, il y a deux ans, le fameux Donato vint donner à BresU des représentations de magnétisme. Les mêmes expériences qui, un moment firent courir tout Pari<, produisirent à Brest une émotion extraordinaire. Des amis engagèrent M. Brémaud, dont ils connaissaient la conscience scientifique, à rechercher la part de vérité et la part de charlatanisme qui pouvaient exister dans ces exhibitions. Ce qui avait intrigué le docteur, qui avait connaissance des travaux de la Salpêtrière, c'était devoir Donato opérer sur nombre de jeunes gens de Brest qui ne paraissaient point malades, et sur lesquels il avait promptement obtenu des résultats analogues.
Il se mit à rechercher la plupart de ceux qui s'étaient prêtés à l'influence de Donato, les fit venir chez lui, les étudia de près, et sans trop de peine, réussit à produire sur eux les mêmes effets que le magnétiseur. Avec leur concours, il donna quelques- Séances à l'Ecole de médecine navale, où il reproduisit exactement tous les exercices qui avaient si fort étonné le public. Il poursuivit les mêmes recherches sur un grand nombre de matelots mis à sa disposition et arriva à la conviction que, parmi les hommes ré-
pûtes sains de corps et d'esprit, il s'en trouvait un assez grand nombre susceptibles d'être mis dans les états d'hypnotisme, de léthargie, de catalepsie et de somnambulisme, constatés déjà sur les sujets atteints d'hystérie ou d'épilcpsie. Il a cru môme pouvoir établir pour la race bretonne, que sur dix individus de seize à vingt-sept ans, il y en a deux ou trois, c'est-à-dire un quart environ, sur qui les expériences instituées doivent réussir. Cette proportion, dit le docteur Brémaud, peut varier avec la race, le milieu, le genre de vie. C'est à des recherches semblables à celles qu'il a commencées, qu'il appartient de les déterminer exactement.
Un second résultat a été de remarquer, dans le développement de ces états morbides qui forment une série progressive, un état initial qui, d'après lui, ne se produirait pas chez les hystéro-épilep tiques observés jusqu'ici et qu'il nomme la fascination.
Le sujet est d'abord fasciné, c'est-à-dire qu'avant d'arriver à la léthargie ou à la catalepsie il tombe dans un état dH aboulie complète, autrement dit, il perd sa volonté, il devient l'esclave de l'opérateur, un pur automate obéissant insoucieusement à toute impulsion. Le second degré que l'on provoque par les plus simples moyens, c'est la léthargie, puis la catalepsie par la contracture des muscles. On obtient celle-ci partielle ou entière à volonté; un coup la produit sur tin membre ; une légère triction la fait cesser.
De la léthargie on passe au somnambulisme. Dans ce dernier état certains sens ou certaines facultés, sui« vant les individus, acquièrent une acuité ou une puis» sance véritablement étonnante. M. le docteur Brémaud en a cité des exemples très remarquables.
lu LE SPlKITlSMb DEVAiNT LA SCIEiNCE
qu'il est loin de rapproclior do ceux qui ont été signalés par Braid.
Un de ses sujets, qu'il avait dans son cabinet au coin du feu, lui a répété !a conversation que doux personnes tenaient à voix basse dans la rue, à une cinquantaine de mètres. Un de ses jeunes parents, mis en somnambulisme, a résolu sans peine un difficile problème de trigonométrie, qu'il ne comprenait pas à l'état de veille et qu'il n'a pas compris davantage revenu à son état normal, etc.
Faisons remarquer encore ici, que suivant l'habitude des hommes de science, M. Brémaud attribue aux sens un rôle qu'ils ne peuvent jouer. Il n'est guère croyable que l'ouïe, qui est une faculté touto particulièreàrorganisme,puissese projeter au dehors, franchir des murs, et rayonner à cinquante mètres de manière à suivre une conversation à voix basse. Ou ne voit pas non plus comment un jeune homme ferait mieux un problème de trigonométrie quand il est plongé dans le sommeil, qu'à l'état normal. Si Ton ad^ met l'âme, tout s'explique, devient simple et compréhensible.
Les récits ne valant jamais les faiLs, M. le docteur, Brémaud avait amené avec lui deux jeunes gens de vingt-trois à vingt-six ans, hommes connus, ayant une situation officielle, à l'abri de tout soupçon et en parfait état de santé. A mesure qu'il décrivait les phénomènes, il les produisait et les faisait constater par l'auditoire. La catalepsie était bien réelle; la contracture des jambes, des bras, du corps, bien positive, l'état somnambulique parfait. Chacun a dû se rendra à l'évidence et des expériences très curieuses ont été faites successivement. Ainsi on a vu un de ces jeunes
gea^ mis dans Tétai de fascination, obéir ihstantaihémentà toute injonction ; on Ta entendu répéter comme le ferait un phonographe parfait, des mots chinois, fasses, avec une intonation des plus exactes, comme s'il était habitué à parler ces langues et en état de les comprendre. A un autre, on a fait boire un verre d*eau; on lui a persuadé qu'il avait bu quatorze verres de bière, et il s'est trouvé du coup réellement ivre, ou bien il voyait efTectivement toutes les figures qu*onlui représentait dans Tespace, et il en riait si elles étaient drôles ;il en avait peur si elles étaient terrifiantes.
Observation très importante. Si pendant qu'il est ^ans cette contemplation, on interpose devant son <Bil un verre prismatique, il voit alors deux figures, ce qui prouve, dit le docteur Brémaud, qu'il n'y a pas, à proprement parler, hallucination, c'est-à-dire extériorisation d'une idée subjective, mais bien illusion sensible produite par l'action du rayon lumineux sur les nerfs oculaires.
Nous verrons, dans le dernier chapitre, qu'il y a véritablement une figure qui se forme fluidiquemenl.
L'expérience peut se présenter sous une forme peutêtre plus saisissante encore si, dans cet état, on sépare les deux yeux du patient par un écran. Alors on peut montrer au sujet une figure grotesque du côté droit, et cette moitié du visage devient hilarante; puis décrire à gauche une image horrible, et l'autre moitié du visage se contracte de terreur, en sorte que le sujet est comme partagé en deux êtres dont chacun éprouve des sensations contraires, obéit à des impulsions opposées et vit d'une vie différente, ce qui peut s'expliquer probablement par la dissociation des deux hémisphères cérébraux.
Le docteur Brémaud a fait assister les auditeurs aux phénomènes les plus inattendus, à rannihilation de la volonté et uiôme du moi, à la disjonction des fonctions dont Tunité constitue la vie psychique normale, à des états d'insensibilité, de rigidité, de léthargie, où la vie elle-même semble disparaître et puis à une surexcitation nerveuse dans laquelle muscles, sens, et certaines facultés intellectuelles acquièrent une puissance vraiment renversante.
Tous ces phénomènes ne sont pas nouveaux, ils ne sont curieux que parce qu'ils sont produits sur des jeunes gens parfaitement sains de corps et d'esprit, €t que le docteur Brémaud ne petit être accusé d^ charlatanisme.
On entrevoit, sans qu'il soit nécessaire d'insister, l'intérêt multiple qui s'attashe à la solution de semblables problèmes; il est impossible qu'on ne soit pas frappé des perspectives qu'elles offrent à l'esprit. Au point de vue pratique, l'importance en est peut-être plus grande encore pour la médecine légale, et sans doute aussi pour le traitement des aliénés.
Le système nerveux peut être influencé par des causes extérieures encore mal définies, au point de modifier complètoraont l'individu au moral et au physique, de le transformer en automate et de substituer par diverses suggestions à sa volonté une volonté étrangère. Les expériences tentées en Allemagne et en France dans ces dernières années ne laissent plus aucun doute à cet égard.
M. Liégeois, processeur en droit de la faculté de Nancy, vient de nouveau d'attirer l'attention sur ces laits, dans un mémoire intéressant lu à rAcadémi^ des sciences morales et politiques, le 5 avril 1884* .
L'DYPMOTISMti U7
M. Liégeois a voulu d'abord se rendre compte p.u» lui-môme de la réalité des phénomènes hypnotiques, et bien voir jusqu'à quelles limites extrêmes on peut pousser l'influence de Thomme sur son semblahlc. Avec le concours de son collègue M. le professinir Bernheim, dont nous avons expliqué la manière d'opérer, il a hypnotisé un certain nombre de personnes absolument saines de corps et d'esprit. Il est arrivé aux mômes conclusions que ses devanciers.
L'hypnotisé devient un aulomalo inconscient; nnis ce qui est bien plus singulier, c'est qu'il conserve pendant des jours, des semaines, des traces de cet automatisme, à tel point que les suggestions antérieures persistent longtemps et peuvent Texciter à accomplir des actes indépendants de sa volonté. L'opérateur peut inspirer à son sujet Tidée d'actions criminelles qui, au réveil, seront accomplies fatalement, de point en point, à plusieurs jours, à plusieurs mois d'intervalle môme, affirme M. Liégeois.
Ainsi certains sujets, sont allés au jour et à l'heure fixés par M. Liégeois, s'accuser au bpreau de police ou chez le procureur de la république de crimes imaginaires, avec tous les détails et dans les termes mômes qu'il leur avait dictés la veille ou l'avantveille.
Quelques hypnotiques ont exécuté ou cru commet- Ire des actes effroyables. UnQ jeune fille, entre autres, à tiré sur sa mère un coup de pistolet avec le plus grand sang-froid: inutile de dire que l'arme n'étaitpas chargée. D'autres ont reconnu des engagements qu'ils n'avaient nullement contractés. D'autres enfin chez lesquels on avait suggéré certaines phrases, certains récits, ont, affirmé sur l'honneur qu'ils avaient parfai-
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tement VU et entendu tout ce qui leur avait été indiqué pendant le sommeil hypnotique.
Il y a donc incontestablement un champ nouveau ouvert à la médecine légale.
On se souvient de T histoire de Didier condamné une première fois par la police correctionnelle, sans savoir de quoi il s'agissait étant en somnambulisme, puis acquitté par la Chambre des appels correctionnels, grâce au docteur Motet commis à Texperlise médico-légale, qui, le magnétisant, lui fit répéter la scène qui avait motivé Tarrestation. On reconnut sa nonculpabilité, ou en tous cas son irresponsabilité et le jugement frappé d'appel fut infirmé.
Nous ne pouvons terminer cet aperçu sans parler avec M. de Parville, du livre rempli de ftiits étranges, mais constatés, que vient de publier M. Richet : fJ homme et l'intelligence.
Nous n'insisterons pas sur les phénomènes les plus connus, mais examinons quelques cas où la personnalité disparaît complètement.
« Vous voilà vieille », dit-on à une jeune femme hypnotisée, et aussitôt la démarche, les sentiments exprimés sont ceux d'une vieille femme. « Mais vous êtes une petite fille », et aussitôt le sujet prend le langage, les jeux, les goûts d'un enfant. On peut transformer l'hypnotisée en paysanne, en actrice, en général ou en prêtre. Rien de si curieux, d'un mot on la fait général.
tt Passez-moi unelonguevue, dit-elle. — C'est bien. — Où est le commandant du 2* zouaves ? Il y a là des Kroumirs ; je les vois qui montent le ravin. Commandant, prenez une compagnie et chargez-moi ces gens-là. Qu'on prenne aussi une batterie de cnm-
L'IiVl'.NOTlSMfc 449
pagne! llssonl bons, ces zouaves î Comme ils grimpent, bien.
« Qu'est-ce que vous mo voulez, vous? Comment i pas d'ordres ? (A part.) C'est un mauvais orQcier celui-là, il no sait rien faire... Voyons, mon cheval, mon épée... (Elle lait le geste de boucler son épée à la ceinture.) Avançons... ah !... je suis blessé 1 »
Et tout cela est prononcé à voix basse en remuant à peine les lèvres. Le sujet s^imagiue si bien être le personnage qu'on lui dit être, qu'il se met en colère si on l'accuse de tromper l'assistance. On peut môme métamorphoser par la suggestion un homme en animal, en chien, en singe, en perroquet.
M. Richet raconte qu'un jour, ayant hypnotisé un de ses amis, il lui dit : « Te voilà changé en perroquet, mon pauvre garçon. » Après un moment d'hésitation, celui-ci répondit : « Faut-il que je mange le chènevis qui est dans ma cage ? »
Un autre jour, c'est une dame à qui Ton persuade qu'elle est une chèvre, qui grimpe avec agilité sur le canapé et fait tous ses efforts pour se hisser sur la bibliothèque.
Nous avons constaté que l'hypnotisé voit réellement ce qu'on veut lui montrer, mais ce qu il y a de plus remarquable c'est la suggestion par ordre, devant s'accomplir dans un temps déterminé. La plu» simple à produire est celle du sommeil. « Demain à trois heures vous dormirez. » Et le lendemain le sujet s'endort quand trois heures sonnent et cela n'importe où il se trouve. Ne croirait-on pas lire un conte de fées, dans lequel un méchant enchanteur plonge tout un palais dans le sommeil?
Dans l'espèce c'est bien une réalité ; on lui a dit
dans l'état somnambulique : « vous dormirez, » il a oublié au réveil la recommandation, et malgré tout quand le moment arrive, il dort. L'opérateur ne songe plus lui-môme probablement à la recommandation, mais elle est gravée, burinée dans le cerveau de rhypnotisé, et l'automate obéit comme un appareil enregistreur indiquerait un phénomène au moment où il se produit, mû par un mouvement d'horlogerie.
Voici des preuves plus démonstratives encore de cette sorte d'obsession impérative. A... est endormie, M. Richet lui dit-: « Quand vous serez réveillée, vous prendrez ce livre qui est sur la table, vous lirez le tilre et vous le remettrez dans ma bibliothèque. » A... est réveillée, elle se frotte les yeux, regarde autour d'elle d'un air étonné, met son chapeau pour sortir, puis jette un coup d'œil sur la table ; elle voit le livre, le prend, lit le titre.
« Tiens, dit-elle, vous lisez Montaigne, je vais le remettre à sa place. » Et elle le range dans la bibliothèque.
On lui demande pourquoi elle a fait cela. La question rétonne : « Est-ce que je ne pouvais pas regarder ce livre ? répond-elle tranquillement. » Voilà bien un acte exécuté sans motif connu et résultat direct d'une suggestion.
B... est endormie. « Quand vous serez réveillée vous enlèverez l'abat-jour de la lampe. » On la réveille. « On ne voit pas clair ici », dit-elle, et elle enlève l'abat-jour. Une autre fois : « Quand vous serez réveillée, vous mettrez beaucoup de sucre dans votre Ihé. » On sert le thé, le sujet bien réveillé depuis un quart d'heure bourre de sucre sa tasse.
« Mais que faites-vous donc ? lui dit-on. »
L'HYPNOTISME \^i
— Je mets du ijucre.
— Vous en mettez trop.
— Ma foi tant pis, et elle sucre encore plus. Trou vant son thé détestable :
— Que voulez, c'est une bêtise? Est-ce que vous n'avez jamais fait de bêtises. »
Parmi les expériences de M. Richet il faut citer 1» suivante qui est la plus caractéristique.
Le sujet est endormi. « Vous reviendrez tel jour,« telle heure. » Réveillé il a tout oublié puisqu'il dt mande : « Quand voulez-vous que je revienne ?
» — Quand vous pourrez, un jour de la semaiii prochaine.
» — A quelle heure ?
» Quand vous voudrez. »
Et régulièrement, avec une ponctualité surprenanib, il arrive au jour dit, à l'heure indiquée.
Un jour A. arrive à l'heure exacte, par un temp* horrible : « Je ne sais réellement pas pourquoi je viens, dit-elle, j'avais du monde chez moi ; j'ai couru pour venir ici et je n'ai pas le temps de rester. C'est absurde, je ne comprends pas pourquoi je suis venue. Est-ce encore un phénomène de magnétisme ? »
Dansun autre cas, cette dame arrive aussi à l'heure prescrite et avoue qu'elle ne savait pas elle-même, avant de se mettre en route, qu^elle irait. Evidemment le sujet obéit ici comme à un ordre impératif. Il ne se rappelle rien ; il ignore absolument ce qui lui a été ordonné pendant le sommeil, et cependant il obéit. Le souvenir inconscient, ignoré, persiste à l'état lat^it et détermine l'acte. Il faudra bien, comme le dit M. Liégeois, se déûer de Tincoascience, il y a là
i52- LE SPIRITISME DEVANT LA SCIENCE
tout un domaine absolument ignoré qui réclame une étude approfondie et bien curieuse.
Nous dirons en terminant avec M. de Parville.
Magnétisme, hypnotisme, illusions hier, réalités aujourd'hui. Certes il a fallu du temps, beaucoup de temps, avant que Ton se décide à étudier de près ces faits étranges, mais on peut affirmer que maintenant les physiologistes les plus éminents, considèrent comme hors de cGxVTESte les phénomènes principaux de rhypnotisme et du magnétisme animal.
C'est donc avec une certitude absolue qne nous concluons à l'existence de l'âme qui s'affirme dans toutes ces expériences »<
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