St-Etienne, Clermont-Ferrand ou Lyon
Ces itinéraires peuvent aisément se raccorder les uns aux autres.
Bagage. — Le bagage est l'ennemi du voyageur, surtout du touriste. Non seulement un excédent augmente vite, dans un long voyage, les frais de transport, mais le bagage cause toujours de l'embarras et entrave partout la liberté. L'idéal est de pouvoir sortir immédiatement d'une gare les mains libres, sans avoir rien à attendre, rien à réclamer, rien à chercher, tout entier au plaisir de se dégourdir les membres et de jouir immédiatement des curiosités pour lesquelles on est venu. Et l'agrément n'est pas moindre au retour, quand on peut partir à sa guise et terminer sa promenade à la gare, sans repasser par l'hôtel, pour prendre l'omnibus, qui peut-être est déjà parti ou ne va pas au train (v. p. xx).
Si l'on ne peut se passer de bagage, il importe du moins d'en prendre aussi peu que possible. Un touriste, qui voyage pour son agrément et a moins besoin d'une toilette élégante et variée que d'une bourse bien garnie, peut se contenter, même pour un long voyage, d'une valise et d'un sac. La valise est pour la réservé et le
Costume. INTRODUCTION. XIII
sac pour les besoins du jour (v. p. xxn). La valise même doit pouvoir se porter à la main. On la met aux bagages, et on la laisse en gare le plus souvent possible. Le sac, que l'on garde avec soi, est de son côté rais à la consigne toutes les fois que l'on peut s'en passer, par ex. aux endroits où l'on s'arrête entre deux trains.
Les dames qui voyagent en touristes, c'est-à-dire plus pour voir que pour être vues, peuvent aussi réduire leur bagage dans les mêmes proportions.
Costume. — Un pardessus et un costume de rechange sont souvent plus que suffisants, comme vêtements, avec ceux qu'on porte, même pour un long voyage. C'est de linge qu'on a le plus besoin ; mais il est facile d'en faire blanchir durant son séjour dans une ville, et encore plus simple de le remplacer, au moins en partie, par de la flanelle de couleur. Rien de plus pratique et de plus agréable que la chemise de flanelle. On est habitué, dans les centres d'excursions, à la voir portée par les touristes. Même dans le Midi, on devra donner la préférence aux vêtements de drap. La toile n'est point pratique et peut occasionner des refroidissements. La chaussure mérite une attention particulière. Il faut qu'elle soit forte, large et déjà faite au pied, et il importe d'en avoir une paire de rechange. La coitfure doit être légère et souple; un feutre mou, de couleur foncée, est très pratique ; durant les chaleurs, un chapeau de toile blanche est fort recommandable. Un en-tout-cas de coton léger ou un parapluie de soie, avec une poignée commode, est enfin nécessaire aussi bien par le grand soleil qu'en temps variable.
Agences de voyages. — Pour les personnes qui aiment mieux voyager avec d'autit\-s et d'après un itinéraire tout tracé que se guider seules à leur gré, il y a des agences de voyages, qui organisent des excursions à forfait, c'est-à-dire pour des prix déterminés, comprenant les frais de transport, d'hôtels, de guides, etr. Elles annoncent leurs voyages par des prospectus détaillés, et renseignent aussi par correspondance. Ces agences délivrent des coupons d'hôtels, des billets de chemins de fer, etc. Elles ont, en France, leur siège à Paris et quelques succursales en province. La plus -ancienne à Paris est Vagence C'ook & Son, place de l'Opéra, 1, plutôt une agence anglaise, organisant d'ordinaire de longs voyages. Agences françaises et plus spéciales pour les excursions en France: Voyages Universels, rue du Faubourg-Montmartre, 17, et rue Auber, 10; Lubin, boul. Haussmann, 36; Duchemin, rue de Grammont, 20; Voyages Pratiques, rue de Rome, 5; Voyages Modernes, rue de l'Echelle, 1; Grands- Voyages (Le Bourgeois & C'^), rue du Helder, 1 et boul. des Italiens, 38; Voyages Mondains (C.-F. Berg), rue des Pyramides, 14.
Syndicats d'initiative. — Il y a dans la plupart des centres d'excursions des syndicats d'initiative, destinés à encourager le tourisme enl'organisant. Ce sont des sortes d'agences qui fournissent gratuitement sur place et par correspondance des renseignements de toute nature sur les ressources locales, curiosités, locations, communications, horaires, etc. et qui publient d'ordinaire des livrets-guides, souvent gratuits, sur le pays. Certains d'entre eux organisent même des excursions à prix fixe pendant la saison. — Voir les adresses dans le texte.
XIV INTRODUCTIOX. Chemiiu
II. Chemins de fer, voitures publiques et de louage. Passeport, photographie, douane et octroi.
Chemins de fer. — Cinq grandes compagnies, l'Etat et quelques petites compagnies se partagent le réseau. La partie de la France qui nous occupe est surtout desservie par la comp. de Paris à Lyon et à la Méditerranée (P.L.M.).
On devra noter que les trains suivent la gauche de la voie ferrée et que par conséquent on monte et ou descend à g. ; lorsqu'une gare a un «Départ» et une «Arrivée» séparés, le premier est à g. pour (••■lui qui part, la seconde également à g. pour celui qui arrive.
Les ^n;K des places sont calculés à raison de 11 c, 20 par kil. p(jur la l''« classe, 7 c. 56 pour la 2^ cl. et 4 c. 928 pour la 3% avec un minimum de 65, 45 et 30 c, pour 6 kil. 11 y a sur les billets au-dessus de 10 fr. un impôt de 10 c, compté dans les prix perçus pour ces billets.
La distance kilométrique, d'après laquelle sont établis les prix, est .souvent plus ou moins majorée, quand le point de départ n'est pas tête de ligne ou quand il doit y avoir changement de ligne, les fractions de kil. étant comptées pour des kilomètres. D'autres fois, il y a des détours qui n'entrent pas en compte, le tarif étant établi d'après la ligne la plus directe, ou ))ien il y a des concurrences qui forcent à des réductions. Il reste donc une petite part d'imprévu dans les prix des chemins de fer, et nos indications peuvent, pour cette raison, n'être pas toujours absolument exactes.
Les trains rapides et les express n'ont pas de tarifs plus élevés que les trains omnibus, mais les premiers n'ont d'ordinaire qu'une classe et les seconds n'en ont assez souvent que deux. De plus, ces trains ne prennent pas toujours les voyageurs de petit parcours. Les compartiments de l^^^ cl. sont confortables, ceux de 2» cl. parfois médiocres. Il y a huit places dans les premiers et dix dans les autres. Les wagons de 3^ cL ont d'ordinaire des banquettes rembourrées. La plupart des trains de grandes lignes ont maintenant des wagons à couloir de l""^, 2^ et même 3« classe. Les lignes secondaires utilisent encore un vieux matériel qui est fort médiocre. Il y a des compartiments pour dames et d'autres pour fumeurs. On ne peut fumer ailleurs que si les autres voyageurs y consentent.
Trains de luxe, de la Comp. Internationale des Wagons-Lits (5, boni, des Capucines, Paris), composés de wagons-lits, salons et restaur. (déj. 5 fr., dîn. 7, v. n. c.) et dont les prix sont ceux de la !'■« classe ordinaire augmentés d'un supplément (v. l'indicateur). On fera bien de retenir ses places quelques jours à l'avance (1 à 2 fr. ; aux agences de voyage, etc.). 'Vichy-Royat-Express», en été, tri-hebdomadaire, de Paris à Vichy et à Royat; «.Savoie- Express», en été, tri-hebdomadaire, de Paris à Aix-les- Bains et Chambéry, Genève et Evian, par Dijon et Culoz; «Paris-Rome», en hiver, tri-hebdomadaire, par Dijon, Culoz et Modane; «Péninsulaire- Express» ou «Malle des Indes», hebdomadaire, de Calais à Brindisi, par Amiens, Dijon, Culoz, Aix-les-Bains et Modane; «Paris-Barcelone», bihebdoBiadaire, par Lyon, Tarascon, Nimes et Montpellier; « C ôte-cC Azur-
(le fer. INTRODUCTION. XV
Rapide» (« C. A. R. »), en hiver, quotidien de janvier à un avril, de Paris à Vintimille, par Dijon, Lyon, Marseille; «Méditerranée- Express», en hiver, quotidien de janvier à fin avril, de Calais à Vintimille, même parcours à partir de Paris que le C. A. R.; «Riviera-Express». en hiver, quotidien de janvier à fin avril, de Berlin, d'Amsterdam et de la Haye à Vintimille, par Francfort, Strasbourg, Belfort. Lyon et Marseille; «Simplon-Express», quotidien, de Calais à ililan, par Paris, Lausanne et Martigny.
Il y a, sur presque toutes les grandes ligues, à certains trains, des uagons-lits et des itagons-restaurants (déj. 2 fr .25 à 4, dîn. 3.50 à 6, V. n. c. ; s'assurer, au départ, des heures des repas et retenir sa place).
Oreillers et couvertures à louer, dans les grandes gares, 1 f r. ; on ne doit pas les sortir des wagons.
Pour les bagages, on a droit par toute la France au transport gratuit (le 30 kilogr., mais ou paie 10 c. pour l'enregistrement. Les bagages non accompagnés et portant le nom de l'expéditeur et celui de la gare destinataire sont transportés d'après un tarif spécial, mais sans aucune franchise. — Il y a dans la plupart des gares un bureau de consigne, où les voyageurs peuvent déposer leurs bagages. Ils reçoivent un bulletin spécial et paient 5 c. par jour pour chaque colis (minimum, 10 c). Là où il n'y a pas de consigne, les employés gardent les bagages moyennant un pourboire.
Les buffets ont des tarifs affichés dans leurs salles, et ils servent des repas à plusieurs prix, de 1 fr. 50 à 4 fr. ; en outre, certains buffets tiennent prêts pour le passage des trains des paniers contenant un repas froid complet à prix fixe (de 3 à 4 fr.).
L^ Indicateur Chaix des chemins de fer et de la navigation, à grand format, paraît tous les samedis et se vend 1 fr. 25. Les Livrets- Chaix, de petit format et au nombre de cinq, ne paraissent que tous les mois et se vendent séparément 50 c, (celui de l'Etat, 60 c). Les numéros placés sur la carte renvoyant aux pages à consulter permettent de trouver immédiatement l'horaire de chaque ligne.
ïuheure adoptée par les chemins de fer français à l'intérieur des gares retarde de 5 min. sur l'heure de Paris, qui est l'heure légale; elle retarde de 55 min. sur l'heure de l'Europe centrale (Allemagne, Italie et Suisse).
Les billets d'aller et retour, avec une réduction de 20, 25'*/„ ou davantage, sont valables pour un, deux, trois jours ou plus longtemps, suivant la distance. Ces délais ne comprennent pas les dimanches et jours de fête; la durée de validité des billets est augmentée en conséquence. Les fêtes légales sont : le l^"" janvier, le lundi de Pâques, l'Ascension, le lundi de la Pentecôte, le 14 juillet (fête nationale), l'Assomption (15 août), la Toussaint (l^»" nov.) et Xoël (25 déc). Voir les détails dans les indicateurs mentionnés v. ci-dessus.
On ne saurait recommander les trains de plaisir, parce qu'ils sont presque toujours encombrés et que le trajet se fait le plus souvent de nuit, tant à l'aller qu'au retour. En outre, il n'est pas rare
XVI INTRODUCTION. Voit, publiques.
d'avoir de la peine à se loger en arrivant ou de ne pouvoir le faire qu'à des prix exorbitants.
Les différentes compagnies délivrent des billets circulaires à itinéraires fixes et facultatifs et, pendant la saison, des billets de bains de mer et de stations thennales. Consulter les indicateurs spéciaux et les affiches.
Enfin, les grandes compagnies françaises et certaines lignes maritimes délivrent toute l'année des «livrets à coupons combinés» de voyages circulaires ou d'aller et retour internationaux à itinéraires facultatifs et à prix réduits, devant comporter obligatoirement un parcours étranger, qui peut, du reste, ne pas dépasser 8 ou 10 kil. Ce tarif international est applicable pour tous les pays d'Europe, sauf l'Espagne, le Portugal, l'Angleterre, la Russie et la Grèce. On peut consulter gratuitement dans les gares le livret-barême international, qui se vend, en outre, aux prix de 1 fr. 50. Les carnets doivent représenter pour le moins un parcours de 600 kil. et sont valables pour 45 jours jusqu'à 2000 kil., pour 60 j. de 2001 à 3000 kil. et pour 90 j. au-dessus. On peut s'arrêter sans formalité à toutes les stations indiquées sur les coupons, un visa du chef de gare étant nécessaire seulement pour les autres gares. L'itinéraire doit toujours se terminer au point de départ, mais il peut être interrompu en divers points prévus par le tarif pour être repris en d'autres points également prévus («parcours de raccordement»). Il n'y a aucune franchise de bagages et la validité des livrets ne peut pas être prolongée. Les carnets demandés avant midi aux grandes gares de Paris et dans certaines agences de voyages sont délivrés le jour même. Pour les autres gares, les demandes doivent être faites 3 ou 4 jours à l'avance.
Voitures publiques, autocars. — Des cars alpins et des autocars des syndicats d'initiative (p. xiii), de laComp. duP.-L.-M. ou d'entreprises privées parcourent les principales routes de tourisme. Ces voitures sont grandes et confortables et correspondent avec les chemins de fer. On fera bien de retenir ses places à l'avance. — Il y a en outre des courriers et des voitures publiques, qui manquent généralement de confort et de propreté.
En cas d'affluence, on pourrait avoir des difficultés à faire transporter par les voitures publiques des bagages non accompagnés.
Il importe toujours de se renseigner d'avance sur les services «les voitures publiques, dont les heures varient souvent et qui même peuvent être supprimées d'un jour à l'autre. L'indicateur ne mentionne que les correspondances reconnues par les compagnies de chemins de fer, mais il existe bien d'autres voitures publiques utiles aux touristes.
Voitures de louage. — On trouve à peu près dans tous les endroits fréquentés c<jiniiit' séjours ou coiniue centres d'excursions des
Passeport. IXTRODUCïIOX. XVII
voitures et des montures à louer. Une voiture coûte d'ordinaire, à 1 chev., 12 à 20 fr. ; à 2 chev., 25 à 30 fr. par jour, plus 2 à 5 fr. de pourboire. Il est nécessaire de débattre les prix et de bien s'entendre d'avance. Les cochers, comme les guides, ont droit à une indemnité de retour, lorsqu'on les quitte en cours de route. 11 y a lieu alors de tenir compte de la chance qu'ils ont de se louer pour le retour.
Passeport. — Ou n'a pas besoin de passeport pour voyager en France, mais il est toujours utile d'avoir une pièce de légitimation, par exemple à la poste pour toucher un mandat, où l'on exige en principe d'un étranger la production d'un passeport visé; pour les Français, la carte d'électeur suffit. Pour la frontière d'Italie, v. p. 108 et 466.
Photographie. — Les amateurs éviteront de photographier aus environs des places fortes; les dessinateurs d'y prendre des croquis et les touristes des notes. Dans la zone frontière italienne il est absolument défendu de photographier et l'on ne peut même transporter d'appareils sans avoir obtenu la permission de l'autorité militaire, à moins que l'on ne voyage en chemin de fer ou en voiture par les routes ordinaires. Dans la pratique, les appareils sont laissés entre les mains des piétons après avoir été plombés par les agents de douane ou par les gendarmes royaux (carabiniers} des stations frontières.
Douane et octroi. — La visite douanière des bagages a lieu en principe aux gares frontières, et l'on doit y assister. Ceux qui sont enregistrés pour Paris n'y sont toutefois soumis qu'à l'arrivée dans cette ville. L'attention des employés porte particulièrement sur le tabac: les droits sont de 50 fr. par kilogr. sur les cigares et les cigarettes, 25 fr. sur les tabacs du Levant et 15 fr. sur les autres. L'introduction de tabac en feuilles, d'allumettes, de jeux de cartes est rigoureusement prohibée. — La douane n'accepte en paiement que de l'argent ayant cours en France.
La visite de Voctroi, à l'entrée d'une ville, a surtout pour but de faire payer les taxes sur les denrées alimentaires.
Il est bon de déclarer d'avance tous les objets passibles de droits ; la visite est alors rapidement terminée.
m. Automobilisme et cyclisme. Sociétés de tourisme.
L'automobilisme s'est développé en France plus rapidement que nulle part ailleurs (le nombre des automobiles imposées s'est élevé en 1907 à 34 850) ; et le pays est maintenant très bien aménagé pour les besoins des automobilistes. Ou trouve dans les plus petites villes des garages, des dépôts d'essence et des ateliers de mécanisiens pourvus des accessoires indispensables.
Quiconque devient propriétaire d'une voiture automobile doit en faire la déclaration dans les 30 jours à la mairie de sa résidence; il doit en outre acquitter la taxe, qui varie suivant l'im-
Baedeker. S.-E. de la France. 9* édit. b
XVI ]I INTRODUCTION. Automohilisme.
portauce de la coninmne, le nombre de places de la voiture et sa force en chevaux-vapeur. Enfin, nul ne peut conduire une automobile s'il ne possède un certificat de capacité délivré après examen pratique subi devant le service des mines (coût, 20 fr.) ou, par autorisation spéciale, devant l'Association Générale Automobile.
Le transport par voie ferrée des voitures automobiles, dont le tarif est basé sur VemjJCittement («distance comprise entre l'axe de la roue d'avant et celui de la roue d'arrière»), se fait eu grande et en petite vitesse ; le barème des prix comprend cinq catégories suivant la nature de la voiture.
En entrant à l'étranger, un automobiliste qui veut pouvoir rentrer en France doit se faire délivrer à la douane française un passavant ou une déclaration de libre sortie portant le signalement de la voiture ; si la voiture est de fabrication étrangère, le passavant n'est établi que sur présentation de la quittance de paiement des di'oits d'entrée. Les droits d'entrée à l'étranger varient suivant le pays; en Angleterre, il y a franchise absolue. On peut éviter toute formalité en employant le triptyque, sorte de permis de libre circulation établi en faveur de leurs membres par le Touring-Club et l'Automobile-Club contre dépôt d'une somme égale au montant des droits exigibles à la frontière et valable pour la Belgique, la Hollande, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, pendant une durée variable suivant ces pays.
En entrant en France, un automobiliste étranger doit d'abord acquitter les droits de douane, qui lui sont remboursés à la sortie, à condition que la durée du séjour ne dépasse pas deux mois. On abrège les formalités au moyen du triptyque (v. ci-dessus), valable un an; mais la durée de chaque séjour reste la même.
Depuis 1907, la taxe sur les vélocipèdes est de 3 fr. par an et par place; on l'acquitte chez les receveurs-buralistes qui délivrent en échange une plaque de contrôle valable pour l'année courante. Les vélocipèdes voyageant avec leur propriétaire sont considérés, qu'ils soient ou non emballés, comme bagages ordinaires et transportés aux mêmes conditions ; expédiés comme articles de messagerie, les vélocipèdes doivent être emballés suivant les usages du commerce. Les membres du Touring-Club qui se rendent avec un vélocipède on Belgique, en Suisse ou en Italie sont dispensés de toute formalité de douane sur présentation de leur carte de sociétaire, à condition que cette carte porte le signalement de la machine, la photographie et la signature légalisée du sociétaire.
Les voitures automobiles doivent être munies à l'avant d'un feu l)lanc et d'un feu vert et porter à l'avant et à l'arrière une plaque de dimensions réglementaires sur laquelle soient inscrits le numéro d'ordre de la voiture et la lettre de l'arrondissement minéralogique; elles doivent en outre avoir une trompe. Les vélocipèdes doivent être munis d'un appareil sonore avertisseur et d'une lanterne, et
Hôtels. INTRODUCTION. XIX
porter le nom et l'adresse de leur propriétaire sur une plaque placée au tube de direction.
Automobilistes et cyclistes doivent toujours tenir leur droite et dépasser à gauche les voitures qui les précèdent.
Sociétés de tourisme. — Quand on a l'intention de voyager longtemps et fréquemment, il est fort avantageux de s'affilier à une société, telle que le Toiirivg-C'lub de Frauxui (siège social, avenue de la Grande- Armée, 05, Paris XYI»^). Pour une cotisation annuelle de 5 fr. (fi pour l'étranger), ce dernier procixre plusieurs avantages, qui en font récupérer bien des fois la valeur. Outre des réductions de prix dans les hôtels, on a la faculté de recourir dans chaque ville aux délégués institués à cet effet. Le Touring-Club publie un bulletin mensuel envoyé gratuitement à ses membres, et chaque année un annuaire général (2 fr. en deux parties vendues séparément) contenant pour chaque localité le nom des hôtel.s qui ont un traité avec le Club et quelques autres renseignements. Cartes touristes et cyclistes du Touring-Club, v. p. xxxvi.