Marseille
Arrivée: ligne de Paris-Lyon^ \. R. 42, 45 et 47; de Grenoble-Aix, R. 50; de Vintûnille-Xice, R. 52. Marseille a cinq gares, mais une seule est importante pour les étrangers, la gare St-C'fiarles ou gare principale (pi. F 2), qui a un buffet et un Terminus-Hùtel (v. ci-dessousj. On notera. pour le retour, que le côté du départ est à dr. en venant de la ville et non à g., comme d'ordinaire aux grandes gares. Les quatre autres sont: la gare du Prado (pi. HT), pour les quartiers du S.-E., desservie par un embranch. partant de la stat. de la Blancarde (p. 408), la gare du Vieux-Port fpl. BC5), la gare maritime (pi. C l-2j et la gare d'Arenc. un peu plus loin, pour le service des marchandises du port. — Omnibus des hôtels à la grande gare: 75 c. à 1 fr. 50. Voitures de place, p. 394. Il a y aussi des omnibus de famille: à 4 pi., le jour. 1 ou 2 pers.,
2 fr. .50, 4.50 et 7, suivant la zone; 3 ou 4 p., 3.50, 5 et 7.50; à tj pi., 4, 6 et 8 fr. ; de min. à f> h. du m., 1 fr. de plus. Bureau en ville, rue Grignan, 17.
Hôtels: *Régina-Uôtel (pi. f, D 3), place Sadi-Carnot, ouvert en 1908 (250 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et «, v. n. c, p. dep. 12.50); *Gr.-H. du Louvre & de la Paix (pi. a, E 4), rue Noailles, 3 (200 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4.50 et 6, v. u. c, p. dep. 13;; ^Gr.-H. XoaiUes & Miitropole (pi. c, E4). rue Noailles, 22-24 (140 ch. dep. 4 fr. , rep. 1.50, 4 et (5, V. n. c, p. dep. 12.50): Grand-Hôtel (pi. b, F 4), à côté, 26-28 (90 ch. dep.
4 fr., rep. 1.50, 4 et 6, v. n. c, p. dep. 12.50); ces quatre de l^r ordre. — U. du Petit-Louvre (pi. d, E 4), rue Cannebière. 16-18; Gr.-H. de Genève (pi. m, D 4), rue des Templiers, 3, près de la Bourse, recomm. (65 ch. dep. 3 fr. 50, rep. 1.50, 3 et 4, v. n. c, p. dep. 10.50j; H. de C'astille & de Luxembourg (pi. e, E 5) , à l'angle des rues .St-Ferréol et du Jeune- Anacharsis i'70 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 4, p. dep. 9): H. des Phocéens
pi. i, E 4). rue Thubaneau, 4-6, avec restaur., bon (^30 ch. dep. 3 fr., rep. 1.
3 et 4); U. de Rome & de St-Pierre (pi. 1, E4), cours St-Louis, 7-11. particulièrement fréquenté par le clergé, recomm. (60 eh. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 3.50, p. dep. 9); H. Continental (pi. j, D 4) , rue Beauvau, 6 (50 ch. dep. 2 fr. 50. rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8.50); H. des Négociants & des Touristes (pi. p. E 4) , cours Belsunce, 33 (55 ch. de 2 f r. 75 à 4. rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 9.25); H. de Provence (pi. q, E 4), cours Belsunce. 12, avec rest. (80 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 9j : H. Universel (Champt; pi. r, E 3), cours Belsunce, 28i''*^-30, avec rest. (40 ch., rep. 2 à 3 fr.); H. de la Cidifornie & Colonial, cours Belsunce, 42-44, avec rest. (60 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 2.50 et 2).
Près de la gare St-Charles: Terminus-Hôtel (pi. g, F 2; 83 ch. dep.
5 fr.), recomm. ; *H. de Russie é d'Angleterre, boul. d'Athènes, 31 (pi. E 3), avec rest. (60 ch. dep. 4 fr., rep. 1.25, 3 et 4, v. n. c, p. dep. 10); H. de Bordeaux iS: d'Orient (pi. k, E .3), boul. d'Athènes, 11-13, diversement apprécié (50 ch. dep. 3 fr., rep. 1.50, 3 et 3.50. v. n. c, p. dep. 8;.
Hors de la ville, au S., Palace Hôtel & rest. de la Réserve (ch. dep.
6 fr. ; V. ci-dessous), dépendant de l'hôt. du Louvre & de la Paix.
Hôtels meublés: Grand-Xouvel- Hôtel (pi. u, F 4), boul. du Musée, 10, bon (70 ch. dep. 4 fr., P'- déj. 1.50); Modem Hôtel (pi. s. D 4), rue Cannebière, 50, recomm. (50 ch. dep. 3 fr., l^"- déj. 1); H. Riche & du xx^ Siècle (pi. V, E 4), rue Cannebière, 1 (30 ch. dep. 3 fr., l^^ déj. 1.50); Touring- Hotel (pi. t, E4), cours Belsunce, 28 A (90 ch. dep. 2 fr. 50, P-- déj. 1); — H. de la Poste (pi. o, E 3), au coin des rues Colbert et d'Aix, recomm. (ch. dep. 2fr. 50); H. des Princes (pi. h, E4), place de la Bourse, 12 (ch. dep. 2 f r. 50) ; H. de Paris (pi. n, D 3), rue Colbert, 15.
Restaurants: *La Réserve, au Palace Hôtel (v. ci-dessus), chemin de la Corniche (p. 405), avec vue magnitique, de le-- ordre («le Palais de la Bouillabaisse V, v. p. 394^: rest. du Roucas-Blanc, chemin de la Corniche, bon (rep. 4 et 5 fr.) ; - *Isnard, à Ihôt. des Phocéens (v. ci-dessus); de Provence, à l'hôt. de ce nom. bon (v. ci-dessus): rest. Basso-Brégaillon, quai de la Fraternité, 3-5, recomm. (coquillages, bouillabaisse);
BîPdeker. SE. de la France. 9^ édit. 25
394 r.-H.ôl. MARSEILLE. Rensciynimcuts
rest. Mistral, à côté, 7 (même geuie; rep. 2 fr. 50 et 3); reat. Pascal^ place Thiars, 27, recomm. (môme geure) ; rest. Ut-Louis, rue des Eécollettes, 2, au !«"■, près du cours St-Louis, bon (avec hôtel; rep. 2 fr. 50); aux brass. de Strasbourg et de Muoiich (v. ci-dessous); Au Rosbif , place de la Bourse, 7, bon (genre Duval); rest. du C'omDierce, rue Colbert, 7, bon (rep. 2 fr. 50 et 2); rest. de la Californie, à l'hôt. de ce nom (v. p. 393); rest. de Paris, rue des Rccollettes, 2tî, simple mais bon (genre Duval). — La cuisine pi'ovençale se fait surtout à l'huile, au lieu de beurre, et le pays a ses mets spéciaux qui ne sont pas toujours du goiit des habitants du Nord. La bouillabaisse (en provençal bouiaba'isso, bouillon abaissé) est un mélange de toutes sortes de poissons bouillis à l'huile, avec de l'oignon, du laurier, des tomates, de l'ail et colorée de safran; le bouillon est versé sur des tranches de pain et le poisson est servi séparément. La brandade est une sorte de purée de morue, Va'ioli une sorte de mayonnaise faite avec de l'ail et de l'huile. On fera bien de s'abstenir de manger des huîtres.
Cafés, les principaux, remarquables par leur élégance, dans les rues Cannebière et Noailles : C. Riche, de France (peintures par Magaud), du. Commerce, de V Univers; Noailles; C. Glacier, C. de la Bourse, place de la Bourse; C. Turc, à g. à l'extrémité de la Cannebière du côté du port; Bodega, rue St-Ferréol, 18. — C'est à Marseille que fut établi eu 1644 le premier café de l'Europe occidentale.
Brasseries: bi-ass. de V Univers, rue Cannebière, 21; brass. de Strasbourg, place de la Bourse, 11; brass. de Munich, rue Paradis, 17; brass. St-Georges, place Eruest-Reyer; tav. Alsacienne, allées de Meillian, 36; brass. Lyonnaise, cours Belsunce, 28 A; brass. Colbert, rue Colbert, 9; brass. des Temxjiiers, rue des Templiers, 21; brass. Helvetia, rue des Fabres, 11. La bière de Marseille jouit d'un certain renom. Voitures de place. | Course Heure
A 1 cheval, 2 places j 1 f r. 50 2 fr. 50 ^ prix uniformes
A 2 chevaux, 4 places h^n — ^n — \ A& jour ou de
Bagages, par gros colis | — „ 25 — „ 50 J nuit
2 fr. la course au lieu de 1 fr. 50, si une voit, doit se rendre à domicile. — Les limites des courses ordinaires sont en dehors de notre grand plan, sauf du côté de N.-D.-de-la-Grarde, où elles s'arrêtent aux boul. Notre-Dame et de la Corderie qui y sont toutefois encore compris. Les cochers sont enclins à surfaire; demander le tarif.
Auto-taxis (3 places): 1 fr. jusqu'à 800 m.; puis 20 c. par 400 m.; l'heure, 3 fr.
TraïQ-ways électriques. Prix unique en ville, 10 c. ; pour les environs, 10 à 15 c. Pas de correspondances. De nombreuses lignes relient les points principaux de la ville (v. le plan). Parmi les plus importantes pour les étrangers nous mentionnons les suivantes: 1" de la gare St-Charles (pi. F 2) aux allées de Meilhan (pi. F 4) ou à la place Castellane (pi. F 7) ; 2" du cours St-Louis (pi. E 4) au cours St-Louis, deux *circulaires par le Prado, la Corniche, Endoume et le boul. de la Corderie (prix, 15 c.) ; 3<' du jardin zoologique (pi. I 2 ; musée, v. p. 401) au boul. Vauban (pi. D 7), par le cours du Chapitre, la Cannebière, le quai de la Fraternité et la rue Breteuil ; 4» du cours du Chapitre (pi. F 3) au boul. Vauban (pi D 7), par la rue de Rome, le cours Pierre-Puget et le boul. Notre-Dame (pi. D 6-7 ; ascenseur de N.-D.-de-la-Garde, v. p. 405); 5° du jardin zoologique à la jjlace de la Joliette (pi. C 2); 6° de \& place de la Joliette au boul. Vauban (pi. D7; N.-D.-de-la-Garde). — En outre, les localités suivantes des environs sont desservies par des lignes de tramways: la Madrague-de-la- Ville, Si-Henri, St-André, VEstaque (v. pi. C 1; v. p. 379 et 407); St-Louis, St-Antoine, les Aygalades (v. pi. Dl; p. 379, 392 et 407); le Canet (v. pi. Dl; p. 407); Bell e-de- Mai , St-Barthélemg, Ste-Marthe (v. pi. Fl; p. 407); les Chartreux, St-Just (Château-Gombert), la Rose, la Croix- Rouge (Plaii-de-Cuques, la BourdonnièreJ, Allauch (v. pi. Il; v. p. 407); la Blancarde, St- Barnabe, St- Julien, Monlolivet (v. pi. 12); St- Pierre,
pratiques. MARSEILLE. F. R. 51. 395
la Pomme (la Vaientine, Camoïns-les- Bains), St-Marcd, St-Menet. la Penne, Aubagne (v. pi. 1 4 et p. 408) ; la Capelette, Pont-de- Vivaux, St-Loup, St-Marcd, etc. (v. pi. I 7 et pet. pi. Fl); le Rouet, Ste-Maryaerite, le Cabot, le Redon (v. pet. pi. F 3); St-Giniez, Ste-Anne, Mazargues (v. pet. pi. E 4, F 4 et p. 407); la Madrague-de-Montdredon (v. pet. pi. D 4).
Tramvr. électr. de Marseille à Aix, \. p. 407.
Pont transbordevir (pi. B 4-5; p. 398), entre le quai de la Tourette et le boni, du Pharo : trajet eu 2 min. ; 5 c.
Bateaux à vapeur. Service local: traversée du Vieux-Po)i, par les bateaux-mouches, 5 c. ; du quai de la Fraternité aux baÏTis des Catcilans, 15 c. (25 ail. et ret.) ; canots automobiles, au quai de la Fraternité, 6 fr. à l'heure ; — pour la visite du château d'If, v. p. 407 ; — pour Port-de-Boiic (p. 378), t. les j., 2 fr. 50.
Autres services (agences, v. ci-dessous) : pour Toulon. Xice, Gênes et la Corse, v. p. 408 et 483; — pour Alger, Comp. Générale Transatlantique, 4 fois par sem. ; Soc. G-én. de Transports maritimes à vapeur, 2 fois par sem. ; Comp. de Navigation mixte CComp. Touache), 2 fois par sem. :
- pour Oran, Comp. Gen. Transatl., 2 fois par sem.; Soc: Gén. de Transports à vap., 2 fois par sem.; Comp. de Xav. mixte, 1 fois par sem.; — pour Tunis, Comp. Gén. Transatl., 2 fois par sem.; Comp. de Nav. mixte. 2 fois par sem.: — pour Tanger, Comp. X. Paquet & C'«, t. les 15 j.; Lloyd de Rotterdam, t. les 15 j.; Deutsche Ost-Afrika-Linie, t. les 3 sem.;
— pour Alexandrie, Messageries Maritimes, t. les jeudis; Xorddeutscher Lloyd, t. les mercr., par Xaples. Consulter les indicateurs et le livre d'adresses intitulé «l'Indicateur Marseillais v.
Barques: traversée du Vieux-Port, 40 (•. pour une pers. et 15 c. par pers. en sus; du Yieux-Port au Pharo ou à la Joliette, 1 fr. et 25 c; do la Joliette au Pharo ou à la Réserve, 75 et 15 c.; course à bord d\in navire ou d'un navire à terre, 20 et io c. ; transport d'une malle, 50 c. ; d'un petit colis, 10 c; à l'heure, dans le port. 1 fr. et 25 c.
Agences maritimes: Comp. Fraissinet, place de la Bourse, 4-6; Coiiip. Générale Transatlantique, rue Xoailles, 15; Messageries Maritimes, place Sadi-Carnot. 3; Comp. de Navigation mixte (Comp. Touache), rue Cannebière, 54; Soc. Générale de Transports à vapeur, rue de la République. 70; Xorddeutscher Lloyd et Deutsche Ost-AfriTca-Linie. rue Beauvau, 16 (agent William Carr) ; lloyd de Rotterdam, rue de la République, 29 ; Orient Royal Mail Line (Worms & Ci«=), rue Griguan, 28; Comp. Péninsulaire & Orientale («P. & 0.»; Estrine & Ci"), rue Colbert, 18.
Agences de voyage: Th. Cook & Son, rue Noailles, ll^iB; Lubin, rue des Feuillants, 14; Voyages Universels, rue Cannebière, 16; Duchemin, rue Colbert. 20; etc.
Poste et télégraphe: rue Colbert (pi. D3). Bureaux auxiliaire.s : à la gare St-Charles; palais de la Bourse; allées des Capucines, 55: place St-Ferréol, etc.
Théâtres: Grand-Théâtre (pi. E 5), place Eruest-Reyer (6fr. à .50 c.) ; Gymnase (pi. F 4), rue du Théâtre-Français, 4 (5 fr. 50 à 65 c).
Cafés-concerts: Variétés-Casino (pl.E4), rue Xoailles (6 f r. à 1.25) ; Alcazar (pi. E3), cours Belsunce, 42 (5 fr. à 1.10); Palais de Cristal (pi. F 4), allées de Meilhan, 32 (5 fr. à 1.10); Paiuct Ca.^ino de la Plage (p. 406; en été; 4 fr. à 1.50). — Concerts es plein air: aux allées de Meilhan (p. 401), les dim. et jeudi de 5 à 7 h. du s. en été et de 3 à 5 en hiver, et au jardin zoologique (p. 403).
Bains. Bai:>s chauds: B. Maures Hammam, allées de Meilhan, 14; B. Castellane, rue de Rome. 172; B. des Allées, allées de Meilhan, 64; Grands-Bains de Marseille, rue de la République. 13; B. Phocéens, rue Paradis, 27. — Bains de mer, chemin de la Corniche : B. des Catalans (20, 25 et 60 c), dans l'anse du même nom (pi. A 5-6; v. p. 405; bat. à vap., V. ci-dessus) : B. duRoucas-Blanc et B. du Prado (v. le petit plan). — Bains DE MER chauds: Balnéothévapie Marseillaise, chemin de la Corniche, 96.
Banques: Banque de France (pi. E 6), place Estrangin-Pastré; Crédit Lyonnais, rue St-Ferréol, 2.') (pi. E4-5); Société Génércde. rue Noailles, 24 ;
396 r. R. m. MARSEILLE. Histoire.
Comptoir (.VËHCompfe, place St-Ferréol, 1 ; Société Marseillaise, rue Paradis, 75. Trksorf.rie oknérai.e , rue Montgrand , 58. Changeurs : Monnier, place de la Bourse, 3; James Rosa, Caunebière, 16; Boiwerot, rue de la République, 11 : Joiirdan, place du (ihange, 2 (Vieux-Port).
Consulats: AUeuiagne, rue St-Jacques, 96; Anifltterre, rue des Princes, 8; Autriche, cours Pierre-Puget, 79; Belgique, boul. du Muy, 47; Danemark, rue Paradis, 54; Espagne, rue de l'Arseual, 32; Etats-Unis, cours Pierre-Puget, 10; Italie, rue Sylvabelle, 48; Norvège, place de la Bourse, 4; Pays-Bas, rue delà République, 29; Russie, rue de l'Arsenal, i; Suède, cours Pierre-Puget, 40; Suisse, rue Paradis, 175.
Temples: calviniste et luthérien (pi. E5), rue Grignan, 15, au coin de la rue St-Ferréol; église libre, cours Lieutaud, 133 (pi. F 6). — Eglises GRECQUES : rite grec catholique , rue Montaux, 19 (pi. E F 6) ; rite grec orthodoxe, rue de la Grande-Armée, 23 (pi. F 3). — Synagogue (pi. E 6), rue Breteuil, 107 A.
Syndicat d'initiative de Provence, rue Paradis, 52. — C'iuh Al%tin Français: section de Provence, id.
Principales curiosités (un jour suffit) : Cannebière (p. 397), Bourse (p. 397), Vieux-Port (p. 398), cathédrale (p. 399), Notre-Danie-de-la-Garde (p. 405), palais de Longchamp et ses musées (p. 401) ; et. dans la belle saison, promenade du Prado p. 106), parc Borély (p. 407) et chemin de la Corniche (p. 40.5).
Marseille est nue ville très animée, industrielle et commerçante, de 517 498 hab. (90000 seulement au commencement du £ixe s.), dont env. 100000 Italiens, la seconde ville de France (v. p. 10), son principal port de mer, le chef-lieu du départ, des Bouches-du- Rhône et le siège du commandement du xv^ corps d'armée, d'un évêché et d'une faculté des sciences (v. p. xxvni), avec plusieurs écoles supérieures, etc. Marseille est bâtie dans une situation superbe, en amphithéâtre au pied de collines cal caires, dont l'une porte la chapelle de Xotre-Dame-de-la-Garde (p. 405), et sur une baie du golfe du Lion.
Marseille, la Massilia des Romains, Massalia des Grecs, fut fondée par les Phocéens vers 600 av. J.-C, à la place d'un village de Salyens. Occupée par les Carthaginois en 535, après la bataille navale d'Aleria (v. p. 486) qui obligea les Phocéens à se réfugier dans l'Italie méridionale, elle fut reprise par ces derniers vers 180. Dès lors, les Massaliotes devinrent les maîtres de la Méditerranée, fondèrent des colonies telles que Nice, Antibes, la Ciotat, etc., et explorèrent une partie des côtes d'Afrique et du Nord de l'Europe (Euthymène et Pythéas). Ce furent les habitants de Marseille, menacés par des peuplades voisines, qui appelèrent les Romains dans les Gaules, en 153 et 125 av. J. C. La ville conserva néanmoins son indépendance jusqu'au moment où, a'étant déclarée pour Pompée, elle fut assiégée et prise par César, l'an 49 av. J.-C. Elle eut sous l'empire des écoles célèbres. Le christianisme y fut introduit au iii'^ s. par St Victor ou même, selon la légende, au i«'' s., par St Lazare, le ressuscité (v. p. 376). Elle fut ravagée par les Visigoths, les Bourguignons et surtout les Sarrasins. Ensuite elle fit partie du royaume d'Arles, fut soumise ;i un vicomte et à son évêque, redevint indépendante en 1218, puis, après avoir été prise par Charles d'Anjou, vers 1250, tomba au pouvoir des comtes de Provence et fut annexée à la France avec ce pays, en 1481, Alphonse d'Aragon l'avait saccagée en 1423; elle résista victorieusement au connétable de Bourbon en 1524. Marseille manifesta encore plusieurs fois dans la suite son esprit d'indépendance, par ex. eu refusant de reconnaître Henri IV, jusqu'en 1596, et pendant la guerre de la Fronde: aussi Louis XIV lui ôta-t-il ses franchises eu 1660. Une peste épouvantable lui enleva 40000 hab. eu 1720 et 1721. En 1793, elle prit parti pour les Girondins et fut soumise au régime
Cannebiere. MAESEILLE. V H- 51. 397
de la Terreur; en 1814. une partie de la population se montra réactionnaire au point de massacrer des bonapartistes et une colonie de mamelucks amenés d'Egypte par Napoléon. Puget (v. p. 402) et Thiers sont deux des nombreuses illustrations de Marseille.
Son port (v. p. 398 et .399-400). dont l'importance s'est considérablement accrue par suite de la conquête d'Alger (1830) et de l'ouverture du canal de Suez (1869), a maintenant des concurrents très sérieux dans ceux de Gênes et de Trieste, avantageusement desservis par les lignes du Brenner, de l'Arlberg et surtout du St-Gothard. Sa circulation maritime a atteint, en 1909, 18 296 315 tonnes. On projette de l'agrandir encore (v. p. 400) et l'on travaille dep. 1903 à la construction d'un canal qui le reliera au Bhône et lui redonnera une importance économique nouvelle. L'importation s'est élevée, en 1909, à 3 821592 tonnes; l'exportation, à 2 588 579 tonnes. Les principaux articles d'importation sont la bouille, les céréales (de Russie, du Nord de l'Afrique, de la Turquie, des Indes et de l'Amérique du Nord), les graines oléagineuses, les peaux et les cuirs, les laines, le sucre de la Réunion et de Java, le café du Brésil, le poivre, le cacao, les bestiaux (notamment les moutons d'Algérie). L'industrie y est aussi très importante : minoteries, huileries, fabriques de savon dont les produits sont un des principaux articles d'exportation, tuileries, constructions navales, etc. - Au mois d'octobre 1899. Marseille célébra splendidement son 2.500» anniversaire.
Deux larges artères, la me Cannebiere et la l'ue Koailles (p. 400) d'une part, le covrs Belsunce (p. 400) et la rue de Rome (p. 403) (le l'autre, coupent Marseille à angle droit et, se prolongeant sous divers noms, traversent toute la ville de l'O. à l'E. et du X. au S. C'est à leur point de croisement, sur le petit cours St-Louis (pi. E 4) que la circulation est le plus intense.
La *Cannebière (pi. DE 4), dont le nom dérive du grec (-'annab'is (prov. «canuèbe») et signitie «corderie», conduit du cours St-Louis au Yieux-Port. Ce fut de tout temps l'orgueil du Marseillais. «Si Paris avait une Cannebiere, ce serait un petit Marseille», a dit Méry. On y parvient de la gare St-Charles (pi. F '2) par le boni. cJ' Athènes (pi. EF3), le boni. Duyommier et la me NoaUles (les jdétons abrègent par des escaliers).
La Bourse (pl. DE 4) , à dr. de la Cannebiere, est un grand et beau monument bâti de 1852 à 1860, sur les plans de Cosfe. La fa<;ade est décorée d'un portique corinthien en avant-corps, à cinq arcades et avec une loggia ornée d'un bas-relief par Toussaint. ^tarseillf recevant les produits du monde entier. Sur l'attique. des statues de la Méditerranée et de l'Océan. Sous le portique, des statues colossales de la France et de Marseille. De chaque côté du même portique, en dehors, des hauts-reliefs représentant le génie du Commerce et de l'Industrie et la Navigation, par Gvillatime; des statues de Pythéas et d'Euthymène (p. 396). par Ottin, etc. La grande salle est dans le genre de celle de la Bourse de Paris, avec galeries au rez-de-chaussée et au l^r étage, et la voûte est décorée de bas-reliefs par Gilbert. Il y a au premier étage une salle superbe, décorée de peintures par Magand. C'est là que siège la chambre de commerce de Marseille, riche institution fondée en 1650, qui organisa la compagnie d'Afrique et les premiers consulats, qui armait eu guerre contre les pirates barbaresques, etc. C'est
398 V. R. 51. MARSEILLE. Vieux-Port.
elle qui a construit la Bourse, pour laquelle elle a dépensé près de 9 millions eu comptant les expropriations, et on lui doit encore l'achèvement du port, ainsi que ses appareils hydrauliques. — Les affaires se traitent à la Bourse de 11 h. à midi et de 4 à 6.
Sur la place de la Bourse (pi. E 4), à g. de la Cannebière, s'élève dep. 1906 un monument de Pierre Puget (v. p. 402), par H. Lombard, de Marseille.
De là, on parvient en quelques pas sur le *Vieux-Port (pi. CD 4-5), le Lacydon des Phocéens, qui pénètre profondément dans la ville. C'est un bassin presque rectangulaire de 890 m. de long sur 300 de large, soit 28 hect. ^/^ de superficie. On n'y voit maintenant que des vapeurs et des voiliers de faible tonnage, des yachts et des bateaux de pêche. Ses quais, dont deux services de bateauxmouches (v. p. 395) mettent en communication les rives opposées, offrent une très grande animation (prendre garde aux pick-pockets). Deux anciens forts défendent l'entrée du Vieux-Port: au S., le fort d'Entrecasteaux (pi. B5); au X., le fort &rasse-Tilly (pi. B 4). Le premier, anc. fort St-Xicolas, fut construit sur les plans de Yauban par ordre de Louis XIV, qui voulait «avoir aussi sa bastide à Marseille» («bastide» signifie ici maison de campagne). Le fort Grrasse-ïilly, anc. fort St-Jean, jadis le château Babon ou des chevaliers de Malte, fut reconstruit sous le roi René (p. 385) et sous Louis XIV, A la tour de ce dernier fort, une plaque commémorative rappelle l'anniversaire de 1899 (p. 397) en langue grecque, latine, française et provençale. LTn canal de communication relie le Vieux-Port au bassin de la Joliette (p. 399). On aperçoit le château du Pharo (p. 404) entre les deux forts; sur la hauteur au S., l'église Notre-Dame-de-la-Garde (p. 405).
Le quai de la Tourette (pi. B 4) et le boul. du Pharo (pi. B 5) sont reliés entre eux par un pont transbordeur, construit en 1905 sur les plans de l'ingénieur Arnodin, comme ceux de Rouen, Nantes et Rochefort. C'est une sorte de nacelle qui, suspendue à un tablier de fer haut de 51 m. et long de 240 m., traverse le bassin à quelques mètres au-dessus de la surface de l'eau (v. p. 395). On peut monter au tablier (buffet-rest.) et au pylône N. (74 m.) ; par l'escalier, ail. et ret. 50 c.; par l'ascenseur, montée 60 c., montée et descente 75 c; belle vue (table d'orientation).
Sur le quai du Port, au N. du bassin, s'élève V hôtel de ville (pi. C4), édifice de 1663-1683, intéressant par ses sculptures ornementales. A l'extrémité 0. du même quai, près du pont transbordeur, se trouve la Santé (pi. BC4) ou intendance sanitaire.
Dans la grande salle, une collection remarquable de peintures, dite MUSÉE DE LA CoNsiGSE (s'adr. au concierge): à g., Hor. Vernet, le Choléra à bord de la Melpomène; David, St Roch priant pour les pestiférés, une des premières œuvres de l'artiste, peinte à Êome en 1780; *Pz(get, la Peste à Milan, haut-relief en marbre (1694); Gérard, Mgr de Belsunce pendant la grande peste (v. p. 399); Tomietn; la Justice revenant de l'Orient
CfdJiédrale. MARSEILLE. F. i?. .5/. 399
avec la peste à borri : Guériv, le Chevalier Roze faisant inhumer les pestiférés.
Au N". du Vieux-Port s'étend la vieille ville, toute différente do l'autre, avec son dédale de ruelles étroites, au pavé glissant, où grouille la foule des gens du port, dont beaucoup d'Italiens (v. p. 396). C'est en se rendant à la cathédrale et surtout aux halles an, poisson qu'on en observera le mieux la vie intense et pittoresque. On a percé au xix^ s. dans ce quartier plusieurs grandes artères, dont la plus importante est la rue de la République (pi. DC 4-2), créée sous Napoléon III (d'où son anc. nom de rue Impériale). Cette rue grandiose, qui a plus de 1 kil. de long, conduit du quai de la Fraternité à la gare maritime et aux docks du nouveau port (p. 400).
La -cathédrale ('pi. BC3), la Major on Ste-Marie-Majeure, sur une terrasse au N.-O. de la vieille ville et qui domine le bassin de la Joliette, est une somptueuse église de style néo-byzantin, l'édifice religieux le plus vaste du xix® s. Elle fut érigée de 1852 à 1893 par Vaudoyer, Espérandieu et Bévoil. Sa longueur atteint 140 m., la hauteur du dôme sur la croisée, 61 m. Elle présente, outre ce dernier, d'autres dômes plus petits sur chaque bras du transept ainsi que sur les chapelles. La façade est ornée de deux tours à coupoles reliées par une grande arcade formant porche. L'alternance des pierres blanches et vert foncé employées à la construction rappelle les églises italiennes. L'intérieur est à trois nefs, avec tribunes sur les bas côtés, supportées par des colonnes monolithes grises, à bases et chapiteaux en marbre blanc. Il est d'un eiFet grandiose et fort riche, bien que la décoration n'en soit pas encore achevée. Il y a des mosaïques aux arcades de la nef. aux pendentifs, etc., et le pavé est aussi en mosaïque. Les frais de construction ont déjà dépassé 16 millions, et l'achèvement de l'édifice en exigera encore 6. — A dr., les restes de Vancienne cathédrale, construite sur les ruines d'un temple de Diane (s'adresser pour la visite au sacristain de la nouvelle cathédrale: pourboire). Dans le collatéral gauche, le beau monument de St Lazare, par Francesco Laurana et Thomas de Côme (1481); à g. de l'autel, un beau saintsépulcre en faïence, par Luca délia Eobbia. Dans le collatéral droit, plusieurs tombeaux.
Au S.-E. de la cathédrale, devant Vanc. évêché (pi. C3), occupé auj. par les bureaux de la police, s'élève la statue de Mgr de Belsunce (1671-1755), évêque de Marseille qui se signala par sa charité et son dévouement durant la grande peste de 1720 (p. 396), bronze par J.-M. Ramus. — De la terrasse à l'O. de la cathédrale on a une jolie vue d'ensemble du bassin de la Joliette.
Le bassin de la Joliette (pi. AB 2-3) , que précède Vavantyort S., est le plus méridional des bassins construits dep. 1850 au N.-O. de la ville: il couvre près de 23 hect. de superficie. C'est là qu'on voit et peut visiter les grands paquebots. Plus loin, près
400 V. F. .%/. MARSEILLE. Place d'Ai.r.
de la gare maritime, les bassins du Lazaret (22hect.) et cVArenr, réserves à la conip. des Docks et Entrepôts. Sur les bords, de vastes docks, dont le bâtiment principal a 360 m. de long, avec caves et six étages, donnant une surface de plus de 238 000 m. et jtouvant loger 200000 tonnes de marchandises. Ensuite le bassin de la Gare Maritime (IShect.), près duquel est la gare d'Arenc; puis le bassin National (48 hect.); à dr. de là, des bassins de radoub et enfin le nouveau bassin de la Pinède (68 hect.), construit depuis 1895. A l'entrée de ce dernier, Vavant-port N., qui doit être remplacé par le nouveau bassin de la Madrague. On ne devra pas négliger, par un temps favorable, de faire une promenade sur la grande yV^éf de la Joliette, qui a 4500 m. de long, s'élève à certains endroits à 29 m. au-dessus du fond et dont la construction a conté plus de 50 millions. On en pourra revenir en bateau (v. p. 395).
Du bassin de la Joliette, le boulevard des Dames conduit vers l'E. à In place d'Aix (pi. D3). L'arc de triomphe, au centre de cette place, a été commencé en 1825 et achevé en 1832. Destiné dans le principe à rappeler la victoire du duc d'Angoulême au Trocadéro (1823), il a été orné, après 1848, par David d'Angers et Eamey de hauts-reliefs figurant les batailles de Fleurus, d'Héliopolis, de Marengo et d'Austerlitz et de statues allégoriques sur les colonnes corinthiennes des pieds-droits. Il porte aujourd'hui l'inscription: «A la République, Marseille reconnaissante».
D'ici on descend la rue d'Aix, k la suite de laquelle vient le cours Belsunce (pi. E3-4; p. 397), très animé. Dans le vieux quartier à dr., entre la rue d'Aix et le cours, a été percée la rue Colbert, où est Vhôtel des Postes (pi. D3), construit de 1889 à 1891, sur les plans de Huot.
Le cours Belsunce aboutit au cours St-Louis (pi. E4), point d'intersection des deux grandes artères mentionnées p. 397. Pour la rue de RoTue, prolongement S. du cours Belsunce, v. p. 403.
Laissant à dr. la rue Cannebière (p. 397), on suit à g. la rue Noailles où se trouve, au n» 5, V Institut colonial renfermant un musée commercial et un musée colonial, ouv. t. lesj., sauf le lundi, de 9 h. à midi et de 2 h. à 5 h. A l'extrémité de la rue Noailles se détachent à g. le boul. Dugommier, qui conduit à la gare St-Charles (v. p. 397), et à dr. le boul. du Musée (pi. F 4), avec le lycée et V école des Beaux- Arts (pi. E 4), devant laquelle s'élève un groupe en bronze par Turcan, l'Aveugle et le Paralytique. La bibliothèque publique, installée dans l'école des Beaux-Arts, est ouverte t. les j., excepté les dim. et fêtes, de 9 h. à midi et de 2 à 4 ou 5 et 7 ou 8 à 10 (vac. en août). Elle compte 118104 vol. dont 143 incunables et 1707 manuscrits. Il y a aussi un cabinet de médailles contenant la plus riche collection de médailles massaliotes qui existe et qui est ouvert comme la bibliothèque, sauf lé soir.
Palais de Loi-gcliainp. MARS^EILLE. V.E.51. 401
Continuant tout droit par les belles allées de Meilhan ipl.F4). promenade où se donnent des concerts en plein air (p. 395). on passe devant la faculté des sciences et Ton parvient à la place devant Téglise St-Yincent-de-Paul. Sur la place, le nwnu.ment des Mobiles des Bouches -du -Rhône, à la mémoire des mobiles du département, morts en 1871 pour réprimer l'insurrection en Algérie, œuvre do J. Turcan. l'un des combattants.
L'église St-Vincent-de-Paul (pi. F 3), dite des Réformés, parce qu'elle a remplacé une église des Augustins réformés, domine, avec sa nouvelle façade à deux tours, une grande partie de la ville. Elle est du style goth. du xiir s., sur les plans de Reybaud et de Mgr Pougnet.
Près de là. à g., le cours du Chapitre (pi. F(t3). à la suite duquel vient le boulevard de Longchamp (pi. G H 3-2). montant au palais de ce nom. situé à près de 1500 m. de la rue Noailles.
Le -palais de Longchamp (pi. H 2) , construit de 1862 à 1869, sur les plans de l'architecte Espérandieu, est un magnifique édifice du style de la Renaissance, qui occupe une éminence dans le haut d'un long boulevard, dont il est séparé par un beau jardin. Sur les côtés sont deux grands bâtiments et au milieu un arc de triomphe que relient, à la hauteur du premier étage , d'élégantes colonnades en hémicycle. Les bâtiments renferment les musées (v. ci-dessous et p. 403). L'arc de triomphe,- auquel on arrive par de grands escaliers sur les côtés, est le château d^eau de l'aqueduc de Marseille (p. 379), qui aboutit derrière. Sur le devant se trouve une vasque d"où une cascade abondante tombe sur des gradins, et dans cette vasque, un groupe colossal par Cavelier, représentant la Durance entre la Vigne et le Blé, sur un char traîné par quatre taureaux. C'est aussi à Cavelier que sont dues les frises de l'arc de triomphe et des musées. A dr. et à g., des Tritons et des Génies par Lequesne. Les animaux à l'entrée du jardin sont de Barye. Du toit des colonnades, on a une vue magnifique sur la ville et la mer.
Le MusÉK DES Beaux-Arts, dans le bâtiment de g., est public t. les j., excepté les lundi et vendr., de 8 h. à midi et de 2 h. à 5 h. en été, de 9 h. à midi et de 2 à 4 en hiver, fermé du 20 au 31 janv. et du 20 au 31 juillet. Catalogue des ouvrages de Pierre Puget (1908), 1 fr. Conservateur. M. Amédée Gibert.
Rez-de-chaussée. — Galkrie du miliki:. sculptures modernes: à dr. de l'entrée. 971. A. AUar, Héoube et son fils Polydore (bronze): 985, C'arrier-Belltuse. Psyché; à g-, de l'entrée. 10.86, Croisy. la Fondation de Marseille: 1072. Icard. les Vierges folles: 976. Allouard , Héloïse au Paraclet: Yiqvon. Daphné: 1088. 3Iath. Moreau . Studiosa: 972. Em. Aldebert. le Pêcheur à la ligne (bronze): 1048, Eîtg. Delaplanche. Enfant monté sur une tortue (bronze): 1059, J. J. Frère, Chanteur oriental: 1097. Ph. Poitevin. l'Enfant aux billes (bronze): ll.Bl, Bamus. Première pensée d'amour: entre les fenêtres, des bustes: 1054, Ant. Etex, Hyacinthe mourant (bronze). — Tableaux de P. Parrocel et de M. Serre.
402 V. B. 5/. MARSEILLE. P^l^i^ de
Sallk dk or. (par rapport à rentrée): moulages de sculptures françaises des xiie, xiii« et xiv« s. ; au mur de dr., *Barthol()mé, modèle du Monument aux Morts qui est au Père-Lachaise à Paris; au milieu, Chardigny, le Génie de l'Immortalité; à g., llSfi, Rodin, Voix intérieure (étude en plâtre); 979, Bontonx, l'Enfant à la toupie; 1033, Clésivger, Thiers; fragments de sculptures provenant de l'anc. église St-Martin.
*Salle de 6., à l'autre bout de la galerie. Cette salle est consacrée à P. Pitget, de Marseille (1622-1694), sculpteur et peintre, et il y est représenté par des originaux ou des reproductions de ses œuvres: à dr. et à g. de l'entrée, 1120, 1121, moulages des cariatides de l'hôtel de ville de Toulon (p. 126); au-dessus de la porte, 1103, armoiries en marbre (1670-1674), autrefois au balcon de l'hôtel de ville (p. 398). Au milieu, 1118, Milon de Crotone, œuvre la plus célèbre de l'artiste (moulage; original au Louvre); 1104. 1105, Faune, inachevé, en marbre, et sa maquette; 1126, la Vierge Marie (moulage). A dr. de l'entrée, 399, le Baptême de Clovis (tableau); dessins; 1123, St Ambroise ou St Alexandre 8auli (moulage; original à Gênes); au mur de dr. , 1106, médaillon de Louis XIV par Puget, et 1107, copie du précédent, par un inconnu; entre les deux. 1108, Louis XIV à cheval, bas-relief en marbre, de Pitget: en' haut, 1119, Diogène et Alexandre, bas-relief (moulage; original au Louvre); entre la l^e et la 2" fenêtre, 1109, Salvator mundi, buste en marbre; au delà de la porte, 401, portr. de l'artiste (attr.); 1060, Girardov, médaillon de Louis XIV; 1127, moulage du haut-relief de la Peste de Milan (p. 398); au-dessus, 1125. Conception de la Vierge Marie (moulage); 402. le Sommeil de l'enfant Jésus (tableau attr.); 1122, St Sébastien (moulage; original à Gênes): 898, le Baptême de Constantin (tableau); au-dessus, 452, Franc. Pnget (fils de Pierre P.), la Vierge visitant Ste Elisabeth.
La SALLE Emile Ricakd, à g., contient une collection de tableaux, dessins, etc., donnée en 1906 par M. Emile Ricard, dont 27 œuvres authentiques de Piiget. — Dans le cabinet de dr., des gravures et des dessins, surtout de Pnget.
I" étage. — Escalier ; *Marseille colonie grecque et Marseille porte de l'Orient, peintures murales par Piivis de Chavannes, de 1869. Sculptures décoratives par Cavelier, Poitevin^ Cauvet, C'habaud, Ferrât, Triiphème et Guindov. Devant l'entrée des salles de peinture, 1049, Eug. Delaplanche, Il Pecoraro (bronze).
Galerie du milieu: à g. de l'entrée, 582, de Troy, la Lettre; à dr., 184, 185, Blain de Fovteuay, Fleurs et fruits; entre les deux, 164, Duplessi.9, portr. de Blain; au-dessus. 579, Rob. Tortmières . portr. d'un gentilhomme et de ses fils; d'autres portraits par i2?,9a?/d. Gros, Dnparc; 583, de Troy, la Peste de Marseille eu 1720 (p. 396); 225, Greuze, portr. d'homme; — 902, Ant. Moro , portr. d'un gentilhomme; 893, Corn, de Mon. la Lettre; 861, 862, J. Bylert, portraits; entre les deux, 924, J. van Ruisdael, paysage (très gâté); 869, Decker, paysage; — 888, van Kessel, nature morte; 930, Seghers, le Roi David; 900 (en haut), van Mol, l'Adoration des Bergers; Rubens, 915, l'Adoration des Bergers, 916, la Résurrection, *914, la Chasse au sanglier (vers 1615; Paul de Vos serait l'auteur des animaux; don de Napoléon 1^^, provenant, dit-on, de Munich); 909, Fourbus leJ., portr. de Philippe-Guillaume de Nassau; 868, deCrayer, l'Homme entre le Vice et la Vertu; 864, Ph. de Champaigne, Apothéose de la Madeleine; 943, Bol, Ancien roi de Pologne; 933, van Veen dit Otto Venins, St Paul sur le chemin de Damas ; 932, D. Teniers, Corps de garde de singes; 863, Ph. de Champaigne, l'Assomption de la Vierge; 734, Morotta, le Cardinal Cibô ; 753, le Tintoret (Robnsti), le Doge Morosini ; 802, BotticelU, la Vierge et l'Enfant; 841. Zurbaran, St François; *788, le Pérugin, Famille de la Vierge; 839, Ribera, Scène de cabaret; 836, Ant. Péréda (Espagnol, 1599-1669), Déposition de la croix; — *361, Nattier, la Duchesse de Châteauroux; s. n», Mignard, portr. de jeune femme; 574, Tocqué, le comte de St-Florentin; 191, Hon. Fragonard, Allégorie à la ville de Marseille; 124, Coypel, Lettre surprise; 617, Fr. Vincent, portr. d'homme; 582, de Troy, nne Liseuse. Dans les vitrines, des faïences.
Longchojtip. :\rAR8EILLE. V. E 5t. 403
I» SALLE DE (i. (par rapporta l'entrée), tableaux modernes: au dessus de la porte. 383. Philippoteaiir , Dernier banquet des Girondins; à dr., 47. J.F. BoucTior. la Batelée d'herbe; — *430, J.-F. Millet. Jeune mère donnant la soupe à son enfant (1860); 478. Beipwnlt, Judith et Holopherne; «28. F. Ziem, le Quai St-Jean à Marseille; 78. F. Clément, Fréd. Mistral (p. 365); 960, Haminan, la Leçon d'anatomie d'André Vésale; 7.5, Chaplin, le Rêve; 206 (en haut). Gervais. les Stes-Maries (v. p. 376); 135. Do?/higny. les Graves au bord de la mer à Villerville; 453 (en haut), Puvis de Chavannes, un Retour de chasse (1859); — 571, Léon Tanzi, un Coin d'étang; 244, Hébert, portr. d'homme; 488, Eibot , Joueur de hautbois; 108, Coîirhet. le Cerf à l'eau; 100, 99. Corot, le Bouleau, Vue du Tyrol italien; 627, Ziem, Entrée du Vieux-Port à Marseille ; — 9(i8, Alfr. Stevhw, le Mercredi des Cendres. — 11^ salle de a. : 364, Oudry, Combat de chiens; dessins de Puvis de Chovannes : 362, Nattier. Vénus et l'Amour; 287, Largilliiire, Capitaine des gardes sous Louis XV; 622, Watteau, Promenade champêtre.
Salle de dk. . à l'autre bout de la galerie, école provençale: à dr., 593, Vayson, les Taureaux de Camargue; — 270, Th. Joitrdan, Retour d'un troupeau, en Provence; 555, Simon. Moutons au pâturage; — 197, Garibaldi (de Marseille), Château des Isnards à Suze-la-Rousse (Drôme) ; 106, Coste , le Matin dans les nouveaux ports de Marseille; 490-494, Ct. Ricard (de Marseille), portraits ; 5, R. Allègre, le Port de Marseille ; 352, Alph. Moiitte, Débarquement du blé à Marseille; 238, Marins Guindov, l'Arrivée des pêcheurs au quai St-Jean à Marseille; — 4, Aiguier, marine; - 553. Silhert. St Marin de Dalinatie; 68, Alfr. Casile , le Quai de la Ligne à Avignon. Au milieu, •/.-./. Fot/con, Vénus sortant du bain, statuette en marbre.
Le MUSÉUM d'histoirk xaturelle, dans le bâtiment de dr., est ouv. t. les j., sauf les lundi et vendr., de 2 h. à 5 h. l'été et de 2 à 4 l'hiver, et le dim. aussi de 9 h. à midi; il est fermé du 20 au 31 janv. et du 20 au 31 juillet. Il y a des étiquettes. Le rez-de-chaussée est consacré aux mammifères, aux poissons, à la paléontologie et à la minéralogie, le P'^ étage, aux oiseaux et à la conchyliologie, aux insectes, à la suite des poissons, aux rayonnes, aux arachnides (scorpions) et aux échinodermes (oursins). Les salles de ce musée sont décorées de peintures à la cire par Léop. Durangel, Eaph. Ponson et Jos. Lalanne, représentant des animaux antédiluviens, les phénomènes de la nature, les productions de la Provence, etc.
Devant le palais, un buste de A. -F. Marion (1846-1900), anc. conservateur du musée d'histoire naturelle. Derrière le palais se trouve un ipetit jardin public, à l'extrémité duquel est le débouché de l'aqueduc de la ville (p. 379) et où il y a, à g., une colonne avec un buste de Lamartine. — A dr., un petit jardin zooîogique (pl.HI 2), qui forme une jolie promenade. L'entrée principale est de l'autre côté, boul. du Jardin-Zoologique (entrée gratuite ; concerts, v.p. 395).
Du cours St-Louis (p. 400) , la rue de Borne ('pi. E F 4-6) , rue principale des quartiers S. de la ville, conduit à la place Castellane (pi. F 7) en laissant à TO. la préfecture.
La préfecture (pi. E 6), dont la façade principale donne sur la place St-Ferréol. au N., est un vaste et somptueux édifice con-
404 V.E..M. MARSEILLE. Eglise Si- Victor.
struit de 1861 à 1867 sur les plans de Martin, dans un style renaissance modernisé. La façade et la cour d'honneur sont richement décorées de sculptures et l'intérieur de peintures murales, par Magaud.
A peu de distance de la préfecture, à l'O., au commencement du cours Pierre-Puget (v. ci-dessous), se voit sur la petite place Estrangin-Pastré la jolie fontaine Estranyin, donnée en 1890 par le commerçant de ce nom et ornée de sculptures par A. Allar. Suivant, toujours à rO., le cours Pierre-Pnyet (pi. ED5-6) qui est bien ombragé et traverse le quartier distingué de la ville, on parvient à une place ornée de la statue en bronze de P.- A. Berryer (1790-1868), avocat et homme politique, par Fabre (1875). Sur cette place s'élève le
Palais de justice (pi. D5), qui fut construit de 1858 à 186*2, sur les plans de Martin. Il a un grand perron et un portique de six colonnes ioniques, avec un fronton et des bas-reliefs par Guillaume, représentant la Justice. La salle des Pas-Perdus est entourée d'une galerie supportée par seize colonnes de marbre rouge et décorée à la voûte de figures des grands législateurs: Solon, Justinien, Charlemagne et Napoléon I^^", de médaillons des grands jurisconsultes et de bas-reliefs symboliques.
La promenade Pierre-Puget (pi. CD 6), à l'extrémité du cours du même nom, est établie sur l'un des réservoirs de l'aqueduc (p. 379 et 403) qui y forme une cascade, et décorée d'une colonne antique provenant des environs d'Âix, avec un buste de Puget. Il y a plus haut une statue de Vahhé Dassy (1808-1888), fondateur de l'Institut marseillais des jeunes aveugles, situé près de là. On a de cette promenade une belle vue du port de Marseille.
Au N. passe le boulevard de la Corderie (pi. 1>-B 5-6; tramw. u'^2, p. 394), qui conduit près de l'église St-Victor (pi. C6). Celle-ci, reste de la puissante abbaye du même nom, fondée par St Cassien (m. vers 440), fut plusieurs fois réédifiée, en dernier lieu au xiii^ s., où elle fut aménagée pour la défense (tours à créneaux). Elle a été récemment restaurée. La crypte est ouverte le sam. de 7 h. ^^ à 9 h. du mat. et toujours visible en s'adressant au sacristain. Elle contient quelques reliques et d'anciens tombeaux.
Plus loin, au N.-O., le pont transbordeur (p. 398), le fort d'Entrecasteaux (p. 398) et, sur le promontoire rocheux au N.-O. du fort, le château du Pharo (pi. A 5). Celui-ci est un ancien palais impérial, construit sur les plans de Lefuel et donné à la ville par l'ex-impératrice Eugénie. On y a installé une école de médecine et de pharmacie. Son jardin est public. Le nom de Pharo vient d'un anc. phare, remplacé par celui qui se trouve maintenant sur un autre promontoire, au delà de Vanse du Pharo (pi. A4).
. S^ ^^aI^eritc , le Cabot, le BedoTi
N.-D.-âe-la-Garde. MARSEILLE. V. R. 5ï. 405
Au S. du Yieux-Port, l'église ^Notre-Dame-de-la-Garde
(pi. D 7), qui sert de point de repère aux uavires, s'élève sur le sommet dénudé et fortifié d'une colline calcaire (162 m.), d'où l'on a la plus belle vue générale de la ville et des environs.
Un ascenseur (pi. D 7), qui part de la rue Cherehell, gravit la hauteur et aboutit à 250 m, de l'église. Prix: montée, 60 c. ; descente, 30 c. ; aller et retour, 80 c. (le dim. et avant 9 h. du mat. : 40, 20 et 50 c). Sur les lignes de tramway du jardin zoologique, du Chapitre et de la Joliette au boni. Vauban (v. p. 394, n-^ 3, 4 et 6) il est délivré des billets donnant droit au parcours sur cet ascenseur : aller, 70 ou 50 c. ; aller et retour, 1 fr. ou 70 c. Monter et descendre à la rue Dragon (pi. E 6). — On peut encore monter au sanctuaire par Vescalier qui commence près de l'extrémité S. du boul. Gazzino (pi. D 7) ; on a 140 marches jusqu'à la terrasse et 174 marches jusqu'à l'église.
Xotre-Dame-de-la-Cxarde est un pèlerinage, dont le vieux sanctuaire du moyen âge a été remplacé par un bel édifice du même style néo-byzantin que la cathédrale et achevé en 1864 sur les plans d-Espérandieti. Il y a sur la façade un clocher de 45 m. de haut, surmonté d'une statue colossale et dorée de la Vierge par Lequesne. L'intérieur, à une seule nef, avec chap. latérales, est décoré de mosaïques. On remarque sur le maître-autel une Yierge en argent sous un baldaquin de bronze doré et au-dessus une mo~ saïque qui représente un bateau à voile. Le^ murs et la voûte sont couverts d'ex-voto offerts par des marins. Sous l'église est une crypte où l'on voit une Mater dolorosa par Carpeavx. — La "^vue qu'on a de la terrasse deNotre-Dame-de-la-Grarde, est remarquable: la ville, les collines avoisinantes et leurs blanches maisons de campagne («bastides >), le port, le groupe d'îles dénudées avec le château d'If (p. 407), la mer et les rochers du rivage forment un tableau magnifique. — • Les personnes délicates feront bien de ne pas visiter le sanctuaire quand souffle le mistral (v. p. 349).
Le *cheininde la Corniche (pi. A 6, pet. pi. A-C 1-4; tramw., V. p. 394, no 2), où l'on parvient de X.-D.-de-la-Grarde en descendant au S.-O. par le chemin du Koucas-Blanc (env. 40 min.i, commence un peu au delà du fort d'Entrecasteaux et se prolonge sur la côte, où il est en partie taillé dans les rochers, Jusqu'à une distance de 7 kil., au delà du Prado (p. 406). Ce chemin, dépourvu d'ombre et agréable seulement quand il ne fait pas trop chaud, offre des *coups d'œil magnifiques sur la baie de Marseille; on a devant soi les des d'If, de Ratunneati et de Pomègnes (p. 407). On passe d'abord à Vanse des Catalans (pi. .\ô-6), où sont divers établissements de bains (v. p. 395). Plus loin, on atteint la batterie d'Endoume (pet. pi. A 1), où se trouve un laboratoire de zoologie marine, avec un aquarium, ouv. le dim. de 2 h. à 6 h. et qu'on peut encore visiter à d'autres moments. Le chemin passe ensuite à l'anc. Réserve Eoiihion (pet. pi. B 2), avec le Palace Hôtel mentionné p. 393, puis au Roucas-Blanc ipet. pi. BC2), où sont installés des bains (p. 395), et rejoint enfin la Promenade du Prado
4()() r. B. 51. MARSEILLE. Châteai/ Borély.
(v. ci-dessous), à l'endroit où s'élève le Palace Casino de la Plage (café-glacier, restaurant et salle de spectacle, v. p. 395). Bains, V. p. 395.
Le Prado (pi. F 7 ; pet. pi. E 1-3, D 3-4: tramw., v. p. 394, no 2) est avec le chemin de la Corniche (p. 405) la promenade favol'ite des Marseillais. Il est très fréquenté le soir dans la belle saison et le dim. après-midi en hiver. C'est une avenue ornée de plusieurs rangées de platanes magnifiques et longue de 3200 m., qui commence à la place Castellane (p. 403), à l'extrémité de la rue de Rome, tourne à dr. à 1400 m. de là, au Rond- Point du Prado (pet. pi. E 2), pour se diriger vers la mer et rejoindre, 1800 m. plus loin, le chemin de la Corniche (v. p. 405) que l'on peut prendre pour revenir en ville.
Près de là, dans un beau parc (p. 407), s'élève le château Borély (pet. pi. D 4) qui renferme le musée d'archéologie de la ville, public les dimanche et jeudi, excepté les jours de courses, de 2 h. à 4 h. en hiver et 5 h. en été, et ouvert tous les jours aux étrangers. Catalogues (épuisés) par Maspero (Musée égj'ptien, 1889;, Le Blant (Monuments chrétiens, 1894) et Froehner (Antiquités grecques et romaines, 1897). ConseiTateur, M. Michel Clerc. Entrée par derrière.
Rez-de-cliaussée. l'^-III^ salles, à. g.; sculptures et inscriptions grecques et romaines, dont plusieurs proviennent de Marseille. On remarquera les tombeaux en forme de temples et un diptyque grec (tablettes d'écolier; n^^ 64-67). Dans la 2^ salle, un bas-relief funéraire attique (no 96, cà dr. de la cheminée), une base de trépied avec des bas-reliefs représentant Latone, Apollon et Diane {w 85. au milieu) et un papyrus contenant un discours d'Isocrate (n"» 138-145, aux murs). Dans la 3«, des sarcophages remarquables, une statue d'orateur romain (n- 210), des bustes, etc. — IV*^ SALLE, «salon doré» richement meublé dans le style Louis XYI et décoré de peintures attribuées à Chaix, de Marseille: l'Enlèvement des Sabines et le Triomphe de Psyché. - Ve-VIIIe salles, antiquités égyptiennes. Dans la 5^, des sarcophages, des urnes funéraires (n"» 103-115), des sculptures et des inscriptions. Dans la H*', de petites antiquités: statuettes, vases, bijoux, scarabées, amulettes, émaux; entre les feu., des enseignes religieuses et militaires. Dans la 7^, des momies et des étoffes. Dans la S*", des antiquités égj'pto-grecques, sculptures, inscriptions et terres cuites.
ler étage. — Vestibule: grand plafond de C'Jiaix, Icare. — I»e salle, en face: verres antiques. — II^ salle: objets du culte catholique. - TII" salle: faïences provençales. — On revient dans le vestibule et entre à g. dans la IV« salle contenant des curiosités et des objets d'art et. au milieu, un plan de Marseille en 1821. — Y» salle, à dr., chambre à coucher, style Louis XVI. Oratoire: cinq beaux bas-reliefs en marbre, dont quatre, aux murs, attr. à Foucault et celui de l'autel par PMI. Valle, de Rome. — On retourne dans la IV« et va tout droit dans la VI^ salle: vases et terres cuites antiques, surtout une aiguière mycénienne (n" 1043, sur la l»-e vitr. du milieu). — VU** salle: bronzes antiques, statuettes et ustensiles, bijoux et objets divers; urnes cinéraires. — VIII** salle (galerie), au fond à g.: modèles de bateaux. — On traverse le vestibule pour entrer, en face, dans la TX« salle (galerie) contenant des objets de la Chine et des Indes. - X« salle, au fond à dr. : objets préhistoriques, modèles de monuments. La salle des estampes, à la suite, n'est accessible qu'avec une autorisation du conservateur.
Excursiotcs. MAKSEILLE. Varte,p.37 7.'- V.Jtt. 51. 4u7
Le "^parc Borélij , remarquable par ses beaux arbres et ses larges pelouses, renferme au X. un jardin botanique et dans la partie 0., voisine de la mer, le champ de courses de Marseille. Près du château, à TE., une statue de Puyet (^p. 402) par Ramus. — Il y a près du parc et plus loin, sur la plage, des cafés et des restaurants où il est bon de faire prix d'avance. La Réserve, v. p. 393.
Excursions. — Si la luer est calme, on ne manquera pas de visiter le fameux château d'If, dans l'îlot de ce nom. à .3 kil. à TO. Le bateau à vapeur part du Vieux-Port; prix, 3, 2 et 1 fr. ail. et ret. ; tour de l'île, 25 c. Le château, illustré par Alex. Dumas dans «Monte-Cristo», est un donjon construit en 1529 et qui a servi de prison d'Etat. On en visite les principaux cachots (1 fr.j, entre autres ceux de Mirabeau et de Louis-Philippe-Egalité. Belle vue sur la vaste baie de Marseille. Petit café-restaurant. — A l'O., les deux îles fortifiées de Ratormeau et de Pomègues, reliées par une digue bordant le port du Frioul, où les navires font quarantaine (lazaret); les Eomains nommaient ce petit archipel <^insulae Phœnices », d'après un ancien établissement des Phéniciens. Plus loin au S.-O., l'îlot du Planier, avec un grand phare.
Du boul. Dugommier (pi. E F 3-4), des lignes de tramways conduisent au N,-E. aux localités suivantes: Château -GornheH (9 kil.), d'où un omn. (20 c.) mène à la très vaste grotte de la Loiibière (258 m,; 3 kil. plus loin) ; — la Rose (6 kil.) , où se détache à dr. de la route d'Aliauch (v, ci-dessous), un chemin qui conduit aux Olives (3 kil. ; omn.) ; à 1 kil. de là, les grottes delà 3ïario)ine qu'on peut visiter (stalactites: entrée et éclairage, 50 c. ; chalet-rest.) ; — Allauch (11 kil.; murs antiques, vieille église); — Plan-de-Cnqites et la Bourdonni'ere (14 kil.), d'où l'on monte en 2 h. env. à la chapelle de Notre-Dame-des-Avges (576 m.; hôtel-sanatorium), au pied du Pilon du Roi ou Pieloun du Rouet (710 m.), rocher isolé dont l'escalade est très difficile (1/2 h. ; belle vue). — Au S.-E. , deux lignes de tramw. (du cours St-Louis et du square de la Bourse; v. p. 395) conduisent à Mazargues (château où fut interné Charles IV, roi d'Espagne, en 1811) ; de là, on monte en 2 h. Vg (sentiers marqués), par la fontaine de Voire ou d'Yvoire, au sommet du Marseilleveyre (440 m.). Vue splendide du sommet où il y a des ruines, probablement d'anc. vigies.
De Marseille a Aix, par le tramvr. électr. (chem. de ter, v. p, 392) : 30 kil. en 1 h. 45; 1 fr. 50 et 1 fr. Départ, env. toutes les heures, du quai de la Fraternité (pi. D4). La ligne suit la rue de la République et le boul. Maritime (v. pi. C 1). — 6 kil. St-Louis; puis la Viste, d'où l'on a une belle vue de Marseille. 9 kil. St-Antoine; 12 kil. Septèmes (p. 392) ; 20 kil. Bouc. On traverse l'Arc. — 30 kil. Aix (p. 385; place Forbin. pi. E 3).
De Marseille a Roguac, par la ligiie de l'Estaqne, une ligne de banlieue: 28 kil., de la grande gare. Stat. : St-Barthélemy, le C'a net. Si- Joseph, où il y a un anc. château transformé en pensionnat du Sacré-Cœur. 7 kil. St-Louis-les-Aygalades . près de la belle vallée des Aygalades, aussi sur la ligne d'Arles (p. 379), — 11 kil, L'Estaque (hôt. : Château- Fallet, rep. 4 et 5 f r. ; des Bains-de-Mer , avec le rest. Mistral: de la Falaise, 15 ch., rep. 4 et 5 fr.), village industriel très fréquenté le dim., au bord de la mer et avec des bains. On y voit la maison natale de Pierre Puget (v, p. 402). A 18 kil. 5 à l'O. de l'Estaque (omn.) se trouve Sausset (hôt. : Beau-Rivage , Phion-Girard) , petite station d'hiver et de bains de mer; on s'y rend encore par un bateau à vap., une fois par j., du quai de la Fraternité à Marseille, par Méjean et par Carri-le-Roaet (Grand-Hôtel); prix, 2 fr. 25. — 19 kil. Pas-des-Lanciers: — 24 kil. T7trolles. — 28 kil. Rognac (p. 379). Les quatre dernières localités sont également desservies par la grande ligne (v. p. 379); St-Barthélemy le Oanet, St-Louis et l'Estaque aussi par des tramways {y. p. 394).
Pour la Ste-Baume, Cassis, la Ciotat, v. p. 408 et 409.
52. De Marseille à Toulon, Cannes, Nice, Monaco, Menton et Vintimille (Italie).
A Toulon: 67 kil., trajet en 1 h. j à 2 h. 10; 7 fr. 50, \> fr. 05 et 3 fr. 30.
— A Cannes: 194 kil. ; 3 h. 40 à 6 h. 55; 21 fr. 85, 14 fr. 75, 9 fr. 55. — A Nice: 225 kil. ; 4 h. 30 à 8 h. 10; 25 fr. 30, 17 fr. 10, 11 fr. 20. — A Monaco: 240 kil. (242 jusqu'à Monte Carlo); 5 h. 20 à 9 h. 15; 27 fr., 18 fr. 25, 11 fr. 95. — A Menfon: 249 kil. ; 5 h. 40 à 9 h. 40; 28 fr., 18 fr. 90, 12 fr. 35.
A Vintimille (Italie): 260 kil. ; 6 h. 5 à 10 h. 10; 29 fr. 30, 19 fr. 95, 13 fr. 10. - Vue surtout à droite. — Trains de lucre en hiver, entre Paris et Vintimille, par Lyon et Marseille, v. p. xiy-xv et l'indicateur. Le «Côte-d'Azur- Rapide» ne met que 14 h. pour aller de Paris à Nice (1087 kil.).
Bateaux a vapeur, de la eomp. Fraissinet (p. 395), pour Toulon (aussi par le bat. de la Corse, v. p. 483) et Nice le vendr., pour Nice le lundi, pour Nice et Gênes le mercr., pour Gênes le dimanche. Prix: pour Toulon, 8 et 6 fr. sans nourriture ; pour Nice, 15 et 10 ; pour Gênes, 30, avec nourriture.
Aubagne est desservie par une ligne de tramw. partant de la gare de Noailles (pi. E F 4), par St-Pierre, la Pomme, St-Marcel, St-Menet, la Penne, Camp-Major; 40 c. La Penne est desservie par une autre ligne de la préfecture (pi. E5), par la Capelette, St-Marcel, St-Menet; 25 c. De la gare de Noailles, une autre ligne va à Camoïns-les-Bains (13 kil. ; 15 c), par St-Pierre, la Pomme et la Valentine.
Marseille^ v. p. 393. La ligue reste d'abord à une certaiue distance de la mer, juais parcourt un pays accidenté et souvent intéressant. — Petit tunnel. A droite, Notre -Dame -de -la -Garde (p. 405). — 4 kil. La Blaucarde, d'où se détache l'embrauch. de la gare du Prado (p. 393). Ensuite à dr., le cimetière marseillais de St-Pierre. On passe sous uu aqueduc. — 7 kil. La Pomme, sur l'Huveaune qu'on va traverser plusieurs fois. — 9 kil. St-Marcel. On traverse le canal de Marseille (p. 379). — 12 kil. St-Menet.
A 4 kil. au N., Camoïns-les-Bains (122 m. ; hôt. de VEtahlissement- Thermal, 30 ch. dep. 4 fr., rep. 4, p. dep. 8), établissement d'eaux sulfureuses-calciques desservi de Marseille par un tramway électrique (v. ci-dessus). On y traite surtout les rhumatismes et les maladies de la peau. C'est en même temps un lieu de villégiature. — A 3 h. 3/^ au N.-E. (sentier), la. Croix de Garlaban{M8 m.; vue splendide; on peut descendre sur Aubagne, v. ci-dessous).
13 kil. La Penne. — 15 kil. Camp-Major.
17 kil. Aubagne (buffet; hôt. du Cours), à dr., ville industrielle (poterie) de 9614 hab., dans une plaine fertile, qui était autrefois un lac, desséché par les derniers comtes de Provence.
D'Aubagne a la Barque: 31 kil. de chem. de fer; env. 2 h. ; 3 fr. 45, 2 fr. 35, 1 fr. 55. — 5 kil. Pont-de-V Etoile. — 8 kil. Roquevaire, ville de 3110 hab. — 10 kil. Auriol, bourg industriel à 2 kil. à l'E. — 17 kil. Valdonne, localité importante par ses mines de lignite. 24 kil. Gréasqiie.
— 28 kil. Fuveau. 31 kil. La Barque (p. 392).
L'excursion de la Ste-Baume, très belle surtout au printemps et en automne, se fait des stat. iV Aubagne ou à^ Auriol. De Nans, v. p. 392.
W Aubagne à l'hôt. de la Ste-Baume, il y a un service de voit. publ. (4h. ; 5 fr.),' et en été un service automobile (6 fr.), par Gémenos; se renseigner d'avance; retour par Nans (v. p. 392). Gémenos (hôt.; omn. d' Aubagne en corresp. avec le tramway, v. ci-dessus, 30 c.) se trouve à 5 kil. à l'E. d'Aubagne, au débouché du joli vallon de ISt-Pons, où sont des ruines d'une abbaye cistercienne. La route de la Ste-Baume remonte ce vallon, puis elle tourne au N. et passe par le col de VEspigoulier (727 m.), dans une contrée sauvage, et le centre communal du Plan-d'AujJS
LA CIOTAT. Carte, 2^- 377- -V.R. 52. 409
(711 m.; aub. modeste). — Il y a en outre un sentier (5 h. env.)< par le vallon de St-Pons, puis par la Glacière (maison forestière; funiculaire abandonné) et le col de Bretagne (876 m.), entre le pic de Bretagne ou mieux Baou de Bertagne (1043 m.; ascension raide en 35 min., panorama splendide), à dr., et les trois Dents de Roque- Four cade (910 à 930 m. ; escalades difficiles et assez dangereuses), à gauche.
D'^?/r/oï,.une voit. publ. (50 c.) conduit à St-Zacharie (9 kil.; hôt. du Lion-d'Or). De là, un chemin carrossable (13 kil. ; voit, partie, 10 à 15 fr.) monte au plateau du Plan-d'Aups (p. 408) et à l'hôtellerie.
L'hôtellerie de la Ste-Baume (650 m. ; ouv. toute l'année) est située sur un plateau pierreux, exposé aux vents et presque dépourvu d'arbres. La partie orientale du plateau est couverte par une superbe *forêt séculaire, respectée par tous les gouvernements successifs; c'est une sorte de forêt vierge, très intéressante pour les botanistes (chênes, hêtres, érables, tilleuls, ifs, houx, etc.). Il y a de bons sentiers et des plaques indicatrices. A l'E. se dresse une énorme croupe calcaire, isolée et uniforme, avec une paroi à pic dans laquelle s'ouvre la Ste-Baume, vaste caverne accessible par un escalier taillé dans le roc (^/4 d'h. de l'hôtellerie), et où selon la tradition se retira et mourut Ste Madeleine (v. p. 376). C'est encore aujourd'hui un pèlerinage fréquenté surtout à la Pentecôte, à la Fête-Dieu et le 22 juillet. A l'entrée sont deux grands bâtiments, d'où les religieux ont été expulsés en 1903. mais qui sont toujours gardés. La grotte a été convertie en chapelle. En revenant sur ses pas. au pied de la grotte, on trouve (5 min.) un chemin qui monte sur l'arête (20 à 25 min.) et. 10 min. plus loin à dr., au St-Pilon. piton rocheux avec une petite chapelle (994 m. ; vaste panorama, table d'orientation). En se tenant à g., sur Tarête, on peut monter au Joug de V Aigle (1123 m.) et à la Pointe des Bégnines (1154 m.), point culminant de cette chaîne, situé à 1 h. ^U d^ l'hôtellerie et d'où l'on jouit d'une *vue très étendue de Marsillargues à l'Estérel, et de la mer aux Alpes du Dauphiné.
Ensuite une courbe autour d'Aubagne et deux tunnels, le second de 2600 m. — 27 kil. Cassis (129 m.), stat. desservant le petit port du même nom (Carsicis portus), à 3 kil. au S. de la gare (omn.; hôt.: Cendrillon, recomm., 10 ch. à 3 fr., rep. 3, p. 7 à 8; Lieutaud), avec un château en ruine. Yin blanc renommé.
Excursion très recommandée aux *calaxiques, baies étroites creusées dans des rochers escarpés de calcaire blanc. De l'extrémité 0. du port, on va à pied en 20 min. à la calanque de Port-Mion. On en suit le rebord 0. jusqu'à un petit col. d'où l'on peut descendre à dr. k Port-Pin, ou bien continuer à g., par le signal, jusqu'à la batterie ruinée de la Poitite-C'acdu (Ih. 1/4; *vue grandiose sur la côte). Pour visiter la calanque à'En-Va^^, que l'on voit de là vers l'O., entre de hautes parois rocheuses, on prendra, par une mer calme, un bateau à Cassis (env. 3 h. ail. et ret., 5 si l'on visite les trois baies; prix à débattre, 5 à 7 fr.) — De Cassis, on peut également se rendre à la Ciotat (v. ci-dessous), en 2 h. 1/2' par le Pas de la Colle (1 h.), ou en 3 h. à 3 h. Va, par un sentier pénible qui longe la crête du Baoîi Canaille (397 m.).
Deux tunnels, le second de 1600 m. On dépasse Ceyreste (à g.; V. ci-dessous). Belle vue à dr. sur le golfe des Lecques.
37 kil. La Clotat-Gare. Un embranch. de 5 kil. mène de là, par Ceyreste (1 kil.), l'anc. Citharista. colonie massaliote, où se voient les ruines d'un camp, de remparts et d'une fontaine antiques, à la Ciotat (hôt. : du Commerce, 12 ch. à 2 fr., rep. 2.50, p. 7 à 8 ; de r Univers; bains de mer, avec rest., au N.), ville prospère de 12370 hab., dans un beau site, sur uji golfe dominé par la curieuse crête rocheuse des Baoas de V Aigle (155 m.), au delà de laquelle
Bcedeker. S.-E. de la France. 9^ édit. 26
410 V.E.5L'.'Carte.p.377. SANARY. De Marseille
Vile Verte sort des flots. La gare est à l'extrémité S. de la promenade de la Tasse, séparée de la mer par le ch. de fer et continuée à l'E. par la jolie route des Lecques (v. ci-dessous). Vastes ateliers de construction des Messageries maritimes, que l'on peut A'isiter.
La voie descend. Belle vue sur la Ciotat. — 44 kil. St-Cyrla-Cadlère. A 2 kil. 5 au S.-O.. la plage des Lecques (hàt. : Grand- Hôtel des Lecques. 30 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 3 et 3.50, p. 7, omn. 50 c. ; de la Plage,' 15 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 2.50 et 3. p. dep. 6.50), située à env. 1 kil. au N. des vestiges peu importants de la ville de Tauroeis ou Tauroentvm, détruite par César. — Puis des hauteurs qui cachent la mer; un tunnel, et l'on se retrouve sur la côte.
51 kil. Bandol (hôt.: des Bains, en dehors, bon, 55 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 6; Beau-Bivage, 50 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 7), petit port et station d'hiver naissante, sur une jolie baie. Grande culture d'immortelles. Au loin à dr., le cap Sicié (v. ci- dessous) et les petites îles des Emhiei's.
58 kil. Ollioides-Sanary, stat. desservant Ollioules (3 kil. 5 ; p. 430) et Sanary, auparavant St-Nazaire (hôt. : des Bains, 20 ch. à 2 fr. 50, rep. 2.50 et 3, p. dep. 6; delà Tour: St-Nazaire), port de 2856 hab. et station d'hiver naissante, à 2 kil, à dr. de la station.
Ensuite, à dr. de la voie, \di pi^esqu'île du cap Sicié (p. 429).
62 kil. La Seyne- Tamaris-sur- Mer, gare desservant Taynaris (env. 5 kil.; p. 429; corresp. en 40 min., 40 c.) et la Seyne {hàt. de la Méditerranée, au port), ville prospère de 19 747 hab. et port de mer, à V* d'h. à dr. (omn.), avec des chantiers de constructions navales très importants, h la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (4000 ouvriers), qu'on peut visiter. Bateau de Toulon et tramw. des Sablettes, v. p. 424: omn. de Reynier, p. 429.
Après la Seyne, à g. de la voie, les deux forts de St-Antoine, en deçà du mont Faron (p. 430).
67 kil. Toulon {buffet; p. 424). — Plus loin, à g., toujours le mont Faron. Le chemin de fer s'éloigne beaucoup de la côte, où il ne revient qu'après Fréjus ^p. 413). — 75 kil. La Garde, à g. après sa station, avec une hauteur où sont les ruines du château St-Michel (1583). A g., le Coudon (p. 430).
78 kil. La Paîdine (restaur,, près de la gare), où se détache l'embranch. d'Hyères (v. p. 430). A g., une riche chapelle moderne du style du xiv^ s., décorée de sculptures par Pradier. — 81 kil. La Farlède. La voie franchit le Gapeau. — 84 kil. Solliès-Pont, centre important pour la culture des cerises et curieux lors de la floraison. Sur une colline se montre Solliès-Ville, dont l'église est bâtie sur les ruines d'un temple du Soleil.
Une route (corresp. trois fois par jour), remontant au N.-O. la jolie vallée du Gapeau, par Belgentier (8 kil. ; hôtel) et le ham. du Martinet (10 kil.), conduit à Méounes (13 kil. ; hôt. Trotobas) qui a une église intéressante. Voit. publ. pour la- Eoquebrussanne et Brignoles (p. .392). Au Martinet se détache à g. une route de 3 kil. 5, qui conduit, à travers
a Vintinàlle. LE LUC. Carte, p.377. — V. R. 52. 411
une belle forêt domaniale, à Montrieux-le-Jetme. chartreuse moderne que les moines ont abandonnée en 1901 et que Ton peut visiter. Pour atteindre les ruines intéressantes de Vancien couvent (xi^ s. ; hôt.-rest.), à 1 kil. 5. on redescend jusqu'au pont du Gapeau, puis on prend le chemin à gauche. A 5 kil. env. au S. du nouveau couvent (route de chars), les ^Aiguilles de ValbcUe. agglomérations de rochers dolomitiques formant des ' cités naturelles >.. da'ns le genre de Païolive (p. 308j et de Montpellierle-Yieux. Au delà (continuer dans la même direction, en laissant à dr. le chemin principal), on arrive à un col (env. 2 h. ; 542 m. ; belle vue).
90 kil. Cuers-Pierrefeu. Ciiers (hôt.) est une ville de 3090 hab., à gauche. Yoit. pour Collobrières par Pierrefeu (5kil. ; hôt.), v. p. 436. — 98 kil. Puget -Ville, à g. avant la stat., au pied d'une colline où il y a une tour du xn^ s. et entourée d'oliviers.
102 kil. Carnoules (buffet; hôt.). Ligne de Gardanne. v. p. 392. — 105 kil. Pignans (hôt. Gougis). A dr., sur un des sommets culminants de la chaîne des Maures (p. 434; 779 m.), à 2 h. 1/4 de la gare, est l'ermitage de Notre-Donie-des-Anges (chem. carrossable), d'où l'on a une vue splendide (table d'orientation). On peut descendre en 2 h. sur Collobrières (p. 436). — 110 kil. Gonfaron. — La voie passe dans des tranchées de grès rouge, puis dans une plaine fertile (oliviers, mûriers). A g., Pioule et le Luc.
121 kil. Le Luc et le Cannet (hôt. Terminus, modeste). A 3 kil. à rO., le Luc (hôt, : Nouvel H. du Parc, recomm., 16 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 7. omn. 20 c; de la Poste), petite ville dans une jolie vallée. On y visite une église ruinée du xm^ s., sur la route de Toulon, et le «Pigeonnier des Masques», ruines d'un château, sur la hauteur, à 1/4 d'h. au N. (vue).
Dans la plaine au S.-O. du Luc. également à 3 kil. de la gare, se trouve Pioule-les-Eaux, à eaux sulfatées calciques (14 à 17° 5). déjà connues des Romains. — Autres excursions à faire: au Cannet-du-Luc, sur la colline à 1 kil, 5 au N, de la gare, avec des remparts et une église à flèche carrée du xne s. (belle vue); de la stat. à Co^roïm (30 kil. au S.-E. ; p. 436 ; voit, publ., 2 f r. 25), par lo. Garde-Freinet (19 kil. ; p. 436) ; au village du Thoronet (10 kil. de route, au X.; tramw. de Grasse, v. p. 444), et aux ruines de Vabbaye cistercienne de ce nom (13 kil. ; église, du xne s., et cloître); à Entraigues (v. ci-dessous; 1 h. i/., à 2 h.), par le Cannet ou, de la gare, par un chemin de chars plus à l'est.
130 kil. Vidauban (hôt. Continental, 15 ch., rep. 2 fr. 50 et 3), ville de 2695 hab., dominée par une butte de grès rouge (184 m.), qui porte la chapelle de Ste-Brigitte.
La route de Lorgnes (p. 384; voit. publ. trois fois par j.) se détache au S.-O. de celle de Marseille et remonte la charmante vallée de l'Argens. par le hameau du Rondin et le moulin d'Entraigues (5 kil.; voit, partie, 6fr. ; usine électr. alimentant les tramw. de Toulon). Un peu au delà, on traverse à dr. un pont naturel pour aboutir à un petit café-buvette. Tout près, on a la meilleure vue de la cascade de l'Argens. large de 50 m. et haute de 10 à 15 m., un peu défigurée par la digue destinée à en empêcher l'effondrement, la chute livrant l'énergie à l'usine. Plus bas, la rivière traverse une curieuse faille de 150 m. de long, à parois à pic d'argile, recouverte en partie de tuf calcaire. Il y a là deux tunnels naturels de 15 et de 30 m. (autrefois un seul de 60 m'.), séparés par une cheminéeet constituant la *pert© de l'Argens. Par de curieux escaliers souterrains et une échelle, les bons piétons peuvent descendre sans danger au fond de la cheminée, où se précipite une cascade latérale. En aval du pont
412 V. R. 5-^. -Carte, p. 3 7 7. J)B.AGVÏG1:^ AN. De Marseille
inférieur, autres cascades formées par le Petit-Argens, bras de la rivière qui se détache au-dessus de la grande cascade, et, sur la rive dr., une chapelle souterraine très ancienne, dite St-Michel-soiis-Terre (beaux points de vue). La visite de toutes ces curiosités demande V2 b. à Ih.; s'adr. au café. — D'Entraigues, on peut aller en 1 h. >/•.' ou 2 b.. soit au Luc, soit au Thoronet (v. p. 411).
Puis on descend la belle vallée de V Aryens, VArgenfeus des Romains, que l'on franchit près du château d'Astros, dominé par les ruines de l'ancien château.
136 kil. Les Arcs (63 m.; buffet; hôt. Bataillier), bourg à env. 1 kil. à gauche. Marché aux bestiaux et aux cocons.
Des Arcs à Draguignan et de Draguignan à Grasse. — Des Arcs a Draguic;nan: embranch. de 13 kil., par la Motte-Ste-Rossolhie (4 kil.) et Trans (9 kil.); Ifr. 45, 1 fr. et 65 c. — A g. , à l'arrivée à Draguignan, la gare du Sud (v. ci-dessous).
Draguignan (180 m.: buffet, v. ci-dessous; hôt.: Bertiv, boul. de la. Liberté, recomm., ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50. omn. 50 c.; Féraifd, rue Nationale, 27; syndicat d'initiative), chef-lieu du départ, du Var, est une assez belle Ville de 9770 bab., sur le Nartuhy et au pied du Malmont (608 m.). Sa fondation remonte au v'' s., mais elle n'a d'importance que depuis qu'elle a remplacé Toulon comme chef-lieu, en 1797. En traversant, près de la gare, la place du Champ-de-Mars. on arrive au beau boul. de l'Esplanade, où se trouve, à dr., le théâtre; à g., \es allées d'Azémar, promenade plantée de superbes platanes; à l'extrémité du boul., la préfecture. A g. du théâtre s'ouvre la rue de la République où se trouve, au n» 9, dans l'anc. évêché, le musée -hihliothèqtie qui comprend quelques beaux tableaux (4, 5, deux D. Teniers le J.), des sculptures (beau buste du comte de Valbelle, par Houdon; Vénus par Canova), une belle armure du xvi« s., des objets d'art et de curiosité et une collection d'hist. nat. (herbier de L. Gérard); il est ouv. t. les j., sauf le lundi, de 2 h. à 4 h. (entrée, rue du Musée; à d'autres moments, s'adr. rue de la République). Plus loin, la place du Marché, près de laquelle est une église moderne du style goth., sur les plans de Révoil. Au delà, sur un rocher, la tour de VHorloge. On peut descendre au N. vers le boul. du Jardin-des-Plantes qui conduit à g. au petit jardin des plarites, d'où l'on pourra revenir à la préfecture, par la place du Dragon et le boul. de la Liberté. — A 1 kil. au N.-O., à g. de la route de Castellane (v. ci-dessous), un beau dolmen, dit Pierre de la Fée.
De Draguignan a Castellane : 61 kil. de route de voit. ; courrier t. les j., en 9 h., 7 fr. On sort de la ville par l'av. de Montferrat qui commence à la place du Dragon (v. ci-dessus). — 7 kil. Rehoiiillon. — 11 kil. 5. Le Plan de CMteaudouhle. Puis les gorges du Kartuby. A g., sur un rocher surplombant de 130 m. leNaturby, le village pittoresque de Châteaudouble. — 15 kil. Montferrat. — 21 kil. 3Iathnrines. — 32 kil. Comps (942 m.; hôt. Bain), où il v a un château ruiné et une église du xii* s. Route de Bargemon (p. 413). — 49 kil. Pont -de -Soleils, sur le Verdon, où se détache à g. une route très pittoresque menant à la Palud et Moustiers-Ste- Marie (33 kil.; v. p. 384, 383); elle offre de beaux coups d'oeil sur les *gorges dti Verdon, les plus grandioses de France, mais en grande partie inaccessibles. — 61 kil. Castellane (723 m.; hôt.: du Levant, du Commerce) , ville de 1536 hab. et chef -lieu d'arrond. des Basses-Alpes, sur le Verdon. Il y a des restes de fortifications du moyen âge. La ville est dominée par un beau rocher de 180 m. de haut que couronne la chapelle de Notre-Dame-du-Roc. Correspond, pour Grasse, St-André-de-Méouilles et Barrême (Digne), v. p. 444 et 290.
De Draguignan a Grasse (Nice): 64 kil., en 3 h. env., 5 fr. 35 et 3 fr. 95. Chemin de fer du Sud de la France, suite de la ligne de Meyrargues (v. p. 384), gare (buffet) à côté de l'autre. Parcours fort intéressant; vue toujours étendue, à droite. On traverse la ligue des Arcs et monte
à rintimille. FREJUS. 0.,p.417,377.- T. R. 52. 413
en laissant la ville à gauche. — 11 kil. Figanières. — 16 kil. Collas, stat. entre deux petits tunnels. A dr. , sur une hauteur escarpée , Claviers, au milieu d'un bassin que Ton contourne par un grand circuit, en passant à Bargemon (19 kil.). stat. qui précède celle de Claviers même (22 kil.j. Très belle vue de la chapelle de Ste-Anne (625 m.), au N. — Petit tunnel, au point culminant de la voie (409 m.). — 33 kil. Seillans. — 37 kil. Fayence (hôt.), petite ville pittoresque, à g. , où se montrent aussi le château du Puy et le village de Tourettes. — 42 kil. Callian et r43 kil.) Montauroux. deux villages sur des hauteurs, à gauche. — 50 kil. Tanneron. On traverse la Siagne sur un *viaduc en fer de 230 m. de long et 71 de haut. Site grandiose. Puis on remonte et l'on passe un tunnel de 535 m. Au loin à g., sur un sommet, Cabris. — 58 kil. Peymeinade. Encore un haut viaduc qu'on revoit à dr. en arrière. -— tU kil. St-Jacques. Un troisième viaduc et un tunnel sous Grasse. - 64 kil. Grasse (267 m.; buffet), gare à mi-côte au S.-E.. assez loin de l'autre (v. p. 444).
144 kil. Le Muy (hût. Serniet, suflBsaut), bourg de 3226 hab., il g. de la gare, dominée dans cette direction par la Colle de Rouet (ô61 m.) et. à dr. , par le rocher des Trois Croix de Roquebrune (v. ei-dessous). C'est là que le poète espagnol Garcilaso de la Vega fut mortellement blessé en 1536, par des Provençaux qui de la tour, à g. à l'entrée du bourg, voulaient atteindre Charles-Quint (v. p. 385).
A 10 kil. au N., sur la route de (.'allas (16 kil. ; v. ci-dessus), \q pont dt Pennafort, dans de belles gorges de porphyre, d'où l'on peut visiter à pied la chapelle du même nom (pèlerinage) et une belle cascade \''->^ d'h. de la route). -En prenant, au S. de la station, la route de Ste-Maxime jusqu'après le pont de l'Argens , puis en suivant le sentier qui remonte la rivière, on arrive au d^plé des Bagarèdes. d'où l'on peut retourner par un pont métallique et une route forestière (3 h., aller et retour). — En prenant, par contre, au delà du pont de la route de Ste-Maxime, la petite route il dr. , on arrive (35 min.) au pied de la chapelle de Notre- Darae-de-la- Roquette (pèlerinage, ancien couvent), d'où l'on peut visiter (sans danger, mais malaisé; guide utile) les très curieux couloirs dits le St-Trou, le Fo7rr des Fées et le Jeu -de- Ballon: on arrive ainsi à une ferme (V2 h. env.), où on retrouve la route. De là on gravit en 1 h., par un sentier qui côtoie un précipice, les sommets des Trois Croix de Roquebrune (371 m.), belle crête isolée de grès rouge (vue splendide).
150 kil. Rofptehrune. — 154 kil. Puget-sur-Argens. — Eu arrivant à Fréjus, à g., les ruines de son amphithéâtre.
158 kil. Fréjus. — Hôtels: dti Midi ou Pascal, rue de la Liberté, près de la gare (ch. 2 fr., rep. 2.50 et .3); hôt.-rest. Troin, rue Nationale, près de la place du Marché (déj. 2 fr. 50). 11 vaut mieux coucher à St- Eaphaël (p. 415), où mène un omnibus de la place du Marché, toutes les heures (25 c). — Station du Sud, v. p. 437.
Fréjus, petite ville déchue de 4190 hab. et siège d'un évêché, est le Forum Jnlii des Romains. Bien que relativement peu considérables, ses ruines romaines lui donnent un intérêt particulier.
Elle était jadis beaucoup plus importante, comme on le reconnaît à sa vieille enceinte, cinq fois plus grande que celle d'aujourd'hui. Elle avait un port considérable, creusé sous Auguste qui y envoya la plupart des galères prises à Antoine à la bataille d'Actium (31 av. J.-C.) et y établit une colonie de vétérans. Au moyen âge, le port disparut, par suite de l'ensablement des canaux et du colmatag-e progressif du bassin. Fréjus a vu naître le général romain Agricola, le poète Corn. Gallus, l'abbé Sieyès, Désaugiers fp. 414), etc.
Les arènes, qui se trouvent à 5 min. de la gare du P.-L.-M., en
414 V. R. 52. FREJUS. De Marseille
prenant à g. par la rue près de la fontaine, sont traversées par un chemin public et peuvent se visiter librement. Elles remontent probablement au delà de l'époque de Septime-Sévère (193-211). Il en reste surtout les piles et une grande partie de la galerie qui en faisait le tour sous les gradins. Elles mesurent aux deux axes 114 et 82 m., et elles pouvaient contenir env. 9100 spectateurs. Elles sont adossées au N. à un monticule, et de ce côté se voient des restes de remparts romains, comme il y eu a encore ailleurs.
La ville même est au contraire à dr. au sortir de la gare. On arrive bientôt, par la rue de la Liberté, à la place du Marché, où l'on a érigé en 1902 un buste du chansonnier Désaugiers (1772- 1827; V. p. 413), par Maubert. C'est de là que partent en face la rue Sieyès (p. 415), à g. la rue Nationale (v. ci-dessous et p. 415) et à dr. la rue Grisolle. Par cette dernière et par la rue Montgolfier, ou arrive, après avoir traversé la voie ferrée, à l'emplacement de l'ancien port dont le bassin, relié par des canaux à la mer et à l'Argens (p. 416), avait 600 m. de long et 565 m. de large. Là se trouve la hutte St-Aiitoine, l'anc. citadelle du Couchant, dont le tertre, de 7 m. de haut, élevé sur un rocher, protégait le port des vents du N.-O. Elle a 800 m. de tour et a conservé une grande partie de ses murs de soutènement. Il y a de plus trois tours rondes au S. et à l'E., d'où partait un môle fortifié, et l'une de ces tours a dû servir de phare. 8ur la plate-forme, maintenant propriété particulière, existaient des maisons et des magasins.
On contourne la butte jusqu'à l'angle N.-E., d'où un sentier, qui passe sous la voie ferrée, conduit à \r pjorfe Dorée ou mieux d'Orée, c'est-à-dire du bord de la mer. Cette arcade antique, qui est restaurée, doit avoir fait partie d'une stoa ou portique d'env. 21 m. de long sur 7 de large. — De la place de la Porte-Dorée, on prend d'abord à dr., par une ruelle, et on aboutit à la place Paul- Vernet, plate-forme plantée de platanes jusqu'au pied de laquelle venait la mer, et où se trouve la statue du Dr Grisolle (1811-1869), savant médecin de Paris originaire de Fréjus. On y a une belle vue de l'ancien bassin du port et de la mer jusqu'à 8t-Raphaël (p. 415).
De l'angle 8.-E. de la place, ou aperçoit, au delà de la voie ferrée, une sorte de tourelle appelée lanterne d^ Auguste, bien que son peu d'élévation (10 m. 50) et la pyramide massive qui la termine prouvent qu'elle n'a pu servir de phare.
La rue Nationale (route de Cannes) longe le côté N. de la place Paul-Vernet. Elle laisse au N. les restes peu considérables du théâtre antique et une tour de l'anc. mur d'enceinte, et passe aux ruines de Vaqueduc, des arcades qui atteignent 18 m. de hauteur. Cet aqueduc amenait à F'réjus les eaux de la .Siagnole et avait 40 kil. de long (v. p. 445). Près de la tour ci-dessus, une rue conduit à g. à une plate-forme, d'où l'on jouit d'une belle vue. Visà-vis de cette rue, par delà les vignes, on voit encore un rempart
à VintimUle. ST-RAPHAÉL. (-'arte, p. 41 7. - Y. R. ry2. 415
comme celui de la butte St-Antoine, Tanc. citadelle du Levant, qui formait l'extrémité orientale du port. Il y a aussi de fortes murailles, soutenues par de grands contreforts, et dans l'intérieur, à Tangle S.-O., sont des salles voûtées, une anc. citerne.
La rue Nationale ramène dans le centre de la ville, où on la quitte à g. pour aller, par la rue Fleury, à la place de l'Evêché. La cathédrale Notre-Dame-et-St-Etienne, qui s'y trouve, est un édifice roman des x^-xn^ s., avec un baptistère à colonnes antiques, à g. du porche, et un ancien cloître goth., dont les arcades sont murées, au delà du porche. Elle a sur la place une porte ornée de sculptures de la Renaissance (1530j, cachées par une boiserie (s'adresser au sacristain, à g. à l'entrée du cloître ; pourb.j. Dans l'église même (très sombre), on remarque des boiseries du xvi^ s. et un bon tableau du xv^ s. (Ste Marthe et la Tarasque, v. p. 364), à g. du maître-autel. Jolie vue du haut de la tour (^50 c.j.
La rue Sieyès ramène enfin à la place du Marché, en passant à g. devant une maison ancienne qui a une belle porte décorée de deux atlantes (xvu^^ s.;. Au X., dans la rue Nationale (v. p. 4:14), à g. de l'hôtel de ville, où il faut s'adresser, un petit musée d'antiquités, contenant des inscriptions romaines, des terres cuites, des monuments funéraires, etc., et dont la principale curiosité est une tête de Jupiter, en marbre, de 40 cm. de haut (le nez est restauré).
Il faut encore mentionner le j^ont romain, à env. 20 min. à l'O. des arènes (p. 413), près du chemin de fer, mais de l'autre côté (S.) de la voie. Il traversait un canal qui est maintenant ensablé.
De Fréjus à Hyères et à St-Baphaël (25 et 15 c.) par la ligue du Sud, V. p. 437-434, — Omn. pour St-Baphaël, v. p. 413.
Le chemin de fer traverse ensuite l'emplacement du port de Fréjus, laisse apercevoir à g. la porte Dorée et l'aqueduc et passe à dr. prés de la Lanterne d'Auguste.
162 kil. St-Raphaël. — Les deux gares, celle du P.-L.-M. et la gare du Sud (p. 437), sont voisines. — Hôtels: Grand-Hôtel, un peu à l'écart, à quelque distance de la mer (du 15 uov. au 15 mai; 50 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 4 et 5, v. n., p. dep. 12, omn. 1.50); H. Beaii-Rivage, aussi sur la plage, recomm. (du l^f nov. à lin mai; 60 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et 5, V. n. c, p. dep. 10, omn. 1); Continental-Hôtel des Bains, sur la plage (toute l'année; 60 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et 5, v. n. c, p. dep. 10, omn. dep. 75 c.); Hermitage Hôtel, av. des Chèvrefeuilles (de nov. à juin; 22 ch. de 3 à 5 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. 8 à 10, omn. 50 c.) ; Terïiiinus - Hôtel des Négociants, en face de la gare du P.-L.-M., recomm. (toute l'année; 25 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 7); Touring-H. & du Comtnerce, au port, recomm. (toute l'année; 30 ch. de 2 à 4 fr., rep. 2.50, p. 6 à 8).
Voitures de place: la course, 1 fr. 50; Th., 3 fr. ; la nuit, 2 fr. 50 et 4 fr. — Voit. publ. des gares pour Boulouris et le Dramont (p. 417); de la vieille ville pour Fréjus (v. p. 413). — Voit, de louage chez Albin, aussi dans la vieille ville, derrière l'hôtel de ville, et chez Séguier. — Boste et télégr., rue Gfounod, près des gares. — Agence Méridionale (banque; représent, de Th. Cook & Son), en face de la nouvelle église. — Bains de mer, en face de l'hôt. Continental. Bains chauds: B. de la Siagnole, rue du Progrès. — ChapelU anglicane, à l'E. de la gare du P.-L.-M., près de la voie. — Syndicat d' initiative, place Carnot.
416 V.R.52.-Carte,p.4l7. YALESCURE.
St-Raphaël est une ville de 4893 hab. et uu petit port sur le yolfe de Fréjus, où Napoléon I^r débarqua à son retour d'Egypte, le 9 oct. 1799, et s'embarqua pour l'île d'Elbe, le 28 avril 1814; un petit obélisque, sur le port, rappelle le premier de ces événements. Elle est devenue une station d'hiver, grâce à la beauté de son site et à une colline qui l'abrite des vents de l'E., mais elle est exposée au mistral.
De la place Alphonse-Karr, qui s'étend devant la gare du P. -L.-M., la rue Alphonse-Karr conduit au port (v. ci-dessus) ; au commencement de cette rue se détache à dr. la rue (îambetta, qui passe sous la voie ferrée, traverse la vieille ville et mène à la vieille église dont la tour a été érigée par les templiers comme défense contre les Sarrasins. — Au S. de la place Alphonse-Karr, s'ouvre le houlevard Félix-Martin, à l'E. duquel s'étend la ville neuve avec ses nombreuses villas. Ce boulevard passe devant Notre- Dame-de-la- Victoire , église neuve de style byzantin, par Aublé, et conduit ù la place du Casino, au bord de la mer. Sur cette place, une fontaine rappelle la construction du canal qui alimente la ville d'eau potable en y amenant les eaux de la Siagnole; à côté, un fragment de l'aqueduc romain (v. p. 414). Le boni. Félix-Martin continue à g. le long de la plage, en offrant de belles vues, jusqu'au monument de l'écrivain Alphonse Karr (1808-1890) par Louis Maubert (1906) ; là commence le boni, du Touring-Club-de-France qui lui fait suite (Corniche d'Or; v. ci-dessous).
Valescure {Grand- Hôtel, du 15 nov. à fin mai, 50 ch. dep. 6 fr., rep. 1.50, 5 et 7, v. n. c, p. dep. 12, omu. 1 fr., H. des Anglais, tous deux de l"' ordre; voit, publ., 50c.), à env. â kil. au N.-O. et mieux protégique St-Raphaël, le complète comme station d'hiver, pour ceux à qui ne convient pas la proximité de la mer. Il se compose de deux grands hôtels et d'un certain nombre de villas, dispersés dans des bois de pins et des vallons et abrités du N. par un rideau de montagnes. On y va par la vieille ville, en passant à g. de son église (v. ci-dessus). Chapelles catholique et anglicane. Fontaine du sculpteur Théodore Eivière (1905). Site charmant et paisible, avec clientèle surtout anglaise. Jeu de golf.
De St-Raphaël à Fréjus et Hyères, par la ligne du Sud, v. p. 437-434.
— Un boulevard inachevé conduit à l'O., par une plage presque déserte (bains de mer de Fréjus) mais offrant de beaux points de vue, jusqu'à Vembovchure de V Aryens (env. 3 kil.); un pont doit être construit là, ce qui permettra de se rendre en voit, à St-Aygulf {1 kil. plus loin; p. 437).
— A s/4 d'h. au N.-E. de St-Raphaël, par une route de chars conduisant à des carrières de porphyre bleu, le vallon des Lauriers-Roses qui mérite une visite, surtout en juin.
De St-Raphaël à la Napoule (Cannes), par la **Comich.e d'Or ou de VEstérel, route de 31 kil., construite de 1901 à 1903 sur l'initiative du Touring-Club de France : course très recommandée, le trajet en chemin de fer ne permettant guère d'apprécier la beauté très spéciale de la côte qui rivalise, sans leur ressembler, avec les paysages de la Grande-Corniche (p. 460). Voitures assez chères (faire prix d'avance; automobiles et breaks, v. p. 439); on peut d'ailleurs se contenter de faire à pied la partie la plus intéressante du trajet (4 à 5 h.), entre les stations d'Agay et de Théoule. — L'Estérel ou Esterel est un petit massif bien délimité, quoique se rattachant géologiquement aux monts des Maures (p. 4.34). dont le sépare la plaine de l'Argens. Il mesure env. 20 kil. sur 15 et ne dépasse guère
CORXICHE DOR. T. R. 52. 417
600 m. d'alt., mais ses pics rocheux et ses vastes «clapiers-^ (amas d'éboulis) lui donnent grand air. Il est formé de gneiss anciens entourés de schistes, percés, surtout vers le littoral, de vastes épanchements éruptifs de porphyre rouge et bleuâtre. La partie la plus intéressante du massif est occupée presque entièrement par une forêt domaniale à essences variées; on y voit surtout des chênes-liège et des pins maritimes, avec des sous-bois très vigoureux (bruyères arborescentes, arbousiers, houx, cistes, lavandes, osmondes, etc.). Les sangliers et les renards y sont encore assez nombreux (chasse gardée). Avec son réseau de routes forestières eu grande partie carrossables, cette région constitue une sorte de pare naturel d'un charme exceptionnel. La meilleure caHe de VEstérel est celle dressée par M. E.-A. Martel et publiée par le Touring-Club de France (au 1/20 000e; 1903, 2 fr. 50).
La route du littoral ou Corniche d'Or laisse à dr. le parc Calvet et, dans la mer, les beaux écueils dits le Lion de Terre et le Lion de Mer, passe à Boutouris (3 kil. ; v. ci-dessous) et arrive, à travers bois, au Draiiwnt (5 kil.; omn., v. p. 415; carrières de porphyre bleu), où elle franchit un petit col; belle vue, encore meilleure à env. 20 min. à dr., du sémaphore (140 m.); à l'O., Vile d'Or, avec un vieille tour. La route longe la jolie baie de C'amp-T^ong et atteint Ayay (8 kil.; stat., v. p. 418). Elle passe ensuite deux fois sous la voie ferrée (pont sur la rivière d'Agay), puis continue à suivre la côte, en passant à l'hôtel de la Plage et au phare. — 12 kil. Axithéor ou Antéore {hôf. de la Corniche-d'Or. 30 lits. ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 4 et 4.50, p. dep. 8), dans un site dégagé, à vue spleudide. Plus loin, un beau viaduc du chemin de fer. — 15 kil. Pointe du Petif- Caneiret,, où l'on a une vue splendide du cap Roux (p. 418), dont «les escarpements couleur de braise sont im des spectacles grandioses de la Méditerranée» (El. Reclus), et du gros roc de St-Boiihélemy (193 m.), avec une caverne autrefois habitée. Puis, le beau cirque Sf-Barthélemy et. à dr.. l'îlot de ce nom. 17 kil. Pointe de VObsen-atoire, avec vue splendide de Cannes, des îles de Lérihs, des Alpes, etc. A dr., la presqu'île du Cap-Roux, avec des casernes de douaniers. — 18 kil. Hôtel Suhe (p. 418). 19 kil. Station du Trai/as (p. 418). Ensuite la route contourne deux ravins, en vue de jolies M^alanques-^ poissonneuses et de la mince presqu'île du rocher Xotre-Dome. — 24 kil. Col de rEsqiiillon (86 m.i. où Ton a une vue superbe, encore meilleure à 5 min. à dr. (102 m.; table d'orientation) : on y voit le cap Roux, la Xapoule. Cannes, Bordighera. les îles de Lérins, les Alpes Maritimes, etc. — Puis la route descend par des bois. Vue toujours belle. A g., un sanatorium. — 28 kil. TMoide (p. 418). Au delà de la station, on contourne le ravin de la Bague, à g. d'un beau viaduc du chemin de fer. — 31 kil. La Xapoule (p. 419). De là à Cannes (40 kil.), v. p. 419.
La ROUTE NATIONALE DE Fréjus A Cannes, qui coutoume les principaux soulèvements de l'Estérel du côté N., est beaucoup moins intéressante. Nous recommandons cependant de prendre, au sortir de St-Raphaël. le boul. de Valescure (p. 416). puis à dr. le boni, de Suveret et (1 h.) la route forestière qui continue tout droit dans la même direction. On atteint ainsi, par de beaux bois, la maison forestière du Mcdpey (13 kil.). d'où l'on monte en moins de 1 h. (3 h. 1/2 de St-Raphaël: sentier) au mont Vinaigre (6I8 m. ; tourelle-belvédère. *vue très étendue), sommet culminant de TEstérel. On peut en descendre soit à Agay (p. 418), soit au X. à la maison forestière de la Duchesse et de là. à la route nationale (=';4d'h.), un peu en aval de Vaub. de VEstérel (joli site, grands châtaigniers), près d'un petit col (314 m.) et en face du village des Adrets. De là, la route descend à l'E. à la stat. terminus du tramway mentionné p. 443 (10 kil. de l'aub.).
Au delà de St-Raphaël, la voie ferrée longe la belle côte de l'Estérel. — 165 kil. BovIovris-svr-Mer ou la Boidei'îe (hôt.: <Trand-Hôtel, du l^^" cet. à fin juin. 40 ch. dep. 4 fr., rep. 1.25, 4 et 4, p. dep. 9, omn. 1 : Terminus & des Pins), qui est mieux abrité que
418 V.}i.ù2.^ L'arfe,p.4n. LETRAYA8. De MarseUle
St-Raphaël. — 170 kil. Agay (hôt. : des Boches-Bouges, d'oct. à fin mai, 50 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 4 et 5, p. dep. 10; d'Agay, près de la stat., ouv. t. l'année, bon, 22 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 3, p. dep. 7.50; de la Plage, à l'E.), probablement VAgathon de Ptolémée, petite station d'hiver sur une rade rappelant celle de Yillefranche (p. 421), de 25 m. de profondeur et au débouché d'une jolie vallée. Voitures partie, tarifées. Route par la maison forestière du Gratadis, le beau défilé ou ravin du Pertus et les curieux rochers du Pigeonnier à VAire de l'Olivier (4 h. ^y-^; 374 m.), d'où il y a un sentier menant au mont Vinaigre (^/^ d'h.; p. 417). Autres excursions, V. le Trayas, ci-dessous. A l'E. s'élève le Basfel d'Agay (309 m.), au delà duquel se trouve Anthéor (p. 417).
Pont sur la rivière d'Agay. Belle vue du cap Roux, à droite.
180 kil. Le Trayas (hOt.: Estérel-H. ai' Gr.-H. du Trayas, à 1/4 d'h. au N., du l^'" nov. au 15 mai, 50 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4.50, v. n. c, p. dep. 10; Siibe àb de la Béserve, à 1/4 d'h. au S., ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3.50 et 4, v. n. c, p. dep. 10), station isolée dans un site lomantique et boisé, point de départ excellent pour des excursions dans l'Estérel (p. 416) et indiqué surtout comme séjour d'automne ou de printemps.
Excursions. — A env. 400 ni. au S.-O. de la gare, près d'uu poste forestier, se détache à dr. une petite route en lacets qui retourne d'abord vers la gare et se bifurque ensuite (à g. vers le col de l'Evêque, v. ci-dessous) Eu prenant à dr., ou monte au col des Lentisques (V2 h. ; 265 m.) : à g., chemin du i-ol de l'Evêque, dont se détache un sentier montant, par la crête, au pic d'Aurêle (25 min. ; 316 m.) qui offre une très belle *vue. En descendant à l'O. du col des Lentisques, on arrive en 1/2 b. au *Mal- Infernet, gorge sauvage de 2 kil. de long, très curieuse par ses rochers et sa luxuriante végétation. En continuant à descendre par la vallée, on arriverait à la maison forest. du Gratadis et à Agay (3 h. du Trayas; V. ci-dessus). — En prenant, au N. du col des Lentisques, une route qui longe toujours la crête (très beaux points de vue) et qui passe au poste forestier des Trois-Ternies (303 m.), on aboutirait au poste de la Duchesst et à l'aub. de l'Estérel (4 h. du Trayas; p. 41Tj. — Le chemin du col de VEvêque (105 m.; v. ci-dessus; ^/^ d'h. du Trayas) est en partie l'anc. voie Aurélienne des Romains (il y a aussi un sentier direct de l'hôtel Sube); en descendant, ou arrive à un poste forestier (1 h.; plus haut, vieille tour et la Ste-Baume, grotte peu intéressante et but de pèlerinage, où habita, dit-on, St Honorât, v. p. 443); la route descend plus loin à Agay (2 h. 1/2}- — Du col de l'Evêque, de la Ste-Baume ou directement de la Corniche d'Or (à 5 min. au S. de l'hôt. Sube), des sentiers permettent de gravir, par de vastes clapiers (v. p. 417), le **Grand-Pic du Cap Roux (453 m.; env. 2 h. de la gare), le meilleur belvédère de l'Estérel qui offre une vue superbe de la côte, de St-Tropez à Bordighera, des Alpes Maritimes et parfois de la Corse (petite table d'orientation).
Ensuite deux tunnels, dont un de 810 m. — 185 kil. Théoule {Grand-Hôtel, ouv. toute l'année, 18 ch. de 3 à 5 fr., rep. 1.50, 3 et 3.50, p. 7 à 9; hôt.-resf. des Boches-Boses, 4 ch., rep. 2 fr. 50 et 3.50), station d'hiver et surtout de bains de mer, dans un très beau site. Vue de Cannes, des îles de Lérins et des Alpes. Corniche d'Or, V. p. 417. — La voie franchit le ravin de la Rague, sur un grand viaduc (p. 417).
aVintimine. ANTIBES. Carte, p. 41 7.— V. JR. 52. 41^
186 kil. La Napoule (hôt : Golf-Hôtel, 25 ch. de 3 à 4 fr., rep. 1.20, 3.50 et 3.50, v. u. c, p. 7 à 9; de l'Estérel, ouv. toute l'année, 10 ch. de 2 à 3 fr., rep. 1, 2.50 et 2.75. p. 6 à 7), dominée par la colline de St-Peyré (131 m.; 40 min. d'ascension: chapelle ruinée, belle vue). On peut aller de la Xapoule, par les Trois-Termes (p. 418). à l'aub. de l'Estérel (3 h. V2) ou au mont Vinaigre (4 h. ^j^\ p. 417). — Ponts sur le Biou et sur la Stagne. A g., une vallée uù l'on aperçoit Grasse (p. 444) et son chemin de fer. — 191 kil. La Bocca, à la bifurcation des deux lignes. Tramw. de Cannes. V. p. 439. A g., le quartier des Anglais (p. 441). Petit tunnel.
194 kil. Cannes, station dans la ville même (p. 437) que la voie traverse, pour regagner plus loin la côte.
200 ki\. Golfe- Jnan-Vallauris, stat. sur le golfe Juan, où Napoléon I«'" débarqua à sou retour de l'île d'Elbe, en 1815 (colonne commémorativej. Le hameau de Golfe-Juan (hôt.: Central, 32 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 1, 2.50 et 3, p. 6 à 8; de la Plage; du Globe) est en voie de devenir une station d'hiver. Tramw. électr. de Cannes-Antibes et de Vallauris, v. p. 439. Vallauris (7433 hab. ; hôtels; voit, de Cannes, 12 à 18 fr.), à ^/oh. au N.-O,, a de nombreuses fabriques de faïences d'art.
203 kil. Juan-leS-PinS. — Hôtels (ouv. toute l'aunée): arand- Hôtel (60 ch. dep. 3 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4.50, v. n. c, p. dep. 10.50); Graziella-H. (31 ch. de 4 à 5 fr., rep. 1, 3.50 et 4.50, p. 10 à 12); Windsor; de la Pinède; de la Régence (22 ch., p. 8 à 1-2 fr.). Beau-Rivage, simples. — Casino municipal, près de la plage.
Juan-les-Pins est une station d'hiver et de bains de mer, garantie du mistral et où l'on voit les restes d'un vieux bois de pins. Le cap d'Antibes (p. 420) la protège un peu contre les vents de l'est.
205 kil. AntibeS. — Hôtels: *Gr.-n. du Cap, au cap d'Autibes (p. 420), avec un parc (du 15 oct. au 15 juin; 100 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 5 et 6.50, V. n. c, p. dep. 12). - Grand-Hôtel, place Macé (fermé en été; 70 ch. dep. 4 fr., rep. 1.25, 4 et 5, v. n. c, p. dep. 10. omn. 50 c); H. t'osmojxilitain, place Macé; H. National é d'Alsace, rue de la Eépublique, 44; des Aigles-d'Or, rue Thuret, près de la place Nationale (30 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50 et 3, p. dep. 7.50); Terminus, à la gare (18 ch. dep.
2 fr. 50. rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 7).
Agences de location: Agence Générale, av. de la Gare; Ridera Office, même av. ; Astoin, place Macé.
Voitures de place (demander le tarif) : la course en ville, à 1 chev.
1 fr., à 2 chev. 1 fr. 50; hors de la ville, 1 fr. 50 et 2 fr. hO; à Th., 2 et
3 fr. (la nuit, 50 c. de plus); pour le cap d'Antibes, v. p. 420.
Tramways électr. pour Cannes, v. p. 439; pour Nice (p. 446). t. les
2 h., de la place Macé (trajet en 1 h. V>) ; pour le cap d'Antibes (p. 420), t. les h., de la même place (venant de Nice) ou de la gare (trajet en 20 min. ; 30 et 20 c).
Poste et télégraphe, place Nationale.
Théâtre, cours Masséna; Casino des Fleurs, place Nationale.
Antibes est une ville de 11 753 hab., station d'hiver et petit port, dans un site magnifique, mais relativement peu abrité, surtout contre les vents de l'E. C'est V Antipolis de l'antiquité, fondée parles Massaliotes (p. 396), sur l'emplacement d'une colonie phénicienne.
4-2() V- R- ■''2. Carte, p. 41 7. CAP D'ANTIBES. J^e Marseille
Au N. de la baie qu'on longe pour arriver à la ville, du côté du port, s'élève le fort Reille ou fort Carré, construit par Vauban, seul reste des remparts de la ville démolis en 1S96. *Yue magnifique de ce côté, surtout l'après-midi, vers Xice que dominent des cimes de plus de 3000 m., presque toujours neigeuses.
Le port, où l'on descend directement de la gare, est protégé, vers la pleine mer, par un môle de 470 m. de long, dû aussi à Vauban. On entre de là en ville par la rue Aubernon, après laquelle vient le cours Masséna. Devant Vhôtel de ville, à g., le buste du général Champioimet (v. p. 340), mort à Antibes. L'église a une grosse tour carrée qui domine la ville, avec une autre dans le voisinage, un reste de l'anc. château. Près du cours, la place Nationale, avec une fontaine surmontée d'une colonne^ en mémoire de la résistance victorieuse opposée par la ville à l'armée austro-sarde en 1815.
De la gare, on va au cap d' Antibes, en prenant à dr. le boul. du Cap, percé sur l'emplacement des anc. fortifications, plateau très pierreux occupé en partie par la place Macé qu'entourent de belles constructions neuves.
La presqu'île du cap d' Antibes ou cap de la Garoîipe, entre le golfe Juan et le golfe de Nice, a env. 4 kil. de long et 2 kil. de largeur moyenne. Il y a des villas et un hôtel qui en font une station d'hiver comme Costehelle (p. 43.*î), etc. Il faut env. 1 h. '/4 pour aller à l'extrémité, par une route de voitures qui monte entre des villas et des jardins; tramw. électr., v. p. 419; voit, partie, 4 fr. à .5 fr. 50 ail. et ret. ; automobile, 8 fr. A dr., un peu en deçà de la halte des Nielles, la villa Thuref, avec le magnifique *jardin du botaniste de ce nom, maintenant à l'Etat et ouverte au public le mardi de 8 h. du m. à 6 h. du soir. Des Nielles, le boul. Notre-Dame monte, à g., au sommet de la Garoupe (75 m.), où il y a une chapelle de Notre-Dame-de-Bon-Port (pèlerinage, le 8 juillet), nn 'phare, un sémaphore et un simple restaur. (*vue splendide des Alpes Maritimes et du littoral, de St-Tropez à Bordighera). La route principale se bifurque eniin (arrêt du tramw.) : à g. vers la *villa Eilenroc (nom qui vient du mot renversé «Cornélien), dont le jardin, visible d'oct. à mai les mardi et vendr. (1 fr., pour les pauvres), est bordé d'écueils très pittoresques; à dr. vers le Gr.-H. du Cap (p. 419; parc ouvert au public, belle vue), point terminus du tramway. Par le chemin à g. de l'hôtel, on arrive à la Pointe de l'Ilette, où il y a une petite villa turque. A rO. de l'hôtel, un boulevard qui laisse à g., sur le rivage, la batterie du Graillon, conduit au N. à Juan-les-Pins {^U d'h. ; p. 419) en longeant le golfe Juan ; belles vues. — De la bifurcation ci-dessus, une petite route conduit au N.-E. à la *baie de la Garoupe, petite anse le long de laquelle un joli sentier (route en con'str.) conduit au N. à Antibes (1 h.; p. 419).
Après Antibes, paysage généralement désolé, mais belle vue à dr. On traverse la Bragne (halte de Biot) et le Loup, et on s'éloigne un peu de la mer.
213 kil. Gagnes (hôt.: Savournin, d'oct. à juin, 25 ch. de 2 à 4 fr., rep. 2.50 et 3, p. 7 à 9 ; des Colonies, 20 ch., rep. 2 fr. 50, p. 5 à 7; 6Ze V Univers, à la gare), ville de 3705 hab. et petite station d'hiver, à 1 kil. à g., sur une hauteur. Elle a un vieux château, remarquable des Grinialdi (p. 471 et 436), avec un plafond attribué
àVintimille. VILLEFRAXCHE. C'.,p.4i7.457. V.B.52. 421
à Carlone, la Chute de Phaélon; très belle vue. — Traniw. électr. pour Xice, v. p. 450.
Jolies ExcuRsioKs: à Villeneuve-Loubet (omn. 20 c.; bôt. : Beau-Site, 20 ch. de 2 fr. 50 à 3.50. rep. 3.50 et 4, p. 8 à 9; du Loup), village à 2 kil. 5, sur la route de Grasse (tramw. en constr.) et où il y a un beau château; à Vemhouchure du Loup (p. 420). distante de ^/^ d'h. (tout près, la propriété du Golf-Club de Nice). Omn.. eu été, de Gagnes pour Si- Donat (7 kil. 5; bôt. avec parc ombragé), par la Colle (5 kil.; bôt.).
De C'agnes à VeiiCe (p. 462): route de 9 kil. et voit. publ. (50 c). Une autre route de 13 kil. (tramw. eu constr.), se détachant à dr. de celle de Villeneuve-Loubet. y mène par la Colle (v. ci-dessus) et St-Paul-du- Var (162 m.), bourg déchu et pittoresque qui a des fortifications bien conservées des xiv» et xviie s.
214 kil Cros-de-Cagnes, un hameau de pêcheurs. Non loin, à rO., une station de télégraphie sans fil. — 217 kil. St-Laurentdii-Var, stat. à 2 kil. de la localité, située à gauche. On traverse le Var, le Varv.s de l'antiquité, anc. frontière de la France avant l'annexion du comté de Xice, sur un pont viaduc de 360 m., qui sert aussi pour la route. Belle vue à g., sur les montagnes. A dr., l'hippodrome de Nice. — 219 kil. Le Var.
225 kil. Nice {buffet, déj. 3 fr., din. 4; p. 446).
De Xice à Menton, en tramway (bien préférable au chemin de fer), v. p. 460-461.
On passe ensuite dans un tunnel de 600 m., sous la colline de Cimiez, puis sur le Paillon. — 227 kil. Nice-Rif/uier (p. 446). Ensuite un tunnel de 1490 m., sous le Montalban. Beau coup d'oeil à dr. sur la baie de Yillefranche.
229 kil. Villefranche ou V.-siir-Mer (hôt., modestes: de la Réserve, de V Univers, p. 7 à 8 fr., sur le quai ; rest. de la Régence, près de la place d'Armes^, ville de 4425 hab., fondée en 1295 par Charles II d'Anjou, roi de Sicile. C'est un port militaire, dont la *rade célèbre (2900 m. de long. 1800 de large et 80 de profondeur), abritée par les hauteurs boisées de la presqu'île de St-Jean (p. 422) et du Montboron (p. 461), est souvent visitée par l'escadre (la visite des navires est alors autorisée les dim. après-midi ; barque, ail. et ret., 1 fr.). En passant, au S. de la gare, au-dessous de la citadelle et en traversant la cour des casernes, on atteint le laboratoire zoologiqiœ russe, la dernière maison au S., un anc. bagne (aquarium assez riche, visible les mardi, jeudi et sam.. de 2 à 4 h. ; 1 fr.).
Tramway de Nice. v. p. 460. — Route menant au col des Quatre- C'heniins (v. p. 460; 1 h. par les raccourcis). — On peut se faire conduire en barque de Yillefranche à la baie de Passable (75 c. 1 fr. pour deux pers.), où le roi Léopold II de Belgique possédait nue propriété, puis aller à St-Jean par la route à l'E. (20 min. ; p. 422). — De la gare de Yillefranche, un sentier conduit à l'E., le long du rivage, au pont St-Jean (p. 422).
On traverse plus loin l'extrémité X. de la presqu'île de St-Jean, et la voie longe généralement la côte.
231 kil. Beaulieu. — Hôtels: *Bristol, grande maison anglaise, non loin de la mer. avec restaur. et parc (250 ch. dep. 10 fr., rep. 1.50. 5 et 7.50. v. n. c. p. dep. 23. omn. 1.50); *Métro2Jole. dans un site dégagé au bord de la mer, avec jardin (75 ch. dep. 6 fr., rep, 1.50, 5 et 6, v. n. c,
422 V. R 52. -Carte. p 457. BEAULIEU, De .Marseille
p. dep. 18); *Meyer's Victoria H., près de la gare (100 eh. dep. 5fr.. rep, 1.50, 4 et 6, v. n. c, p. dep. 12); *Krefft, boul. Félix-Faure, avec rest. (Allem. ; 40 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, v. n. c, p. dep. 10); *Empress, non loin de la gare, à l'O. (44 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, V. n. c, p. dep. 10); Gr.-H. des Anglais, au-dessus de la gare (80 ch. dep. 3 fr., rep. 1.50, 3.50 à 4 et 5 à 6, v. n. c, p. dep. 10); Beatdieu, au-dessus de la gare; Beau-Rivage, au bord de la mer; Bondes H. (Anglais), au-dessus de l'hôt. des Anglais. — Plus modestes: Rouget's H. Beauséjour, boul. Félix-Faure, 35 (24 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3, p. 7 à 8); Terminus, du Commerce; Heltétia (15 eh. de 3 à 5 fr., rep. 1, 3 et 4, p. 7 à 9).
Pensions: de Londres, rue Dujardin-Beaumetz (20 ch.^ p. 8 à 10 fr.); Frisia, boul. Félix-Faure, 78, près du port (28 ch., p. 8 à 12 fr. ; Allem.); etc.
Nombreuses villas à louer; agence: Kurz, en face de la gare.
Eestaukants: aux hôtels; rest. de la Réserve, au bord de la mer, non loin de l'hôt. Métropole.
Hôtels a St-Jean-Cap-Ferrat (v. ci-dessous): *Gr.-H. du Cap-Ferrat, bien situé à l'extrémité S. de la presqu'île (v. p. 423; 100 ch. dep. 8 fr., rep. 1.50, 6 et 7, v. n. c, p. dep. 18, omn. 1); *Panorama Palace, au N., non loin du pont St-Jean (150 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 à 5 et 5 à 6, v. n. c, p. dep. 12, omn. 2 fr.) ; H. Suisse, un peu plus haut; H. du Porc St-Jean, près de la pointe de St-Hospice, ouv. toute l'année (20 ch. de 4 à 6 fr., rep. 1.25, 3.50 et 4, v. n. c, p. dep. 8); H.-P. Mont-Fleuri, bien situé près du pont St-Jean (v. ci-dessous; 30 ch., p. dep. 8 fr.).
Voitures de place: course, à 1 chev., 1 fr. le jour et 1.50 la nuit; à 2 chev., 1.50 et 2.50; heure, 2.50 et 3, 3.50 et 4. Excursions tarifées. — Automobiles à louer: Meuiiier, boul. Félix-Faure, 57; Fontaine, près de l'hôt. Helvétia. — Tramicay de Nice à Monte-Carlo et à St-Jean, v. p. 460; les billets d'ail, et ret. de Nice à St-Jean (voit, directes) autorisent le retour par Beaulieu.
Poste et télégraphe, près du jardin public.
Beaulieu, ville de 1498 hab., est une station d'hiver dans un beau site, très garanti du mistral mais non des vents del'E. (tempér. moyenne de l'hiver, 10°), au pied de parois rocheuses et sur une large baie que la presqu'île de St-Jean sépare à l'O. de celle de Villefranche. En montant au N. de la station, on arrive a,u jardin public, où se trouve un kiosque pour la musique et le buste d'Hipp. Marinoni, fondateur du Petit-Journal et anc. maire de Beaulieu, par F. Stecchi (1908). A dr.. le long du tramway, on descend vers le petit ^orf. Derrière l'hôt. Bristol se détache à dr. le chemin de St-Jean (v. ci-dessous).
Beau *BOULEVARr> (monter à dr. du jardin public) se soudant à mi-côte à la route de Villefranche au col des Quatre-Chemins (v. p. 460), où les piétons peuvent aussi monter directement en 1 h., par le sentier du vallon des Ifyrtes; autre sentier plus à TE., par des pentes raides et pierreuses, directement vers la route de la Grande-Corniche (p. 460).
Le tramway de St-Jean suit une route nouvelle (vue) qui se détache, au pont St-Jean, de celle de Villefranche (35 c. ; v. ci-dessus et p. 460). Les piétons peuvent atteindre St-Jean encore par la charmante promenade Maur.-Eouvier qui longe la baie de Pierre- Fourmigue (25 min.). — St-Jeaxi- Cap-Ferrat est un petit port situé au centre de la commune du même nom qui comprend les presqu'îles du cap Ferrât et de St-Hospice, de plus eu plus fréquentées par les étrangers (hôtels, v. ci-dessus; plusieurs rest.). — A l'E. du port se détache la petite presqu'île de St- Hospice dont on peut suivre la côte au N. ou au S. (anses de la Fosse et de la Fossette), par de ravissants chemins carrossables jusque près d'une anc. tour (20 min.), où doit être érigée une Vierge en bronze, de 11 m. 40 de haut , par Galbusieri , provisoirement placée à l'intérieur (pourb.). — La grande presqu'île, dite cap Ferrât, est sillonnée dans sa
o. Vintimille. VIXTIMILLE. ^ -P ^ô7, 47 7— V. R 5^, 423
partie S. de belles avenues offrant de magnifiques points de rue. Le point ■■ulminant (134 m.;, est occupé par un fort qui renferme un sémaphore et dont l'accès est interdit au public; mais on peut monter par des sentiers à une éminence, un peu au S., d'où l'on jouit d'un beau panorama. A l'extrémité S. de la presqu'île,, un phare, et non loin de là, à l'E.. le nouvel Gr.-H. du Cap-Ferrat (p. 422). — Sur le versant X.-t).. à 20 min. de St-Jean. il y a un restaurant et un lac artificiel, dans une dépendance du jardin d'acclimatation de Paris. Un joli sentier conduit de là au S., le long des écueils, jusqu'auprès du phare.
Tunnel. — 234 kil. Eze-sur-Mer (hôt. : du Littoral, Terminus), sur une baie bien abritée. Pour le village d'Eze. v. p. 461 et 460. — Puis quatre tunnels.
237 kil. Cap-d' Ail-la- Turhie (*Eden-Hôtel. à 3 min. au-dessus de la gare, avec terrasse et parc, 300 ch. dep. 6 fr., rep. 2, 5 et 7, V. n. c, p. dep. 14, omn. 1.50; Radium H., plus à l'E., 120 ch. dep. 6 fr.. rep. 1.50, 4 et 5. v. n. c, p. dep. 12. omn. 1.50), dans une position très abritée. De la route qui monte à la station des tramways (p. 461) se détache à mi-côte un beau boulevard, bordé de jolies villas, qui descend vers la mer Csentiers cimentés le long des écueils, offrant une belle vue) et remonte vers l'Eden-Hôtel. Plus à TE., le cap d'Ail proprement dit. langue de terre plate d'une roche volcanique ancienne. En face de l'Eden-Hôtel, un chemin carrossable monte en lacets /belle vue) vers la Turhie (p. 476; Ih. V2 par un sentier pierreux qui monte directement à travers boisj.
Puis deux tunnels. A l'approche de Monaco, belle vue à dr. sur le rocher où est cette ville; à g., le cimetière de la principauté.
240 kil. Monaco (p. 470). Viaduc d'où l'on a aussi une belle vue à dr. sur la ville. Dans le bas, à dr.. la Condamine; à g., le vallon des Gaumates et le ch. de fer de la Turbie (v. p. 476).
242 kil. Monte-Carlo, stat. au-dessous du casino (à g. ; p. 472).
On aperçoit ensuite à dr. le cap Maiiin. avec son hôtel et. au loin. Bordighera, en Italie (p. 424) ; en arrière. Monte-Carlo. Monaco, la Tête de Chien (p. 476) et. dans le haut, l'hôtel et la tour de la Turbie. — 245 kil. Cabhé-Roqvebrvne (v. p. 461 et 460). Ensuite un tunnel sous le cap Martin.
249 kil. Menton (p. 476). La ville est à droite.
Ensuite un tunnel sous Menton. — 251 kil. Menton-Garavan (p. 476).
La frontière d'Italie est un peu plus loin au petit torrent de St-Louis (p. 480k Puis six tunnels, le principal sous Vintimille qu'on voit à dr. après avoir encore traversé la Roya (v. p. 424).
260 kil. Vintimille, en ital. Ventirniglia (buffet, rep. 1, 3 et 4 fr.. V. n. c. : hôt.: Suisse & Terminus, 50 ch. de 2 fr. 50 à 3.50, rep. 1.25, 2.50 et 3.50, v. n. c, p. dep. 8; de la Maison-Dorée), stat. frontière et ville de 7284 habitants. C'est VAlbium Intemelium des Romains. La ville neuve, centre de l'industrie, s'étend entre la gare et la mer, tandis que la vieille ville s'élève pittoresquement sur la hauteur à l'O. de la Roya. C'est dans la ville haute
424 y- R- ô3. TOULON. Bem. pratigties
que se trouvent la mairie (Municipio), avec une petite collection d'antiquités provenant d'une ville antique plus à l'E., la cathédrale et la petite église romane de St-Michel (xi« s.) qui a une crypte dont les colonnes poj'tent des inscriptions romaines. A 10 min. à i'O., la pittoresque Porta Canarda (restaurée). — La vue est très étendue de Sa7i Paolo (163 m.), forteresse génoise toute délabrée, à 20 min. au-dessus de la vieille ville, comme aussi de la ruine du Castello d'Ap2no (344 m,; pi. de Menton, G 1) où l'on se rend en 1 h.
Yintimille est le siège des douanes française et italienne. Heure de l'Europe centrale (v. p. xv). Ligne de Gênes (125 kil.), par Bordighera (5 kil.), San Remo (16 kil.), etc., v. V Italie septentriunale, par Bœdeker.
La *vallée de la Roya tst magnifique. On peut faire par là (autocar) une excursion A Brfil '26 kil., ou 5 en aiuont de la frontière française; V. p. J69), puis ))ar In iUrnulola (28 kil.) à Tende (p. 470). Pour plus de détails, V. Vltalie septentrionale, par Bsedeker.