‹ Le spiritism devant la scienceChapitre 30 sur 39 · QU'EST-CE QUE LE PERISPRITV · texte numérisé non relu

QU'EST-CE QUE LE PERISPRITV

BU moins, mais nous ne trouverons plus d'anomalies choquantes.

La nature de Tâme nous est inconnue, mais nous savons qu'elle est entourée, circonscrite par un corps fïuidique qui en fait après la mort un ôtre distinct et individuel. L'âme est, suivant Allan Kardec, le principe intelligent considéré isolément; c'est la force agissante et pensante que nous ne pouvons concevoir isolée de la matière que comme une abstraction. Revêtue de son enveloppe fluidique ou périsprit, l'âme constitue l'être appelé Esprit^ comme lorsqu'elle est revêtue de l'enveloppe corporelle, elle constitue rhomme. Or, bien qu'à l'état d'esprit elle jouisse de propriétés et de facultés spéciales, elle n'a pas cessé d'appartenir à l'humanité. Les Esprits sont donc des êtres semblables à nous, puisque chacun de nous devient Esprit après la mort de son corps et que chaque Esprit redevient homme par la naissance.

Cette enveloppe n'est point l'âme, car elle ne pense pas : ce n'est qu'un vêtement ; sans l'âme, le périsprit, de môme que le corps, est une matière inerte privée de vie et de sensation. Nous disons matière, parce qu'en effet le périsprit, quoique d'une nature éthérée et subtile, n'en est pas moins de la matière tout aussi bien que les fluides impondérables, et, de plus, matière de même nature et de même origine que la matière tangible la plus grossière. C'est ce que nous démontrons dans le second chapitre.

L'âme ne possède pas seulement ce vêtement à l'état d'esprit, elle est inséparable de cette enveloppe qui la suit dans l'incarnation et dans l'erraticité. Pendant la vie humaine, le fluide périsprital s'identifie avec le corps et sert de véhicule aux sensations ve-

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nues du dehors et aux volontés de FEsprît; c'«rt hâ qui pénètre le corps dans toutes ses parties, mais à la mort, le périsprit se dégage avec Tâme dont il partage rimmortalité.

On pourrait peut-être contester l'utilité de cet organe en disant que Fâme peut agir directement sur le corps et notre théorie serait détruite; mais comme nous nous appuyons sur des faits, comme notre conviction est le fruit de l'étude et de l'observation, etnou une conception arbitraire, il ne dépend pas de nous do changer notre manière de voir. Ceci ressort clairement des faits qui sont exposés dans le chapitre suivant.

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