ACTE III
Dam le harem de Saloxnon EA SUISAMMITHE ET LES ALMÉES
LA SULAMMITHE
(Elle se réveille et raconte à ses compagnes^ captives comme elle dans le harem^ soit un rêve qtielle afait^ soit les souvenirs d'une visite réelle de son bien-aimé, du temps oi$ elle habitait encore avec ses frères,)
" Mon cœur veillait bien qu'endormie. . .
Qui frappe?... C'est bien lui ! Je l'entends... doux émoi
« — Ouvre-moi, ma sœur, mon amie / € Ma colombe parfaite et charmante, ouvre-moi / « Des larmes du matin ma tête est arrosée^ 45 Mes cheveux sont couverts de perles de rosée,,. » — « Ma tunique est défaite, et qui l'agraferait? L'onde a baigné mes pieds, le sol les salirait... » — Or, tandis qu'il passait sa main par la fenêtre, Moi je sentais pour lui s'émouvoir tout mon être, Et je me suis levée, ayant mes doigts tout pleins De myrrhe, et les parfums ruisselants de mes mains, Et le verrou cédant sous mon effort suprême, La porte s'est ouverte au bien-aimé que j'aime... Mais quoi? Mon bien-aimé n'était plus !... Après lui Je cherche et cours... Parti !... Mon bonheur s'est enfui. Je n'entends plus sa voix qui causait mon ivresse. Je l'ai cherché partout, je l'appelle sans cesse...
Inutiles appels !... Il n*a pas répondu Aux cris désespérés de mon cœur éperdu...
Paurais, pour le trouver, sans peur couru le monde. Mais, à Jérusalem, les gardes dans leur ronde M^ont rencontrée et prise et, par un lâche affront, M'ont enlevé mon voile et m'ont blessée au front... Chercher celui que j'aime était-ce donc un crime ?...
Par grâce, filles de Solyme, Si vous le rencontrez, pour hâter son retour, Dites-lui... dites-lui que je me meurs d'amour.