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CHAPITRE III

Vê pértspbit pendant la DÉSINCARNATION. — SA COMPOSITION.

Nous avons deux moyen» de contrôler rexisience du périsprii chez les désincarnés. Nous pouvons, en premier lieu, l'observer pendant que se produisent les manifestations de Tâme, comme nous Tavons fait pour le double fluidique de Thomme ; puis nous assurer de son existence par les médiums voyants et le témoignage des esprits. Fidèle à la méthode positive, nous aUpns tout d'abord rapporter un certain nombre de fa)its qui établissent que la personnalité posthume n'est fis niable. C'est donc à la fois la démonstration de l'immortalité de l'âme et de son enveloppe, qui se dégagBra de cette étude.

. Allan Kardec rapporte dans la Revue d'avril 1860 riii^toire que voici

<c Le fait suivant de manifestation spontanée a été transmis à notre coyègue M. KrotzofT, de Saint-Pétera-

yGoogk

bourg par soq compatriote le baron ïcherkasolT, qui habite Cannes, et qui en certifie l'authenticité. Il parait du reste que le tait est très connu, et fit beaucoup de sensation à l'époque oîi il s'est produit.

» Au commencement de ce siècle, il y avait à Saint- Pétersbourg un riche artisan qui occupait un grand nombre d'ouvriers dans ses ateliers ; son nom m'échappe, mais je crois que c'était un Anglais. Homme probe, humain étrange, il vaquait non seulement à la bonne facture de ses produits, mais bien plus encore au bien-être physique et moral de ses ouvriers, qui offraient par conséquent, l'exemple de la bonne coaduite et d'une concorde presque fraternelle. D'après une coutume observée en Russie jusqu'à nos jours, ils étaient défrayés du logement et de la nourriture par leur patron et occupaient les étages supérieurs et les combles de la môme maison que lui. Un matin, plusieurs des ouvriers, en se réveillant, ne trouvèrent plus leurs habits qu'ils avaient mis à côté d'eux en se couchant. On ne pouvait supposer un vol; on questionna mais inutilement, et on soupçonna les plus malicieux d'avoir voulu jouer un tour à leurs camarades; enfîa à force de recherches, on trouva tous Içs objets disparus au grenier, dans les cheminées et jusque dans les toits. Le patron fit des remontrances générales» puisque personne ne s'avouait coupable; chacun au contraire protestait de son innocence.

» A quelque temps de là, la même chose se renouvela; nouvelles remontrances, nouvelles protestations. Peu à peu cela commença à se répéter toutes les nuits, et le patron en conçut de vives inquiétudes, car, outre que son travail en souffrait beaucoup, il se voyait menacé par une émigration de tous ses ouvriers, qui

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avaient peur de rester dans une maison oîiîl se pas* sait, disaient-ils, des choses surnaturelles.

)> D'après les conseils du patron, il fut organisé un service nocturne, choisi par les anciens mômes, pour surprendre le coupable ; mais rien ne réussit, tout au contraire, leschoses allèrent en empirant. Lesouvriers pour gagner leurs chambres, devaient monter des escaliers qui n'étaient /?oin^ éclairés \ or, il arriva à plusieurs d'entre eux de recevoir des coups et des soufflets ; et quand ils cherchaient à se défendre, ils ne frappaient que l'espace, tandis que la force des coups leur faisait supposer qu'ils avaient affaire à un être solide. Cette fois le patron leur conseilla de se diviser en deux groupes; l'un d'eux devait rester en haut de l'escalier, l'autre arriver d'en bas; de cette manière, le mauvais plaisant ne pouvait manquer d'être pris et de recevoir la correction qu'il méritait. Mais la prévoyance du patron se trouva encore en défaut, les deux groupes fvrent battus à outrance et chacun accusa l'autre. Les récriminations étaient devenues sanglantes, et la mésintelligence entre les ouvriers étant parvenue à son comble, le pauvre patron songeait déjà à fermer ses ateliers ou à déménager.

» Un soir, il était assis, triste et pensif, entouré de sa famille ; tout le monde était plongé dans l'abattement, lorsque tout à coup un grand bruit se fait entendre dans la chambre à côté qui lui servait de cabinet de travail. Il se lève précipitamment, et va reconnaître la cause de ce bruit. La première chose qu'il voit en ouvrant la porte, c'est son bureau ouvert et la bougie allumée; or, il venait peu d'instants avant, de fermer le bureau et d'éteindre la lumière. S'étant approché, itdistingua sur le bureau un encrier de verre et une

plume qui ne lui appartenaient pas, et une feuille de papier sur laquelle étaient écrits ces mots : « Fais dé«-^ molir le mur à tel endroit (c'était sur T escalier); tu y trouveras des ossements humains que tu feras ense-» velir en terre sainte. » Le patron prit le papier et cou* rut en avertir la police.

» Le lendemain on se mit donc à chercher d'où pro^ venaient le papier et la plume. En les montrant aux nabitants de la même maison^ on arriva jusqu'à un marchand de légumes et de denrées coloniales, qui avait sa boutique au rez-de-chaussée, et qui reconnut l'un et l'autre pour les siens. Interrogé sur la personne à laquelle il les avait donnés, il répondit : « Hier soir, ayant déjà fermé la porte de ma boutique, j'entendis un petit coup frappé au vasistas de la fenêtre ; je rouvris, et un homme dont il me fut impossible de distinguer les traits me dit : Donne-moi, je te prie» un encrier et une plume, je te les paierai. Lui ayant passé les deux objets, il me jeta une grosse monnaie de cuivre que /entendis tomber sur le plancher , maia que je n'ai pu retrouver. »

» On fit démolir le mur à l'endroit indiqué, et Ton y trouva des ossements humains, qui furent enterrés, et tout rentra dans Tordre. On ne put jamais savoir II qui avaient appartenu ces ossements. »>

Nous trouvons dans cette histoire tous les traits distinctif's que nous constaterons dans les suivantes* 1® l'esprit est invisible, insaisissable, mais manifeste sa présence par des effets physiques qui prouvent qu'il est matérialisé. 2^ Il demande à être enseveli en terre sainte. Nous allons voir que, dans la plupart des cas, il en est ainsi. Les apparitions tangibles

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sont moins rares qu'on pourrait lo supposer En voici une rapportée aussi par Allan Kurdoc.

* Le 14 Janvier dernier, le sieur Lecomte, cultivateur dans la commune de Brix, arrondissement de Valogne, a été visité par un individu qui s'est dit être un de ses anciens camarades, avec lequel il avait travaillé au port de Cherbourg, et dont la mort remonte à deux ans et demi. Cette apparition avait pour but de prier Lecomte de lui faire dire une messe. Le 15 l'apparition se reproduisit, Lecomte moins effrayé, reconnut effectivement son ancien camarade ; mais troublé encore, il ne sut que répondre ; il en fut de même les 17 et 18 janvier. Ce ne fut que le 19 que Lecomte lui dit : Puisque tu désires une messe, où veux-tu qu elle soit dite, et y assisteras-lu ? — Je désire, répond l'esprit, que la messe soit dite à la chapelle de Saint-Sauveur dans huitjours,etje m*y tiouverai. Il ajoute : Il y a longtemps que je ne t\ivais vu, et ily a loin pour venir te trouver. Cela dit, il le quitte en lui serrant la main,

» Le sieur Lecomte n'a pas manqué à sa promesse ; le 27 janvier, la messe a été dite à Saint-Sauveur, et il a vu son ancien camarade agenouillé sur les marches de l'autel. Depuis ce jour, le sieur Lecomte n'a plus été visité et lia repris sa tranquillité habituelle. »

Nous avons dit qu'en mourant l'esprit emporte avec lui ses croyances et ses préjugés. Les deux anecdotes précédentes le prouvent, puisque Tesprit de Saint-Pétersbourg demande que ses ossements reposent en terre sainte, et le second qu'on dise une messe pour lui. Nous ne saurions trop le répéter, ceci est dû à ce que l'âme se retrouve après la mort dans des conditions identiques à celles qu'elle avait sur la

terre. L'esprit a un corps, le périsprit, qui lui semble matériel ; il va et vient suivant ses habitudes et s* étonne de ce qu'on ne lui répond pas. Sa situation est analogue à celle dans laquelle nous nous trouvons dans le rôve. Nous avons conscience que nous vivons, nous accomplissons certains actes, nous voyons les personnes et les objets, mais tout cela d'une manière particulière. Nous ne réfléchissons jamais ànotre état pendant ce temps ; les événements s'accomplissent, nous y prenons part, mais quoi qu'il en résulte quelquefois du bonheur ou de la souffrance et que nous ressentions ces sensations, elles ne font pas sur nous les mêmes impressions que celles qu'elles produiraient à l'état de veille. Il semble que le raisonnement et la sensibilité sont détournés de l'activité normale.

Dans le rêve, l'esprit veut, pense, agit. 11 se trouve en contact avec d'autres personnages connus ou inconnus, mais il ne tire pas de déductions de ces rencontres, ou de ce qu'il voit, en un mot il ne jouit pas. de la plénitude de ses facultés.

A la mort, le même phénomène se reproduit. L'es-' prit entre dans le trouble, il sait bien qu'il est vivant, i] est sûr qu'il existe, et cependant personne ne Taccueille, ses parents, ses amis ne lui adressent jamais la parole. Il vaque à ses occupations ordinaires comme pendant sa vie, et cette situation se prolonge jusqu'à ce qu'il ait reconnu son état. Ces faits qe se produisent pas seulement chez les hommes dépourvus d'intelli<* gence, ils peuvent se présenter pour des esprits cultivés, mais, ou ne croyant à rien,, pu ayant des idées lausses sur l'avenir de l'âme. Il est naturel que le matérialiste, même le plus instruit, n^ se croie pas

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mort, puisque, pour lui, ce mot est synonyme de néant. D'autre part les esprits religieux qui croient fermement au jugement de Dieu, au paradis, à Tenfer, se persuadent qu'ils ne sont pas morts, puisqu'ils ont un corps et que rien de ce qu'ils attendent n'arrive. Voici des faits qui appuient notre raisonnement.

Le premier est rapporté dans les annales de l'Académie de médecine de Leipzig, il a été discuté publia quement par ce corps savant, il présente donc tous les caractères de la certitude.

En 1659 mourut à Crossen, en Silésie, un garçon apothicaire, nommé Christophe Monig. Quelques jours après, on aperçut un fantôme dans la pharma-* oie. Tout le monde reconnaît Christophe Monig. Ce fantôme s'asseoit, se lève, va aux étagères, saisitpots, flacons, etc., et les change de place. Il examine et goûte les médicaments, les pèse dans la balance, pile les drogues avec fracas, sert les personnes qui lui présentent, des ordonnances, reçoit l'argent et le place dans le comptoir. Cependant personne n'ose lui adresser la parole.

Ayant sans doute quelques ressentiments contre son maître, alors très sérieusement malade, il se livre contre lui à une foule de vexations. Un jour il prend un manteau qui se trouvait dans la pharmacie, ouvre la porte et sort. Il traverse les rues sans regarder personne, entre chez plusieurs de ses connaissances, les contemple un instant sans proférer une parole, et se retire. Rencontrant dans le cimetière une servante, il lui dit : Rentre chez ton maître, et creuse dans la chambre basse : tu y trouveras un trésor inestimable. » La pauvre fill*.* épouvantée perd connaissance et tombe à terre. Il se baisse et la relève, mais

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en laissant sur elle une marque longtemps visible* Rentrée chez elle et quoique encore saisie d'épouvante, elle raconte ce qui vient de lui arriver. On creuse dans l'endroit désigné et on découvre, dans un vieux pott une belle hématite. On sait que les alchimistes attribuaient à cette pierre des propriétés occultes. Le bruit de ces prodiges étant arrivé aux oreilles de là princesse Elisabeth Charlotte, celle-ci ordonna qu'on exhumât le corps de Monig. On croyait avoir affaire à un vampire ; mais on ne trouve qu'un cadavre dans un état de putrétaclion assez avancé. On conseilla alors à Tapothicaire de se débarrasser de tous les objets qui avaient appartenu à Monig. Le speclre ne reparut plus à partir de ce moment.

Ici l'état dont nous parlions est bien caractérisé. L'âme de l'apprenti revient et se livre à ses occupations habituelles, c'est ce qui a lieu très souvent, mais les conditions nécessaires à la- matérialisation du périsprit ne se présentent pas toujours, expliquent la rareté de ces apparitions. Nous verrons tout à l'heure quelles sont ces conditions.

Empruntons à M. Dassier un autre cas où l'individualité posthume est aussi bien accentuée. L'auteur tient ce récit de l'obligeance de M. Auge, ancien instituteur à Sentenac (Ariègo), paroisse de l'abbé Peytou.

Seuleuac-de-Sérou, le 8 mai 1879.

Monsieur,

«c Vous m'avez prié de vous raconter, pour être ensuite discutés scientiliqucment, les laits sur les revenants, généralement admis par les personnes les mieux

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pensantes de Sentenac et qui sont entourés de tout ce <iui peut les rendre incontestables. Je vais les citer tels qu'ils se sont produits et tels que les témoins dignes de foi les rapportent.

»Premibr. — Quand il y a environ qunrantr>-cinq ans» M. Peytou, curé de Sentenac, fut mort, on entendaitchaquesoir, à partir de la nuit tombante, quelqu'un remuer les chaises, dans les chambres du presbytère, se promener, ouvrir et fermer une tabatière, etse produire le môme bruit qu*UQ homme qui prend une prise. Ce faitlà, qui se répéta longtemps, fut, comme cela arrive toujours, admis immédiatement par les plus simples et les plus peureux. Ceux qui voulaient paraître ce que vous me permettrez d'appeler les esprits forts de la commune, ne voulaient y a jouter aucune foi ; ils se contentaient de rire de tous ceux qui semblaient, ou pour mieux dire, étaient persuadés que M. Peytou le curé mort, revenait.

» Les nommés Eycheinne (Antoine), maire de la corn» muneà cette époque, et décédé depuis cinq ans, etGaly (BaptisteJ, qui vit encore, les deux seuls de l'endroit qui fussent un peu lettrés, et partant les plus incrédules, voulurent s'assurer par eux-mêmes si tous les bruits nocturnes qu'on disait entendre au presbytère, avaient quelque fondement, ou n'étaient que l'effet d'imaginations faibles trop faciles à s'effrayer. Un soir, armés chacun d'un fusil et d'une hache, ils résolurent d'aller passer la nuit à la maison presbytérale, biendéterminéss'ilsenlendaientquelque chose, à savoirsi c'étaient des vivants ou des morts qui faisaient ce bruit.

» Ils s*mstallent à la cuisine, près d'un bon feu, et commençaient à causer sur la simplicité des habitants» disant qu'eux n'entendaient rien et pourraient parfai*

te^lent reposer sur la paillasse qu'ils avaient eu som d'apporter, quand, dans la chambre qui est au-dessus de leur tête, ils entendent un bruit, puis les chaises remuer, quelqu'un marcher, puis descendre Fescalier et se diriger vers la cuisine. Ils se lèvent; le sieur Eycheinne va à la porte de la cuisine tenant la hache d'une main, prêt à frapper celui qui osera entrer, et le sieur Galy en joue avec son fusil.

» Celui qui semblait marcher, arrivé en face de la porte de la cuisine, prend une prise de tabac, c'est-àdire que les hommes entendirent le môme mouvement que fait un homme qui prise, et au lieu d'ouvrir là porte de la cuisine le revenant passa dans le salon où il parut se promener. Les sieurs Eycheinne et Galy^ toujours armés, sortent de la cuisine, passent au salon, et ne voient absolument rien. Ils montent dans les chambres, parcourent la maison de haut en bas, regardant dans tous les coins, et ne trouvant ni chaises, ni rien autre chose qui ne fût à sa place. Le sieur Eycheinne qui avait été le plus incrédule, dit alors à son compagnon Galy : Mon amil ce ne sont paâ des vivants qui font ce tapage, ce sont réellement des morts; c'est M. le curé Peytou ; c'est son marcher et sa manière de priser que nous avons entendus; nous pouvons dormir tranquilles.

» Deuxième. — Marie Galvet servante chez M. Ferré, successeur de M. Peytou, femme courageuse s'il en fût, ne se laissant impressionner par rien, n'ayant aucune foi à ce qu'on racontait, qui aurait sans crainte couché dans une église, comme on dit vulgairement pour désigner une femme qui n'a pas peur; cette servante, dis-je, nettoyait un soir à la nuit tombante, et dans le corridor de la grange, les ustensiles de cuisine.

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M. Ferré, son maître, qui avait été voir M. le curé Desplas, son voisin, ne devait pas rentrer. Pendantqué la susdite Galvet était occupée à bien laver les usten^ siles, un curé passe devant elle sans lui adresser la parole. « Ohî vous ne me ferez pas peur, monsieur le curé, dit-elle, je ne suis pas si bote de croire que M. Peytou revient. »> Voyant que lecuré qui était passé, €t qu'elle prenait pour son maître, ne lui disait rien, Marie Galvet lève la tête, se tourne et n'aperçoit rien: Alors la peur commença à s'emparer d'elle, et elle descendit rapidement chez les voisins pour leur dire ce qui venait de lui arriver, et prier la femme Galy de venir coucher avec elle.

» Troisième. — Anne Maurette, épouse Perrau (Raymond), encore vivante, allait à la pointe du jour, à la montagne, chercher avec son âne, une charge de bois. En passant devant le jardin presbytéral, elle voit un curé qui se promenait un bréviaire à la main, le long de Tallée. Au moment où elle voulait lui dire : * bonjour monsieur le curé, vous vous êtes levé bien malin », le prêtre se tourne continuant la récitation de son bréviaire. La femme ne voulant pas interrompre M. le curé dans ses prières, poursuit son chemin sans qu'aucune pensée de revenant se présentât à son esprit, hin rentrant de lamontagne avec son âne chaîné de bois, elle rencontra M. le curé de Sentenac devant Téglise : « Vous vous êtes levé bien matin, monsieur le cur»^, dit-elle, je croyais que vous vouliez aller en voyîigo. quand en passant je vous ai vu dire TofRce dev.ini ir^ jardin. » — Non, ma bonne femme, répondit M. é, il n'y a pas longtemps que j'ai quitté mon

lit, .'US à peine de dire la sainte messe. — Et

alo »liqua cette femme, comme saisie do frayeur,

quel était ce prêtre qui récitait à la pointe du jour son bréviaire dans l'allée de votre jardin, el qui s*est retourné au moment où je voulais lui adresser la parole ! J'ai été fort heureuse de croire que c'était vous-même monsieur le curé ; je serais morte de peur si j'avais pu croire que c'était le curé qui n'est plus. Mon Dieu! je n'aurai plus le courage de repasser le matin. »

» Voilà, monsieur, trois faits qui ne sont pas le produit d'une imagination faible ou effrayée, je doute que la science puisse naturellement les expliquer. Sont-ce des revenants? Je me garderai de l'affirmer, mais c'est toujours quelque chose qui n'est pas naturel. » Votre bien dévoué

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