A PROPOS DES PHÉNOMÈNES
...Je suis revenu de cette séance aussi émerveillé que je puisse l’être et persuadé qu’il est tout à fait impossible que le hasard ou l’adresse puisse jamais produire des elYets aussi merveilleux.
Robert Hoiîdin, Prestidigitateur.
Nous avons obtenu :
Des matérialisations d’Esprits de tout genre, bien vivants, sortant du cabinet noir ou se formant devant nous dans une lumière douce, le médium visible pour tous (1).
Des apports : livres, photographies, etc., des fleurs suspendues dans le vide, puis cueillies par le médium qui devait se soulever pour les atteindre dans une lumière éclatante. Parfois elles se répandaient sur la table autour de laquelle nous étions assis avec le médium, parfois aussi elles tombaient en pluie sur la tête de la personne à qui elles étaient desti* nées, toujours ayant leur raison d’être.
Mains paraffinées de diverses grandeurs, foufes [différentes de celles des assistants. Quand nous enlevions la paraffine dans laquelle le plâtre avait été coulé, nous trouvions une main mère, ronde bosse, sans la moindre suture, au grand ébahissement du mouleur.
Je dois ajouter les réponses exactes de l’Ami de l’Espace à qui l’on avait écrit, le croyant encore sur la terre ; des identités prouvées ; les mouvements sans contact (2), l’écriture directe, et les sentences obtenues par des coups frappés dans les murs, dans le plancher.
Je ne compte point les avertissements, les révélations, les papiers de famille importants disparus et retrouvés, dont un parent décédée seul,, avait pu connaître l’endroit où il les avait cachés.
(1) L’une des apparitions, séance tenante, de sa propre main nous écrivait des pages de poésies dignes des poètes les plus célèbres.
L’un de nos médiums ne savait pas l’orthographe.
(2) Lorsque, autour d’une grande table, nous avions assiste à un phénomène de lévitation, une petite table à ouvrage placée devant la fenêtre, derrière les rideaux,, en plein jour, se mettait en mouvement, sans contact, et venait se poser devant nous, frappant des coups qui, si nous interrogions Talphabet, nous donnaient un message et nous épelaient son nom. Elle se retirait ensuite pour se replacer devant la fenêtre, au troisième étage sur la rue, et les rideau.x se fermaient sur elle.
Ce phénomène se répétait souvent pendant nos séances. Une dame de notre groupe, Allard, appelait cette petite table animée Djali, du nom de la chèvre d’Esmeralda.