‹ Le spiritisme dans le mondeChapitre 27 sur 74 · DES ÉVOCATIONS · texte numérisé non relu

DES ÉVOCATIONS

De midi au coucher du soleil, la décade sacrée restait sous les ordres du maître de la science céleste — philosophie — ; de la chute du jour à minuit, elle passait sous la direction du gourou des évocations, qui la dirigeait dans la partie manifestée des sciences occultes.

Le livre des esprits que nous possédons, est muet sur les formules d’évocation enseignées ; suivant certains brahmes les peines les plus terribles, atteindraient l’audacieux qui oserait livrera un étranger à l’initiation, le troisième livre de i’Agrouchada qui traite de ces matières; suivant d’autres, ces formules n’ont jamais été écrites, elles étaient et seraient encore livrées à voix basse à l’oreille des adeptes.

On prétend aussi, sans qu’il nous ait été possible de vérifier cette assertion, que les évocations magiques étaient conçues dans une langue particulière, et qu’il était défendu sous peine de mort, de les traduire dans les dialectes vulgaires. Les rares expressions que nous avons pu relever comme : Vrhom ; h’hom', sh'hrum; sho’r/um, sont en effet des plus bizarres et ne paraissent pas appartenir à un idiome connu.

Le livre des pitris donne, du gourou des évocations, le portrait suivant ;

DOCTRINE PHILOSOPHIQUE

« Le gourou des évocations, est un homme qui ne connaît pas d’autre dieu que lui-même, puisqu’il a tous les dieux et tous les esprits à sa disposition (l’expression de dieux est prise ici dans le sens d’esprits supérieurs), il n’offre ses adorations qu’à Zyaus, l’esprit type, le germe primordial, la matrice universelle. A sa voix, les fleuves et les mers se dessèchent, les montagnes deviennent des vallées, et les vallées des montagnes, il dispose du feu, de la pluie, des orages, connaît le passé, le présent, l’avenir, les astres lui obéissent, et, armé de son bâton à sept nœuds, il peut renfermer dans un seul cercle magique tous les esprits mauvais de l’univers. »

{Agrouchada-Parihchai).

Après l’examen des doctrines philosophiques des sectateurs des pilris, nous ne pourrons étudier l’enseignement du gourou des évocati<3Tϧ en l’absence de tout document — nous avons déjà eu l’occasion de le dire — que par les manifestations de la puissance occulte, ou phénomènes extérieurs, que produisent les nirvanys et les yoguys ses disciples.

IJO

CITAPITRE IV.

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