LYON
peinture (v. pi. B et p. 18). — I""^ saxle (musée des bnsfes), à dr., l'anc. réfectoire des Dames bénédictines, remarquable par sa décoration, des hauts-reliefs de Place des Terre aux
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Rez-de-chaussée.
grandeur naturelle, représentant des saints et des scènes de la Bible, en stuc, par Sim. Gtdllaume, et, aux extrémités et au plafond, des peintures par P.-L.Cretey, la.
Multiplication des pains et la Cène, etc., le tout du xvii« s.
En outre des bustes de Lyonnais célèbres, la plupart en marbre et modernes (étiquettes), et deux mosaïques antiques dites des Exercices de la palestre et des Poissons. Dans deux vitrines, plâtres peints et terres cuites de Jean Carriès et de Chinard, sculpteurs lyonnais. — Vestibule: débris d'architecture. — II*' salle: sculptures du moyen âge et de la Renaissance, ornements architectoniques, bas-reliefs, statues, statuettes. A remarquer, entre autres, de dr. à g.: 13, ex-voto, bas-relief en pierre peinte (travail lyonnais du xvi« s.); 14, Vierge au donateur (travail auvergnat du xvi" s.) ; 15, bustemédaillon du baron Robert de Montai (xvi« s.) ; 7, Xoé, statue en pierre provenant probablement du puits de Moïse de Dijon; 18, grande cheminée du xvi« s.; 27, Vierge en „stucco duro" par Desiderio da Settignano; en haut, 34, lion de Venise, de 1490; 29, Mino da Fiesole, buste de St Jean-Baptiste (xv^ s.); 19, cheminée monumentale (art bourguignon, xvi^ s.) ; au-dessus, 28, grand tympan ogival sculpté en bas-relief (Venise, xv« s.) ; 8, statue d'un abbé de Labussière à genoux (art bourg., xv« s.); 20, Benedetto Antelami, buste de St Pierre (fin du xii^ s.) ; médaillon en marbre de Ludovic le More (Nord de l'Italie, fin du x'v* s.); *25, éc. de Donatello, Ange et enfant musiciens, bas-relief en terre cuite (fin du xv«s.); portrait-médaillon en marbre, de Milan (xv^ s.); 35, la Vierge et l'Enfant, bas-relief en terre cuite, attr. à Andréa délia JRobbia. Au milieu, sur un support, -30, la Vierge et l'Enfant, bas-relief en terre cuite, attr. à Ant. JRossellino (xv^ s.); 5, basrelief d'une femme couchée, sculpture funéraire (xrv* s.). —
18 I- B. 2. LYON. -^tf'sée de
IIP salle: à dr., 2, sarcophage mumi-forme gréco-phénicien; autel taurobolique; sarcophages romains, surtout celui de g., n» 3, où est représenté le triomphe de Bacchus; urnes cinéraires; à la fenêtre, un autel romain (non grec). — IV^ salle: à g., 52, Foyatier, Jeune fille au chevreau; 79, Truphême, Jeune fille à la source; 62, Legendre-Héral, Silène; 71, Pradier, Odalisque; 82, Vietty, la Nymphe de la Seine; 31, Cortot, Pandore; 70, Pollet, Crépuscule; 19, 14, Chinard, Persée délivrant Andromède, modèle et groupe inachevé; 78, Schœnewerk, l'Aurore; au milieu, 40, Z>elorme, Mercure; 61, Legendre-Héral, Eurydice; 2, Barye, Tigre dévorant un jeune cerf; 39, Delorme, Psyché; dans Tangle à dr., un vieux puits.
La porte du fond donne sur le grand escalier ou escalier d'hoxneuk (v. pi. A) , qui a conservé sa décoration de la fin du xviie s., d'après Thomas Blanchet. C'est par là qu'on monte au l^"" étage, où se trouvent à dr. le musée de peinture (escalier principal, V. pi. B et p. 16-17), à g. la salle des dessins et en face le muséum (p. 21).
Le -musée de peinture, qui doit sa création aux donations de Napoléon P»", est surtout remarquable par les tableaux de l'école française du xix^ s.; il contient en outre plusieurs œuvres importantes de l'école hollandaise, notamment les deux Rubens (p. 21, 22); parmi les Italiens, il faut nommer le Pérugin (p. 22).
La SALLE des dessins, située à l'angle S.-O. du palais, est réservée aux artistes lyonnais, notamment Puvis de Chavannes, P. Chenavard, Ponthus-Cinier, J.-J. de Boissieu, Meissonier, Ravier ; buste de Puvis de Chavannes, par Rodin. — On retraverse le palier du grand escalier pour visiter les quatre salles de dr., dites
Galerie P. Chenavard et contenant les œuvres des peintres lyonnais. I'« salle: tableaux de Grohon, Ant. Berjon, etc. Sur le parquet, dans cette salle et les suiv., des mosaïques romaines. — lie salle: Hipp. Flandrin (513, le Dante aux enfers), Paid et Aug. Flandrin; St-Jean, fleurs; Ant. Guindrand, paysages. — III<= SALLE : à dr.. Allemand, Ponthus-Cinier, paysages ; s.n», Lortet, la Meije (p. 241); *621, *625a, Puvis de Chavannes, l'Automne (1864), portr. de sa femme, la princesse Cantacuzène (1883) ; Carrand, paysages; 593, Meissonier, portr. du peintre lyonnais Paul Chenavard (1808-1895). — lY^ salle: œuvres de Vollon, Apjpian, Vernay, Ravier, Guiguet; s. n", Roybet, la Leçon d'astronomie (portraits). — On traverse le palier de l'escalier S.-E., mentionné p. 16-17 (v. pi. B), au delà duquel se trouvent les
Salles est qui forment la galerie du xix^ s. Y^ salle: à dr., 652, s. n°, N. Sicard, Entrée du pont de la Guillotière (p. 27), le Soir de la bataille d'Eylau; Stengelin, paysages; 415, Jos. Bail, le Petit cuisinier, 414, Ant. Bail, la Fanfare de Bois-le-Roi, à dr. et à g. d'une belle porte en bois sculpté provenant d'Aix-eii-Pro-
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vence (vers 1720). Au milieu, "^Chinard, buste de Mme Récamier ''acquis en 1909). — YP salle: s. n". A. Faivre. la Dame en bleu. — VlP sallk: moulages de sculptures du Parthénon et des portes de bronze du Baptistère de Florence. — VHP salle: toiles du peintre hoimais S eignemar tin (1848-1875 1 ; au milieu *s. n". Rodin, Eve, statue en bronze. — IX^ salle: à dr., 326. J.-P. Lcivrens, les Otages; 329, J. Lefebti'e.
Xymphe et Bacchus; s. nos, Claude Mo net, paysage, marine :
s. n°,Benoir, Joueuse de mandoline; 316, Henner, la Créole; s. n°s, A. Sisîey.
paysages; -253, Cazin, la Journée faite (1888); s. n'% Simon, Cérémonie religieuse à Assise. Au milieu, une mosaïque antique, dite des Jeux du
cirque ; *s. n^. Rodin, l'Ombre, statue eu bronze, et dans une vitrine, des moulages d'œuvres du même artiste. — X^ salle: à dr., Fantin- Latour, portraits; s. n"', J. Blanche, portr. de femme; 315, Henner, le Christ mort; s. n", Eug. Carrière, l'Ange de la douleur; s. n". Geoffroy, les Résignés ; 364, Raffaëlli, Chez le fondeur. Au milieu, s. n'^s Rodin, Minerve (1905), la Tentation de St Antoine, buste et groupe en marbre. — XI«^ salle (donation Bernard): à g., 388. A. Trepffer, Rétablissement du culte après la Révolution; 365. ../. Raoux, portr. de femme; 37, Piazzefta. Mangeurs de crème; 172, J. van Ruisdael, paysage: 271, Dagnan-Bouveret, Xoce chez un photographe.
Le *inusée des antiques, à la suite du précédent, dans Taile X. du palais, a une entrée particulière par l'escalier X.-E., dans le cloître, à g. en arrivant (v. pi. C): entrée spéciale les jours où le musée n'est pas public, v. p. 20. La collection des bronzes antiques est des plus importantes. — Salle des médailles: riche collection de médailles et de monnaies; 7, petite frise en marbre, représentant le sacrifice connu sous le nom de suovétaurilies; masques, fragments de statues: ^statue en bronze, dite de l'Orateur, trouvée, tout en petits morceaux, en 1897 à Coligny (Ain). — Salle des
Premier étaj
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20 I- R- -• LYOX. Musée des antiqties, etc.
antiques: à dr., dans une vitr., des *terres cuites de Tanagra et d'Asie Mineure, entre autres (n» 42, au milieu) une statuette d'Artémis (répétition d'une statue en marbre du musée de Munich) ; ensuite à dr., du côté des fenêtres, une petite collection égyptienne, des vases et des objets en os. Dans les vitr. du mur de g., des verres, des vases (entre autres quelques lécythes sur fond blanc), des statuettes en bronze et des fragments d'ustensiles en bronze; en outre, de ce côté, une Isis, trouvée à Cumes, et (n» 1) une "^statue archaïque de Vémis tenant sur le poing droit une colombe (milieu du yi« s. av. J.-C). Au milieu, 1»^ vitr. : argenterie; 2^ vitr. : vases grecs; 3^ vitr.: parures en or et camées; 4^ vitr. (bronzes): cistes de Palestrina, miroir provenant de Corinthe, statuette de la Fortune (en haut, n*' 52) ; 5« vitr.: parures en or, trouvées en partie sur la colline de Fourvière (p. 25); 6^ vitr. (bronzes): statuettes (entre autres une *Yictoire ailée) et ustensiles. Puis un foculus ou brasier portatif, de Vienne {n° 70), une tête de Junon, avec inscription (no 59), et un Jupiter (n° 49). Aux fenêtres (n^^ 67, 66), des têtes en bronze de Domitien et de Vespasien. — Vestibule, à g., par où l'on entre quand le musée n'est pas ouvert au public (v. p. 16) : à dr. (no 12), une "^table de hronze, trouvée à Lyon en 1528, contenant une grande partie du discours, cité par Tacite (Ann. xxi, 24), que l'empereur Claude prononça en l'an 48 pour approuver la demande faite par la Graule chevelue d'avoir le droit de fournir des membres au sénat romain; au milieu, les fragments d'un ^calendrier gaulois gravé sur bronze, découvert en 1897 à Coligny (Ain); à g., des objets trouvés dans une nécropole, située près de la place actuelle de Trion (p. 27) ; en outre, des ustensiles et des mosaïques.
Le *inusée du moyen âge et de la Renaissance occupe les salles suivantes de l'aile N. — XIP salle: à dr., des bronzes italiens du xvie s. ; médaillons et plaquettes français des x\^-x\ii^ s., entre autres (n" 57) une statuette équestre de St Martin, du xv^ s.; ouvrages en fer forgé; à g,, des verres vénitiens et orientaux (au milieu, une lampe de mosquée, travail arabe du xiv^ s.). — XI1I<* SALLE, excellents émaux, la plupart de Limoges: dans la 3» vitr., 191, couverture de livre représentant le Christ bénissant (commenc. du xiii^s.); 197, navette à encens avec l'Annonciation (travail siennois du xiv" s.); 199, ciboire orné d'émaux translucides, par Picinus de Sienne (commenc. du xiv« s.) ; à g., 232, triptyque avec 27 plaques; orfèvrerie d'église. A dr., serrurerie des xv^-xvii^ s. Armes orientales (xiv<=-xviie s.). — XTV^ salle: * 180-1 85, vitraux suisses du xvi^ s.; 65, grand lustre gothique du xv^ s.; meubles du xvi^ s. — XVe SALLE, à g. de la précédente : sculptures sur bois, surtout, au milieu, 40, femme couchée (travail espagnol de la fin du xvi« s.) ; à dr., 38, devant d'autel avec le Jugement dernier (travail allemand, fin du xv^ ou commenc. du xvi« s.); à g., 85, boiserie composée de trois panneaux, provenant du château de Gaiilon (tra-
Muséum. LYON. I- R- 2- 21
vail normand, commenc. du xvi« s.;; 90, 91, 96, portes sculptées, table (travail lyonnais, xvi® s.); meubles. — XVP salle: suite des meubles; ivoires, des vi^-x^ et xiii^-xir^ s.; au mur du fond, porte en noyer sculpté (travail lyonnais, xvi« s.j; à dr. et à g., *22, 23, la Vierge et TAnge de l'Annonciation (Pise, xi\^ s.). — XVIIe salle: faïences et porcelaines hispano-mauresques, de Chine, du Japon, de Hollande, de France (surtout des œuvres de Bernard Palissy)^ d'Italie, de Perse, de Turquie.
La BIBLIOTHÈQUE du palais occupe, au !«'• étage, le reste des salles de l'aile X. Elle renferme 83 286 vol. et 350 nian. traitant spécialement d'arts, de sciences, d'industrie et d'archéologie, et elle a des cabinets d'estampes et de dessins comptant env. 30000 pièces. Elle est ouverte t. les j. non fériés, de 10 h. à 5 b,; vacances du 21 août au 10 septembre. Le •2f étage du même côté est occupé par Vécole (les Beaux-Arts.
Muséum ou musée d'histoire naturelle, au l^r et au 2^ étage, dans l'aile 0.: entrée par le grand escalier mentionné p. 18 (v. pi. A). Le l'ii- étage est consacré à la minéralogie et à la géologie, surtout de la région lyonnaise, le 2<' à la zoologie (très riche collection, contenant un mammouth trouvé à Lyon en 1853), à l'anthropologie et à la paléontologie. Conservateur, M. Cl. Gaillard. Les collections de botanique sont au parc de la Tête-d'Or (p. 28).
Second étage (suite du musée de peinture). — Dans le haut de l'escalier S.-E. (v. pi. E et p. 16-17;, des "^peintures de Puvis de Chavannes: le Bois sacré cher aux muses, Vision antique, Inspiration chrétienne, le Rhône, la Saône.
GrALERiE DES Maîtres ANCIENS, à g. de l'escalier. De dr. à g.: 220-223, éc. allem. du xv^ a., Scènes de la vie du Christ (sur bois); 28, L. Giordano, Renaud dans les bras d'Armide ; 60, le Doiidniquin, Angélique et Médor; *15, Ant. Ca/mle, Vue de Venise; 34, Falma le Vieux (f), portr. de femme; 13, C. Caliari, Catherine Cornaro, reine de Chypre, faisant son entrée solennelle à Venise; 171, J.van Ruisdael , ^ite norvégien ; 197, 196, Corn, vander Voort, portraits; 190, W. l'an de Velde, marine; 7, le Guerehin, la Circoncision; 119, J.-D. de Heeiii, le Prince d'Orange, plus tard Guillaume 111 d'Angleterre, dans un cartouche entouré de fleurs et de fruits; 97, Corn.-Janssens van Ceulen, portr. d'une dame; s. n", Nie. 2ïa£s,. portr. de femme; 115, J. van Goyen, Maison rustique au bord de la mer; 98, Ph. de Champaigne, Exhumation de St Gervais et St Protais; 127, J. van Huijsum, fleurs; 170, J.van Ruisdael, le Ruisseau; 200, Jan Weenix, Bouquet; 99, Ph. de Champaigne, la Pâque; 136, Sal. Koninck, le Sacrifice de Manué (plutôt le Jeune Tobie et sa femme); -153, Jan van Noordt, portr. d'un jeune seigneur; 113, A. van Everdingen, paysage; 103, de Crayer, St J érôme ; — 84, F. Bol, portr. d'un jeune homme ; 144, van Mierevelt, portr. de femme; 130, Ja<-. Jordaens, la Visitation; ^166, Ruhens, St François, St Dominique et plusieurs autres saints préservant le monde de la colère de J.-C, qui tient un foudre de Jupiter, tableau provenant de l'anc. église des Dominicains à Anvers (vers 1618- 1620); 143, van Àlierevelt, portr. de femme; 189, Ter Bordi,
Baedeker. S.-E. de la France. 9« édit. 2
22 I. a. '-i. LYON. Musée de peinture.
|)(»ilr. d'homme; 156, J. van Oost, Jeune homme recevant un billet; i;U, Jar-. Jm^daens, l'Adoration des Bergers; — 123, van der Helst, portr. de femme; 182, Jordaeufi, Mercure et Argus; 128, J. von Hmjsiim, Fleurs; 112, P. Dubordien (et non (t. van den Kcckhout), portr. d'nnjeune homme (1636) ; 120, J.-D. de Heem (f). Fruits; 159, P. Potier, paysage avec animaux (^164:6;; 101, J.-B. de Champaigne, Adoration des Bergers; 195, S. de Vos, son portrait (étude); 188, éc. hall, (et non Ter Borch), le Message; 121, J.-D. de Heem, Fruits; *167, Rid)ens(f), Adoration des Mages (vers 1618) ; 187, D. Teniers le J., la Délivrance de 8t Pierre ; 109, A. van Dyck, deux têtes d'étude; 77, Berek-Heyde, la (jrrand'Place ù Harlem ; 1 16, J. van Hagen, Intérieur de forêt ; 1 79, Fr. Sngders, Gibier; s. n'\ Franc. Goya, Baptême; 68, Al. Cano, Jésus descendu de la croix; 70, Pibera, Saint en extase; 72, Zurbaran, 8t François d'Assise; *58, le Pérugin, l'Ascension, un des meilleurs tableaux du maître, peint vers 1495 pour l'église de St-Pierre à Pérouse, offert en 1816 par le pape Pie VII (partie centrale d'un vaste retable maintenant dispersé à Paris, Bouen, Nantes, etc.; ; *59, le Pérugin, 8t Herculan et St Jacques le Majeur, tableau peint vers 1502 pour l'église des Augustins à Pérouse (v. p. 201); 44, le Tinto7'et, Ex-voto, la Vierge, l'Enfant et des saints; 55, Andréa del Sarfo, Sacrifice d'Abraham (copie d'après le tableau de Dresde; ; 11, P.Véronèse, Bethsabée au bain; 45, le Tintoref, Danaé ; 10, P. Véronèse, Moïse sauvé des eaux; 22, Aug. Carrache (ou Lura Giordanof), un Chanoine; 399, Jean Clouet, (Tuillaume de Montmorency ; 24, L. Costa, 8te Famille ; 95, B. Bruyn, portr. d'homme ; 207, ér. allern. primitive, la Descente de croix; — 209, éc. alleni. primit., la Mort de la Vierge; 232, éc. flam. de la fin du xv^ s.. Arbre généalogique de la Vierge; 108, d'apr. A. Durer, Ex-voto, l'empereur Maximilien P'' et Ste Catherine, à genoux devant la Vierge avec l'enfant Jésus, etc., vieille copie (fin du xvi« s.), avec variantes, du tableau connu sous le nom de la «Vierge aux roses», peint à Venise en 1506, auj. à Prague (à dr,, l'artiste, avec une inscription) ; 231, éc. de Jan van Mabuse (f). Vierge à l'enfant; 64, éc. ferraraise du xvi^ s., St Jérôme ; 229, 230, éc. boui^guignonne du XV^ s., Mort et Couronnement de la Vierge.
Salles des peintres français, de l'autre coté de l'escalier S.-E.
— Salle des dessins, à dr. du vestibule: gravures, imprimés, dessins et pastels (entre autres 103, 104, attr. à Quentin de La Tour).
— Salle à g.: à dr., 260, Courbet, portr. du peintre P. Chenavard; 286, Détaille, Episode de la bataille de Champigny (déc. 1870); 294, Français, paysage; Monnoyer, van Spaendonck, Tour nier, etc., fleurs. — Grande galerie: à dr., 280, Desportes, Gibier et fruits; 375, Bigau^, portr. d'homme; s. n", Jean Raoux, portr. de femme; — *282, Desportes, Animaux et fruits; 395a, S. Vouet, son portrait; 339, Nie. Mignard, son portrait; 117,
froix-Rousse. LYON. I- H- '^- 23
maître incamiu, portr. du peintre Jacques Stella de Lyon: 283, Desportes, Chasse au sanglier; 250, Le Brun, Actions de grâce de Louis XIV; 349, Le Xain, portr. d'un chevalier de l'ordre de St- Michel; 395. S. Vonet, Christ eu croix; 254, Charlet, Episode de la retraite de Russie; 273, J.-L. David, une Maraîchère; *363. Prud'hon, Mme Antony et ses enfants (1796;; 337. Marilhat, Lisière d'une forêt ; 320, Jouvenet, les Vendeurs chassés du temple ; 262, Courbet, les Amants heureux; 276, 274, s. n". E. Delacroix, r)dalisque couchée. Derniers moments de Marc-Aurèle (1844), esquisse pour le Meurtre de l'évêque de Liège (1831; ; 369, Ricard, portr. déjeune fille; 259, 261, Courbet, les Chevreuils, la Vague; — 313, Guillaumet , Prière du soir dans le Sahara; — 300, baron Gérard, Mme de Staël en Corinne; 256, Corot, paysage; s. u". Manet, portr. de femme; 390, Troijoii, Vaches au pâturage; s. w. Daubigmj, paysage; *s. n", J.-Fr. Millet, portr. d'un officier de marine; 258, *257, s. n", Corot, paysages, Femme dans un atelier; 321, Jouvenet, Madeleine aux pieds de Jésus; *272, Daubig/fy, marine ; s. n"^, Diaz, paysage ; s. n", Th. Couture, la Madeleine repentante; s. n'\ Prud'hon, le Triomphe de Bonaparte; -306, Greuze, la Dame bienfaisante; 376, Rigaud, portr. du graveur Pierre Drevet; 298, Cl. Lorrain, marine: *325, Largillière, portr. de Jean Thierry, sculpteur lyonnais; 381, Le Snenr, Martyre de St Gervais et St Protais; 285, Desportes, nature morte; 245, S. Bourdon, portr. d'un militaire en cuirasse; — s. n", L. Torque, portr. de femme; 374, Rigaud, portr. dhomme; 278, Desportes, Fruits et gibier.
Véglise St-Pierre (pi. D 3), rue Paul-Chenavard, à côté du palais, a un |>ortail roman du ix« s., mais le reste est du xvn* s.; (die est désaffectée et sera transformée en musée de sculpture; une nouvelle église St-Pierre a été construite rue du Bât-d 'Argent (pi. D3). Devant l'église, sur la place Meissonier, s'élève le buste de Pléney (1784-1864;, bienfaiteur de la ville, par Bourgeot (1890).
A quelque distance au N.-O. de la place des Terreaux se trouvent les deux bâtiments de ?a Martinière (pi. D3), école professionnelle et ménagère, dont l'un est de 1906, et la salle Rameau, belle salle de concerts, inaugurée eu 1908. Plus haut, la place Sathonay (pi. I) .3), décorée depuis 1900 d'une statue fin servent Blavdan., né à Lyon en 1819 et tué à Alger en 1842. Un peu plus haut encore, Vancien jardin de.'i plantes, transformé en square avec \f ^x&nà momnnent rV Auguste BiinJeau (ISf^l-iy^M), homme politique, par le sculpteur A. Boucher (190:^). et à dr. les gares de la t'roix-Rousse (p. 7 et 9). Le quartier de la Croix-Kousse. sur la colliue au N. de la ville, est encore en partie habité par les ouvriers en soierie, dits vulgairement canuts. Les seules curiosités de ce quartier sont le monument de Jacquard (1752-18:U), l'inventeur du métier à tisser, par Foyatier (1840), sur la place de la Croix-Eousse (pi. D 2), et le momiinent de Pierre Dupont (1821-1870). le chansonnier, œuvre de Suchetet (1899), dans le jardin des Chartreux (pi. C 3). Du cours des Chartreux (pi. BCS) et du boul. de la Croix-Rousse (pi. B-D 2) s'otfrent. le soir, d'intéressants coups d'œil sur la ville é.lairée par d'innombrables lumières.
24 I- R- 2^- LYON. St-Jean.
De la place des Terreaux, on passe à côté de l'hôtel de ville (seconde façade, v. p. 15), et on se trouve sur la petite place de la Comédie, devant le Grand-Théâtre (pi. D3), construit de 1827 à 1830, avec des arcades occupées par des boutiques, surtout de libraires. — Un peu plus loin est la place Tolozan (pi. E 3), sur la rive dr. du Rhône, avec une statue du maréchal Suchet (1772- 1826), bronze par Dumont (1858). — Pont Morand, v. p. 28.
Non loin de là, place de la Croix-Paquet (pi. D 2), une des ticelles de la Croix-Eousse (v. p. 9). Plus loin, place St-Clair (pi. E 2), se trouve le monument du poète J. Sonlarij (1815-1891), bronze par Suchetet (1895).
b. Quartiers situés sur la rivk dr. de la .Saône.
Au N.-O. de la place Bellecour, le pont de Tilsitt (pi. DU 4; V. p. 12) conduit sur la rive dr. de la Saône. A dr., Vanc. archevêché (pi. C4), qui doit être transformé en bibliothèque; en face, au bout de l'av. de l'Archevêché, la gare des ficelles de St-Just et de Fourvière (v. ]). 9). On tournera à dr. pour gagner la place St-Jean (pi. C 4j, qui précède la cathédrale et qui est décorée d'une jolie fontaine moderne du style de la Eenaissance, en marbre blanc, avec un édicule abritant un groupe en bronze d'après Bonnassieux, le Baptême de Jésus-Christ.
*St-Jean, la cathédrale ou église priniatiale (pi. C 4), au pied de la colline de Fourvière, date des xu'^-xv^ s. Elle fut commencée par le chœur, vers l'an 1110. La façade (xiv« et xy« s.) comprend trois portails, privés de leurs statues, mais qui ont encore, aux voussures, de petits médaillons dégradés; puis une galerie, une rose à meneaux flamboyants et deux tours sans flèches, terminées à la lin du xv« s. 11 y a deux autres tours aux extrémités du transept. Une des tours renferme le bourdon, fondu en 1622 et pesant 10000 kilos; c'est une des plus grosses cloches de France.
A l'iNTÉKiErR, la partie la plus remarquable est le chœur, qui réunit dans ses arcades et ses fenêtres les styles roniaii et gothique mêlés à dessein. Le style roman se retrouve aussi dans le transei^t. Les fenêtres du chœur, du transept et des chapelles contiguës ont de magnifiques vitraux anciens, des xiii« et xive s. ; les vitraux des chapelles de la grande nef sont modernes. — La grande nef se distingue par la pureté et l'élégance des lignes, bien que les travées les plus rapprochées du portail, du xv» s., diffèrent un peu des autres, du siècle précédent. La. cfiapelle St-Lotds on des Bourbons, la 2'^ du côté dr., est une magnifique construction du xv" s., due au cardinal de Bourbon et à son frère Pierre, gendre de Louis XI. Dans la nef, une chaire moderne en marbre, d'après Chenavard, et dans la chap. du Clocher, la 5<: de g., un retable du xvi« s. On remarque en outre, dans le croisillon de g., une horloge astronomique, construite en 1598 par Nie. Lippius, de Bàle, et restaurée en 1894 (sonnerie à 5 h., 6 li., midi, 1 h. et 2 h.); dans le chœur, des statues modernes en marbre de St Jean et de St Etienne et la stalle de l'archevêque, également moderne. Les deux <roix processionnelles aux extrémités du maître-autel y sont depuis le :ie concile œcuménique de Lyon (1274, le l"' en 1245), en signe de l'union des églises grecque et latine, que ce concile avait pour but de réaliser, mais ne put obtenir qu'en partie.
La Manéeanterie ou maison des chantres (latin «inane ca'ntare»,
Fourrière. LYOX. ^- ^ ^- 25
chanter matin), à dr. de la façade de la cathédrale, présente nne belle façade du xii« s., mutilée pendant les guerres de religion et mal restaurée.
Dans la rue St-Jean. au N. de la cathédrale, se trouve le palais de justice (pi. C4). lourde construction par Baltard (1835) dans le style classique et dont la façade se trouve quai de l'Archevêché. La rue St-Jean a conservé de vieilles maisons intéressantes de la Renaissance, surtout dans les cours, notamment aux n^^ 7, 9, il, 24, 37, 46, 48 et 60. Tl y en a aussi dans les rues voisines, par ex. rue du Bœuf, 1,6, 11 et 16. rue Gadagne, 10-12 (curieuse cheminée) et 14, rue Juiverie et place du Change, 2 ; enfin la maison Henri IV, anc. hôtel Guillaume Bullioud (fin du xvi« s.), au bas de la montée 8t-Barthélemy ('p. 27i. — Pour les gares St-Paul, v. p. 7 et 9.
Près de là. l'église St-Paul (pi. C3). fondée, dit-on, en 549. mais reconstruite au xm«, a une belle coupole romano-byzantine surmontant le chœur et une tour carrée à flèche sur la façade. L'intérieur est restauré dep. 1900 dans le style primitif; le chancelier Gerson (1363-1429), dont on voit une statue de l'autre côté de la rue, a été enterré dans le collatéral dr. de cette église.
Le pont de la Fevillée (pi. D 3), à l'E. de Téglise, conduirait à la place des Terreaux (p. 15j. Sur le quai de Boudy se trouve le palais des Expositions contenant le conservatoire de musique, inauguré en 1904.
A la suite du quai de Bondy s'étend, à l'O. de l'église St-Paul. le quai de Pierre-Scize (pi. C-B3), où s'élève, au delà du n*^ 61, «l'homme de la Roche», monument, par Bonnaire, élevé à la mémoire de JeanKléberger, dit «le bon Allemand» (v. p. 13; m. 1546), bienfaiteur de la ville.
Pour se faire une idée exacte de la situation et de d'importance de Lyon, le mieux est de monter sur la colline de Fourvière (pi. C4; V. p. 11; funiculaires, v. p. 9). éperon de granit sur lequel s'est amoncelée, à l'époque glaciaire, une moraine du glacier du Rhône. La plus ancienne des deux églises, qui s'y dressent, est la chapelle de Notre-Dame-de-Fourmèrej au S. de la nouvelle église, édifice du xvin« s., très fréquentée comme pèlerinage. Elle possède une Vierge noire et elle est toute tapissée d'ex-voto. Sa tour est couronnée d'une statue de la Yierge en bronze doré, par Fabisch; entrée, 25 c.
L'église de Notre-Dame-de-Fourvière est un monument fort curieux par son originalité, massif à dessein, en vue de l'effet d'ensemble à distance, mais d'un goût discutable comme style. Elle a été entreprise en 1872, à la suite d'un vœu du clergé lyonnais pendant la guerre de 1870-1871, et consacrée en 1896. Elle est sur les plans de P. Bossan (m. 1888) et dans une sorte de style byzantin modernisé. Elle se trouve à 122 m. au-dessus de la place Bellecour et elle a 86 m. de long, sur 35 de large et 38 de haut.
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Ij' abside, du cûlé de la ville, est entourée d'une galerie seniicirculaire, d'où l'on donne la bénédiction à la ville le 8 sept., jour de la Nativité de la Vierge, et ilan(iuée de tours octogonales terminées par des espèces de couronnes. De chaque côté sont quatre demitours carrées, remplaçant les contreforts, et il y a à la façade deux tours comme à l'abside, qui achèvent de donner à l'ensemble le caractère d'un château fort.
La façade présente de plus un riche portique avec quatre colonnes monolithes de 8 m. 20 de haut, en granit du lac Majeur, supportant une galerie avec des anges-cariatides, au-dessus de la- (|uelle il y a un fronton, dont les sculptures représentent le Vœu de la peste de 1643 et le Vœu de la guerre de 1870, par Dufraine. Une ouverture dans le perron permet de descendre directement de ce côté dans la crypte, qui communique aussi avec l'église haute (v. ci-dessous).
L'iNTÉKiEUR de l'église présente une grande et deux petites nefs de même hauteur, divisées en trois travées par huit groupes de deux colonnes en marbre gris-bleu, à piédestaux et chapiteaux en marbre blanc, reliées dans le haut par de riches arcades avec des anges-cariatides. Tout y est orné de mosaïques, de peintures et de dorures, d'une richesse excessive. Le cliœur a dix colonnes en marbre rouge et à cliapiteaux dorés, d'autres anges aux retombées de la voûte et une grande clef de voûte à pendentif. L'autel, fait des matériaux les plus précieux, a un ciborium et une statue de la Vierge immaculée. Au fond de la grande nef, un tableau votif de la ville de Lyon après le choléra de 1832, par V. Orsel, auparavant à la cathédrale.
La crypte (fermée de 11 h. à 2 h.), consacrée à St Joseph, règne sous toute l'église; elle est aussi en partie décorée de mosaïques.
On peut monter, pour jouir de la vue, à la tour du X.-E., à g. du chœur, qui a 48 m. 50 de haut (339 m. au-dessus du niveau de la mer, 170 au-dessus de la place Bellecour) et qui compte 316 degrés. Prix : 50 c. 11 y a un observatoire.
Le *PANORAMA, détaillé par une table d'orientation, peinte tout autour sur lave émaillée, est superbe, quand le temps est clair. Outre qu'on y a une vue d'ensemble de la ville et de ses environs, le regard embrasse une étendue de plus de 200 kilomètres.
La vue comprend surtout, du N. à l'E., etc.: le mont d'Or (p. 29; au-dessus du dôme des Chartreux), la Bresse, avec le Jura à l'arrièreplan; le Bugey, avec les Alpes; le Mont-Blanc, à 160 kil. à l'E.. dans la direction du jjont Laf ayette. un peu à g. ; le massif des Bauges, les montagnes d'Allevard et de la Grande-Chartreuse, le massif du Pelvoux, le Vercors, la vallée du Rhône en aval, au S., au-dessus de la gare de Perrache; le massif du Pilât, dans les Cévennes, et d'autres montagnes moins importantes, jusqu'à celles du Beaujolais, au N.-O.
La fête religieuse du 8 décembre (Immaculée Conception) est célébrée à Lyon par des illuminations des églises de Fourvière et de grand nombre de maisons particulières, qui offrent, des quais et de la colline, des coups d'œil magnifiques.
Pour redescendre de Fourvière, on pourra prendre, au-dessous de l'église, à g., le passage du Rosaire, qui abrège considérablement (5 c). C'est un sentier en lacets, assez ombragé et bordé
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de qiiiuze petits nioimmeiits (raprès Bossaii. avec des hauts-reliet's jjeints. par Fabisch, représentant les mystères du Eosaire. 11 y a aussi un chemin de la croix. Ce sentier aboutit à la longue mo/itée St-Barthélemy, le chemin des voitures, mais se continue au delà par un escalier, la montée des Chazeaux, qui compte 242 degrés et aboutit à la rue de la Bombarde près du palais de justice (\). 25). — Mais il est préférable de redescendre de Fourvière par le côté N. en suivant la montée des Anges à g. de la façade de l'église. On laisse plus loin à g. la gare du funiculaire 8t-Paul (p. 9). puis la Tour métallique (pi. C4; rafé-restaur. Gay), de 85 m. de haut, reproduction en petit de la tour Eiffel (ascenseur, 1 fr. ; vue. v. p. 26), et on s'engage dans le «passage Gay» (5 c). qui descend au milieu de nombreuses antiquités romaines et aboutit au bas de la montée des Carmes, entre les gares St-Paul (p. 9).
De la plate située devant l'église part la rue du Juge-de-Paix. qui conduit à la purte de Fourvitre; en deçà de la porte, quelques restes de Vaqueduc romo'ni qui venait du mont Pilât (p. 45; 80kil.); au delà, on aboutit à la 2)lace de Trio» (pi. B5). puis la rue des F'ossés-de-Trion rontinue jusqu'au fort Bubois-Crancé (pi. A 5) : à dr.. derrière la caserne, se voit un reste mieux conservé du même aqueduc romain (à 1/4 il'h- de la porte de Fourvière). En revenant de la place St-Irénée par la rue des Maccbabées. on voit, place de ChindatiH (pi. B 5). plusieurs grands tombeoux romains (1" s. apr. J.-C.) découverts lors de la construction du chemin de fer de Lyon à A'augneray et Mornant (p. 30).