‹ Le Spiritisme (fakirisme occidental)Chapitre 30 sur 43 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

électro-biologique, etc.) se reconnaissant, à ceci que les individus qui en sont doués;, sont capables de produire, par leur intervention, ce que le commun des hommes ne peut faire, c’est-àdire les phénomènes appelés psychiques. Quant à dire comment on peut faire naître cet agent : on ne le saurait encore; mais il est certain que les brahmes hindous, dont nous avons eu l’occasion de parler, possèdent l’art de le développer chez leurs fakirs à un degré bien supérieur à tout ce que nous connaissons.

Nous avons déjà dit que nous avions fait différents essais pour obtenir de visu un certain nombre de phénomènes dits psychiques. Nous avons cité un résultat assez frappant, obtenu dans une réunion (voir notre Introduction). Nous ne chercherons cependant pas à tirer parti de ces expériences faites avec des tables et à l’aide de différentes personnes, qui ne font pas métier de leurs propriétés «neuro-biologiques». Elles sont déjà bien curieuses, ces expériences, mais nous avons mieux, et, dans cet ouvrage qui ne doit pas s’allonger outre mesure, nous n’exposerons pas tout ce que nous avons observé. Contentons-nous seulement d’affirmer que lorsque la table remue et frappe, c’est bien en dehors de l’intervention musculaire des personnes présentes, lorsque l’expérience est tentée sincère-

ment. S’il nous est prouvé qu’il soit nécessaire de faire la démonstration de cette assertion, nous la ferons un jour, mais nous préférons passer de suite à des faits d’un ordre plus élevé. Qui peut le plus, peut le moins.

Nous ne voulons citer qu’un seul fait, assez amusant. Un soir de l’hiver dernier, nous étions chez M. B..., un professeur distingué qui pos- | sède la propriété de «faire parler» la table, comme on dit. On proposa de porter un nouveau coup à notre scepticisme à l’égard des esprits en nous donnant une « séance de table ». M. et M me B... placent leurs mains sur la table de leur salle à manger, et nous invitent à faire comme eux: nous nous laissons aller. Bientôt la table se meut, et, par coups frappés désignant les lettres de l’alphabet, elle nous débite quelques facéties d’un goût douteux, à tel point que la jeune femme de M. B... en devient toute rouge.

M. B... nous dit : «Je sais qui c’est: c’est un esprit inférieur, plutôt mauvais que bon, dont nous ne pouvons nous défaire ». Mais voilà que la « communication » change de ton, et une phrase fort belle nous est dictée. Le style différait complètement des épellations données jusqu’alors, et nous dîmes, en riant, que l’esprit se communiquant ne devait pas être le même que tout à l’heure. La table protesta : « C’est le

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