SUISSE
Aix-la-Ghapelle.
Le Léman,
chef-lieu :
Genève.
Le Simplon,
Sion.
L'Unité française devrait-elle de nouveau comprendre tout au moins ces 23 départements, qui, ajoutés aux 3 départements des Alpes-Maritimes, de la Savoie et de la Haute- Savoie, nationalisés français en i860, compléteraient le nombre de 26 ajoutés à 86, ensemble 112?
f/QGCASION 325
U Époque répond à la liberté :
2 Mptombre 186^
« Au tableau publié par la lÀberié, nous ajoutons un jétat de la situation constatée par les traités de i815 et de celle qui régit l'Europe en i666.
p Au sud-est de la France, les traités de Vienne avaient créé :
Le royaume de Sardaiene,
Le royaume Lombard-Vénitien^
Le ffrand-duché de Toscane, l Formant aujour-
Le duché de Modène, \ d'hui l'unité italienne.
Le duché de Parme,
Le royaume de Naples,
Les États de l'Église, I
» A Test et au nord-est, les traités de 1815 avaient formé :
Le royaume de Prusse, Le royaume de Hanovre,
uZrideK*"' / Form«.f aujourd'hui
tlSJl^SÏÏÏ,"' ( nitfprusdenn^e.
Les deux Hesses.
La ville libre de Francfort,
» Eh bien! la Liberté con^rend-elle maintenant la NÉcESsni de déterminer l'annexion de tout ou partie des contrées dont elle nous rappelle la possession, et qui nous ont été arrachées, surtout par la Prusse, notre vraie ennemie; par la Prusse, devenue si considérable que TAllemagne elle-même ne lui résiste plus? »
La Liberté répond à VÉpoque :
Si la nécessité que vous meitez en avant est aussi impérieuse que vous le dites, ne perdez pas un mois, un jour, une heure, une minute, une seconde! Retenez M. Drouyn de Lhuysl Gontremandez M. de Moustier! Convoquez sans relard le Sénat et le Corps législatif! Dénoiandez-leur de voter un em-
32H tSGtt
prunt de guerre de 2 milliards au moins, dont Timpôt direct aura à payer l'intérêt! Demandez-leur de voter le doublement du contingent : 200,000 hommes au lieu de 100,000, ce qui sera, il est vrai, l'épuisement et au delà de toute la classe des Finançais âgés de vingt ans et en état physiquement de porter les armes ! Qu'une loi vous autorise à rappeler sous les drapeaux tous les libérés du service militaire au-dessous de irente**cinq ans^ car il faudra opposer quinze cent mille Français à quinze cent mille Allemands 1 Attendez-vous-y I Ce ne sera plus une guerre d'État à État, ce sera une guerre de race à race, guerre qui ne s'interrompra que pour recommencer chaque fois avec plus d'acharnement encore. Ayez enfin, pour mettre en mouvement et commander ces quinze cent mille hommes, un autre Charlemagne ou un autre Napoléon P'I La nécessité s'impose ; on ne discute pas avec elle; donc, si elle existe ainsi que vous le prétendez, obéissez-lui. Ce ne sera pas la plume que nous tenons qui vous gênera, car si une telle guerre éclatait, le seul journal qui continuerait à paraître en France, ce serait le Moniteur. Toute liberté sombrerait dans la tempête.
Quant à nous, plus nous allons au fond de la question qui se débat, et plus nous reconnaissons que, impérieusement exigé par l'état extrême dans lequel sont les finances de toute l'Europe, état qui est la paralysie de ses forces, le désarmement européen sur la plus grande échelle est la seule nécessité qui existe.
Le jour ou l'on voudra l'opérer, entre tous les moyens qui ft'oiOriroat de l'effectuer^ on n'aura que l'embarras du choix.
Opérer le désarmement européen sera plus facile que de changer la loi française de recrutement, laquelle cependant ne peut plus subsister telle qu'elle est, eu présence des chiftes suivants :
PBUSSB
Dette. Intérêts \ 6,329,250 thalers (3 fr. 71).
Budget des dépenses 150,599,164 —
Population(l 864) / 19,303,265 habitants.
Effectif de gubite 743,294 homme».