‹ Le sud-est de la FranceChapitre 126 sur 134 · D'Ajaccio à Bonifacio · texte numérisé non relu

D'Ajaccio à Bonifacio

140 kil. de route et service automobile tous les jours. D'Ajaccio à Sartène: 85 kil.; trajet en 6 h.; 12 et 10 fr. (jusqu'à Cauro, 2 fr. 50 et 2 fr. ; Santa-Maria-Siché, 4 fr. 50 et 3 fr. 50; Propriano. 10 fr. et 8 fr. .50). De Sartène à Bonifacio (autre conip. ; les voit, continuent sur (rhisonaccia. v. p. 509): 55 kil.; trajet en 2 h. V»; ^ fr. et 6 fr. .50. — Bateaux à vai)eur, V. p. 484 (agence, v. p. 487).

Ajaccio, V. p. 487. La route, qui passe eu majeure partie dans l'iutérieur de l'île, n'est qu'eu partie intéressante. A 3 kil. au delà de la ville, elle se détache, à dr., de celle de Bastia (R. 63) et suit

498 VI.B.b-J.-C'.,p.4S7,48:^. CAURO. ryjjaccio

(l'abord le ch. de fer (p. 500), en offrant de très belles vues. Ensuite elle monte un peu, pour redescendre dans la vallée du G^ravoue (p. 501), et elle croise le ch. de fer à Tarrêt de Campu-di-Luru (p. 501), puis la rivière, qui forme deux bras entre lesquels s'étend le Campa di Lara (p. 501). — Plus loin, on traverse le Prunelli nu pont de Pisclatella (11 kil. ; deux aub., bon vin). A dr. se détache une route qui conduit nu port de Chiavari (23 kil.); à 3 kil. de là se trouve Va/ic. pénitencier de Chiavari (144 m.), établissement agricole administré auj. par l'Etat et dont la visite ne manque pas d'intérêt.

La route tourne à l'E. dans la vallée du Mutoleygio, et l'on a bientôt une vue magnifique eu arrière sur le golfe d'Ajaccio et jusque sur les îles Sanguinaires. Beau maquis. — ^ Après Barracone (18 kil.) se détache à g. la route de Snarella qu'on voit bientôt à" g. dans le bas.

20 kil. Cauro (376 m.; Itôt. de France ou Rossi, 7 ch. à 2 fr., déj. 2.50, dîn. 2.75), village entouré de magniliques montagnes et but de promenade d'Ajaccio (voit., v. p. 487).

De Cauro a Bastelica : 19 kil., voit. publ. en conesp. avec l'autoui. d'Ajaccio, trajet en 3 h. Belle route forestière. - Bastelica (725 m. ; hôt. : des Etrangers ou M. Firroloni ; de France ou Dom. Tirroloni) est une localité de 3689 hab., dans un beau site. C'est le lieu où est né Sampiero (p. 486), ardent patriote et adversaire acharné des Génois, qui le firent assassiner, eu 1567. Il a depuis 1890, sur la place de l'Eglise, une statue eu bronze par Vital Dubray. — On peut faire de Bastelica eu été, en 5 h., avec un guide, l'ascension facile du mont Renoso (2357 m.), au S. du col de Vizzavona (p. 501).

La route continue par un beau maquis. — 28 kil. Col de Si- Georges {111 m.), où l'on relaie. Bon viii. Vaste panorama de la hauteur à 10 min. à l'E. La route redescend. Belle vue des montagnes et du golfe de Valinco. — 32 kil. Moulin d'Apa (608 m.), où s'embranche la route de Zicavo, que l'automobile de Sartène suit jusqu'à Santa-Maria (2 kil.), pour revenir ensuite au même point. — Santa-Maria-Siché (484 m.; hôt.) est une petite localité appelée jadis Santa- Mar ia-d' Ornano, près de laquelle Sampiero (v. ci-dessus) eut un château, maintenant en ruine. Plus haut, le château de la famille d'Omano, également en ruines.

De Santa-Maria-Siché a Zicavo: 28 kil.. voit. publ. en corresp. avec l'autom. d'Ajaccio; trajet en 5 h. ; 2 fr. 50. La route monte et offre de belles vues. — 5 kil. C'ampo; 7 kil. Frasseto. — 11 kil. Col de Granace (827 m.), d'où l'on a une vue magnifique. — 14 kil. Zevaco; 18 kil. C'orrano. — 22 kil. Bains de Guitera (438 m.; hôtel à l'établissement), sur la rive dr. du Taravo, en somme peu importants. Ils sont alimentés par une source abondante d'eau sulfurée sodique (50° C). On y vient au commencement et à la fin de l'été. — 28 kil. Zicavo (700 m. ; hôt. Morazzani, 9 ch. de 1 fr. 50 à 2, rep. 2.50, p. 5 à 5.50), bourg de 1702 hab., dans un site charmant.

Le mont l'Incudine (2136 m.; « l'Enclume >') se gravit facilement de cet endroit en 5 à 6 h., avec un guide (6 fr.). On peut aller à dos de mulet jusqu'à Va h. du sommet. A mi-chemin il y a des bergeries où l'on peut coucher, si l'on veut assister du sommet au lever du soleiL Le

a B<»nfncio. PROPRTAN'O. Varfe, p.483. - VL R. 6i\ 499

♦panorama de l'Im'udine passe pour le plus heau de la Corse. La descente demande env. lh.'/2-

Au lieu de s'en retourner de Zicavo par le même chemin, on peut prendre au S. la route de Sarf'ene (60 kil. : v. ci-dessous), ou bien au N. celle de Carte (80 kil.; p. 502); cette dernière (pas de voit, publ.) passe A (ihisoni (p. 510) et au col de Sorba (1.S14 m.) et rejoint à Vivario (58 kil.; le chemin de fer pour Corte (22 kil., v. p. 502).

34 kil. Grosseto-Prngna (441 m.; aub.). La route descend par un vallon jusqu'au Taravo qu'elle traverse, et elle remonte rapidement. — 48 kil. Petreto-Bicchisano (412 m.: hôt.), dans un joli site. — 57 kil. Casaîabriva. — 59 kil. C(jI ou Borra Celarcia i594 m.), d'où la vue est très belle. Au 8.-0., le golfe de Valinco, vt^rs lequel on va redescendre. — 63 kil. OIm€tn'{3'2ô m.: aub.), patrie de Colomba, l'héroïne du roman de Prosper Mérimée.

72 kil. Propriano (hôt.: de France ou de Peretti, recomm., 1.") ch., rep. 2 fr. 50 et 3; Dupont, 12 ch. à 2 fr., rep. 2.50: du Louvre, 8 ch. à 2 fr., rep. 2.50), ville de 1959 hab.. avec un petit port de mer en voie de prospérité, sur le beau golfe de Valinoo. Bateaux à vapeur, v. p. 484. A env. 3 kil. à TE. se trouve Baracci, avec une source thermale sodique et un établissement de bains. — La route s'éloigne ensuite de nouveau de la côte et remonte. A g., deux menhirs («le Moine et la Religieuse») et plus loin un dolmen bien consen-é.

85 kil. Sartène (299 m.; hôt., reconnu.: César & de V Univers, 20 ch. à 2 fr.. serv. n. c, rep. 2.50 et 3: de Provence. 20 ch. à 2 fr.. rep. 2 et 2.50). ville agréable de 4378 hab. et chef-lieu d'arr., dans un site très pittoresque, sur une hauteur d'où l'on a une bellp vue. Route de Zicavo, v. ci-dessus.

Le pays que traverse ensuite la route est encore intéressant et très fertile, mais désolé en été par la sécheresse et la malaria. La route continue de monter et de descendre. — Après le kil. 94, un chemin à g. conduit à Giuncheto (3 kil.). — 108 kil. Roccapina, tout petit hameau, en deçà duquel on a une très belle vue du golfe de Boccopina et du Lion de Roccapina, rocher dont l'extrémité aft'ecte la forme d'un lion couché. — 119 kil. Pianottoli (^aub.i. — Beau coup d'oeil sur Bonifacio à partir du col d' Arhio (12X m.), 7 kil. en deçà de la ville.

140 kil. Bonifacio ijkôt. de France ou Costa, place Fondaco, modeste, ch. 2 fr.. rep. 2.50). vieille ville, port et place forte de 3797 hab., aux rues très étroites et malpropres, mais dans un' site des plus pittoresques, sur une presqu'île rocheuse d'env. 1500 m. de long, formant un haut promontoire (64 m.) où est la citadelle. Elle a été fondée au ix^ s. par un seigneur toscan du nom de Boniface, après une victoire navale sur les Sarrasins. Plus tard, elle échut aux Pisans, puis à Gênes qui la favorisa, et elle se montra en retour inébranlable dans sa iidélité à la république, comme le prouve sa défense mémorable contre Alphonse d'Aragon, en 1420. — Curieuse procession le jeudi ou le vendredi saint.

Bœdeker. S.-E. de la France, ye édit. 32

30U ''^- ^- '>'-• CV/;-f^. p. 4S.H. Ij( )X1FA('1( ). VAjarcio

Le port est dans nue baie dont un côté est formé par le promontoire. On monte de là à la ville par un escalier ou bien par une rue qui tourne à l'extrémité du quai et rejoint la route d'Ajaccio.

Au milieu de la ville est Véglise Ste-Marie-Majeure , Tane. cathédrale, d'architecture pisane; elle a un porche très large construit pour servir de halle. - — Plus loin, la vieille citadelle. On y remarque l'emplacement du Torrione, grosse tour de 24 m. de haut qu'on a fait sauter en 1900 et d'où VescaUer du Roi-d'Aragon, de 142 marches, descend à la mer; il a été taillé dans le roc. durant le siège de 1420, à l'insu des assiégés qui ne pouvaient le voir (pour visiter, s'adresser au commandant de la citadelle). Non loin à dr., St-Domlmque, belle église du style goth., bâtie par les templiers; le clocher octogone, d'architecture pisane, est inachevé. — ■ Puis une grande caserne et l'hôtel du commandant de place, près duquel se trouve un puits exécuté par le génie de 1855 à 1866 et qui a 64 m. de profondeur sur 3 m. de largeur, avec un escalier en spirale de 337 marches. Presque en face, l'église Ste- Ma rie- Madeleine. — Vers l'extrémité de la presqu'île, à g., un cimetière et St-Fran<;ois ; derrière, plus bas, St- Antoine.

Vue charmante sur le détroit et sur la Sardaigue qui est à une dizaine de kilomètres. Eu face, les maisons de S. Teresa di Gailura et le phare du cap Testa; à g., l'île de la Maddalena, où les Italiens ont un port de guerre. Près de la Corse, les écueils des Lavezzi, avec un phare, où se perdit en 1855 la frégate française la Sémillante, allant en Crimée avec 773 hommes à bord.

Du côté N. de l'entrée du port est la Pointe de la Madonetta, petite presqu'île derrière laquelle il y a de curieuses *grottes («le Camere»), la plus remarquable encore un peu plus loin, près de la Pointe de Dragonato. Elles sont baignées par la mer et on ne peut y pénétrer qu'en barque, par un temps calme. On y va de préférence l'après-midi, à cause des effets de lumière. Ou paie 4 à 5 fr. pour une ou plusieurs personnes, la moitié si l'on ne va qu'à la Dragonetta, la plus belle, qui est comparable à la fameuse grotte d'Azur de Caprée. L'ouverture a env. 5 m. de large sur 3 de haut et la falaise présente en avant comme un dôme gigantesque. L'intérieur a env. 30 m. de haut. La voûte y est garnie de stalactites et percée d'une ouverture qui laisse pénétrer le jour. L'eau, qui a 3 à 4 m. de profondeur, y est d'un magnifique bleu d'azur.

De Bonifacio à Bastia. v. R. 66. Bateaux à vapeur à'Âjaccio, v. p. 484.

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