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C. Quartiers situés sur la rivk g. du Rhône

Sur la rive g. du Rhône s'étendent deux vastes quartiers modernes, les Brotteaux ou Broteaux, quartier aristocratique qui touche au parc de la Tête -d'Or. la GuÛlotière, quartier populeux et peu intéressant.

On va à ce dernier par le beau pont du Midi (pi. D 6; 1888 à 1891), à l'E. du cours du Midi, ou par le pont de la Guillotière fpl. E5), à l'E. de la place Bellecour et au 8. de l'Hôtel-Dieu (p. 13), le plus ancien de Lyon, qui remonte jusqu'au xni« s., mais a été élargi en 1839. Entre les deux, le nouveau pont de V Université (pi. DE 5-6; 1903).

Près de ce dernier se trouvent les bâtiments universitaires (pi. E 6) : au S., celui des Facultés des Sciences et de Médecine, vaste construction moderne, précédée d'une statue de Claude Bernard (1813-1878\ le physiologiste: au X.. l'édiiîce des Facultés de Droit et des Lettres, qui contient, au 2^ étage, un musée de moulages (pour l'histoire de l'art antique; bon catalogue, de 1903, 1 fr. oO). et un musée de géographie, visibles de 8 h. à 11 h. et de 2 à 5 (sonner à la porte), sauf les dim., jours fériés et pendant les vacances. — Plus loin, place Ollier (pi. E 5-6), une statue du chirurgien Ollier (p. 308), par A. Boucher (1904).

Au bout du pont de la Guillotière se trouve la place Raspail (pi. E 5), décorée des bustes de Fr. Raspail (1794-1878), chimiste

28 I- R- 2. LYON. Parc de la Téte-d'Ch:

et homme politique, et d'Ed. Thiers, capitaine qui se distingua à Belfort en 1870.

La préfecture fpl. E 4), plus loin, sur le cours de la Liberté, près du pont de V Hôtel-Dieu Cpl. E 4), est une grande et belle construction dans le style de la Renaissance, de 1885-1890, sur les plans de A. Louvier. Dans le jardin, les statues de deux Lyonnais: le poète V. de Laprade (1812-1883), par Démaille, et le général Diiphot (1770-1798), par C. Bailly ; et le monument de Félix Mangini (1836-1902), bienfaiteur de la ville, par A. Boucher (1907).

A peu de distance en amont, sur le quai, un beau temple protestant (église réformée; pi. E 4), dans le style roman, sur les plans de Ci. André. — Puis une petite place avec la statue de Bern. de Jussieu ^1699-1777), le botaniste, par P. Aubert (1892). — C'est là, à TE. de la Bourse (p. 13), qu'aboutit le poîit Lafayette fpl. E4; 1888 à 1890), en amont duquel commencent les Brotteaux (v. p. 27). — Fn peu au N. du cours Lafayette, qui forme le prolongement E. du pont, s'élève le monument des victimes du siège de 1193 {^\. F 3; v. p. 11).

Ensuite le he-àu pont Morand (pi. E3), également reconstruit de 1888 à 1890. La place Morand (pi. E 3), au delà, est décorée d'une fontaine en pierre d'après Desjardins, avec des génies et une statue de la Yille de Lyon, par G. Bonnet (1865). L'église de la Rédemption (pi. EF2), sur la place Puvis-de-Chavannes, est une construction moderne dans le style du xm» s., qui renferme de beaux vitraux.

Au rond -point qui précède l'entrée du parc de la Tête-d'Or (pi. E 1) se voit le monument des Légions du Rhône, érigé en mémoire de la défense nationale en 1870-1871, sur les plans de Coquet et sculpté par Pagny (1887). 11 se compose d'un groupe en bronze, sur un piédestal décoré d'un bas -relief représentant un lion mourant, et d'un hémicycle entourant ce piédestal.

Le *parc de la Tête-d'Or (pi. F G 1-2; tramw. n^s 14 et 17, V. p. 9), fondé en 1856, a 114 hectares de superficie et est établi dans des terrains autrefois marécageux, préservés maintenant, comme les Brotteaux. des terribles inondations du Rhône par une puissante digue, qui a coûté 2530 000 fr. Au milieu est un vaste lac avec des îles; traversée du lac, 10 c; canotage, l'h. 1 fr. (dim. et fêtes, 1 fr. 50) ; promenade autour du lac, 30 c. Il y a un chaletrest. à l'E. de ce lac. Une partie du parc, à l'opposé du Rhône, a été transformée en jardins zoologique et botanique. Les serres (ouv. en été de 1 h. à 6 h., en hiver de 1 à 4) y renferment des collections d'orchidées, de fougères, de palmiers et de cycadées très remarquables. Le conservatoire botanique, oii sont les collections botaniques du muséum (p. 21), est ouvert tous les jours, excepté le dim., de 8 h. à midi et de 2 à 6. Il y a dans le même local un petit observatoire. — Le chem. de fer de Genève longe le parc à l'est.

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Environs. LYON. I- R- 2. 29

Environs. — L'Ile-Barbe. à 5-H kil. au N., est le plus joli but de promenade de Lyon, en bateau à vapeur, par la Saône, dont les bords sont très pittoresques et parsemés de maisons de campagne. En aval de l'île il y a un grand barrage, et sur l'île même, quelques restes d'un anc. couvent, notamment une petite chapelle romane, et d'un château fort, des xie, xije, xrve et xv^ S. Fêtes publiques («vogues») les lundis de Pâques et de Pentecôte. L'île est reliée par un escalier à un pont suspendu faisant communiquer la rive g. avec le village de St-Ramhert (plusieurs petits restaurants), sur la rive dr., où il y a une église romane, reconstruite au xixe s. Un charmant sentier, à l'ombre l'après-midi, remonte d'ici la rive dr. du fleuve. — Chem. de fer, v. p. 3. Tramw. de Xeuvillesur-Saône. sur la rive g. (v. p. 9. n» 25).

Charbonnières-les-Baîns (234 m. ; hôt. : H. des Bains, dans le parc ; Gr.-H. Escoffler, H. du Cheval-Blanc), à 9 kil. à l'O., par la ligne de Montbrison (v. ci-dessous), est très fréquenté comme promenade par les Lyonnais, dans la bonne saison. Le village occupe un vallon dont les alentours sont en partie boisés, et il a un établissement d'eau minérale ferrugineuse froide (entrée, 10 c), dans un petit parc, avec casino 'lestaur., déj. 4 fr., dîn. 5), à côté du chemin de fer. au delà de la station.

Le mont d'Or, montagne à 7-8 kil. an N. de Lyon, sur la rive dr. de la Saône, présente trois sommets principaux, le mont Ceindre (470 m.), le Montoii ou uwnt Thou (612 m.) et le ino)d Verdun (625 m.), d'où l'on a de beaux points de vue, mais les deux dernières hauteurs sont occupées par des fortifications qui en rendent les sommets inaccessibles au public. Le mieux est d'aller par le tramway à St-Cy)-an-Mo)d-d' Or (v. p. 9, n" 28; t. les 20 min.; 50 et 25 c). On arrive de là en 35 min. sur le mont Ceindre (restaur.). Le Montou est 50 min. plus loin et le mont Verdun à 40 min. de ce dernier. Pour atteindre directement les deux derniers sommets, il est préférable de passer par Limonest (tramw. no 27, p. 9). On descend en 1/2 h. à Poleyrnieux (rest. Peytel), d'où l'on peut gagner St-Germain-rni-Mont-d' Or (p. 3), par un chemin offrant de belles vues, ou Xeucille-sur-Saône (tramw. no 25, p. 9).

Les aqueducs romains de Bonnand (ou Beounani), au S.-O. de Lyon, se visitent facilement en 3 h. 1/2. Ce sont dix-huit arcades de l'aqueduc mentionné p. 27, qui traversent, à 3/^ d'h. à l'O. d'Oullins (tramAV. n" 21, p. 9; chemin de fer, p. 57), la vallée de Wzeron et la route de Francheville (v. ci- dessous). On en voit des restes plus importants encore (90 arcades) au S. de Chaponost (4 kil. au S.-O.; tramw. u" 22, p. 9). On reviendra par Francheville (restes d'un vieux donjon, châteaux: tramAv. no 30, p. 9) ou par Ste-Foy (tramw. no 24, p. 9).

De Lyon à Paris, E. 1; à Besançon par Bourg, v. le Nord-Est de la France, par Baedeker; à St-Etienne qX au Puy, R. 7; à Kimes, R. .38; à Marseille, R. 42; à Genève, p. 124-125. 72-74 et 82-83; à Aix-les-Bains, R. 13B; à Chambéry, R. 17; à Grenoble, R. 24.

De Lyon au mont Pilât, v. p. 297 et 44.

De Lyos a Mostbrisos: 79 kil.; 3 h. 25 à 3 h. 45; 8 fr. 85. 5 fr. 95, 3 fr. 90. On part de la gare St-Paid (pi. C 3) et traverse immédiatement un tunnel de 1400 m., sous la colline de Fourvière. — 3 kil. Lyon-Gorgede-Loup (pi. A 3), stat. après laquelle on croise la ligne de Paris et passe dans un autre tunnel, de 305 m. — 4 kil. Ecully-Demi-Lune. Ecully, à dr. (tramw. n'^ 26, v. p. 9), est un gros village de la banlieue lyonnaise. — 6 kil. Tassin, où l'on croise la ligne de Lozanne à Givors (p. 4). — 9 kil. Cliarbonnières {bnff'et; v. ci-dessus). On passe ensuite à dr. à son casino. — 12 kil. La Tour-de-Salvagny. — 16 kil. Lentilly. — 19 kil. Fleurieux- Lozanne. Pays accidenté et en partie boisé. Un viaduc. Vue étendue à droite. Un tunnel. A dr., la ligne de Roanne à St-Germain-au-Montd'Or et Lyon (v. p. 7 1. — 23 kil. L'Arbresle (p. 7). La voie remonte au S.-O. la vallée de la Brévenne. — 26 kil. Sain-Bel. A 2 kil. au N.-O. est le village de Savigny, jadis célèbre par son abbaye, dont il reste peu de cho.se. Mines importantes de pyrite de cuivre. — 31 kil. Bessenoy, bourg

30 I- R- ^- - Carte, p. ii9. LYON. Enrirovs.

■A 20 min. à droite. — 34 kil. Coursieu - Bmssieu. Sept viaducs et trois tiiuuels. — 43 kil. Ste-Foy -V Argentière, gros village où il y a un vieux château. Mines de houille. Grande tuilerie à la gare. 50 kil. Meys. Ensuite un tunnel de 650 m., par lequel on passe dans le bassin de la Loire. — 53 kil. Viricelles-Chazelles. Tramw. électr. à St-Symphorievsur-Coise. par Chazelles-sur-Lyon (6090 hah.) qui a six manufactures de chapeaux de feutre, occupant env. 600 ouvriers. On descend rapidement. Un tunnel. — 60 kil. Bellegarde-St-Galmler, stat. à 7 kil. au N. de St- (ralmier (p. 39; corresp.). Enfin la plaine. — 63 kil. Montrond (p. 39). Ou passe ensuite, à g., près des ruines du château de Montrond, traverse la Loire et parcourt une plaine parsemée d'étangs (v. p. 38). — 67 kil. Boisset-le-Cerizet. — 72 kil. Grézieux-le-Froiitental. — On rejoint à g. la ligne venant de St-Etienne (v. p. 57). — 79 kil. Mantbrison (p. 55).

De Lyon a Trévoux, que dessert aussi la ligne de Dijon-Paris (p. 3): 26 kil. ; 45 min. à 1 h. 45; 2 fr. 90, 1 fr. 95, 1 fr. 30. Départ de la gare de la Croix-Rousse (pi. D2; p. 7). Nombreuses stations de banlieue, les premières celles de Cuire, de 3Iot>tessuy, de Caluire et du Verimy. Beaucoup de maisons de campagne et d'établissements industriels. A g., le champ de manœuvres de Sathonay. ~ 7 kil. Sathonay-Eillieux, deux villages, à g. et à dr. de la voie. A dr., la ligne directe de Bourg (p. 72), On gagne ensuite les bords de la Saône. — 17 kil. XtuviUe-sur-Saôue (p. 3). — 26 kil. Trévoux (v. le Nord-Est de la France, par Bsedeker).

De Ltok a Moknant et a Vaugneray: 28 et 14 kil., autre ligue d'intérêt local, partant de la gare de St-Just (pi. B5; p. 7). Elle dessert le S.-O. de la banlieue lyonnaise et quantité de bourgades qui ont do 1000 à 3000 hab. Elle se bifurque au Tu^yinier (10 kil.): à dr. sur Vaugneray (4 kil. ; 1936 hab.), d'où une correspond, dessert Yzeron (12 kil. ; 757 m. ; hôt.: Beau-Site, 35 ch.. rep. 3 fr., p. 7 à 8; du Cheval-Blanc), petite station d'été; à g^ sur Mornant (18 kil. ; bîiffet; hôt. du Xord), ville de 1804 hab., dominée par la haute tour du Vingtain, reste de ses fortifications du xive s. A la sortie du côté opposé à la gare se voit un pont qui est l'un des mieux conservés de l'anc. aqueduc romain du mont Pilât (v. p. 27). — Ste-Catherine ou Ste-Catherine-sous-Riverie (778 m. ; hôt. Beaujolin), à 10 kil. à l'O. (correspond, au l*'' train du matin), est un centre d'excursions dans les montagnes voisines, qui ofi'rent de beaux points de vue, par ex. au Châtelard (804 m.), à 1500 m. au S. On passe à i/i d'h. en deçà de Ste-Catherine au vieux bourg féodal de Riverie, qui a encore son château.

De Lyon a Aoste-St-Genix (St-Béron): 72 kil.; 2 h. 20 à 2 h. 40; 5 fr. 95, 4 fr. 45, 3 fr. 25. ~ Cette ligne d'intérêt local, partant de la gare de l'Est (pi. 05; p. 7), dessert au S.-E. un pays de plaine peu intéressant. — 3 kil. Villeurbanne («Villa Urbana»), sorte de faub. industriel de Lyon (v. p. 10). 33 890 hab. Tramways aussi de Lyon (v. p. 8). C'est dans le voisinage que commence la dérivation du Ehône dite canal de Jona.ge. construite de 1891 à 1898 pour procurer des forces motrices électriques k Lyon. Ce canal a une chute de 12 m. de haut et un débit de 100 à 150 m. cubes par seconde, avec 20 turbines, chacune d'une force àe 1000 chevaiix (pour visiter, se munir d'une autorisation au siège de la Société Lyonnaise des Forces motrices du Rhône, rue de la République, 37, à Lyon). — 12 kil. Meysfeux, avec un château. — 18 kil. Pusignan; importantes ruines d'un château brûlé en 1789. — 21 kil. Janneyrias, aussi avec les restes d'un château. On traverse la Bourbre. — 26 kil. Pont-de-CMruy-Tignieu l'hôtel). Fabrique de câbles. Voiture publ. pour la Balme-les-Grottes (17 kil.; p. 72), 1 fr. 50. — 32 kil. Crémieu (212 m.; bulfet; hôt. Bouillet), petite ville déchue, dominée par les restes du château baronnial de St- Laurent et qui a encore une partie de son enceinte des xive et xvie s., notamment deux portes bien conservées. On visite également d'ici les grottes de la Balme (17 kil.); voit, part., 10 à 12 fr. — 39 kil. St-Hilairede-Brens (268 m.), point culminant de la ligne. Embranch. de 11 kil. sur Jallieu, près de Bourgoin (p. 194). — 42 kil. Trepit (v. la carte p. -69), avec

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