LA PROPOSITION DU 4 NOVEMBRE
père de Théritier présomptif de la couronne d'Angleterre, à répoux de la princesse Alexandra, fille du roi de Danemark ; car elle a coûté la perte de son prestige militaire à rAutriche, ralliée continentale nécessaire de la Grande-Bretagne I
Il y a trois ans, en novembre et décembre 1863, lorsque nous soutenions à outrance contre toute la presse unie la proposition du Congrès, que nous répondaient de toutes parts nos contradicteurs? Ils criaient au paradoxe I ils nous disaient :
« Un Congrès avant la guerre^ ce serait la guerre ; il n'y a de pos* sible qu'un Congrès après la guerre. »
La guerre a éclaté : guerre de rAutriche et de la Prusse contre le Danemark, guerre de lltalie et de la Prusse contre rAutriche ; le Danemark a été démembré ; TAutriche a été battue à plate couture ; la guerre a fait couler des fleuves de sang; la guerre a eu lieu. Le Congrès, déclaré impossible AVANT,^ est-il moins impossible après? S'il n*est possible ni AYANT ni APRis, commont le désarmement européen pourrat-il jamais s'opérer simultanément, seule forme sous laquelle Içs « hommes pratiques » l'admettent ?
L'Europe serait-elle donc condamnée à l'armement forcé à perpétuité, ce qui serait également à perpétuité la condamnation des peuples à la misère originelle, quelques efforts qu'ils fissent pour se racheter par le travail de la misère imméritée?
La question est impérieusement posée ; elle veut absolument être vidée.
Ne pas la résoudre, ce serait déconsidérer le pouvoir par l'impuissance.