LES ALMÉES
Qu'a donc ton bien-aimé, belle entre les plus belles, Qu'a donc ton bien-aimé que d'autres n'aient aussi ? Qu'est-il ce bien-aimé que toujours tu rappelles, Pour que ta voix nous prie et nous conjure ainsi ?
LA SULAMMIIHE
H se distingue entre dix mille
Mon bien-aimé blanc et vermeil !
Sa tête est un or qui scintille,
Un or pur comme le soleil.
Ses cheveux noirs flottent en boucles
Plus noirs que l'aile des corbeaux.
Et ses yeux sont des escarboucles ;
Ceux des colombes sont moins beaux.
Sa joue est un parterre odorant où l'on foule
La thymbre, la menthe et l'anis ; Ses lèvres sont des lys, et la myrrhe en découle ;
Ses mains des anneaux d'or garnis
De béryls et de chrysoprases ;
Son corps est un ivoire blanc
Où les saphirs et les topazes
Jettent leur lustre étincelant.
Fermes, ses jambes sont des colonnes de marbres
Reposant sur des bases d^or, Et comme le Liban sous sa couronne d'arbres
Est la majesté de son port.
Son palais est douceur ; il est beau, magnanime, Tout tn lui me ravit et tient mon cœur charmé.
Tel il est, filles de Solyme, Td est mon tendre ami, tel est mon bien-aimé.