De to vte ei de l'intelligence , Paris 185ft
s LE SPIRITISME DEVANT LA SCIENCE
gés, qu'à la place des anciens, dé nouveaux, s'étaient formés.. ■.=':'
Or, ce qui se produit pour les os, se produit ponâ? tous les autres .tissus et pour les cellules nerveuses en particulier. Si la phosphorescence organique est une proï)riété de l'élément nerveux, elle affecte où Tensembie de la cellule, ou les molécules qui la composent. Quand la cellule entière se renouvelle, c'est-àdire lorsque les éléments qui la constituent sont absorbés par l'organisme, les molécules qui viennent prendre la place de celles qui ont disparu ne possèdent plus le mouvement vibratoire qui avait impressionné leurs devîmcières, de sorte que, lorsque toutes. lés cellules ont été changées, aucun des mouvements vibratoires anciens n'existe, autrement dit, la phosphoK rescence organique a disparu aussi bien de chacune des molécules que de l'ensemble dé la cellule*
Si la mémoire ne résidait que dans cette propriété, elle devrait être anéantie complètement au bout d'un temps plus ou moins long, mais qui ne pourrait excéder sept ans. Tous les sept ans nous aurions à rap»^ prendre tout ce que nous avions fixé en nous, a^l^ant cette époque. Bien mieux, comme révolution desparticules du corps se fait constamment, nos souvenirs disparaîtraient à mesure que les molécules se renouvelleraient, de sorte que nous serions, en réalité, incapables d'apprendr'e quoi que soit.
Nous savons tous qu'il n'en est pas ainsi, et que notre personnalité et notre mémoire persistent, malgré le torrent de matière qui traverse notre corps. En dépit des molécules diverses qui viennent s'incorporer en nous, nous avons le souvenir et la conscience d'être toujours 'Tiûtis-mômes, et ceci ne peut s'expli-
quer qu'en adinettant Texistence d*une fôuce qui ne varie pas comme la matière et dans laquelle*, s^enrô* gîstrent les connaissances. que nous avons acquises par le iravaS. Cette force, essence immatérielle, c'est Tâme qui malgré les dénégations matérialistes,. révèle sa présence, pour peu que Ton étudie impartialement es phénomènes qui se passent en nous.
. ' Automatisme
M. Luys définit Tautomatisme : Cette propriété que présentent i^s .oellulesnerveuses vivantes d'entrer «pontanément en nioi^vement et de traduire d'une façon inconsciente, îes états divers de la cellule mise en émoi. Autrement dit: L'activité. automatique de toute cellule vivante, n'est que la réaction sfjontanée de la sensibilité intime de la cellule, sollicitée d'une manière ou d'une autre.
C'est toujours la théorie de l'élément nerveux qui agit directei^ent en vertu de ses forces intimes €L mptu proprio. », et c'est aussi en équivoquant que l'apteur peui interpréter ce fait eu, sa faveur.
Il est Incontestable qu'il se passe en nous des actions dont nous n'avons pas conscience. Les expé« riences de Charles Robin, faites sur le cadavre d'un supplicié, ont montré que les fonctions de la moelle ce perpétuaient tant que la vie des éléments n'avait pas disparu, et cela avec autant de régularité que si le cerveau les avait dirigés.
Doit-on les attribuer aux propriétés intimes des cellules nerveuses ? Pour le savoir, recourons encore à Claude Bernard qui s'exprime ainsi :
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ic Chez Fhomme, il y a deux espèces de mouvemeats: i* les mouvements conscients ou volontaires : 2* les mouvements inconscients, involontaires ou réflexes , (ou automatiques) car sous des noms divers c'est toujours la mêm^ chose.
^ » Le mouvement réflexe est un mouvement à l'exécution duquel concourent toujours trois ordres distincts d'éléments du système nerveux: l'élément sensitif, l'élément moteur et la cellule.
» Si Ton produisait un mouvement sans l'une de ces conditions, sans la participation de l'un de ces éléments, ce ne serait plus un mouvement réflexe. En effet, tout mouvement réflexe suppose trois choses bien distinctes : !• une excitation du nerf sensitif dans un endroit quelconque de sa longueur, 2* une excitation du nerf moteur qui se traduit par la contracion d'un muscle, 3* un centre qui sert de transition et pour ainsi dire de trait d'union de ces deux éléments, de manière à produire l'irritation du second, sous l'influence du premier. »
Nous savons déjà que la matière vivante est inerte, que d'elle-même elle ne peut entrer en mouvement, les actions automatiques sont donc toujours dues à une irritation du nerf sensitif, qui transmet l'excitation à un nerf moteur au moyen de la cellule. C'est de cette manière que s'opèrent les actes de la respiration, de la contraction du cœur, de la digestion, etc. dans lesquels la volonté n'intervient pas habituellement; 'léanmoins on a constaté qu'il existe un point placé ians le cerveau, qui modère les actions réflexes.
L'âme manifeste donc toujours sa présence, soit d'une manière directe par les mouvements volontaires,
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I soit d*une manière indirecte, dans les actions r^texes, par l'intervention des centres modérateurs.
L'argumentation de M. Luys se borne à des affirmations démenties par la science, de sorte que ses raisonnements s' appuyant sur une base fausse, arrivent à des déductions en opposition formelle avec la vérité. Ni la sensation» ni la phosphorescence» ni Fautomatisme, n^ont le sens et la portée que Ton veut leur prêter, et c'est au moyen de ces interprétations tronquées que la théorie matérialiste semble avoir une force qu'elle ne possède pas effectivement.
Oonolusion.
De- toutes les théories examinées jusqu'à présent, aucune ne conduit à la certitude que l'Âme soit une entité. Il se dégage au contraire d'un examen attentif, la conviction que l'esprit ou l'&me existe bien réellement, qu'elle manifeste sa présence dans toutes les actions de la vie.
Ni les profondes connaissances chimiques de Moleschott, ni le talent hors ligne des savants comme Broussais, Buchner, Cari Vogt, Luys, etc., ne peuvent suffire, non seulement à infirmer la croyance à Tftme^ mais simplement à faire douter de sa réalité.
Depuis un siècle, nous avons à notre portée un instrument puissant d'investigation qui nous décèle de la manière la plus formelle l'existence de l'ftme, nous voulons parler de la science magnétique.
Dans les discussions précédentes, des doutes peu* vent encore subsisterdans l'esprit de certainslecteurs* L'autorité des noms de nos contradicteurs peut faire
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penser qu'ils sont incapables de se tromper aussi grossièrement; bref, on peut suspecter nos conclusions, qui sont cependant celles de la science oftîcielle. Mais avec les faits fournis par le magnétisme, on sépare r&me du corps, elle se dégage de ce dernier et mani-^ feste sa réalité par des phénomènes saisissants, elle s'affirme nettement séparée de son enveloppe charnelle et vivant d'une existence spéciale. C'est pourquoi nous nous occuperons dans la seconde partie, des faits qui mettent hors de conteste l'existence du moi pensant, de Tâme.
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DEUXIÈME PARTiK