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Ajaccio et ses environs

Arrivée. A Varrirée par mer, on .ioiiit d'un tri"s beau coup dœil sur AjaL-cio. au bord de son golfe d'azur et avec son amphithéâtre de montagnes, aux cimes le plus souvent couvertes de neige, que domine le mont d'Oro (p. 501). Les bateaux s'amarrent au quai quand le temps le permet; sinon ils jettent l'ancre dans la rade (1 fr. pour le débarquement ou l'embarquement, bagage compris). Les voyageurs sont assaillis par les bateliers ou les commissionnaires, dont il faut un peu se défier. S'adresser au garçon de l'hôtel qu'on a choisi. Visite des bagages (généralement rapide) à la douane, place des Palmiers, en face de l'hôtel de ville. — La gare est au X. de la ville, à 1/4 d'h. de la place du Diamant (p. 491) et à 20 min. des principaux hôtels.

Hôtels. Dans le quartier des étrangers, exposés au midi, avec bains et jardins : *Gr.-H. d' Ajaccio & Continental (pi. a), cours Grandval, très bien situé dans un grand parc, avec musique t. les j., ouvert d'oct. à mai (130 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50. 4 et 5, v. n. c. p. dep. 12, omn. 1.50; chauffage central dans 70 ch.); *n. Schiceizerhof (pi. c), boul. des Etrangers, avec éclairage électr., ouv. toute l'année (40 ch. de 3 à 5 fr.. rep. 1..50. ?. et 4, V. n. c. p. 9 à 12, omn. 1.50; Allem.); H.-P. des Etrangers, cours Grandval, 25, recomm. (toute l'année; 20 ch., p. 7 à 10 fr., omn. 1); P. StaJder. boul. des Etrangers (toute l'année; 12 ch., p. dep. 8 fr.); HighUind Hôtel. pens. de famille, route du Salarie (p. dep. 7 fr.\ — En ville, ouverts tonte l'année: H. de France (pi. d), place du Diamant (40 ch. dep. 3 fr.. rep. 1.25, 2. .50 et 3, p. dep. 8); H. Solférino, cours Napoléon, 8 (32 ch. de 2 à 5 fr., rep. 2 à 2.50 et 2.50 à 3, p. 6 à 10) ; H. d^s Gourmets, cours Napoléon, 4 (15 ch.).

Chambkks meublées, env. 50 fr. par mois, service non compris (3 à 5 fr.). — Villas, en petit nombre seulement, 1200 à 4000 fr. pour l'hiver (v. p. xx-xxi).

Cafés: Grand-Café d^ Ajaccio. av. du Premier-Consul et place du Diamaut ; Solférino (v. ci-dessus), Napoléon, cours Napoléon; du Bvi- Jérôme. à l'hôt. de France. — Costiserie: Mme Mille, cours Napoléon. 5.

Voitures de place, place du Diamant: course, 1 fr. 50 le jour et 2 fr. la nuit; heure. 2 fr. ; journée, env. 20 fr.

Voitures partie, (chez Lucchini. place du Diamant. 5; etc.): pour la Carrosaccia, 2 fr. ail. et ret. : la Barbicaja, 3; Scudo, 4; la fontaine du Salarie, 5; Vignola, Castelluccio. 6; la tour de la Parata, 10 (avec i/., h. d'arrêt) ou 2 0 (la journée); le château de la Punta, San-Sebastiano." 15 ou 20; Calcatoggio, 20; Cauro, 20, 25 avec ret. par Eccica et Suarella; Chiavari. 25.

Omnibus: de la 2>?oce d>/ Diamant aux abattoirs, 10 c. ; à St- Joseph. 15 c.

Automobiles : soc. Corse-Automobiles, boul. du Roi-Jérôme. 3 ; location ^tarif. 60 c. le kil. : v. p. 485). — Services automobiles, v. p. 485. 494 et 497.

Bateaux à vapeur de Marseille, de Xice. de Propriano f^Bonifacio, Porto- Vecchio, Bastia). de Calvi et de V Ile-Rousse 'directement ou par Sagone), v. p. 483-484. Agents de la comp. Fraissinet: Costa frères, boul. du Roi-Jérôme. — Barques: la première heure. 3 f r. ; chaque heure suivante. 2 fr.

Poste et télégraphe (pi. 12), rue de la Préfecture.

Bains : dans les hôtels; baim publics, boulevard du Roi-Jérôme (60 c).

Basques : B. de France, rue de la Préfecture ; Bozzo-Costa, Lanzi frères (magasin de nouveautés), boul. du Roi-Jérôme, 8 et 5.

Librairie: de Peretti. avenue du Premier-Consul. — Photographe: Laur. Cardinali, cours Grandval. 6.

488 1'^- ^- f>o. AJACCIO. ^^M de ville.

Etablisskmknt horticole, à la Carrosaccia (p. 493), avec un l)eaii parc toujours visible dans l'après-midi.

Service protestant français, le dim. à 10 h. du mat., cours (xrandval. 20.

Concert: le dim. de .3 h. à 4 h. (le soir en été), sur la place du Diamant. — Théâtre (pi. 16): St-Gabriel, cours Napoléon (en hiver seulement). — Cercles: Littéraire, rue Cardinal, 6; du Sport, rue de la Préfectui'e. — Courses de chevaux, en févr. et en avril, à Vhi^tpodrome de Vignetta.

Fêtes populaires: le 17 janv. à la chap. St-Antoine; au carnaval, cavalcades, mascarades, batailles de confettis et de fleurs; le 17 mars au soir, fête religieuse à la statue de N.-D. de la Miséricorde (p. 489); le 18 mars, procession; le 19 mars, fête à la chapelle St-Joseph; du 12 au 14 mai, foire de St-Pancrace (chevaux et mulets).

Syndicat d'initiative de la Corse, cours Napoléon, 2, eu face de la préfecture (8 h. V2 à 11 h. et 1 h. à 4 h.).

Climat. Le golfe d'Ajaccio est protégé par de hautes montagnes contre les vents du N., du N.-E.^ de l'E. et du S.-E.; et le quartier des étrangers, dans la ville, l'est particulièrement au N. par des hauteurs en partie boisées qui s'avancent jusqu'à la mer. Les vents du S.-O., de l'O. et du N.-O. s'y font toutefois encore sentir et la brise du large aussi, de 11 h. à 2 h. L'air y est chaud et encore moins humide que dans les autres stations d'hiveV françaises. La moyenne de la température hivernale, 11° 3, y est d'env. 1° 5 plus élevée. Les principaux avantages d'Ajaccio sur les autres stations sont l'absence de poussière, due à la nature granitique du sol, et la régularité dans la température.

Ajaccio, ville de 22 264 hab.. fut fondée en 1492 par les Génois, et érigée en chef-lieu de l'île en 1811, par Napoléon, sur la demande de sa mère Letizia. Sa situation est magnifique; elle est bâtie au bord d'un large golfe compris entre le cap de la Parafa, au N., près des îles Sanguinaires, et le capo di Muro, au S., et elle est dominée du côté de l'intérieur de l'île par des cimes majestueuses que la neige couvre jusqu'au cœur de l'été. Il n'y a pas de commerce et les ressources viennent surtout des étrangers. Comme station d'hiver, la ville est assez tranquille et offre peu de distractions mondaines.

On a du port, surtout de l'extrémité de la jetée du côté de la citadelle, une vue charmante sur le golfe, la vallée du Gravone et les montagnes, en particulier le mont d'Oro (p. 501).

La place des Palmiers, ornée de doubles rangées de magnifiques palmiers et de platanes, touche aux quais et sépare, avec son prolongement, Vavenue du Premier-Consul, la vieille ville de la partie N. Dans le fond de cette place s'élève une fontaine surmontée d'une statue en marbre de Napoléon P"" en consul, par Laboureur.

Au N., au coin du boul. du Roi- Jérôme, l'hôtel de ville (pi. 6) qui date de 1826. Il renferme un petit «musée napoléonien», qu'on peut voir en le demandant (catal., 60 c). Dans le grand salon, au 1% des portraits des Bonaparte, des bustes de Napoléon P»", de sa mère et du cardinal Fesch, par Canova, et une statue du roi Jérôme par Bosio. Dans une autre pièce, deux grands tableaux: la Bataille de l'Aima, par H. Vernet (1854), et le Débarquement des alliés en Crimée, par Pils.

Mahov de X(i]>olé(nK AJACCIO. ^'I- ^- ^"- 489

A dr. débouche la rue Fesch (v. ci-dessous) ; à g., la rue Napoléon, à côté de laquelle est la statue de Notre-Dame de la Mûéricorde (en corse «a Madunuccia»!. patronne de la ville.

Dans cette rue se trouve, au n'' 17. le modeste hôtel Pozzo di Borgo, propriété dune grande famille corse, dont le membre le plus connu, Charles-André Pozzo di Borgo ('1768-I842j. partisan de Paoli (p. 486) et ennemi acharné de Napoléon P'". se mit au service de la Russie, comme conseiller d'Etat et ambassadeur.

La troisième rue à dr. de la rue Xapoléon. la rue St-Charles. conduit à la petite place Letizia, avec la maison de Napoléon (pi. 8), où Xapoléon !«•• naquit le 15 août 1769 (inscription). Elle appartient auj. à l'ex-impératrice Eugénie; on peut la voir tous les jours, en s'adressant au gardien qui demeure en face (pourb.). Elle renferme des meubles authentiques, un clavecin de Letizia, la chaise à porteurs dans laquelle elle se fit rapporter de l'église, lorsqu'elle fut prise des douleurs de l'enfantement, etc.

La famille Bonaparte était originaire de' la Tostane, de la ville de Sarzana, à ce qu'il paraît; peut-être avait-elle émigré en Corse aveu les puissants Malaspina. Franceseo Buonaparte ^ra. 1567) est le plus ancien de ce nom dont on ait retrouvé la trace à Ajaccio. Le père de Xapoléon I". Charles-Marie Buonaparte. était né à Ajaccio, le 29 mars 1746. et avait fait ses premières études à Corte. à l'université récemment fondée par Paoli. puis à Pise, où il avait étudié le droit. Il devint l'un des avocats en vogue à Ajaccio, et Paoli l'emmena à Corte. en qualité de secrétaire. Après la bataille de Ponte-Nuovo Tp. hOi}. en 1769, Charles s'enfuit dans les solitudes du mont Rotondo. avec sa jeune femme. Letizia Ramolino qui était alors enceinte de Napoléon. Il revint plus tard à Ajaccio, où le général français Marbeuf. conquérant de la Corse, le prit sous sa protection. Charles fut ensuite député de la noblesse pour la Corse, en 1777. Il mourut à Montpellier, en février 1785. Xapoléon avait alors seize ans. Après avoir été élève de l'école de Brienne, il se trouvait, depuis 1783. à l'école militaire de Paris: mais il revenait souvent en Corse, à Ajaccio et surtout aux Milelli (p. 493). L'année 1789 venue, Xapoléon ainsi que son frère aîné, Joseph, embrassa avec ardeur la cause du peuple; il se rendit à Marseille au devant de Paoli qui revenait de Paris et lui prédit en cette occasion un grand avenir. Il arriva en 1791 au grade de commandant de l'un des bataillons corses de création récente, mais Paoli. mécontent de ses tendances, l'envoya en 1792 à Bonifacio, se joindre à l'expédition contre la Sardaigne. Cette expédition échoua complètement, et il s'en fallut de peu que Xapoléon ne fût tué par des séditieux, le 22 janvier 1793. Il ne tarda pas à se brouiller tout à fait avec Paoli, et il fut contraint, ainsi que sa famille, de quitter la Corse en fugitif. Il n'y revint plus qu'une seule fois, à son retour d'Egypte, le 29 sept. 1799. et après sa chute, en 1814. ce n'est que de loin, de l'île d"Elbe, qu'il revit sa terre natale, mais il tint à emmener avec lui à Ste-Hélène le médecin Antommarchi et le prêtre Yignale, deux compatriotes.

En continuant tout droit dans la même direction, on arrive à la rue du Collège, où se trouve à g. la cathédrale St-Euphrase (pi. 1), édifice insignifiant de 1592-1603. où Xapoléon fut baptisé le 22 juillet 1771 (fonts baptismaux à g. de l'entrée). — - La rue du Collège débouche sur la place du Diamant fp. 491).

Le palais Fesch (pi. 11). à dr. vers le milieu de la rue de ce nom qui part au X.-O. de la place des Palmiers, comprend le collège,

490 vr. B. 60. AJACCIO. Musée.

une chapelle, le musée et la bibliothèque. Dans la cour, la statue en bronze du cardinal Fesch, oncle maternel de Napoléon I«'', par Vital Dubray. La jolie chajyelle Fesch, construite en 1855, forme l'aile dr. du palais. Elle renferme, dans un caveau, les tombeaux fort simples de la mère de Napoléon, Letizia Eamolino, et du cardinal Fesch, morts à Rome en 1836 et 1839 ; de Charles Bonaparte, prince de Canino (m. 1857), et de sa fille Zénaïde; dans le vestibule, celui de la princesse Marianne Bonaparte (m. 1891) et de Charles-Napoléon Bonaparte (m. 1899). On peut visiter la chapelle de 8 h. à 9 h. du mat., les dim. et jeudi aussi de midi à 4 h.

La bibliothèque, avec salle de lecture, se trouve au rez-dechaussée de l'aile g. du palais ; elle compte 39 510 vol. et 206 manuscrits. Elle est ouverte t. les j., de midi à 4 h., excepté le vendr., le dim. et pendant les vacances. Bibliothécaire, M. J.-B. Marcaggi.

Le musée, au deuxième étage, se compose surtout de tableaux provenant pour la plupart de la collection du cardinal Fesch. Ce musée est public les dimanche et jeudi, de midi à 4 h., et visible aussi les autres jours (pourboire). Catalogue, 60 c. Conservateur, M. Franc. Peraldi.

GrRANDE SALLE, à jour d'eîi haut: de dr à g., 68, Fr. Guardi (?), Motif d'architecture; — 269, 270, école ital. du xvii^ s., portr. d'homme; 95, L. Bassan, Déjeuner champêtre, copie; 159, école des C'arrache, St Jérôme; 285, école ital. du xviii^ s., nature morte; 683, PhU. Roos, paysage; 545, A. Lelevx, l'Echeveau embrouillé; 547, Pavl Leroy. Joueur de guzla (Egypte); *5, le Caravage, un Jeune sculpteur: 649, Aiit. Pereda. nature morte; 542, Jollivet, la Vierge sur un trône, avec St Joseph et St Siméon;

— 612, 613, école franc, du xviii^ s., Produits de chasse: 640, Winterhalter, portr. du maréchal Sebastiani; 88. Paaqnalini, portr. du card. Fesch ;

— 650, Pereda, nature morte; 651, Ribera (?), id.; 646, Maxado, portr. d'homme; 556. Rigo, le Prince Napoléon Bonaparte entrant à Constantinople (guerre de Crimée); 86*»*-', Pannini. Cour de palais italien; 614, école franc, du xvii^ s., Choc de cavalerie; 309, école ital. du xviir^ s., portr. d'homme; 526, Clouet, portr. de grande dame; 313, école ital. du xrii^ .t., portr. d'homme; — 37, L. C'arrache. St Etienne. — Au milieu: 820, Iseliii, buste en bronze de Mérimée ; vitrine avec des souvenirs de Napoléon I*"-.

Corridor: tableaux sans importance, moulages, etc. — I»»" cabinet, à g.: gravures. — II* cabinet: tableaux des écoles ital. et espagnole; bronze du masque mortuaire de Napoléon I^'. — Ille cabinet: 732 (à g.), 6?. Flinck, portr. de femme (1646); tableaux de l'école franc., en particulier 565, 566, Zien, Constantinople, Venise. — Vile cabinet, vieille école ital.: à g., 55, BotticelU (ou atelier Ae Fil. Lippi ?), la Vierge avec des anges; 173, écoU de Giotto, Mariage mystique de Ste Catherine; 48, man. de Lor. di Credi, Vierge; 215, 216, école ombr. du Ares., Ste Ursule, Ste Catherine. — VlIIe-X» cabinets, de l'autre côté du corridor, tableaux sans importance.

La rue Fesch aboutit plus loin au cours Napoléon qui a des allées d'orangers et continue par la route de Bastia. Dans la partie de dr. ou du côté de la gare, ce cours passe à la place Abbatucci, avec la belle statue, par Vital Dubray, du général Ch. Abbatucci, tué en 1796 à la défense de Huningue. A l'extrémité d'une petite rue en face de la place, le palais de justice (pi. 10), achevé en 1873.

— Dans l'autre partie du cours, dans la direction de la place du

Env.d'Ajaccio. KOUTE DU SAI.AKK). C.,p.4S7. vj.E.so. iV)\

Diamant (v. ri-rlessous), Véylise St-Roch (])\. 4); puis, au n° 11, Vhôtel Sebastlani (pi. 7) qui a un grand parc, riche en pins pignons, où l'on est ordinairement admis (pourb.), le théâtre St-Gahriel (pi. 16) et la. j)>'éfecture f^pl. 13), joli édifice moderne.

La place du Diamant on place Bonaparte, plantée de platanes et fort vaste, est le centre de la ville. Elle a, sur un haut piédestal, un monument médiocre, la statue éqv^stre de Nap(jléon V' entouré de ses quatre frères («l'Encrier»), bronze par Barve (1865), d'après Viollet-le-Duc. Musique, v. p. 488. A dr. de la place, Vhôpital militaire (pi. 5) ; à g. dans le fond, Vane. Grand-Séminaire (pi. 14), où doit être transféré le collège Fesch.

A ro. de la place partent les deux grandes artères du quartier des étrangers, le cours Grandval, planté de platanes, qui fait suite à l'av. du Premier-Consul ('p. 488), et le boul. Lantivy (v. ci-dessous). Sur le cours Grandval, à g., Vanc. Petit- Séminaire (pi. 15) et Vanc. évêché (pi. 9): à dr., le Gr.-H. d'Ajaccio (p. 487), le château Cunti, Véglise anglicane (pi. 2) et Vécole normale d'instiUdrices. A l'extrémité (10 min. de la place du Diamant) est la grande place du Casone (place d'armes; v. ci-dessous): sur le côté 0., la prétendue gi\ttte de Napoléon, où, suivant la légende. Napoléon enfant aimait à venir s'asseoir.

Une des plus belles promenades est le quai du quartier S., le boulevard Lantivy, surtout fréquenté l'après-midi et qui offre de belles vues. A dr. au delà de l'évêché s'en détache le petit boul. des Etrangers, parallèle au cours Grandval. Plus loin, Vhospice Eugénie, la. place Miot, l'anc. fort Miot ou batterie du Maëstrello. maintenant un gymnase; à dr., Vécole normale d'instituteurs.

Environs d'Ajaccio.

La *route du Salarie, qui commence à la place du Casone (v. ci-dessus), est l'une des plus belles des environs (1 h. ^i^; voit., V. p. 487). Elle monte lentement en lacets, entre de beaux bois d'oliviers, sur le versant S. du mont Salario (v. ci-dessous), laisse à g. la chap. Péraldi, d'où l'on a un coup d'oeil charmant sur le golfe, puis contournant la colline à l'E,, elle passe à la villa Belvédère et aboutit près de la fontaine du Salario (4 kil.), située au IS". Vues ravissantes sur la ville, le port, le golfe et les montagnes, jusqu'au mont d'Oro, et de la fontaine même, sur la vallée de St-Antoine et Castelluccio (p. 493).

A env. 70 pas pn deçà de la fontaine du Salario. un sentier assez raide permet de giavir en 20 min., en appuyant à lE. au bout de 1/4 d'h., le sommet aplati du mont Salario (311 m.), d'où l'on a une belle vue de montagnes, du Capo Tafonato {2M^ m.) au mont Renoso (p. 498). En prenant à ro. à la descente, à travers un épais maquis, dévasté çà et là par des incendies, puis au milieu de pins, on longe le versant méridional de la Finosa (529 m.), d'où la vue est splendide sur le golfe et les îles Sanguinaires. On trouve au bout de 1/4 fl'h- et de 25 min. des sentiers qui passent à g. par le mont Cacalo (205 m.) et ramènent à l'usine à gaz

492 VI.B.so.' Varte,p.4S7. ROUTE DE LA PAR ATA. Envirom

(Ih.; V. ci-dessous). On pourrait aussi gagner, au N.-E. du Cacalo, en passant à une bergerie, la promenade des Pins (1 h. V*; ^' ci-dessous); mais il vaut mieux suivre à l'O. le ehemin précédent et descendre par un bon sentier en lacets jusqu'à la route de la Parafa (v. ci-dessous) que l'on atteint à l'extrémité E. du cimetière.

Un sentier, à l'O. de la dernière courbe de la route, en deçà de la fontaine du Salario, descend par le versant N. de la Finosa (p. 491) et mène en 1/2 heure à Vanc. pénitencier St-Antoine (p. 493).

Les deux grilles au premier tournant de route à l'O. de la place du Casone (p. 491) et immédiatement à g. en deçà de la chapelle Péraldi (p. 491), sont l'entrée de la promenade des Pins, importante pour les malades, parce qu'elle est abritée du vent. Les sentiers y montent au milieu de beaux maquis, jusqu'à mi-hauteur du Salario {^j^ d'h. ; p. 491), et offrent aussi de jolies vues.

La *route de la Parata, suite du boul. Lantivy (p. 491) au delà de la place Miot, est aussi fréquentée par les promeneurs et charmante, bien que dépourvue d'ombre. Elle longe constamment la côte, sur un parcours de 14kil.: trajet en 1 h. à 1 h. ^1^; voit, partie, V. p. 487. Elle passe à Vusine à gaz, puis à la chapelle des Grées (1 kil.), fondée en 1632 par Artilia Pozzo di Borgo et cédée aux Grecs de Cargèse (p. 495) de 1731 à 1774. On remarque, dans les jardins à dr., un grand nombre de chapelles funèbres de familles ajacciennes et dans le maquis des tmnbeavx plus modestes, les Corses aimant les sépultures isolées. A 2 kil. 5, immédiatement après le sentier montant à la Finosa (p. 491), le cimetière de la ville. Puis le chalet du Cycle (rafraîch.) et le jardin de la Barbicaja (4 kil.), sur le flanc de la montagne, entouré de beaux pins et renommé pour ses orangers. Quelques min. plus loin, à g. près de la mer, le pavillon Ariadne, café dépendant du Grr.-H. d'Ajaccio (p. 487; concert les jeudi et dim. de 3 à 5 h. en hiver). — 7 kil. Scudo, aux comtes Pozzo di Borgo, avec un joli jardin au bord de la mer. — Ensuite la contrée est déserte, la végétation maigre et il n'y a plus sur la route que Vignola (9 kil.), une maison de paysans isolée. La route aboutit à une langue de terre d'à peine 30 m. de large, qui rattache à l'île la '^tuur de la Parata (14 kil.), anc. fortin génois, sur un rocher (45 m.) toujours battu par les flots. La vue de la mer y est grandiose par un fort vent du S.-O., de l'O. ou du N.-O. Il est question de prolonger la route au N. le long de la côte jusqu'à l'entbouchure de la Liscia (p. 495).

Les îles Sanguinaires ou Sagonaires. en face de la Parata, qui doivent vraisemblablement leur nom plutôt à l'anc. ville de Sagone (v. p. 495) qu'à leur couleur, n'ont rien de bien curieux. Il y a env. -^4 il'b. de traversée de la tour à la grande île et il faut commander une barque d'avance, par ex. celle du gardien du phare. On ne saurait recommander d'y aller en barque d'Ajaccio (6 h. de mer).

La "Pointe de Pozzo-di-Borgo (780 m.) est le principal but d'excursion aux environs d'Ajaccio. 12 kil. de route, intéressante à faire à pied (raccourcis) ; chev., 5 f r. ; voit. (1 h. ^/^ à 2 h. de montée),

rrAjaccin. CHAT. DE LA PUNTA. CV/r<^, p. 4«7. VLB. 60. 493

V. p. 487. On trouve des rafraîchissements chez le gardien du château. — La route de voit, est d'abord celle de Bastia, qui passe à la gare et aux abattoirs (omn., v. p. 487). Immédiatement avant la station des torpilleurs on monte à g., en passant au haras, par des collines charmantes couvertes d'arbres fruitiers. A 5 min. à g. de la grande route, le beau parc de la Carrosaccia (p. 488; voit.. V. p. 487). On passe sous un aqueduc, dans un maquis dévasté par un incendie, et un bois d'oliviers. Joli coup d'œil en arrière sur le golfe d'Ajaccio. Puis le jardin des Prêtres. A 5 kil., le col de Faccia-di-CamiJOj où l'on prend à gauche. On passe ensuite à la chapelle funéraire des Pozzo di Borgo («Tombeau»), aux tours des Monticchi, des ruines de château du xiv^ s., et l'on monte enfin au château (12 kil.) par une rampe rapide en lacets.

Le *châteati de la Punta (env. 650 m.) a été construit de 1886 à 1894 par le duc Jérôme de Pozzo di Borgo et son fils, le comte Charles (m. 1902), avec des restes du palais des Tuileries de Paris, dont il reproduit exactement le pavillon de Jean Bullant. On peut le visiter Cpourb.).

Dans le grand salox, au rez-de-chaussée, une cheminée de la Kenaissance et des peintures: prétendu portr. du pape Clément YII. par Séb. del Piombo (?): portr. de P. Paoli, par un inconnu: de Ch.-A. Pozzo di Borgo (p. 489), par Gérard, et de Napoléon I", par David (1815). Dans la SALLE A MANGEE, unc autre cheminée de la Renaissance, quatre tapisseries et des peintures par le Pordenone, la Foi, l'Espérance et la Charité. — Au i^' ÉTAGE, une galerie sombre où il y a encore des tableaux, par Jtdes Romain (Adam et Eve). le Padoranino, Salvator Rosa. etc.

Du château à Castelluccio, aux Milelli. etc., v. ci-dessous.

De la terrasse du château, la vue est déjà magnifique, mais elle est bien plus étendue du sommet de la montagne où l'on monte en 1 h. par un bon chemin muletier en lacets. Le *panorama est grandiose: au N.-E., les principales cimes de la Corse, les monts d'Oro, Rotondo et Cinto, et le singulier Capo Tafonato; au N., les golfes de Lava et de Sagone; au S., celui d'Ajaccio et la ville; au S.-O., les îles Sanguinaires. I^e prolongement de la Pointe de Pozzo-di- Borgo à rO. est la Pointe de Lisa (790 m.).

Sur le versant S. de la Pointe de Pozzo-di-Borgo est Vanc. pénite}witr de Castelluccio (env. 180 m.), auj. école pratique d'agriculture. Les piétons feront bien de descendre de ce côté (très beaux coups d'œil; le chemin est à l'ombre l'après-midi): du château aller directement à la route à travers le parc, puis prendre à dr., près du château d'eau, l'anc. route (conduite d'eau) qui descend à la route d'Ajaccio qu'on suivra à dr., jusqu'au pénitencier. — Pour s'y rendre de la ville, on suivra la route (7 kil. 4; 1 h. 1/2 à pied; voit., v. p. 487), à g. au delà de la gare, qui passe à Vanc. pénitencier St-Antoine (.5 kil. 4; 1 h.), ou bien, ce qui est plus intéressant, on y monte directement en ^U f^'h- par la chapelle d,e Loreto et un sentier dans la vallée de St-Antoine. — De Castelluccio. un sentier conduit en 10 min. aux Milelli, propriété dans une situation ravissante, qui appartenait autrefois à la famille Bonaparte (v. p. 489).

Charmante excursion d'une journée à Cauro, à l'E., v. p. 497- 498; 20 kil.; voit., v. p. 487. — Excursion intéressante aussi, en une journée, au col de Vizzavona (v. p. 500-501), en partant par

494 VI.B.(H. C'(irfe,p.4flS. CARriESE. D'Ajnccin

le premier train. De la station de Vizzavf>na au roi en '-^/^ d'h. ri descente de Là en 2 h. ^/g à Bocognano (p. 501), d'où l'on rentre à Ajaccio par le train du soir.

U'Ajaccio à C'alcatoggio, Cargèse, Piana, Evisa et Vico et aux <Jalanche de Piana, v. R. 61; à Bonifacio, R. 62; à Bastia, R. 63; à Guitera et Ziravo, v. p. 497-498.

61. D' Ajaccio à Evisa par Cargèse et Piana et retour par le col de Sévi (Vico).

Excursion magnitique qu'on fera de préférence avec une automobile (v. p. 485 et 487) ou une voit, particulière (80 fr., faire prix d'avance; v. aussi p. 485 et 487). Service automobile, d'Ajaccio à Vico (52kil.; trajet en 4 h.; 6 fr. 50 et 5 fr. 25); 2 h. 1/2 jusqu'à Sagone (5 et 4 fr.), d'où une voit. publ. conduit à Piana (5 h. 1/2; 7 fr. 75 et 6 fr. 50). Voit publ. de Vico à Evisa, en corresp. avec les autom.; trajet en .8 h. ; 2 fr. 50. Les touristes qui ne veulent pas utiliser cette voiture (v. p. 485), commanderont télégraphiquement à l'hôt. (Tigli d'Evisa une voiture particulière qui les attendra à Vico (15 fr.). L'excursion à pied est également recommandable. Une monture coûte de 6 à 8 fr. par jour.

ler jour : col de S. Sehastiano (2 h. 1/2 en voit.), Sagone (1 h. ■/2 ; arrêt de midi), Cargèse (1 h. 1/2) et Piana (2 h. 3/4). Partir de bon matin et tâcher d'arriver à Piana avant le coucher du soleil. — 2" jour: Evisa (4 h. à 4 h. 1/2); l'après-midi, excursion à la forêt d'Aïtone. — Séjour: C'ristinacce et col de Sévi (1 h. 1/2), Sagone (2 h. ; arrêt de midi), col de S. Sehastiano et Ajaccio (4 h.). — Si l'on dispose de quatre jours, coucher le 1" jour à Cargèse, le 2e à Piana et n'arriver à Evisa que le 3e jour. En été, au lieu de revenir par le col de Sévi, on fera mieux de prendre la route beaucoup plus belle d'Evisa à Corte par le col de Vergio (v. p. 496).

Ajaccio, V. p. 487. On suit d'abord la route de Bastia, en passant à la station des torpilleurs (p. 493) et au château Bac/occhi ; puis on laisse à dr. celle de Sartène-Bonifacio (R. 62). Ensuite la contrée devient monotone, mais on a en face une jolie vue sur le mont d'Oro. — - 6 kil. 5. Mezzavia, où l'on quitte la route de Bastia (R. 63) et passe sous l'aqueduc d'Ajaccio. Puis on monte au N. entre des montagnes de granit rouge (à dr., sur la hauteur, Appietto). — 12 kil. 5. Col de Listlncone (239 m.). La route franchit le ruisseau de Lava et fait un grand détour à l'E. La vue devient très belle et s'étend sur la Pointe de Pozzo-di-Borgo, le golfe de Lava et le cap de Feno.

19 kil. Col de San- Sehastiano (415 m.), où il y a une chapelle et un relais (vin). *yue magnifique et surprenante, au N. jusqu'au Capo Tafonato, encore plus étendue de la cime rocheuse (Punta Vida, 464 m.) à 10 min. à l'O. de la chapelle, d'où on voit les trois golfes d'Ajaccio, de Lava et de Sagone.

21 kil. 5. La Marignaninca, autre relais (hôt. des Touristes ou Paoli, 4 ch. à 2 fr., déj. 2.50, dîn. 3). — 22 kil. Route de Calcatoggio qui est à 5 min. à dr., sur une colline (328 m.).

De Calcatoggio, une route de voitures (belle excursion) traverse la C'inarca, une des régions les plus fertiles de la Corse, passe à Sari d^Orcino (33 kil. ; hôt.), célèbre pour son vin, et aboutit à Vico (64 kil.; p. 497).

à Evisa. PI AXA. Curte,p.4s:i. VI.R.til. 495

Ou descend ensuite par des lacets. — 27 kil. Pout sur la Liscia, qui débouche dans la petite baie du même nom, au beau golfe de Sago/ie. A dr., la tour génoise de Capîylivlo. La route continue, derrière des dunes basses, jusqu'à l'embouchure du Liamo/ie, et le traverse (33 kil.).

37 kil. 5. Sagoite (deux aub.), dans une plaine malsaine, avec un petit port et une belle plage, jadis une ville, avec un évêché. Route de Vico et du col de Sévi, v. p. 497. Bateau, v. p. 484.

On continue en contournant la baie et en franchissant plusieurs contreforts montagneux, couverts de vignes, d'oliviers et d'arbres fruitiers (dans le lointain, la Pointe de Pozzo-di-Borgu).

51 kil. 5. Cargèse (env. 40 m.; hOt.: Continental ou Fieschi, ch. 1 fr. 50, rep. 2; Aline Vve Ursule Zortettahi)^ bourg fondé en 1774 par des (irecs, descendant de réfugiés venus de Morée en Corse en 1676. Il occupe un site pittoresque, mais exposé aux vents, sur une arête rocheuse entre le golfe de Sagune et le petit golfe de Père.

De là, on descend doucement et à travers des vignes, en dominant les golfes de Pero et de Chioni, puis ou remonte assez fortement et par une route en lacets jusqu'au col de la Croix ou de Lava (498 m.). Dès qu'on l'a dépassé, ou jouit, surtout au coucher du soleil, d'une vue magnifique sur le "^gvlfe de Porto, pareil à un fiord avec ses rochers escarpés de granit rouge. Au X.-E., au delà des Calanche, le sommet du Capo Tafonato généralement couvert de neige.

71 kil. (10 min. au-dessous du col), Piana i^438 m.; hôt. : des Etrangers, p. 7 fr. 50; des CalancJie ou Castellani, ch. 2 fr., rep. 2.50), village dans un site magnifique, peut-être le plus beau de la côte.

La route contourne ensuite une gorge étroite, au débouché de laquelle se trouve Ficajola, village de pêcheurs; puis elle atteint A traverse sur une étendue de près de 1800 m. les célèbres "^Calanche de Piana (pron. «calanque»), ensemble de rochers granitiques atteignant parfois 400 m. de hauteur et particulièrement curieux lorsque le soleil couchant répand sur eux une teinte de braise ardente; on y voit les restes d'une forêt de pins et on y a plusieurs coups d'œil ravissants sur la mer, d'un bleu intense. — On descend ensuite par de nombreux lacets à travers un beau maquis: à g., en bas, le village de Porto (v. ci-dessous), à l'embouchure de la rivière du même nom. Puis la route tourne à l'E. et s'enfonce à l'intérieur en remontant la rive g. du Porto.

80 kil. 2. Maison de cantonniers (embranchement) ; la route de dr. est celle d'Evisa (v. p. 496).

La route de g. revient sur la côte et coutiuue à la suivre jusqu'à C'alvi (80 kil.); excursion recommandée, mais intéressante surtout en sens inverse. Pas de voit. publ. , du moins à partir de Porto (2 kil.; deux aub.), où s'arrêtent les diligences venant de Sagone. 11 y a là un petit port d'où s'expédient les arbres descendus des montagnes voisines. A la sortie du port, une vieille tour de guet génoise, sur un bas rocber de forme conique. — On monte ensuite pour sortir de la vallée du Porto (belle vue). Plus loin, une petite gorge rocheuse. — 15 kil. Partindlo

496 VI. U. m. — Carte, p. 483. EVISA. D'Erisa

(aub.), village dans uu beau site. Vient ensuite une succession de descentes et de montées en lacets à travers un pays toujours pittoresque; mais il n'y a guère sur la route que des maisons de cantonniers. — 23 kil. *C'ol de la Croix (372 m.), d'où l'on a une vue splendide sur le golfe de Porto, eu arrière, et sur le golfe de Girolata, vers lequel on redescend.

— 35 kil. *Col de Parma ou de Palmarello, d'où la vue n'est guère moins belle. On redescend vers la vallée du Fanyo que la route traverse après s'être rapprochée du golfe de Galeria. — Galeria (assez bonne aub.), à a kil. à g. à l'écart de la route, est un village important, avec un petit port. C'est de là qu'on visite la forêt de Filosorma. — 48 kil. Pont du Fango. La route, de plus en plus déserte, longe <à certains endroits d'assez près la côte qui est toujours profondément découpée et fort belle.

- 80 kil. Calvi (p. 506).

La route d'Evisa, qui monte sur la rive g. du Porto qu'elle domine plus loin de très haut, entre plus loin dans une vallée encaissée, fermée par les parois de granit du Caj[>o cVOi'to (1306 m,), du Capo Mayennole (1230 m.) et du Capo alla Polmonaccia (1715 m.). Oliviers et châtaigniers. A g., sur le versant N., Ota.

La vallée du Porto se rétrécit bientôt et aboutit au merveilleux cirque rocheux de la "^Spehmca que la route contourne (à dr. se détache une route gagnant Chidazzo et Mariynana). Après un coude hardi on aboutit nxij^ontde Ta.volefta (611 m.), sur le Porto; puis, par un vaste circuit (éviter le raccourci qui est fort raide), on atteint la chapelle St-Cypi^ien (796 m.), d'où la vue est magnifique sur la Spelunca et le golfe de Porto; plus haut, Evisa.

100 kil. 5. Evisa (842 m. ; hôt. Glyli, bon, 14 ch. à 2 fr., rep. 2.50), bourg dans un site tout particulier, près d'une magnifique forêt de châtaigniers et en vue de montagnes superbes. C'est une agréable villégiature, intéressante surtout pour les peintres et les botanistes.

La *forêt d'Aïtone, uue des plus belles de la Corse, de 1708 hect. de superficie, est à 5 kil. du bourg. Elle se compose surtout de magnifiques pins laricios. On recommande d'y faire un tour jusqu'au col de Veryio (1464 m.), à 12 kil. au N.-E.: voit., 12 fr. ; chev., 5 fr.

D'EvisA A Corte: 62 kil. de route, mais voit. iMibl. seulement à partir de Calacuccia (v. ci-dessous). On traverse la fovH d'A'itone jusqu'au col de Vergio (v. ci-dessus) , d'où l'on redescend par la *forêt de Valdoniello («forêt noire»; 4638 hect.), aussi fort remarquable, et dont les parties non encore exploitées présentent des arbres qui atteignent jusqu'à 50 m. de hauteur et 5 m. de tour. Ensuite vient la vallée du Golo, où sont les pâturages du Xiolo («pays noir»). — 33 kil. Albertacce (870 m.; aub.). — 36 kil. Calacuccia (847 m. ; hôt. : des Touristes ou Lupi, recomm., 10 ch. de 2 à 3 fr., rep. 2.50, p. 6 à 7; de France & du Monte-Cinto, ch. 2 fr., rep. 2.50).

On peut faire de ce village diverses excursions intéressantes, notamment l'ascension du mont Cinto (2710 m.) , principal sommet de la Corse, formé de porphyre. Elle demande env. 7 h. 1/2, avec un guide, et elle est plus fatigante que difficile. La vue y est superbe, mais souvent voilée.

■ La vallée du Golo forme en aval de Calacuccia une gorge magnifique, dite la *Scala di Santa Regina, au milieu de laquelle, près du pont de Satda Regina (496 m.), se voit un monument aux victimes de l'éboulement du 31 déc. 1888. A la sortie de la gorge, ou franchit le Oolo sur le pont de Castirla (51 kil. ; 350 m.; aul>. , un peu plus loin), d'où une route qui longe la rive dr. du fleuve fontinno vers la stuî. de Erancardo

àAJaccio. VICO. C'artes, p.488,4S7. VI.R.61. 497

(p. 503). La route de Corte, au contraire, tourne au S., monte par des laoets à travers une forêt de chênes verts et passe au pied de C'aatirlu.

— 53 kil. 5. Col d'Oininanda (657 m.), d'où l'on descend le long d'un versant dénudé jusqu'à Corte (62 kil. ; p. 502).

La route de Vico monte à l'E. à la fontaine de Caracuto (102 kil. 3), au milieu de forêts, où s'embranche la route de Corte par la forêt d'Aïtone (v. p. 496) ; puis elle tourne brusquement au S.-O. et descend ensuite au S.-E. le long du flanc méridional du mont Suariccione (1426 m.) jusqu'à Cristlnacce (lOô kil.; aub.), village dans un joli site.

Ou franchit le ruisseau de Porto et monte par de nombreux lacets (raccourcis pour les piétons) , en partie ombragés de chênes verts, jusqu'au col de Sévi (112 kil.; 1101 m.); vue magnifique au 8.-0. jusqu'à la Pointe de Pozzo-di-Borgo. On a bientôt à g. un beau coup d'oeil sur Guagno (v. ci-dessous) et sur le mont Rotondo, et plus loin, au delà de la chapelle St-Roch (755 m.), sur Vico.

119 kil. 4. Col de St - Antoine - de -Vico (496 m.). Du col, une route de voit, descend à l'E. dans la profonde vallée où se trouve Vico (1 kil. 5 : env. 400 m. ; hôt. des Gourmets & de France, 10 ch. à 2 fr., rep. 3, p. 8.50), vieille petite ville dans un joli site. A ^|^ d'h. au 8., l'anc. couvent de St-François. d'où l'on a une belle vue.

Dk Vico aux bains dk Guagno: 11 kil., voit. puld. en correspond, avec le service autoni. d'Ajaccio (v. p.-494); 2 fr. et 1 fr. 50. La route prend à l'est. A dr. se dresse la Sposa ou Sposata (1429 m.). On passe par Murzo (303 m.) et le col de Sorro (625 m.), d'où la vue est fort belle.

— 11 kil. Bains de Guagno (436 m.; hôt.: à V établissement ; Continental ou Martini, '2.0 ch., rep. 2 fr., p. 6), un des établissements les plus importants de la Corse. Il y a deux sources d'eaux thermales sulfureuses (37-.52" C), employées dans le traitement des maladies de la peau, des suites de blessures, etc. Belle contrée. Le village de Giiayno (aub.) est 6 kil. plus loin à l'est. A l'E.-N.-E., le mont Rotondo (p. 503).

De Vico à Calcatogyio par Sari d'Orcino (trajet moins recounnandable dans ce sens), v. p. 494.

La route de Vico à Sagone descend à l'O. du col de St-Antoinede-Vico dans la vallée de Balogna (à dr., sur une hauteur, le village de ce nom), puis dans la vallée de 8agone, entourée de maquis épais; à la fin, on traverse des marécages. — 132 kil. Sogone. De là à Ajar-cio (37 kil. 5), v. p. 495-494.

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