‹ Le StyleChapitre 9 sur 11 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Si je jelle un coup d'œil sur la siluation actuelle du monde moral, si je veux résumer en une parole le dix -neuvième siècle, considéré au point de vue naturel, je dirai : l'humanité veut faire son style.

Comprimée par la force morte des habitudes mécaniques, la parole humaine a été rarement jusqu'ici l'expression de Thomme.

Tantôt elle a été un artifice dirigé par certaines conventions arbitraires, et voilà la littérature qu'on a appelée classique.

Cette littérature jouait à la beauté.

Se considérant elle-même comme une industrie régulière, elle considérait la beauté comme son produit.

Tantôt la parole humaine a été une révolte, aussi enfantine que son esclavage antérieur, et voilà la littérature qu'on a appelée romantique.

En haine de la beauté mécanique qu'elle voulait renverser, et dans l'ignorance où elle était de la beauté organique, cette littérature a voulu placer, sur le trône de l'art, la laideur.

Se considérant comme une industrie échevelée, elle a considéré le désordre comme son produit.

Livré à l'une ou à l'autre de ces deux erreurs , Tartiste, pour travailler, se dérobait aux lois générales de la vie, qui le régissaient en tant qu'homme, pour se soumettre a certaines conventions particu-

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