‹ Le stylet cristallin des lamellibranchesChapitre 6 sur 26 · ENT ER · texte numérisé non relu

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entreprit, en 1877, ses belles recherches de fine anatomie et surtout d’histologie sur la Moule commune, recherches dont ses successeurs n'ont pas assez tenu compte (1). Le savant professeur de Montpellier délimite d’abord d’une façon bien nette les différentes parties du tube digestif : à l’æsophage, très court, fait suite l'estomac utriculaire, dont la face inférieure fournit un petit cul-de-sac, le diverticulum stomacal, tandis qu'à sa partie postérieure s’embouche l’estomac tubulaire, Deux bandelettes épaisses se rejoignant presque par leur bord libre, divisent cet estomac tubulaire en deux gouttières, l’une inférieure, plus petite, et l’autre supérieure, beaucoup plus grande; c’est dans cette dernière qu'est toujours logé « un stylet cristallin de consistance cartilagineuse, dur et cassant, qui s'étend dans toute la longueur de cette portion tubulaire de l'estomac. Ce stylet, résistant sur l'animal très frais, se ramollit bientôt, finit par devenir diffluent et par disparaitre au bout de quelques jours, quoique l’animal soit encore vivant, mais dans un laboratoire et en dehors de ses conditions normales de vie et de nutrition. C’est ce qui fait, qu'après un certain temps, on ne trouve plus le stylet » (2).

L'intestin prend naissance à la partie terminale de l’estomac utriculaire, dans la gouttière inférieure.

La partie de beaucoup la plus intéressante du travail de SABATIER a trait à l'étude histologique approfondie qu'il fit des diverses parties du tube digestif. Sans nous arrêter à rapporter ici en détail les résultats obtenus par l’auteur (nous aurons à y revenir maintes fois au courant de ce travail), il est bon de faire remarquer la difrérence considérable qui existe entre les épithéliums qui revêtent respectivement les deux gouttières de l'estomac tubulaire : tandis que la gouttière inférieure est tapissée par un épithélium vibratile dont les cellules mesurent Omm02 et les cils Omm (007 de longueur, la goultière supérieure possède un épithélium particulier, d'aspect brun jaunâtre, et doué de caractères saillants. Les cellules qui composent cet épithélium sont cylindriques et ont depuis 0 mn (4 jusqu'à Omm(6 de longueur ; leur bord libre est pourvu d’une cuticule brillante de Omm002 d'épaisseur, sur laquelle s’insèrent des cils qui attirent l'attention par leur volume et par leur longueur (0mm02), et forment

(1) SaBarier : Etudes sur la Moule commune, pl. XXVII bis, fig. 1 et 6, Montpellier,

(2) SaBarier : Loc. cit., p. 47.

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