‹ Le spiritism devant la scienceChapitre 2 sur 39 · AVONS-NOUS UNE AME · texte numérisé non relu

AVONS-NOUS UNE AME

mots, si après tout, la satisfaction des sens n'est pas le but suprême a,uquel aspirent tous les êtres ?

Qui de nous ayant ardemment poursuivi la réalisation d'un rêve, ne s'est senti le cœur vide et T&me désabusée, après l'avoir atteint? qui de nous ne s'est dit, alors que le tourbillon de l'existence lui laissait un instant de repos : Pourquoi sommes-nous sur la terre et quel sera notre avenir?

Le sentiment qui nous pousse à cette recherche est déterminé par la raison, qui veut impérieusement connaître le pourquoi et le comment des événements qui s'accomplissent autour de nous. C'est elle qui nous met au cœur le désir d'approfondir le mystère de notre existence. Si au milieu du fracas des villes, ce besoin s'impose quelquefois à notre esprit, avec quelle force plus grande encore il nous saisit, lorsque, quittant les cités populeuses nous nous trouvons face à face avec la nature immuable, éternelle. Lorsque nous contemplons les vastes horizons d'un paysage immense, le ciel profond parsemé d'étoiles, il nous semble que nous sommes bien petits dans l'ensemble de la création. — Lorsque nous songeons que ces lieux oîi nous sommes ont été foulés par d'innombrables légions d'hommes qui n'ont laissé d'autres traces que la poussière de leurs ossements, nous nous demandons avec angoisse pourquoi ces hommes ont vécu, aimé, et souffert?

Quelles que soient nos occupations, quelles que puissent être nos études, nous sommes invinciblement ramenés à nous occuper de notre destination, nous sentons la nécessité de nous connaître, et de savoir en vertu de quelles lois nous existons.

^ - Sommes-nous le jouet des forces aveugles de la^ia-

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ture ? Notre race apparaissant sur la terre après tant d'autres, n'est-elle qu'un anneau de cette immense chaîne des êtres qui doivent se succéder à sa surface? ou bien, est-elle l'épanouissement de la force vitale immanente de notre globe ? La mort, enfin, doit-elle dissoudre les éléments constitutifs de notre corps pour les replonger dans le creuset universel, ou con» servons-nous après ce changement une individualité pour aimer et nous souvenir?

Tous ces points d'interrogation se dressent devant nous aux heures de doute et de réflexion, ils enserrent Tesprit dans le réseau d'idées qu'ils suscitent et obligent l'homme le plus indifférent à. se demander : L'âme existe-t-elle ?

Coup d*œil sur l'histoire de la philosophie.

Les philosophes les plus anciens dont l'histoire nous ait conservé le souvenir, croyaient que nous étions doubles, qu'en nous résidait un principe intelligent directeur de la machine humaine, mais ils n'avaient pas approfondi les conditions de son fonctionnement. Leurs vues générales étaient assez vagues» car ils voulaient découvrir la cause première des phénomènes de rUnivers. Dans leurs recherches ils ne s'appuyaient que sur l'hypothèse, aussi la théorie des quatre éléments qui résulte de leurs travaux fut-elle abandonnée. Mais un fait bien digne d'attention, c'est que Leucippe admettait, pour expliquerle monde sensi ble, trois choses: Le vide, les atomes et le mouvement, et il se trouve aujourd'hui que ses déductions sont en grande partie adoptées parla science contemporaine. . Aveo Socrate apparut l'étude méthodique de

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