‹ Le succès; questions de l'année 1866Chapitre 21 sur 205 · OEUVRES DE NAPOLÉON III · texte numérisé non relu

OEUVRES DE NAPOLÉON III

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de réunions publiques ou privées qui sont comme autant de rouages qui épluchent^ broient et pétrissent la matière politique avant qu'elle passe sous le grand laminoir parlementaire.

» Ne devons-nous pas rougir en songeant que même l'Irlande, la malheureuse Irlande, jouit, sous certains rapports, d'une plus grande liberté que la France de Juillet ? Ici, par exemple, vingt personnes ne peuvent se réunir sans l'autorisation de la police, tandis que, dans la patrie d'O'Connell, des milliers d'hommes se rassemblent , discutent leurs intérêts, menacent les fondements de l'empire britannique , sans qu'un ministre ose violer la loi qui protège, en Angleterre, le droit d'association. Répétons-le donc , en terminant , la France n'est point constituée selon ses mœurs, ses intérêts, ses besoins; ni le pouvoir ni la liberté ne sont solidement constitués. »

LIBERTÉ d'association

(( Le droit d'association est la base fondamentale d'un gouvernement représentatif. »

Soutenir ce qu'ont soutenu à la tribune du Corps législatif M. Nogent Saint-Laurens et M. Granier de Gassagnac, n'est-ce pas contredire de la manière la plus formelle les déclarations que nous venons de rappeler ? Soutenir ce que nous soutenons, n'est-ce pas, au contraire, honorer l'empereur en persistant ,à penser qu'il n'a pas changé de convictions, et que le langage qu'il tenait avant de monter sur le trône était sincère et ne lui était pas dicté par l'indigne désir de surprendre le pouvoir en égarant la popularité?

Il y a des déclarations qui obligent. Celles qui précèdent sont de ce nombre, car c'est sur leur foi, c'est sur l'entière confiance qu'elles nous avaient inspirée que, le premier et assez longtemps le seul, nous avons avons pris, au risque de notre liberté et au péril de notre vie, l'initiative de la candidature qui a triomphé le 10 décembre 1848. /

Et pourquoi donc l'énergique défenseur de la liberté de la presse, de la liberté de réunion, de la liberté d'association, derrière lequel nous nous effaçons en ce moment, aurait-il changé de convictions?

Est-ce que ce n'est pas à ces trois libertés qu'il a dû d'abord le titre de président et ensuite la couronne d'empereur?

Est-ce que, en octobre 1848, la candidature du prince Louis- Napoléon eût été possible si le général Cavaignac, chef du

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