LE PAVÉ DE L'OUHS
Il dit qa'un tel état militaire, qui nous coûte pins d'un million par jour, et qui pèse si lourdement chaque année sur les cent mille familles qu'il frappe inexorablement, est le plus &ible que la France puisse avoir,
..... Le fidèle émoucheur Vous empoigne un pavé, le lance avec raideur. Casse la tête à l'homme en écrasant Ja mouche. Et, non moins bon archer que mauvais raisonneur, Raide mort étendu sur la place il le couche...
Rien n*est si dangereux qu'un ignorant ami; Blieux vaudrait un sage ennemi.
L'ignorant ami, le fidèle émoucheur, ne distingue pas entre les cadres d'une armée et son effectif. Il les confond.
S'il est vrai que la France ait sous les drapeaux un aussi petit nombre de soldats que le prétend et l'affirme le journal des Satisfaits de 1866, en est-il moins vrai qu'elle entretienne et paye les cadres d'un effectif composé de sept contingents annuels de cent mille hommes chacun, ensemble : sept cent mille honmies?
En est-il moins vrai que cent mille hommes étant appelés tons les ans, chacun de ces cent mille hommes, âgé de vingt ans, qui ne veut pas déserter pour la vie de caserne la vie de famille, sa commune et sa profession, ne peut s'exonérer du service militaire qu'au prix de 2,300 francs?
En est-il moins vrai que cette prime d'exonération de 2,300 francs, multipliée par 100,000, représente un impôt annuel de quotité de 230 millions à la charge exclusive des plus pauvres familles et des travailleurs les plus robustes?
La paix armée, sous le règne du roi Louis-Philippe, a coûté, de 1830 à 1847 compris, nr milliards deux cent trente millions cinq cent soixante mille francs.
Depuis 1852 jusqu'en 1865, qu'a-t-elle coûté?
Ouvrons en toute hâte les dix-huit volumes de V Annuaire de Véconomie politique et nous y trouverons les chiffres suivants :
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