De Paris à St-Etienne
.502 kil. Trajet en 8 h. 30 à 9 h. 20. Prix: 56 fr. 30, .38 fr. 05, 24 fr. 85.
Jusqu'à Boanne (421 kil.), v. p. 2-3 et 4-5. On quitte la ligne de Lyon après la stat. suiv., le Coteau (2 kil.; v. p. 6). Le pays est ensuite très accidenté. — 431 kil. St-Cyr-de-Favières. Trois tunnels, de 643, 163 et 764 m. — 437 kil. Vendr anges- St- Prie st. Tranchées et deux tunnels. — 442 kil. St-Judard. On domine à dr. la Loire, dont le lit est ici encaissé entre des coteaux du Forez, qui s'étendent jusque vers Roanne. Tunnel. — 452 kil. Balhigny. La vallée s'élargit ensuite à dr. ; elle est encore parsemée d'étangs, bien qu'on en ait desséché près de 1250 hectares depuis 1861 : au loin du même côté, les monts du Forez (p. 50).
462 kil. Feurs (346 m.; hôt.: Central, 12 ch. à 2 fr., rep. 3; de Provence, 8 ch. à 2 fr., rep. 2.50), à dr., ville de 3983 hab., l'antique Forum Segusiavorum, qui fut la capitale du Forez jusqu'en
Paris- St-Etienm. ST-GALMIER. i- R 4. 39
1441 et le chef-lieu du département de la Loire de 1793 à 1801. Belle église du style goth. fleuri, en partie moderne. Statue du colonel Combes (m. 1837. à Constantine), bronze par Foyatier.
Service autom. pour Panissières^ bourg de 4394 hab., à 15 kil. au N.-E. Fabriques de linge. Patrie du sculpteur Bonnassieux fp. 64). Chemin de fer projeté.
473 kil. Montrond (hôt.: Terminus, du Geyser), village à 1400 m. à dr., avec les restes d'un château des xiv* et xvi« s., dominant la Loire. On coupe ici à angle droit la ligne de Lyon à Montbrison (v. p. 30). Des forages exécutés en 1881, pour trouver du charbon, ont fait jaillir à Montrond, d'une profondeur de 502 m., la source dit Geyser (26° C.j, qui s'éleva alors jusqu'à 30 m. C'est une source d'eau bicarbonatée-sodique gazeuse, très abondante, qui s'exporte. On l'exploite aussi dans un petit établissement, où conduit un chemin à g. en arrivant au village.
482 kil. St-Galmier-Veauche. St-Galmier (hôt.: Danis, de la Poste, etc.) est une ville de 3059 hab., située à env. 4 kil. à g. (omn., 45 c), sur une hauteur où on l'aperçoit du ch. de fer. Elle est célèbre par ses eaux minérales bicarbonatées -calciques très gazeuses, qui s'exportent comme eaux de table, mais qui s'utilisent peu surplace. Le débit annuel des sources atteint 100 millions de litres et l'exportation 30 millions de bouteilles, aussi y a-t-il ici une verrerie spéciale, lu' église, des xv'^-xvn* s., possède, au 2« pilier à dr. de la grande nef, un édicnle remarquable du x\t:« s., avec des statues de la Vierge, de St Fiacre et de St Clément, et un retable orné de peintures. Correspond, pour Bellegarde (p. 30).
487 kil. La Renardière. — 490 kil. St-Just-sur-Loire (2445 hab.j, où l'on se retrouve près des collines de la rive g. et où l'on rejoint la ligne de Clermont-Ferrand (R. 6; p. 57).
De St- Jusï-suR-LoiBE a Firmixy (Annonay): 19 kil.; .S.^) à ,'SO min. : 2 fr, 15, 1 fr. 45, 95 c. On regagne la vallée de la Loire par un tunnel de 154 m. 2 kil. St-Just-St-Rambert, stat. desservant St-Rambert- Rur-Loire (hôt. du Centre), ville de .8135 hab., qui a encore des restes de fortifications. Ensuite lés gorges de la Loire. Plusieurs viaducs et tunnels. — 10 kil. St- Victor-sur-Loire. — 10 kil. Frai sse- Uni eux, aussi sur la ligne du Puy à St- Etienne (v. p. 59), qu'on suit jusqu'à la stat. suivante. - 19 kil. Firrniny (p. 59).
493 kil. La FouiUouse, 2189 hab. On franchit le Furens, dont on remonte la vallée. — 497 kil. Villars, 2854 hab. A g., sur la hauteur, le château de 8t-Priest. Les mines de houille et les usines sont de plus en plus nombreuses. Le bassin houiller de St-Etienne est un des premiers de France (v. p. xxxiii) et toute la contrée, jusqu'au Rhône, est le siège d'industries des plus variées et des plus actives. Aussi ne voit-on partout que de hautes cheminées, et tout y est noirci par la fumée et le charbon. — 500 kil. Xo Terrasse (482 m.), stat. déjà à St-Etienne (à dr.). A g., la manufacture d'armes. On rejoint la ligne du Puy.
502 kil. St-Etienne fp. 40V
40 /. R. 4. ST-ETTENNR. Heni^. prnfUj/ie>i.
St-Etienne.
Arrivée. St-Etienne a quatre gares: la gare centrale ou de C'hâteavcreitx (pi. E5; buffet), au N.-E. ; la gare de la Terrasse (pi. H 3), au N., sur la ligne de Eoanne. loin du centre (tramway, v. ci-dessous); la gare du Clapier (pi. D 2), à l'O., sur la ligne du Puy, la plus rapprochée de l'hôtel de ville, et la gare de Belleime (pi. A3), au S., sur la même ligne, mais loin du centre (tramways, v. ci-dessous).
Hôtels: H. du Nord (pi. a, D 3-4), rue de la Éépublique, 7, près de la place Dorian (80 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25. 3 et 3, p. dep. 8, omn. 50 c.) ; Modem Hôtel (pi. e, D4), av. Président-Faure, 21 (meublé; 80 ch. dep. 3 fr.); H. de France (pi. b, D 3), place Dorian, 4; -- H. des Arts (pi. d. C3), rue Gambetta, 11 (60 ch. dep. 3 fr., déj. 3, dîn. 2.50, omn. 75 c.); //. de VEtirope (pi. c, D 3) , rue du Général-Foy, 7, près de la place du Peuple (72 ch. dep. 3 fr., rep. 3); H. de la Poste, rue St-Jacques, 7, près de la place du Peuple (rep. 2 fr. 50).
Cafés: Gr.-C. Glacier, Gr.-C. des Négociants (dîn. 3 fr.), C. de r Hôtel -de- Ville, C. de la Faix, place de l'Hôtel-de- Ville.
Restaurants et brasseries: rest. Santani-Gaillard, rue du Général-Foy, 14; café-rest. F. Berger, av. Président-Faure, 1 (rep. 3 fr. 50 et h la carte); brass. du Passage (à la carte), place de l'Hôtel-de- Ville, t".; Gr.-Brass. de VEst, av. Griiner, 3; rest. de Vhôt. du Forez & Gr. -Brass. de la Gare, av. Denfert-Rochereau, 29, près de la gare centrale (rep. 2 f r. 50 et à la carte; ch. dep. 1.50); brass. de St-Etiemte (Ph. Gary), cours Victor-Hugo, 13-15. — Botàllon Parisien, place de l'Hôtel-de- Ville, 3.
Voitures de place: à 2 pL, le jour, course, 1 fr. 25; heure, 2 f r. ; à 4 pi., 1 fr. 50 et 2 fr. 50; la nuit, après 11 h., 50 c. de pins; un colis, 15 c. ; doux, 30 c. ; trois et plus, 50 c.
Tramways. Comp. des "Tramways électriques (prix unique, 10 c, avec corresp.): 1" à 3° de \& place Dorian (pi. D 3) au Rond-Point (pi. A 5), à la Birière, au delà de Bellevue (pi. A3), et au Marais (pi. G 5); 4° de la gare de Châteaucreux (pi. E5) à Bellevue (pi. A3); 5» de la gare de Château creux (pi. E5) à Vhôtel de ville (pi, D3); 6° du Soleil (pi. F 6) à la place Raspail (pi. C2). — Comp. des Chemins de fer à voie étroite: 1" de la Terrasse (pi. H 3) à Belleime (pi. A. S), par la longue rue qui traverse la ville du N. au S. (v. p. 41), électr., toutes les 5 min., 20 et 10 c. ; 2" de la Terrasse (pi. H. S) à la Fouillouse, à vap., toutes les 1 h. V41 ^5 et 30 c.: 3" de \a. place du Peuple (pi. D3) à Voctroi de Michon (pi. El), électr., et de là k Roche-la-MoUère et St-Genest-Lerpt, à vap., toutes les 20 et 40 min.; 4° de la j>/flce du Peuple (pi. D3) à Terre -Noire (v. pi. 13 6), électr., toutes les 15 min., 30 et 20 c, et de là tramw. à vap. toutes les 30 min. k St-Chamond (70 et 45 c), puis h Rive-de-Gier (p. 58; 65 et 45 c.) et à la Madeleine (25 et 15 c.) ; 5° de la place de Bellevue (pi. A3) à Firminy (p. 59), par la Ricamarie et le Chambon, électr., toutes les 15 min., 55 et 35 c, et de là au Pertuiset (p. 59), à vap., toutes les heures, 30 et 20 c. ; 6° de la 2J?flC<s de Bellevue (pi. A3) k la Digonnière, électr., toutes les 20 min., 5 c.; 7° de la place du Peuple (pi. D3) à St-Jean- Bonnefond (pi. D 6), électr., toutes les 1 h. 1/2? 25 c. — Chemins de fer départ., v. p. 43.
Omnibus. Les principales localités des environs sont desservies par des omnibus partant des places Dorian, de l'Hôtel- de -Ville, Marengo et du Peuple, de la rue Traversière, etc.
Poste et télégraphe, à la préfecture (pi. E3), rue de ce nom, 2; bureaux auxiliaires: cours Jovin-Bouchard (pi. C3), av. Denfert-Rochereau (pi. D5), au coin de l'av. Griiner, etc.
BA>-QrEs: B. de France (pi. DE 3), rue d'Aréole, 7; Comptoir d'Escompte, rue de Paris, 1; Crédit Lyonnais, Société Générale, place de l'HÔtel-de-Ville, 7, 8.
Bains: Hammam Stéphanoi s, rue Balay, 22; B. Modernes, rue de la République, 26.
Temple protestant (pi. D.S), rue St-Paul, 23. — Synagogue- (jy]. E:^), rue d'Arcole, ;34.
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7^ TgH-e-yoire,StJean-BanTipf(md'*, D
Grav'é et imprime par
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St€-Marif. ST-ETIENNE. r. R. 4. 4t
Gravd-TfiPntre (pi. D."). plate des Ursules. — Eri en- Concert, rue de la Croix, 3.
Consulats: Espagne, rue de la Loire, 4; Etats-Unis, place Panl- Bert, 12: Italie, rue Général-Foy, 15.
Club Alpin Français,' section du Forez, place de l'Hôtel-de-Ville, (J.
Sf/ndicat d'initiative du Forez (v. p. xiii et 44), rue de la Paix, i.
St-Etienne (517 m.) est une ville manufacturière très importante, sur le Furan, de 146 788 hab., le chef-lieu du départ, de la Loire depuis 1836 et le siège d'une école i/ationale des mines. C'est la ville de France qui s'est développée le plus vite au xix« s., puisqu'elle ne comptait que 86 000 hab. en 1801. Il s'y fabrique surtout des armes à feu, des rubans (v. ci-dessous), de la quincaillerie; c'est de plus le ceutre du bassin houiller de la Loire (v. p. xxxin). Pour le simple touriste. St-Etienne oli're peu d'intérêt; c'est une grande ville ouvrière, très animée, mais sans originalité.
L'industrie rubanière dans la région remonte au xvie s., où elle piit son essor avec le bolonais Gayotti qui importa à St-Chamond le moulin à soie; en 1760, Dugas y introduisit le métier zurichois et en 1793 Thiollière-Duchamp inventa à St-Etienne le métier de velours à double pièce. La valeur des produits fabriqués, qui atteignait 17 raillions en 1786 et 50 en 1833. s'est élevée en 1889 à 103; elle oscille depuis entre 100 et 110 millions.
De la gare centrale (pi. Eô), construction légère à cause du peu de résistance du terrain, où il y a des mines de charbon, on va dans la ville par l'avenue Denfert-Rochereau, puis, à dr., la rue de la République, qui aboutit à la place de l'Hôtel-de-YiHe.
L'église Ste-Marie (pi. Di), à g. de la rue de la République, mais avec sa façade de l'autre côté, rue de Lyon, est un édifice moderne, dans le style romano-byzantin. sur les plans de Boisson. Les portails et l'intérieur sont richement sculptés et il y a trois coupoles sur la nef, avec tribunes sur les côtés à la première et la troisième travée.
L'hôtel de ville fpl. DES) est un édifice également moderne, aux proportions massives, avec un dôme surmonté d'une lanterne et un perron décoré de statues de la Métallurgie et de la Rubanerie, en fonte, par Montagny. de 8t-Etienne. — Derrière se trouve la h elle place Marengo (pi. E3) sur laquelle s'élève depuis 1902 le mo)iument de Francis Gar nier (1839-1873), explorateur duMékong (1866) et conquérant du delta du Tonkin, par Tony Xoël. Dans les jardins de la place, deux bronzes. Daphné, par Dercheu (1904), et l'Apprenti, par Roger-Bloche (1907).
Au delà, hi jyré fec fur e, construite en 1900 (peintures de J.-P. Laurens), avec le bureau central de poste et télégraphe. A l'O. de la place Marengo. la place Paul-Bert et la petite église St-Charles. Sur la place, le Terrassier, marbre par Marcel Lambert il903i.
L'artère dont fait partie la rue de la République se croise, place de l'Hôtel-de-Ville, avec celle qui traverse toute la ville du N. au S., sur une longueur de plus de 5 kil.: rues de Paris, de la Préfecture et de Roanne à dr.. rues du (lénéral-Fov, Ganibetta et
42 J H ^ ST-ETIENNE. Paloi)^ des AHs.
frAiiiionay, à gauche. C'est du côté N. i^l2UU ni.; que se trouve la vaste manufacture nationale d'armes (pi. r3-4), qui fabrique surtout des fusils et des revolvers et qui peut occuper env. 10000 ouvriers. Elle est fermée au public. L'industrie privée fabrique en outre ici annuellement de 70 à 80000 armes de chasse et de luxe.
A l'entrée de la rue de Koanne se détache à g. la rue de l'Eglise, qui conduit à Véylise de Montaud, construite également par Boisson, derrière laquelle s'élève dep. 1908 le monument de Girodet (1849- 1 897), homme politique, par le sculpteur Victor Zan.
A g. de la rue des Jardins, qui fait suite à celle de la République, le palais de justice (pi. D3), grande construction moderne, élevée au-dessus de mines de charbon. La farade a un portique de dix colonnes corinthiennes, précédée d'un haut perron et surmontée d'un groupe allégorique par L. Merley.
L'église St-Etienne ou Grand' Eglise (pi. D3), place Boivin, dans le vieux quartier à dr. de la rue du Général-Foy ou à g. en deçà du palais de justice, est du xv^ s. et n'a rien de curieux à l'extérieur, si ce n'est son état de dégradation extrême; à l'intérieur, on remarque une chaire du xvii^ s. , et dans le collatéral dr. une Vierge en marbre par Montagny. — Autour de l'église, il y a quelques vieilles maisons.
La rue Gambetta passe à g. devant l'église St-Louis (pi. C3), des xvii^ et xix^ s., dans le style classique. Plus loin, à dr., le cours Jovin- Bouchard, avec le monument des Enfants de la Loire (1870- 1871), œuvre de Varinard et Vermare (1898). — A dr., sur le cours Victor-Hugo, les halles centrales (pi. C3) et la bourse du travail.
Le palais des Arts (pi. C3), situé derrière le cours Jovin- Bouchard, sur le versant d'une colline, a été édilié en 1860; il renferme la bibliothèque (entrée, v. p. 43) et les musées, qui sont publics les dim., mardi et jeudi, de 10 h. à midi et de 2 à 4 ou 5 h., et visibles aussi les autres jours. Il n'y a pas de catalogue. Conservateur, M. J. Crivolat.
Rez-de-chaussée. — Dans le vestibule et dans l'escalier, divers moulages d'après des sculptures antiques et modernes, les modèles du fronton du palais de justice de St-Etienne (v. ci-dessus) par Merley, et d'un fronton du Louvre par Bonnassieux; fossiles de la région.
Un musée d'artillerie, comprenant surtout des armes à feu de toutes les époques et de tous les systèmes (étiquettes), occupe les salles de gauche. — I" salle: serrurerie, armes, poudres (imitations). — Ile salle: arjnes, les plus primitives à g. ; à la l'"^ fen., des crosses et d'autres pièces en bois sculpté fort remarquables; vitr. suiv., de très belles pièces de gravure et de ciselure; 3e fen., batteries; 4», incrustations, ciselures, damasquines et filigranes; 5^ vitr., outillage d'armurerie; au milieu, la suite des armes à feu, les plus anc. à l'opposé des fenêtres, voir surtout un mousquet allemand de 1587 avec une longue inscription. — HJe salle: armures et modèles de pièces d'artillerie, la première armure à dr., de Montecuculli ; deux petits canons du Palatinat, fondus en 1566 (« Peringeri opus»); armes à feu admirablement incrustées et gravées dans la vitrine du milieu; reproductions galvanoplastiques de bas-reliefs et de parties d'armes; pièces de tour; armure de cheval dite de François \^.
Excursions. ST-ETIENNE. ^- -R- ^- 43
L'autre partie du rez-de-chaussée renferme la bibliothèque, qui comprend surtout des ouvrages d'art et d'industrie (50 000 imprimés et 343 man.). Elle est ouverte les jours de la semaine de 9 h. à midi et de 4 h. à 10 h., les dim. et jours de fête de 3 à 7, et fermée du 17 août au 17 septembre.
1er étage. — Dans l'escalier, deux grands tableaux, par Glaise et Alex. Fragonard; gravures.
Le musée de peinture, sctdpture et objets d'art occupe la partie principale eu face et à dr. de l'escalier. — I^ salle ou galerie: surtout des tableaux français modernes {Em. Breton, Hipp. Flandrin, Français, A. Moignon, Xattier, etc.). — Ile salle: petits tableaux (collection Bancel), • dessins, aquarelles, gravures, monnaies et médailles. Citons parmi les tableaux un Intérieur d'atelier par J.-H. Fragonard. — Ille salle (salle forézienne), à g.: peintures d'importance secondaire; des coffres goth., un piano à décors chinois, un vase de Sèvres. — IVe salle, de l'autre côté de la 2e: meubles, surtout un lit du xvie s. ; tapisseries des Gobelins; faïences, notamment de Bern. Palissy, et vase de Sèvres. — Ve salle: gravures, médailles, meubles, tapisseries d'Aubusson.
Un MUSÉE IXDUSTR1EL, fort intéressant, remplit une grande salle à l'autre extrémité de la galerie de peinture; Jl comprend des rubans, des tissus de soie, des broderies hjoiinaises et, au milieu, des modèles de métiers relatifs à l'industrie de la soie. Il y a des étiquettes.
He étage: musée d'histoire no.turelle, surtout important pour la minéralogie, et riches collections de marbres taillés et d'agates polies. — On y voit aussi quelques gravures et des antiquités.
De l'autre côté de la rue Gainbetta, on pourra encore aller voir V église St-Roch {pi. C4), bâtie sur les plans de Boisson, dans le style goth. du xm^ s., avec une tour sur la façade. — Plus loin à g., le jardin des plantes (pi. C4-5), promenade publique sur le versant de la colline opposée à celle du musée.
Plus loin dans la direction S., V église de Valbenoite (pi. Ai), reste d'une abbaye cistercienne qui remonte à 1222.
On reviendra par la place du Peuple (pi. D3). Là prend à l'E. la nouvelle avenue Président-Faure. percée sur l'emplacement de l'anc. hôpital. Ou y voit à dr. le monument de Jules Janin (1804- 1874), romancier et critique, de St-Etienne, par Induni (1907;, et plus loin à g., devant le lycée (pi. D4), le monument de Pien'e Dorian (1814-1873), homme politique, par Picaud (1905). — A dr. en deçà, rue Dormand, Véglise Notre-Dame (pi. D4), de 1670, avec une belle chaire en bois sculpté, du xvn^ s.: la façade a été refaite au xesc^ s. — Près de là, V école des mines (pi. D4), fondée en 1816 et d'où sortent presque tous les ingénieurs et chefs d'industrie de la région. C'est la seule en France à côté de celle de Paris. L'entrée est dans la rue Fontainebleau qui prend à l'extrémité de la rue de la République, à dr. en retournant à la gare. L'école a des collections importantes.
De St-Etienne à Roanne, à C'Urmont- Ferrand, etc, v, p. 39-38 et R, 6; à Annonay par Firminy, R, 8.
Lignes de chemins de fer départ, de St-Etienne à St-Héand (14 kil, ; 1 h. ; 1 fr. 45 et 80 c.) et, par St-C'hamond et Grand- Croix (v, p. 58), à Pélussin (p. 44; 47 kil, ; 3 h. 15 à 4 h, 35; 4 fr. 85 et 2 fr, 65). Départ de la place Carnot (pi. F 3).
Excursions. — A Rochetaillée et aux barrages, excursion recommandée. Jusqu'à Rochetaillée (7 kil. de route; voit, publ.), v. p. 44. A 2 kil. plus loin, dans une gorge sauvage, se trouve le curieux bnrrag^e
44 /• ^- i- LE MONT PILAT.
(lu Govffre-d'Enfer, ronstruit de 1861 à 1866 pour alimenter St-Etienne. 11 a 100 m. de long, 56 m. de haut et 49 m. d'épaisseur à la base et se rattache à un rocher qui se dresse au milieu du lit du Furan. Le réservoir peut contenir 1600000 m. cubes d'eau. Un chemin qui suit la rive orientale du barrage conduit en 1/2 h. à un second barrage, dit dv Pas-. dii-Riot, d'une contenance de 1350000 m. c, construit de 1873 à 1878.
Au Grand -Bois. Le syndicat d'initiative (v. p. 41) organise les jeudis et dim. en été un service d'excursions au Grand-Bois, situé à 15 kil. an S.-O. de St-Etienne; prix 2 fr. 50 aller et retour. On passe par la Digonni'ere, le Bois-Noir, Planfoy et le bois de la République (hôt. Girodet). — Le Grand-Bois (hôt. Courbon), planté surtout de sapins, s'étend jusqu'à la Croix-de-Chaubouret (8 kil. ; v. ci-dessous).
Le mont Pilât.
1" De St-Etiennk au moxt Pilât: 26 kil. de route jusqu'à la ferme du Pilât et moins de 1/2 h. de là au Crêt de la Perdrix. Voit. publ. 2 fois le jour de la place du Peuple, 22. pour Kochetaillée (7 kil. ; 50 c), et tous les matins de la place Dorian, 9, pour le Bessat (18 kil.; aller 2 fr., ret. 1 fr). En outre, le syndicat d'initiative (v. p. 41) organise en été les jeudis et dim. un service d'excursion au mont Pilât (4 fr. aller et retour ; se faire inscrire la veille au bureau du syndicat).
De St-Etienne, la route passe au S.-È., par le faub. de Valbenoite (v. p. 43), d'où elle continue par la rive dr. du Furan ou FurÉns, torrent qui vient du Pilât. — 7 kil. RochetaiUée (hôt. du Château), bourg dans ufl- site pittoresque, sur un rocher isolé et dominé par les ruines d'un château. Son église, du xv^ s., a de beaux fonts baptismaux (1595). -- La route monte rapidement; belle vue sur les barrages (v. ci-dessus), le village de Planfoy (v. ci-dessus) et la plaine du Forez. -- 10 kil. Esseriine. On traverse le plateau sauvage de la Barbanche; au S., le village de Tarentaize. — 18 kil. Le Bessat (1166 m. ; auberges, p. dep. 4 fr.). La route passe ensuite par le col de la Croix-de- C'haubmiret (1 kil. ; 1201 m.), puis en partie sous bois, et on a le Crêt de la Perdrix à droite. — 26 kil. Jasserie ou ferme du Pilât (1307 m. ; hôtellerie, 6 ch.), au pied de ce sommet (env. 25 min.). On peut déjà faire l'ascension directement de la route, sans aller jusqu'à la ferme. — Une nouvelle route, terminée en 1907, et que suivent les voitures d'excursion, part du col de la Croix-de- Chaubouret, laisse à g. le chemin de la Jasserie (v. ci-dessus) et prenant la montagne en écharpe, serpente à travers des forêts et des prairies pittoresques pour aboutir à Vhôtel de VŒillon (ouv. toute l'année; rep. 3 fr., p. dep. 5), situé à 20 min. env. au pied du Crêt de l'Œillon (p. 45). A pied, en suivant les crêtes, il faut 1 h. 1/2 env. pour aller du Crêt de la Perdrix au Crêt de l'Œillon, et 1/2 h. du Crêt de l'Œillon au Grand-Hôtel du Mont-Pilat (v. ci-dessous).
2o De Chavanay (p. 297) au mont Pilât. — C'est de cette station qu'on fait l'ascension du mont Pilât en arrivant par la vallée du Ehône. De Lvon à Chavanav (v. p. 297): 50 kil. de chem. de fer; 1 h. 10 à 1 h. 45; 5 fr. 60, 3 fr. 80, 2 fr. 45 (8 fr. 40, 6 fr. 05, 3 fr. 95 ail. et ret.). Voiture publ. en été de Chavanay au l^r train partant de Lyon, le matin, pour le Grand-Hôtel du Mont-'Pilat (v. ci-dessous) ; trajet en 3 h. 1/2; 5 fr. ail. et retour. — La route passe par Pélussin (7 kil.; hôt. du Commerce, p. dep. 5 fr.), bourg de 1601 hab., stat. terminus du tramway venant de Grand-Croix (v. p. 4.S). — Ensuite une montée raide jusqu'au col de la Croix-du- Collet (943 m.; hôtel), puis on traverse une belle forêt. — 17 kil. Grand-Hôtel du Mont-Pilat, ouv. toute l'année (rep. 4 fr., p. 7 à 10, bon), bel édifice construit en 1898 à 1270 m. d'altitude sur un plateau l'ntouré de belles forêts de sapins et d'où la vue est magnifique. Du Grand-Hôtel au Crêt de l'Œillon et au Crêt de la Perdrix, v. ci-dessus.
30 De St-Chamond (p. 58) au mont Pilât: 24 kil. jusqu'à la Jasserie. Voiture publ. les mercr. et dim. de St-Chamond au Bessat (17 kil. ;
LK MOXT PILAT. / ^ 4. 4.5
p. 41; trajet en Ah., 4 t'r.), par une route très pittoresque qui passe h la Valla (8kil.; (560 m. ; hôt. St-Andéol) et à Ur Croix - de - C'haubouret (16 kil. ; p. 44), d'où il y a encore 8 kil. jusqu'à la Jasserie (v. p. 44).
4" Dk Granii-Croix (p. .58) au mont Pilât. On prend le tramw. de Pélussin (v. p. 13), qui s'engage au 8. dans la vallée du Dorlay, jusqu'à la Terra )tse-ev-Doizieu (13 kil. ; 30 min. ; 7.5 et 40 c), d'où l'on peut gagner directement le (xrand-Hôtel du Mont-Pilat (11 kil. ; p. 44), par Doizieux et la Croix -du -Collet (p. 44); ou bien on peut continuer par le tram jusqu'à la station terminus (33 kil.; 1 li. 40; 2 fr. 80 et 1 fr. 50), où l'on rejoint la route de Cliavanay au Grraud-Hôtel (v. p. 44).
Le mont Pilât, au 8.-É. de St-Etienne, est une des principales montagnes des C'évennes septentrionales. Il forme un massif couvert de forêts dans le bas et de pâturages dans le haut, qui s'étend sur une longueur de 30 kil. entre la vallée du Rhône et celle du Gier. On y distingue surtout trois sommets: le C'rêt dt la Perdrix (1434 m.), dans la partie 0. du massif; le C'rêt de VŒillon (13G5 m. ; croix) et \e pic des Truis-Dents (1209 m.), vers le milieu et plus à l'est. C'est à l'E. du deuxième, du côté de la Croix-du-Collet. que se trouve le Grand-Hôtel du Mout-Pilat (v. p. 44). Le Pilât des Cevennes a sa légende tout comme le Pilate des bords du lac des Quatre-Caiitous en Suisse. D'après cette légende, c'est ici que Ponce -Pilate se serait tué de désespoir, en se précipitant dans l'abîme. Le Pilât sert aussi aux habitants du pays pour prévoir le beau ou le mauvais temps, et ils disent: -Si Pilât a son chapeau, voj-ageur, prends ton manteau.-. La même remarque se fait du reste pour les nuages amoncelés sur le puy de Dôme (p. 4(j). Du sommet,
on a un *panorama superbe, s'étendant à l'E. jusqu'aux Alpes, au S. sur la vallée du Rhône et les Cevennes méridionales, à l'O. sur les monts d'Auvergne et au X. sur le prolongement des Cevennes, les monts du Jjyonnais, du Beaujolais et du Charolais. Les deux autres cimes, bien que moins hautes, ofifrent aussi de belles vues. Le Gier a également sa source au Crêt de la Perdrix, près de la ferme; il forme env. 1 h. plus bas une belle cascade, le Saut du Gier, qui a 30 m. de hauteur.