‹ Le succès; questions de l'année 1866Chapitre 145 sur 205 · L'ASSOCIEE DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

L'ASSOCIEE DE LA FRANCE

10 septembre 1866.

Ce qui caractérisait les dépêches et ce qui caractérise les circulaires de M. le marquis de la Valette, c'est leur netteté. Elles disent à la fois tout ce qu'elles veulent dire et rien de plus que ce qu'elles veulent dire* La circulaire que doit publier le Moniteur aura, nous n'en doutons pas, la précision qui est nécessaire pour donner du lest à l'opinion flottante. Gomment l'opinion ne le serait- elle pas, lorsqu'elle ne trouve que d'incompréhensibles contradictions dans les journaux où elle est habituée à chercher et à trouver la pensée du gouvernement?

Puisque, avec raison, le gouvernement français n'a pas cru devoir attendre, pour s'expliquer devant la France et devant l'Europe, l'arrivée du nouveau ministre des affaires étrangères, M. le marquis de Moustier, il est à désirer que la circulaire adressée par le ministre intérimaire à nos agents diplomatiques ne soit pas plus longtemps retardée.

La France est impatiente de savoir si elle doit considérer la Prusse comme une ennemie ou comme une alliée dans l'avenir.

Pourquoi la France considérerait-elle la Prusse comme une ennemie?

Qu'a fait la Prusse?

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