‹ Le sublime cantique (cantique des cantiques): drame sacré exposé selon la plus récente exégèseChapitre 10 sur 17 · LES ALMÉES · texte numérisé non relu

LES ALMÉES

Qu'a donc ton bien-aimé, belle entre les plus belles, Qu'a donc ton bien-aimé que d'autres n'aient aussi ? Qu'est-il ce bien-aimé que toujours tu rappelles, Pour que ta voix nous prie et nous conjure ainsi ?

LA SULAMMIIHE

H se distingue entre dix mille

Mon bien-aimé blanc et vermeil !

Sa tête est un or qui scintille,

Un or pur comme le soleil.

Ses cheveux noirs flottent en boucles

Plus noirs que l'aile des corbeaux.

Et ses yeux sont des escarboucles ;

Ceux des colombes sont moins beaux.

Sa joue est un parterre odorant où l'on foule

La thymbre, la menthe et l'anis ; Ses lèvres sont des lys, et la myrrhe en découle ;

Ses mains des anneaux d'or garnis

De béryls et de chrysoprases ;

Son corps est un ivoire blanc

Où les saphirs et les topazes

Jettent leur lustre étincelant.

Fermes, ses jambes sont des colonnes de marbres

Reposant sur des bases d^or, Et comme le Liban sous sa couronne d'arbres

Est la majesté de son port.

Son palais est douceur ; il est beau, magnanime, Tout tn lui me ravit et tient mon cœur charmé.

Tel il est, filles de Solyme, Td est mon tendre ami, tel est mon bien-aimé.

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