CHAPITRE PREMIER
Par l’exposé que nous venons de tracer, le lecteur a pu se faire une idée de l’état de la question spirite. Peut-être, nous sommes-nous montré un peu trop partial à l’égard des savants qui ont consenti à étudier sans parti pris les phénomènes, que nous-même avons entrepris de soumettre à l’expérimentation. Eh bien! admettons que nous n’avons rien dit; nous ne nous considérons, en aucune façon, comme responsable de ce que d’autres ont écrit ; nous prions simplement le lecteur de suspendre son jugement. Mais,
pour la présente partie de ce travail, où sont consignés les résultats de nos investigations, nous revendiquons entièrement la responsabilité des faits qui s’y trouvent exposés.
Nous demandons la permission de rappeler que lorsque nous avons commencé ces études psychologiques, nous n’avions aucune idée sur celte question. Que, cependant, après en avoir entendu parler avec conviction par d’honnêtes gens, nous pensions avoir à enlever à ceux-ci des illusions que nous jugions pernicieuses.
Aujourd’hui, si nous ne partageons pas la manière de voir des spirites de notre connaissance, nous convenons cependant qu’elle est basée sur des faits qui leur donnent raison en apparence. Nous persistons donc dans notre idée que la Science a le devoir de ne pas fuir plus longtemps devant l’examen de ces faits. Elle le voudrait, du reste, qu’elle ne le pourrait plus à présent : le débat est engagé, à l’étranger tout au moins. Nous avons l’espoir que l’effort tenté par nous ici ne restera pas vain et qu’en France, nous aurons le mérite d’avoir nettement soulevé la question. Sera-t-elle résolue? Chi lo sa?
Nous allons soumettre à l’examen du lecteur un certain nombre d’expériences que nous avons /•faites avec plusieurs «sujets» doués de cette . force particulière (psychique, odique, ccténique,