‹ Le sud-est de la FranceChapitre 107 sur 134 · De Grenoble (Lyon) à Marseille · texte numérisé non relu

De Grenoble (Lyon) à Marseille

312 kil. Trajet en 10 h. 50 à 11 h. 20. Prix: 34 fr. 25, 23 fr. 15, 15 fr. 15.

— A Aix: 276 kil.; 9 h. 30; 31 fr., 20 fr. 95, 13 fr. 70.

Prikcipalks curiosités de cette ligne: là voie ferrée, les montagnes jusqu'à Sisteron et la ville A''Aix.

Grenoble, v. p. 196. Jusqu'à St-Auhan (176 kil.), K. 36. On y laisse à g. la ligne de Digne et l'on continue de descendre la rive dr. de la Durance. Sur l'autre rive, les ^Aiguilles ou Pénitents des Mées, curieux escarpements de poudingue crevassé, composés de pyramides et d'obélisques de 150 m, de haut. Ils sont assez rapprochés de la stat. suiv., d'où l'on y va par un pont suspendu. — 181 kil. Peyruis-les-Mées. Sur la rive opposée, les Mées (omn.), avec un tunnel du xviii® s., où passe un aqueduc. A 6 kil. au S. de la gare, Ganagohie, avec les ruines d'un prieuré de Cluny, du ix^ s., et une église avec portail du xii*^ s. — 189 kil. Lurs. -- 194 kil.

à ilarseille. MANOSQUE. Carte, p. 377, — V. R. 50. 383

La Brillanne-Oraison. A g., un pont en pierre menant à Oraison. On s'éloigne ensuite de la Durance. — 200 kil. Ville7ieuve.

202 kil. Voix. Lignes d'Avignon par Apt et de Forcalquier, V. R. 49. — Avant Manosque, à dr., sur le mont d'Or, une des tours où l'on allumait dans le Midi des feux servant de signaux.

209 kil. Manosque (330 m. ; hôt.: Pascal, 20 ch. de 2 à 5 fr., rep. 3 et 3.50; de Versailles), ville commerçante de 5017 hab., à 1 kil. 5 à dr., au pied du mont d'Or (v. ci-dessus). La partie ancienne est entourée de boulevards où sont des restes de remparts, eu particulier l^^ porte Saunerie, du xiv^ s., qu'on a devant soi en arrivant de la gare par la rue du Quatre-Septembre. De là part la rue Grande, à dr. de laquelle est Véglise St-Sauveur, du style de transition, dont le clocher a un beau campanile en fer. On laisse un peu plus loin à g. la grande place du Terreau et on arrive à la petite place de l'Hôtel-de-Ville, où se trouve Véglise Notre- Dame, du style roman et bien décorée à l'intérieur. Elle a, dans la chapelle à g., une Vierge du x« ou du xi® s. L'hôtel de ville, du côté opposé, renferme quelques curiosités. La rue qui part de là mène à la. porte Soubeyran, à l'extrémité N.-O. de la vieille ville, qui est dans le genre de l'autre, mais dont le haut a été refait. On a plus court à revenir par les boulevards de g. que par ceux de droite. — Belle vue de la chapelle St-Pancrace, située sur une hauteur à ^g ^- ^^ ^^ ville.

De Masosqce a Gréoulx (Riez; Moustiers): 23 kil. au S.-E. (route directe, 13 kil.), voit. publ. une fois par jour, trajet en 2 h. 1/4 1 2 fr. La voiture va traverser la Durance sur le pont suspendu de Manosque (5 kil.), puis passe par Vinon et la vallée du Verdon. — Gréoiilx-les-Bains ou Gvpoux (hôt. : de V Etablissement , 160 ch. dep. 3 fr., rep. 1.50, 3 et 3, p. dep. 11; du Grand-Jardin, 40 ch., p. 7 fr., ces deux aux bains; Nègre, Reille, dans la localité et ouverts toute l'année) est un bourg dans un site pittoresque, sur le Verdon. Il est connu par son bon établissement de bains (saison, du 15 mai au 15 sept.), qui a une source d'eau chlorurée sulfurée bromo-iodurée (36' 7), déjà connue des Romains et employée contre les maladies de la peau, les rhumatismes et le lymphatisme, et dont dépend un grand et beau parc. Le bourg même, à 500 m. à l'E. des bains et fréquenté aussi comme lieu de villégiature, est dominé par un château remarquable du xiiie s., bâti par les templiers. On y voit encore de nombreuses grottes jadis habitées. — A 21 kil. au N.-E. de Gréoulx se trouve Biez (hôt. des Alpes, très modeste), petite ville desservie aussi par une voit, publ. de Manosque (3 h. 3/4; 4 fr.); ancien évêché. C'est VAlbece Reiorum des Romains. On y voit des restes de constructions antiques, surtout quatre colonnes corinthiennes, encore debout, avec chapiteaux, architrave et entablement, et un anc. baptistère, dit le Temple, qui forme à l'intérieur une curieuse rotonde avec huit colonnes antiques. Il pourrait remonter au vi« ou vii^ s., mais a été mal restauré en 1818. — Encore 14 kil. plus loin dans la même direction (voit, publ.), Moustiers-Ste-Marie (hôt. du Belvédère), toute petite ville connue par ses faïences des xvne et xvui« 8. Elle occupe un site très pittoresque, sur les deux rives d'un ravin que traversent des ponts et au pied de rochers de 150 m., entre lesquels est tendue une chaîne de fer supportant une étoile dorée donnée comme l'ex-voto d'un ancien chevalier. Sur un redan de l'entaille (1/4 d'h. de marche), curieuse chapelle de X.-D.-de-Beauvoir. — Route au S., par le pont d'Aiguines, sur le Verdon (se tenir à g.), aux Salles (9 kil. 5 ;

384 r. B. 50. - Carte, p. 377. PERTUIS.

bonue aub.), puis (env. 1 h. à l'O.) à la superbe fontaine des Sorps ou de VEvéque (397 m..), avec les ruines d'un pont romain et d'une villa des évoques de Riez. — Route de Pont-de-Soleils (Castellane), par la Palnd (19 kil. ; hôt.), v. p. 412.

213 kil. Ste-Tulle. — 217 kil. Corbières. On se rapproche de nouveau de la Durance, dont la rive g. offre une belle vue (ruines, etc.). Tunnel de 525 m. — 229 kil. Mirabeau (239 m.), où est le château de la famille de ce nom. Correspond, aussi pour Gréoulx (22 kil.; p. 383), 2 h., 2 fr. 50. On laisse à g. un pont suspendu de 150 m., et on traverse un tunnel. Après une série de tranchées, un se trouve enfin dans une plaine, et l'on voit à g. la partie de la ligne où l'on repassera après avoir touché Pertuis.

244 kil. Pertuis (195 m. ; buffet; hôt. : de Prove/ice, du Cours, place du Quatre-Septembre), ville de 4956 hab., où aboutit la ligne d'Avignon par Çavaillon (R. 48). Sur le Cours, où l'on arrive directement de la gare en V4 d'h., une fontaine moderne. Plus loin, la place du Quatre-Septembre, puis la place Mirabeau, où se trouvent Vëglise St-Nicolas qui a des sculptures intéressantes, et la tour de V Horloge, du xni« s. Il y a une autre tour, du xiv^ s., au delà de la place de Diane, où l'on va de celle du Quatre-Septembre par la rue Colbert (à dr. en arrivant) et la suivante.

A 5 kil. au N.-E. (voit, publ.), la Tour-d'Aif/ues, bourg qui a un magnifique château eu ruine de la Renaissance, avec donjon du moyen âge.

En continuant sur Aix, on retourne en arrière l'espace d'env. 2 kil. 5 et on traverse la Durance pour la quitter ensuite.

250 kil. Meyrargues (206 m.; buffet; hût. Terminus), à 2 kil. à g., avec un vieux château remarquable, visible plus loin de la ligne d'Aix. — Ligne d'Eyguières, par Lamanon, v. p. 373.

De Meyrargues à Draguignan (Gkasse, Nice), ligne à voie étroite ilu -Sud de la France»: 98 kil.. eu 3 h. 45 à 4 h. 40; 8 fr. 25 et 6 fr. 05. Cette ligne traverse une région montagneuse qui a des parties très intéressantes. — 20 kil. Rians. — 37 kil. Varages, sur une terrasse de tuf. Les montagnes se rapprochent. Deux tunnels. — 43 kil. Barjols (304 m. ; hôt. du Pont-d''Or), ville industrielle de 2323 hab., à env. 1 kil. à dr. au delà de la station et qui fut saccagée en 1562 et 1590 par les protestants (belles cascatelles; tanneries). — 52 kil. Rognette (405 m.), .stat. à 7 kiL au N.-O. de la petite ville de Cotignac (hôt.), située sous un banc de tuf saillant et menaçant ruine. On rentre ensuite dans les montagnes. Belles vues. — 60 kil. AiqJS-^SUlans, à 8 kil. au S.-O. de la petite ville d'^4//jjs. A 5 min. de la gare, belle cascade de la Bresque. Descente rapide. — 68 kil. Salemes (242 m.), autre ville industrielle, de 2563 hab., qui a des fabriques de carreaux en terre cuite et que dominent les ruines considérables d'un château du xii^ s., visible à dr. après la station. A 4 kil. au N.-E., Villecroze, avec une jolie cascade et plusieurs grottes, dont une fut transformée en château fort avec chapelle au moyen âge. La voie hmge un instant une gorge à une grande hauteur. — 75 kil. Entrecasteaux. Belle vue étendue à dr., jusqu'aux monts de l'Estérel (p. 416). — 82 kil. Lorgues (238 m.: hôt. de la Poste), ville de 3141 hab., qui a de grandes briqueteries et où l'on remarque une fontaine du xv» s. et une porte du xive s. Correspond, pour Vidauban, v. p. 411. Partout des oliviers. Trois petits tunnels. — 91 kil. Flai/osc. Belle vue de nouveau à dr. avant Draguignau qu'on voit de loin et iloiit on contourne la vallée. 98 kil. Drayiiignan (buffet; p. 412).

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Rens. pratiques. AIX. Carte, p. 377.— V. B. 50. 335

Puis un tunnel. — 253 kil. Réclavier. A g., la montagne de Ste-Victoire (v. p. 391). — 261 kil. Venelles. A g., une longue rangée d'arcades du canal cVAix, dit canal du Verdun. — 265 kil. Puyricard, avec un château en ruine. — 268 kil. La Calade. Ligne de Salon, v. p. 380. — Tunnel de 700 m. Par un temps clair, on distingue à dr. les fines découpures du pont-aqueduc de Roquefavour (p. 379), distant de 8 kil. — 271 kil. Pey-Blanc.

276 kil. Aix. — Bon bt'ffet. — Omnibus de la ville, 1 pers. 30 c., 1 l'ulis 30 c. — Hôtels: Ntgre-C'oste (pi. a, B3), cours Mirabeau, 33, ancienne et bonne maison (40 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 8, oran. 25 c); de La Mide-Noire (pi. b, E 3), rue Lacépède (ch. dep. 2 fr. 50, dîn. 3j; de France (pi. c, 0 3), rue Espariat, 63, à l'entrée du cours Mirabeau (20 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50, p. 7 à 9, omn. 50 c.) ; Gr.-H. Sextius & Etablissement Thermal (pi. BC 1; 54 ch. dep. 2 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. 8); du Palais (pi. d, E2), rue Chastel. — Cafés: Oriental, Clément (déj. 2 fr. 50), cours Mirabeau. — Bains, à l'établ. thermal (p. 391), 75 c. à 1 fr., linge compris. — Poste et télégraphe (pi. D3; p. 386), rue du Lycée. — Tramway de Marseille, v. p. 407. — Les églises sont ordinairement fermées de midi à 3 h. — Temple protestant (pi. 03), rue de la Masse.

Aix ou Aix-en- Provence (177 m.), en provençal Ais, situé dans une plaine entourée de montagnes, est une assez belle ville de 29829 hab., l'anc. capitale de la Provence et auj. un simple chef-lieu d'arrond. des Bouches-du-Rhône, avec un archevêché, une université, une école des arts et métiers, etc.

C'est VAquse Sertise des Romains, qui fut leur plus ancien établissement dans les Gaules et qui dut son nom à ses eaux thermales (p. 391) et au consul C. Sextius Calvinus, par lequel elle fut colonisée l'an 123 av. .J.-C, dans le pays des Salluvii. En 102, Marius défit les Teutons dans les plaines voisines (v. p. 392). Aix fut ensuite enrichie de monuments dont il n'est presque rien resté, à la suite des invasions. Apres s'être relevée avec peine, elle devint la capitale de la Provence, et il s'y forma, sous le roi René (v. ci-dessous), une cour élégante et lettrée, où se polit la langue provençale. Elle fut réunie à la couronne en 1481, et en 153r. elle tomba au pouvoir de Charles-Quint, qui s'y proclama roi d'Arles et de Provence (v. p. 366), mais qui dut l'évacuer deux mois plus tard. Elle souffrit aussi des querelles religieuses au xvi^ et même au xviii* s., et elle a souvent été ravagée par la peste. — Aix e.st célèbre par son huile d'olive et sa pâtisserie (calissons, biscotins).

Eu prenant à g. à la bifurcation près de la gare (pi. C 4) par l'avenue Victor-Hugo, on arrive à la place de la Rotonde (pi. C3), où est la belle fontaine de la Potonde (1860) , décorée de statues (le la Justice, parRamus; de l'Agriculture, par Ohabaud; de l'Art, par Ferrât, et de lions et d'enfants montés sur des cygnes, par Fr. Truphème.

Là commence, à l'E., le cours Mirabeau (pi. C-E 3) , à l'entrée duquel sont des statues de l'Industrie et de l'Art, aussi par Truphème. C'est une promenade ombragée, entre la vieille ville et la ville neuve, situées à g. et à dr., et il y a trois autres fontaines: d'abord, la fontaine des Neuf-Canons; puis, la fontaine Chaude, donnant de l'eau minérale; la troisième est surmontée d'une s/«^we du roi René, par David d'Angers (1819). René d'Anjou, le «bon

386 V- R- 50. AIX. Muséum, St-Jean.

roi» et l'ami des troubadours, fut duc de Lorraine, roi de Naples et comte de Provence (1409-1480).

De la fontaine des Neuf-Canons se dirige vers le S. la rue du Lycée, où se trouve, à g., le bureau des postes et téUijraphes (pi. D3), dans un anc. hôtel aristocratique (bel escalier). — De la fontaine Chaude, la rue du Quatre-Scptembre qui croise la rue Cardinale (au carrefour, la fontaine des Quatre- Dauphins, de 1667) conduit au S. au boul. du Roi-René. Dans ce dernier, à g.,

le muséum (pi. E 4), inauguré en 1905, contenant les collections d'histoire naturelle de la ville. Il est public les jeudis et dim. de 2 h. à 5 h. en été et de 1 h. à 4 h. en hiver, et toujours visible pour les étrangers (pourb.). Conservateur, M. Victor Achard.

Au vestibule, des bustes et des moulages. — On commence la visite par le 2^ étage, où se trouve la salle Louise-Eostan, établie dans une anc. chapelle : ornithologie et conchyliologie. — Au l*"- étage : conchyliologie, entomologie, archéologie préhistorique. Salle Ant.- Franc. Aude (ainsi nommée en souvenir du fondateur du musée) : suite de la conchyliologie.

— Salle Chahrier: lépidoptères, coléoptères, hémiptères, madrépores et crustacés. — Salle C Gondran: archéologie préhistorique, collection ethnographique. — Salle Ch. Laforêt: coquilles et fossiles de Provence.

— Au rez-de-chaussée: botanique, géologie, minéralogie, zoologie. Salle Achintre: botanique, paléo-botanique. — Salle lÂcni-Rostan (dans le bas de l'anc. chap. mentionnée ci-dessus): lithologie, fossiles, minéralogie. -- La salle de zoologie, de l'autre côté du vestibule, contient, dans la vitrine centrale, une collection de phrénologie.

La rue Cardinale mentionnée ci-dessus conduit directement k St-Jean-de-Malte (pi. E 3-4) , belle église gothique construite de 1234 à 1264, avec un haut clocher (65 m.) tout en pierre, des xiv" et xv*^ s.

Intérieur. !■•« chap. de g., deux statues et quatre bustes par Chr. Veyriei- (p. .390). — 3« chap. de g., le tombeau du prieur Viany, avec buste par le même artiste. — 4* chap. de g., Jésus et St Jean enfants, également par Veyrier, et deux tableaux de E. Levieur, Pfésentation de la Vierge et Nativité de Jésus. - Le bras g. du transept contient le Homheau d'Alphonse II, comte de Provence (m. 1209), avec sa statue couchée et celles de Raymond-Bérenger IV (m. 1245), son fils, et Béatrix, reine de Naples, sa peti'te-fille (m. 1277), inhumés avec lui. Ce monument, du style goth., fut détruit en 179.S; il a été refait en 1826. Tableau: St Bruno en prière, par E. Levieux. — Le chœur a un viaître- autel, des stalles et des vitraux modernes. Il y a aussi une Vierge du Carmel, par Migtiard. — Dans le bras dr. du transept, la Mort de St Joseph et l'Apothéose de St François de Paule, par Jouvenet. — Dans la 4» chap. de dr., une Résurrection, par L. Finson (p. 368).

Le bâtiment voisin est l'anc. commanderie de St-Jean, dont dépendait l'église et qui renferme maintenant le musée.

Le *musée (pi. E 4) , fondé en 1821, est public les dim. et jeudi de midi à 4 h., mais on peut aussi le visiter les autres jours. Il comprend, au rez-de-chaussée, des antiquités et des sculptures; au premier étage, des peintures, etc. Il y a beaucoup de tableaux anciens de valeur, même parmi ceux qui sont donnés comme d'artistes inconnus ou comme œuvres d'école. Catalogue des antiquités, sculptures et objets de curiosité (1882), 2 fr. 50; des peintures,

Musée. AIX. V. E. 50. 387

dessins, miniatares, estampes et sculptures modernes (1900), 1 f r. 50 . Conservateur, M. Henri Pontier.

Rez-de-chaussée. — Vestibixe, antiquités lapidaires. Côté dr. : :»05-307, trois stèles funéraires gauloises ornées de bas-reliefs; 298, sarcophage chrétien; 268, torse d'Apollon. Au mur du fond, antiquités égj-ptiennes. — Côté g.: *209, Combattant perse de l'école de Pergame, copie antique d'après une statue des groupes qu'Attale I^^ roi de Pergame (241-197 av. J.-C), lit ériger sur l'Acropole d'Athènes, l'an 239 av. J.-C. (d'autres à Venise, à Rome et àXaples^; 297, grand sarcophage chrétien avec le Passage de la mer Rouge. Au mur du fond, 276, enseigne de vétérinaire; 259, hermès double avec des portraits grecs.

Galerie parallèle au vestibule: moulages d'après l'antique; parmi les tableaux, 192, inconnu, Siège d'Aix par le duc d'Epernon, en 1593; vieux paravent avec peinture grossière représentant la procession de la Fête-Dieu, introduite à Aix en 1462, par le roi René: fragments de sculptures antiques; monnaies, armes, etc.

I-^ GALERIE DE GAUCHE: sciilptures et fragments de sculptures; 64, statue du roi René par David d'Angers., plâtre, modèle de celle qui est à Angers. —Il" galerie de gauche: 824, H. Vidal, le Paysan du Danube; 812, Ranius, Pêcheur; 785, II. Maiirette, Chevrier; 759, Fabisch, la Fille de Jephté; 743, Al. Charpentier, Jeune mère, bas-relief; 792, Pontier, Ixion; 815, 814, Truphème, Mirabeau (modèle), la Rêverie; Duret, Pêcheur napolitain.

Premier étage. — D'abord, à g. de l'escalier, un petit cabinet (I) avec des estampes et des faïences. — II* salle, collection léguée par le peintre Granet (v. ci-dessous): à dr., 84, Hédouin, les Moissonneurs (1852); 21, Brascassat, Argus gardant lo (1827); 162, Sieurac, Triomphe de Fabius (1861); 58, Dubufe, les Prisonniers de Chillon; 82, Guilleinot, le roi René signant une lettre de grâce; 163, Signol, la Malédiction de Koé; au-dessous, un beau bas-relief grec et d'autres petites sculptures antiques; 107, Loubon (d'Aix), Camp du Midi (1854), environs d' Aix; 119, Lurainais, Tendresse maternelle; 108. Loubon, Menons de la Camargue; 185, Watelet , Anciens quais de la Saône à Lyon; 74, Mlle Gérard, la Mère nourrice; 87, Ingres, Jupiter et Théti's (1811); au-dessous, un buste de femme en marbre, haut-relief italien du xv* s. ; 53, J.-L. David, portr. d'un jeune garçon: 63. Fei/en-Perrin, la Parisienne à Cancale. Au milieu, des bronzes, entre antres par A. Boucher, Desprez et Jean de Bologne; de petites antiquités, des terres cuites, des monnaies, etc. — Ille SALLE, tablcaux modernes: à dr., 81, Guay, Latone et les pavsans; 68, Fournier, Oreste ; 138, R. Ponson, Golfe de Bandol ; 43, Co.ste, le Port s'éveille; 126, Moutte, le Port de Marseille; 89, Jourdan, un Troupeau en Provence; 171, A. Trupjhhne, la Dictée; 754, buste de J.-B. Yanloo, le peintre, d'Aix, par G. Coquelin; ivoires.

lYe SALLE, en face (donation Rostan): tableaux de Drolling. Paul Flandrin, Deiéria; au fond, portr. du Dr L.-L. Rostan (1790-1866), par Ilippj. Flandrin; A. Grimou, portr. de femme; miniatures, statuettes, objets divers. — Ve et Vl* salles, à la suite (musée Granet): tableaux, dessins et esquisses de François-Marins Granet (d'Aix: 1775-1849); quelques meubles. En outre, dans la Ve salle: 359, P. de Hooch. Intérieur: 362, Ingres, tête d'homme (étude); 363, J. Jordaens, le Retour d'Ulysse; 391, école flam. du xri^ s. , l'Adoration des Mages (triptyque) ; 339. L. Cogniet, Granet; 368, X. Mignard, Mars et Vénus; buste de Granet par Legendre -Héroï (n» 780). Dans la YI* salle, au milieu du mur de dr. : . *360, Ingres, portr. de Granet.

On revient dans la Ille salle pour entrer à dr. dans la galerie des dessins (Vile salle), la plupart de J.-A. Constantin; à g., une momie. — En face s'ouvrent les asWts àc& peintures anciennes, les plus importantes du musée.

Ville SALLE, écoles françaises : à dr., 25, J.-A. Cellony (d'Aix), portr. de M. de Panisson; 95, Largillière, portr. de Mme de Gueidan en naïade;

388 V- -R- 5^- AIX. Mmée.

18, Bourdon, la Halte; 240, Fh. de C'hampaigne, portr. de l'abbé Henri Arnauld, évêque de Toul (1648); 234, J. van Breda, Combat de Leuze (1691); 170, Tournières (?, plutôt de Véc. italienne), Joueuse de mandoline; 142, P. P2iget, son portrait; 96, Largillière, portr. de Gaspard de (iueidan; 177, J.-B. Vanloo (v. p. 387j, portr. de Mme d'Albert en jardinière; — 79, Grenze, Triomphe de Galatée; 127, les frères Le Nain, Soldats jouant aux cartes; 188, éc. de Fontainebleau, la Paix; 179, J. Vernet, paysage; — 94, Larqillière, portr. d'Adélaïde de Gueidan et de su sœur; *154, 153, Rigaud, Gaspard de Gueidan; *612, Quentin de La Tour, le Duc de Villars', grand pastel (1743); 152, 156, Rigaud, Gaspard de Gueidan (1719), portr. d'un militaire; *93, Largillière, portr. de Mme de Gueidan en Flore (1730); — 155, Rigaud, portr. d'homme (1713). — Sculptures: Fr. Truphème, Félicien David (p. 381); *776, *777, Hmidon, Cagliostro (et non Paesiello; 1786) et le Bailli de Suffren (1786; v. p. 436); 771, J.-B. Giraud, Achille mourant.

IXe SALLK, écoles allematule, flamande et liollandaise : à dr., paysages par Moucheron, Wynants, d'Arthois, G. de Hensch: — 319, Aert van der Xeer. Clair de lune; 318, 317, 316, 314, P. Neeffs, Intérieurs d'église; 373, Ter Borch (f), l'Ordonnance; 255, d'après Diirer, la Fuite en Egypte; 239, Fh. de C'hampaigne, Pompone de Bellièvre ; 374, Ter Borch (?), la Leçon de chant (1660); 278, Nie. van Haeften, le Bénédicité; 315, F. Neeffs, Intérieur d'église ; 362, J. Steen, Adoration des Bergers ; 368, J. Livens (et non Teniers), la Robe de Joseph est présentée à Jacob; 281, 3/. van Helleiiiont. Concert en famille; — 390, F. Wouicerman, paysage; 387, G. van Wittel, Vue de Rome; --346, Rubens, portr. de femine; .303, 31etsu (f). Leçon de musique; 233, éc. flamande (et non D. Bouts), Charles -Quint enfant; 3.36, van Ravesteyn, portr. de femme; 334, Fr. Fourbus le J., portr. d'homme; 253, Gér. Dou, Moine en prière; 356, H. Saftleven III, Intérieur (1636); 295, Th. de Kegser, portr. d'homme (1626); 337, Rembrandt, portr. de l'artiste, dans un âge avancé (vers 1659); *300, Maitre de Flémaïle, la Vierge, St Pierre, St Augustin et un prieur (vers 1430) : 283, éc. de Holbein, portr. de Thomas Morus ; 248, J.-G. C'uyp, portr. de femme (1649); 296, Th. de Eeyser, portr. de bourgmestre; 345, Rubens. portr. d'homme; 252, Gér. Dou(?J, portr. de femme; .366, attr. à Teniers le r., St Paul et St Antoine ermites; — 338, d'après Rembrandt, portr. (lu maître âgé. — 765, buste du baron de Fabregoulea, fondateur du musée, par H. Ferrât (1867).

Xe SALLE, écolcs d'Italie: à dr., 443, le Caravage, Salomé; 471, Maratta, Adoration des Mages; iS2, Sassoferrato (G.-B. Salvi), Vierge: 471. le Bassan, les Pèlerins d'EmmaUs; 446, le Guerchin (Barbier i). Vision de Ste Thérèse; — 477 (au fond), Freti, le Calabrais, Martyre de Ste Catherine d'Alexandrie; 444, le Caravage, St Paul l'Ermite; — 481, Sassoferrato, Vierge; 476, Freti (?), Ste Madeleine; 462, Crespi, l'Annonciation: 4i;i, attr. à Cima da Conegliano, la Vierge et l'Enfant; 453, attr. à G. -A. Boltrafflo, Adoration de l'enfant Jésus; 472, le Farmesan, la Vierge, Jésus et Ste Anne; — s. n", Ann. Carrache, la Mort de St Joseph. — *609. F. Fuget, buste de Louis XIV jeune (V); vitr. avec des miniatures: 108(t. sphinx en bronze.

Par la rue Cardinale et la rue d'Italie, un arrive à la place Forbin (pi. E3), située à l'extrémité E. du cours Mirabeau. La rue Thiers mène de là au X. à une place où se voit d'abord le j:»«/o/s ,de justice (pi. D 2), édifice moderne qui occupe l'emplacement d'un mausolée romain et du palais des comtes de Provence. Il a une colonnade, précédée des statues en marbre de Portails et du comte .Siniéon, jurisconsultes de Provence qui prirent part à la rédaction du Code civil; elles sont par Eamus, d'Aix. A l'intérieur, une belle salle des Pas-Perdus à double colonnade. — Derrière, la ^^/-/.S'o/i

Eql. ne la Maddeine. AIX. ^'- ^ ■''''"■ o.S9

(pi. D 2), et plus loin, dans la niênif (lirection, l'iiritol de ville et la catliédrale (v. p. 390 et ci-dessous).

A la suite de la place du Palais est la place des Prêcheurs (pi. DE 2), où se voit une belle fontaine de 1761, par Chastel. d'Aix. avec un obélisque et des médaillons de C. Sextius Calvinus (p. 885), de Charles III. dernier comte souverain de Provence, de Louis XV et de Louis XVIII, dernier comte titulaire.

La belle église de la Madeleine (pi. E 2) est de 1708. mais elle a une façade moderne dans le style de la Ecnaissance (1860).

IxTKKiECK. Daus la (leruière chapelle de g., une Annonciation de Véc. franc, du xv<' s. — Au bias g. du transept, un Ange offrant à l'enfant Jésus les'instruments de la Passion, par 0. Vavloo: Ste Madeleine, par M. Serre. — Au bras dr., au-dessus de l'autel, la Visitation, pari?. Lerieu.r. A l'extrémité de la grande nef, une statue de la Vierge, par Chastel.

Au N-, l'église touche au cloître de l'anc. rouvent des Dominirains. — La rue des Arts-et-Métiers, à dr. de la Madeleine, conduit aux hoidevards qui font le tour de la ville, et elle se prolonge par le cours des Arts-et-Métiers. Au carrefour, la fontaine St-Lotiis (pi. E 2). avec un buste sur une colonne antique. A dr. du cours, Vécoh des Arts et Métiers (pi. EF 2-1), une des cinq de France (Aix, Angers. Châlons, Cluny et Lille). — A g. du cours, Ig jardin Bambavd (pi. EF 1), promenade appartenant à la ville.

A l'extrémité du boul. St-Louis, celui de g. en venant de la Madeleine, se trouve la porte Bellegarde (pi. D 1) et. au milieu de la place, la fontaine Granet, avec le buste du peintre de ce nom (,v. p. 387), sur une colonne antique. — Le boulevard Notre-Dame continue le tour de ville jusqu'à l'établissement thermal ip. 891), en passant à g. tout près de la cathédrale. A dr., cours de l'Hôpital, est le singulier monument de Jos. Sec (pi. C 1), qui se l'est érigé en 1792. une sorte de tour carrée, avec statues de Mo'ïse, de la Justice, etc.

La "Cathédrale. fSt-Sanveur (pi. C D. est vers l'extrémité X. de la vieille ville. De fondation très ancienne, elle fut reconstruite à partir du xi^ s., le chœur en 1285. et deux nefs ont été ajoutées au xiv^ et au xvii^ s., de sorte que la nef primitive est devenue le bas coté du S. Sou beau portail goth. a de magnifiques "^portes en noyer, sculptées de 1505 à 1508 par J. Gruiramand, de Toulon. Elles sont cachées par des volets, mais on peut se les faire montrer (s'adr. au sacristain, dernière porte à dr. avant le chœur). Les hauts-reliefs représentent quatre prophètes et douze sibylles, dans des niches à dais et avec des guirlandes de fleurs et de fruits d'une grande richesse. La tour, qui a 64 m. de haut, date de 1323 à 1425.

A l'isTÉRiEUR, à dr.. se trouve un baptistère octogone du vi^ s., qui aurait remplacé un temple d'Apollon et qui fut presque entièrement reconstruit en 1577; on y voit huit colonnes antiqxies, dont six en marbre vert et deux en granit, et les Sept sacrements, tableaux peints par des artistes d'Aix (1821-1849). — Dans la grande nef. à g., l'Incrédulité de

390 V.R.aO. ATX. Cathédrale.

St Thomas, par L. Finson (l(il3; p. 3«8); à dr., deux triptyques fermés. Le *premier, par Nie. Froment (p. 351), exécuté en 1475-1476 pour le roi Reué, représente, au milieu, le Buisson ardent dans lequel la Vierge apparaît (symbole de sa virginité inviolable); au fond, les villes de Tarascon et de Beaucaire; aux volets se voient à l'intérieur, à g., le roi René, Ste Madeleine, St Antoine l'Abbé et St Maurice, à dr., la reine Jeanne de Laval, seconde femme de René, St Nicolas, Ste Catherine et St Jean l'Evangéliste; à l'extérieur, l'Annonciation, en grisaille. Le second, par un inconnu, est composé de quatre petits tableaux du xiv^ s., des scènes de la Passion, et de volets modernes (St Mitre et St Maximin. patrons de la ville). — Dans le chœur, des tapisseries flamandes de 1511, représentant des scènes de la Vie de J.-C. et de la Vierge, avec des portr. de dames de la cour anglaise, et qui étaient destinées à la cathédrale de Cantorbéry. Dans la chap. de St-Mitre, derrière le maître-autel, le beau sarcophage de St Mitre (v. ci-dessus; v« s.) et, au-dessus de l'autel, un curieux tableau sur bois de Véc. de Nie. Froment, représentant le Miracle de St Mitre. Dans le bas du maître-autel, un bas-relief (Résurrection de St Lazare) par Veyrier, élève de Puget. Dans la l''* chap. de la nef de g. (1482), on remarque l'autel de Ste Anne, provenant des Cxrands- Carmes: au milieu, la Vierge et l'Enfant avec Ste Anne; à dr., Ste Marthe avec la Tarasque (v. p. 364); à g., St Maurice. La 4« chap. du même côté contient un tableau sur hois de Véc. du Pérugin, l'Adoration des Mages.

Au S. ou à dr. de la cathédrale est un petit cloître roman du xi^ s., qui a de beaux chapiteaux historiés et qui renferme des sculptures; on y entre par la l>e porte après le baptistère ou du dehors de l'église.

Du même côté, l'ancien archevêclié (pi. CD 1). Pour la visite, s'adresser au concierge (pourb.).

En haut de I'escaliek, des bas-reliefs en marbre attr. à P. Puget (Ste Madeleine; à g.) et à Veyrier (Ste Madeleine enlevée par les anges; à dr.) ; dans les salons d'attesté, des *tapisseries de Beauvais très bien conservées (scènes de la Vie de Don Quichotte, d'après Natoire, 1735-1744) ; dans l'anc. cabinet de travail, d'autres tapisseries de Beauvais (Fètc champêtre, etc.); dans la chapelle, un bas-relief en marbre attr. à Michel- Avge (Descente de croix); dans la galerie qui y fait suite, des tapisseries flamandes qui font partie de celles de la cathédrale (v. ci-dessus); dans trois salons, des portraits d'archevêques; grand salon de réception.

La chapelle de la Miséricorde, dans le voisinage, a également des tableaux intéressants et une Vierge miraculeuse.

En face de l'archevêché et de la cathédrale, l' Université (.Faculté de Droit, pi. C 1 ; v. p. xxvni), précédée dep. 1895 d'un huste de Fabri de Peiresc (1580-1637), conseiller au parlement d'Aix et grand protecteur des lettres, des arts et des sciences.

On retourne au centre de la ville par la rue Gaston-de-Saporta. ïj'hôtel de ville (pi. C 2), sur la place où elle conduit, est un édifice construit de 1652 à 1668, avec une tour d'horloge de 1510, en saillie sur la place. Dans la cour se voit la statue de Mirabeau, marbre par Fr. Truphème (1876), et dans l'escalier, celle du maréchal de Villars, gouverneur de ÎProvence, par Nie. Coustou (1714). Au 1er étage, à dr., la riche hibliothèque Méjanes, fondée au xviii« s. par le marquis de Méjanes et qui compte auj. env. 160000 vol. et 1351 man., entre autres le livre d'heures du roi René, enluminé par lui-même, et un missel de 1422 orné de miniatures. Elle est

Etahl. thPrmoJ. AIX. C'nrie. p. 37 7.— V. R. 5.0. 391

publique t. les j. de la sem., excepté le lundi et du 15 août au 15 oct., en été (avril-août), de 9 à 11 h. du m. et de 1 cà 5 h. du s. ; en hiver, de 1 à 4 h. et de 8 à 10 du soir. Bibliothécaire, M. Aude.

Sur la même place, la halle mix grains (pi. CD 2), qui a un fronton par Chastel, et une fontaine de 1755, surmontée d'une colonne antique, trouvée en 1654 près de la ville, avec celle de la promenade Pierre-Puget à Marseille (p. 404). — En prenant à g. ou au S.-E. derrière la halle, on arrive bientôt au palais de justice mentionné p. 388.

La rue des Cordeliers, à g. de l'hôtel de ville, croise la rue Lieutaud (pl.C 2), où l'on voit à g., dans une chapelle, un beau calvaire en bois. La rue des Cordeliers mène ensuite au cours Sextius qui fait suite, à dr., au boul. Xotre-Dame (p. 389) et aboutit à g. au boni, de la République, près de la place de la Rotonde (p. 385).

L'établissement thermal (pi. B C 1 ; hôt. et bains, v. p. 385) se trouve à l'extrémité X. du cours, c.-à-d. à l'angle X.-O. de la vieille ville. Il est bien organisé et a même une piscine. Il y a deux sources, dont les eaux bicarbonatées calciques sont très faiblement minéralisées (34 à 36°). Ces eaux ont de l'analogie avec celles de Plombières. Elles s'emploient surtout contre les rhumatismes, les affections des voies digestives et des voies urinaires, contre certaines maladies des femmes et l'éréthisme nerveux. Il ne reste que des substructions des thermes romains. — • Dans le jardin, du côté du boulevard, la tour de Toureluco (d'où l'on «reluque tout»), tour octogone du xrv^ s., reste de l'anc. enceinte de la ville, dont on a fait un réservoir.

Sur le cours Sextius, à dr. en revenant des Thermes, se trouve Véglise St- Jean- Baptiste (pi. B 2), du xvn« s. — Dans la rue Espariat qui part de la place de la Rotonde en deçà du cours Mirabeau. Véglise du St-Esprit ou St-Jérôme (pi. C3), en face d'uue tour de 1494, qui a un beau campanile en fer. Cette église, du xvin^ s., possède un autel fort riche, sinon du meilleur goût, et, au bras g. du transept, un beau triptyque peint en 1505 pour le parlement d'Aix, l'Assomption, attr. à Franc. Francia.

D'Aix à Eognac (aqueduc de Eoquefavour; Marseille), v. p. .S79: à Marseille, par le tramway, v. p. 407.

A 6 kil. à l'E. d'Aix. le Tholonet (bonne aub.), où il y a un château moderne, un barrage moderne et un barrage romain, formant la «Petite Mer». — L'ascension de la montagne de Ste-Victoire, dont le nom rappelle la victoire de Marius (v. p. 392), se fait soit par Vauvenargues (à 14 kil. au N.-E.), par une route passant au château de St-Marc et au hameau des C'abassols, soit directement par le.9 C'abassols (12 kil.), d'où il y a encore 2 h. de chemin muletier jusqu'à l'anc. monastère de Ste- Victoire. A Vab. plus haut, \z Croix lie Provence (946 m.; croix monumentale de 18 m. de haut, avec son socle; vue très étendue) et, à l'E. de là, le Roc, point culminant de la montagne (1011 m.).

La ligne de Marseille traverse ensuite l'Arc sur un viaduc courbe de 23 m. de haut et à 37 arches. Belles vues. A g., la mon-

392 V- ff- ■'^'>- - t'"''' . 2'- •■'77. HRi(IN(>T,ES.

tagne de Ste-A'ictoire (p. 391). Puis deux petits tunnels. Contrée accidentée, boisée et fertile. — 282 kil. Luynes. Tunnel.

287 kil. Gardanne (buffet; hôt. Truc), kg., ville de 4062 hab au centre d'un bassin houiller.

De (takdanne a Carnoules (ligne de Niée): 79 kil.; 2 h. 10 à 2li.45; 8 fr. 85, 5 fr. 95, 3 fr. 90. — A g., la montagne de Ste-Victoire (p. 391). - 8 kil. La Barque. Embranch. d'Aubagne, v. p. 408. — 20 kil. Trets, ville importante dans l'antiquité et au moyen âge, ruinée au x» s. par les Sarrasins. Elle a encore une partie de son enceinte des xiie et xine s. et un vieux château. — 24 kil. Pourrières («Campi putridi»), gros village aux environs duquel eut lieu la défaite des Teutons et des Ambrons par Marins, l'an 102 av. J.-C. — 29 kil. Pourcieux. Ensuite un petit tunnel.

37 kil. St-Maximin (hôt.: du Var, 10 ch. de 2 fr. 50 à 5, rep. 3.50; de France, rep. 2 fr. 50 et 8), ville de 2595 hab., à quelque distance à gauche. Son * église, du style goth. des xiiie-xv^ s., mais bâtie sur une crypte bien plus ancienne, est la plus belle de ce style en Provence. Elle est à trois nefs, sans transept, avec des chap. sur les côtés. Elle possède, de plus des œuvres d'art considérables : *maître-autel monumental et 94 stalles de la tin du xvii^ s., chaire du xviii» s., belles orgues, nombreux tableaux anciens, en particulier un grand retable du xvi» s., par Ant. Ronzen et Franc. Brea, etc. L'entrée de la crypte est à g. vers le milieu de la nef. On y voit quatre sarcophages remarquables ornés de sculptures, peut-être du iv^ s., ceux de Ste Madeleine, de StMaximin, l'un des premiers apôtres du pays, de Ste Marcelle et Ste Suzanne et de St Sidoine. Il y a ensuite un beau reliquaire de Ste Madeleine, en bronze doré, de 1860. On montre à la sacristie la curieuse chape de St Louis d'Anjou, évêque de Toulouse (m. 1297).

A 12 kil. au S.-O. (voit, publ., 50 c), Nans (hôt. de Nans & de la Ste-Baume, 16 ch. de 1 à 2 fr., rep. 1.50), d'où une route monte à l'hôtellerie de la Ste-Baume (8 kil. ; voit, partie, de St-Maximin, dep. 20 fr.; V. p. 408). Il y a aussi, le matin, une voit, pvibl. de St-Maximin à .SY- Zacharie (19 kil.; 1 fr. 25; p. 409).

43 kil. Tourves (aub.), avec les ruines imposantes du *c?iâteau de Valbelle, resté inachevé, sur une colline que la voie traverse par un petit tunnel. De l'autre côté, à g., une Vierge sur un rocher.

56 kil. Brignoles (hôt.: Fabre-de-Piffard, Grande-Rue, 30 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 4, omu. 1; de la Cloche-d' Or, rue Dr-Barbaroux, 30 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50, omn. 1), à g., ville de 4374 hab., sur le Carainy, et chef-lieu d'arr. du Var. C'est l'anc. résidence d'été des comtes de Provence, dont le château sert aujourd'hui de sous-préfecture. Tout près, une maison du xiii^ s. — Voit. publ. pour la Roquebi'ussanne et Méounes (p. 410).

67 kil. Forcalqueiret-Garéoult. A dr., les ruines importantes du château fort de Forcalqueiret. — 74 kil. Besse (hôt. Gonnet), sitixé à plus d'un kil. à g., au bord d'un lac profond et poissonneux. La voie tourne au S. A g., en contre-bas, la ligne de Xice. — 79 kil. C'arnotdes (p. 411).

291 kil. Simiane, à g., avec un château qui a un donjon du xm^ s. — 294 kil. Bouc-Cabriès. — 298 kil. Septènies (p. 407). Fabriques de produits chimiques. Trois tunnels. On passe sur le canal de Marseille qui traverse à dr. un tunnel de 3300 m. — 302 kil. St- Antoine. Puis un viaduc de 31 m. de haut et ensuite, à dr., la mer. — 304 kil. Les Ay gai odes- Accates. — 307 kil. Ste- Marthe. En deçà, à g., une tour moderne de 30 m. de haut, avec une statue de la Vierge, de 10 m. Beau coup d'oeil à dr. sur Marseille.

312 kil. Marseille (p. 393).

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