f//-^:?^- C'.,p.205. COL DE LA CHARMETTE. Eiwirovs
trois pics», quoique facilité par quelques cables, est bien plus difficile (i! à 7 h. de la Pra ; guide, 30 fr.).
Du col (le Freydane ou de celui de la Bahnette (p. 209), on peut descendre avec un guide au lac Blanc (1 h. ; 2168 m.), en traversant le glacier (Je Freydane; de là, en descendant la vallée de la Vorze, qui sort du lac, on arrive à Vhabert du Pleyney (1352 m.), situé au-dessous des cascades de Boulon, et au hameau de la Gorge (2 h. 1/2? '^50 m.), d'où une route de voit, conduit à St-Mury (1 kil. 5; p. 221) et Lancey (7 kil. r>; 1 h. 1/2)» station de cheni. de fer (p. 220). — A l'E. de l'hahert de Pleyney, à 3 h. de St-Mury, près de l'habert de la Pierre, se trouve le refuge Jean- Collet de la S.T.'D. (2060 m.), inauguré en 1909^ On fait de là les ascensions du Rocher de V Homme (2782 m.) et du Sommet Colomb (2694 m.).
On fait aussi particulièrement de la Pra (p. 209), eu 2 h. 1/2 à 2 h. •V4 (guide, 12 fr.), l'ascension facile de la * Grande-Lance de Domène (2813 m.), par les lacs Doménon (p. 209), d'où l'on gravit à g. l'arête qu'on suit vers l'O. La vue est peut-être supérieure à celle de la Croix de Belledoune (Grenoble, Mont-Blanc, etc.).
La Grande-Lance d'Allemont (p. 234; guide, 20 fr.) est plus difficile et demande 6 h. 1/2 ^^ 1^ Pra, aussi par les lacs et le col du Grand- Doménon ou du Bâton, qui s'ouvre à dr. au-dessus du grand névé (p. 209), puis par le col de la Portette (4 h. à 4 h. 1/4 ; P- 234).
m. Grande-Chartreuse.
Pour visiter de Grenoble la Grande-Chartreuse, on prend d'ordinaire, il la montée, la route de St-Laurent-du-Pont, en passant soit par Voiron soit par le col de la Placette, et à la descente, la route du Sappey (belle vue). Du l«'juiu au 30 sept., ou délivre aux gares de Grenoble et de Voiron et au bureau du syndicat d'init. (p. 197) des billets circulaires, valables 15 jours, pour le trajet de Grenoble au couvent par Voirou et St-Laurent et le retour par le Sappey; prix: 12 fr. 90, 11 fr. 95 et 10 fr. 65. Si l'on ne devait pas revenir à Grenoble, on monterait à la Chartreuse par le Sappey et redescendrait par St-Laurent en voit, ou à pied.
Les piétons peuvent atteindi-e le couvent en 7 à 8 h. de Grenoble, en passant par le col de la Charmette. On suit la route qui conduit par la Monta (7 kil.; hôt. des Terrasses; Va l'- ^'^ tramw., v. p. 197) et Proveysieux (10 kil. 5; aub.; environs pittoresques) au pont du G^ta (1 h. 1/2 de 1h Monta; 630 m.), situé à l'entrée de Pomaray (aub. Pra), d'où l'on monte par un chemin muletier en 2 h. au col de la Charmette (1280 m. ; maison forestière, rafraîch.). A l'E., le Chanaant-Som (2h. ; v. p. 214). Du col de la Charmette, on descend en 1/2 h. à Vhabert de Tenaison, en ruine, au delà duquel on traverse le ruisseau. Bifurcation: à dr., on arrive au col de la Cochette (-74 d'h. ; env. 1400m.) et à Vhabert Malamille (3/4d'h.) ; à g. (laisser plus loin à g. un chemin descendant au pont St-Pierre, p. 211; poteau), le Pas des Sangles, passage à pic au-dessus de la vallée du Guiers, conduit également à Vhabert Malamille (v. ci-dessus). On atteint ensuite Vhabert Valotubré (1/2 b.) et le pont de la Tannerie (1/4 d'h.), d'où ou va à g., par la Courrerie (V2 h- ; P- 213), à la drande-Chartreuse ('/2 h.), et à dr. à St-Pierre-de-Chartreuse (p. 214).
Route de St-Béron à St-Laurent, v. p. 148.
1^ De Grenoble à la Grande-Chartreuse par Voiron et St-Laurent-du-Pont. — 25 kil. de cheni. de fer de Grenoble à Voiron; trajet en 30 à 50 min.; 2 fr. 90, 1 fr. 95 et 1 fr. 30. — 18 kil. de tramw. à vap. de Voiron à St-Laurent-d ii-Pont ; trajet en 1 h.; 1 fr. 65 et 1 fr. — 9 kil. de route de St-Laurent à la Grande- Chartreuse: service de voit, (du l" juin au 30 sept.) et d'autocars (du 15 juin au 15 sept.); trajet en 1 h. 3/^ ou 40 min. ; prix, 3 fr., ail. et ret. 4 ou 5 fr. — Il y a également, du le'juin au 15 sept., un service de voit de St-Laurent à St-Pierre-de- Chartreuse (p. 214): 11 kil.: trajet en 1 h. s/^; prix 3 fr., ail. 'et ret. 4 fr.
de Grenoble. ST-LAUKENT-DU-P. t'«;V^, p. 205. — III. R. -JG. 2 1 1
Jusqu'à Voirof) (25 kil.). v. p. 196-195. Le tramway, qui suit en partie la route de St-Laureut, part de la gare, traverse le cheuiin de fer et monte beaucoup, en faisant quantité de circuits très prononcés. Belles vues. — 3 kil. La Buisse : 4 ivil. Coublevie : 6 kil. Croio^-Bayard. — 8 kil. St-Etienve-de-Crossey. Ensuite les gorges du Crossey, longues d'env. 2 kil., entre de hauts rochers, et où l'on passe d'abord à une grande hauteur, puis dans un tunnel. — 12 kil. Pont-de-Demay. Eoute du col de la Placette, v. p. 212. — 14 kil. St-Joseph-de-Rivière.
18 kil. St-Laurent-du-Pont (410 m. : hôt. : de la Gare & Terminas, 14 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8; de V Europe: des Voyageurs), ville de 2706 hab., dans une belle vallée sur le Guiers-Mort (v. ci-dessous). Elle a une église moderne construite par les chartreux dans le style du xiii« s., avec des stalles du xiv^ s. provenant de l'anc. chartreuse de Curière (à 4 kil. 5 au S.). Plus loin à g., un hôpital dû aussi aux chartreux.
Suite de la ligne vers St-Beron, v. p. 148. — Autoi-ar de Gienoble, par le col de la Placette, v. p. 212 : voit. publ. de St-Pierre-de-Cliartreiise. p. 210.
La route de la Chartreuse (9 kil.), qui est aussi intéressante à |»arcourir à pied ('2 h. 1/4I. ])reud à dr. de la place et remonte la pittoresque vallée du Ghders-Mm't.
2 kil. (de St-Laurent). Fourvolrie («forata via», trouée), où se trouve l'anc. distillerie de la «Gfrande-Chartreuse >. actuellement exploitée par une compagnie fermière. La liqueur, faite avec des plantes aromatiques, était pour la maison une source de grands revenus (env. 1 600000 litres par an). Les chartreux ont transféré leur distillerie à Tarragone, en Espagne, et vendent leur liqueur sous le nom de «Liqueur des Pères-Chartreux». — La vallée est si étroite à cet endroit, que jadis il n'était pas possible d'y passer, avant que les chartreux y eussent pratiqué, au xvi« s., un chemin qu'on a élargi de nos jours. Il était autrefois fermé par une porte, quand toute la partie supérieure appartenait au monastère. La belle -gorge qui se trouve au delà forme le commencement du Désert, l'ancien domaine de la Chartreuse, maintenant à l'Etat, y compris le couvent. — 4 kil. 7. Pont St-Bruno, de 42 m. de haut, au delà duquel il y a un vieux pont pittoresque en ruine. La route continue de s'élever, sur la rive dr.. à une grande hauteur au-dessus du Guiers. Un peu plus loin, à dr., le rocher dit Œillette on Aiguillette. Ensuite (5 kil.) un tunnel de 66 m., puis trois autres plus courts. A la sortie du dernier, on aperçoit en face le Grand-Som, avec sa croix (p. 213). — 7 kil. 4. La Croix-Verte, où on laisse à dr., à 1700 m. en deçà du couvent, le potd St-Piei^re, par lequel on irait à 8t-Pierre-de-Chartreuse ie\\\. 2 kil. 5 jusqu'à l'hôt. du Désert, p. 213). Enlin une montée en lacets, et on aperçoit le couvent à g. au dernier circuit, à 9 kil. de St-Laurent.
t)1i> rif.R.-Jh-. Carte, p. 205. GRANDE-CHARTREUSE. Environs
2 De Grenoble à la Grande-Chartreuse par le col de la Placette et St-Laurent-du-Pont. — 4i kil. de route; service d'autocars, du 15 juin au 15 sept.; trajet en 2 h.; prix, 9 f r. ; au retour, les cars passent par le Sappey (v. p. 213-215: arrêt de 4 h. au couvent). Départ de la place Cirenette, n» 10.
On passe par Voreppe (14 kil.; p. 195; tramw., v. p. 197), où l'on quitte la vallée de l'Isère pour pénétrer dans le vallon de la Placette. La route s'élève en lacets; beaux points de vue. A dr.. le joli village de Pommiers. — 22 kil. Col de la Placette (596 m.).
A 3 h. Va ^ l'E. du col, par le sentier muletier du Pas de la Miséricorde, le chalet de la Grande-Vache, d'où la Grande-Sure (1924 m.) se gravit facilement en 1 h. Très beau panorama.
On descend rapidement pour rejoindre, près du Pont-de-Demay (26 kil.), la route et le tramw. de Voiron (v. p. 211). — 28 kil. St-Joseph-de-Rivière. — 32 kil. St-Laurent-du-Pout, v. p. 211.
La Grande-Chartreuse (977 m.) est l'anc. monastère qui lut fondé en 1084 par St Bruno (né vers 1035 à Cologne, mort en 1101 en Calabre) et qui devint la maison-mère d'un ordre jadis très répandu, d'où le titre de Grande qui la distingue. Son prieur était le supérieur général de l'ordre. Les neuf autres communautés de l'ordre établies en France ayant préféré se dissoudre à la suite de la loi sur les congrégations (1901), la maison-mère s'était résignée à solliciter l'autorisatiou légale. Celle-ci lui ayant été refusée, les chartreux ont été expulsés le 23 avril 1903 et se sont installés dans la chartreuse de Farneta près de Lucques (Italie). Les bâtiments de la Orande-Chartreuse, plusieurs fois incendiés et rebâtis en dernier lieu en 1676, ont été classés parmi les monuments historiques. La visite a cependant perdu d'intérêt depuis le départ des chartreux.
L'entrée est au X., du côté opposé à celui de l'arrivée. En face du portail principal, l hôtellerie St-Bruno (20 ch. de 3 fr. 50 à 4, rep. 1.25, 4 et 3.50), anc. hôtellerie des dames, qui n'étaient pas admises au couvent. Hôtels à St-Pierre, v. p. 213-214.
Les visites, à 9 h., 10 h., 11 h., 1 h. 1/2, 2 h. 1/2, 3 h. 1/2 et 4 h. 1/2, se font sous la conduite d'un gardien; entrée gratuite; à d'autres heures, 50 c. Le cloître, sur lequel donnent les cellules des pères, a 219 m. de long et 23 m. de large. On visite surtout la grande salle du chapitre, où est une statue de St Bruno par Foyatier, l'église, la luxueuse chapelle St-Louis, le parloir du général, la bibliothèque qui est vide, les réfectoires, une cellule de moine (v. ci-dessous) et celle du prieur général; enfin le cimetière, où les chartreux étaient inhumés sans cercueil et la face en dessous, avec une croix de bois sans inscription, sauf les supérieurs qui avaient une petite croix de pierre.
Une cellule de chartreux est une maisonnette isolée, composée principalement d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage, qui ont chacun deux pièces. La première du bas est le bûcher et la seconde l'atelier pour les travaux manuels, avec un tour, un banc de menuisier, etc. Au l^»' étage se trouve d'abord une pièce qui était au début la cuisine. Ensuite
de (yvenoblc. (tKAXD-SOM. C'aHe, p.205. — III.R.2e. 218
vient la chambre, qui sert en même temps de réfectoire, d'oratoire et de salle d'étude. Le lit est dans une alcôve à rideaux, autrefois fermée par des volets. La literie se compose d'une paillasse de grosse toile, d'un traversin, de draps en laine et de couvertures. Enfin chaque maisonnette a un petit jardin clos de murs, que cultivait le chartreux et qui lui servait de promenoir. Les pères, habillés de blanc et rasés, étaient au nombre d'env. quarante. Ils ne sortaient de leurs cellules que pour aller aux offices, le jour et la nuit, et pour une promenade dans le Désert (p. 211), une fois par semaine. Ils prenaient même leurs repas dans les cellules, sauf les dimanches et à certaines fêtes où ils mangeaient en commun, et ne pouvaient parler qu'avec l'autorisation du prieur. Il y avait en outre env. 100 frères lais, qui n'avaient pas encore subi l'ordination et portaient un froc brun.
A 40 min. au N., par la route du haut en face du couvent, se trouve yotre-Dome-de-CasaUbiis (N.-D.-des-Cabanesi, chapelle construite en 1452 à l'endroit où se trouva le premier couvent qu'un éboulement de rochers détruisit en 1132, et un peu plus loin la chapdle St-Bruno (1190 m.), reconstruite en 1640 à l'endroit même où St Bruno éleva sa première chapelle, et plusieurs fois restaurée. Demander les clefs au couvent si l'on veut visiter les chapelles.
Au N. de la chap. St-Bruno. un chemin muletier monte au col de la Ruchère (1 h. : 1420 m. ; belle vue), puis redescend au hameau du même nom (1040 m.), d'où l'on rejoint par un chemin carrossable la route des Echelles à St-Pierre-d'Entremont. près du tunnel du Frou (1 h. '-^l^; v. p. 148).
On fait en 3 h. '/g de la Grande-Chartreuse l'ascension du Grand-Som. Un guide n'est guère nécessaire (3 fr.). car le chemin est indiqué par des plaques du C. A. F. Mulet jusqu'au chalet de Bovinant, 5 fr. On passe par la chap. N.-D.-de-Casalibus ( v. ci-dessus) et le col de Bovinant (1812 m.), à 2 h. 1/4 du couvent et 1 h. 1/4 du sommet. Le reste de l'ascension est pénible, mais sans danger. — Le Grand-Soin (2033 m.; pron. <^son^>; est la quatrième des montagnes du massif de la Grande-Chartreuse, mais son altitude ne le cède guère à celle des trois plus hauts sommets: la Lance de Malissard (2060 m.), la Dent de Crolles (2066 m. : p. 222) et le pic de C'hamechaude (2087 m. : p. 214). La *vue du Grand-Som est très étendue; elle atteint à l'E. les Alpes de la Savoie jusqu'au Mont-Blanc, au S.-E. les massifs des Sept-Laux, de Belledonne. du Taillefer et du Yercors, au N. le lac du Bourget et le Jura, au X.-O. Lyon et les plaines du Lyonnais, à l'O. les montagnes du Forez et de l'Ardèche. On peut descendre à l'E. en 3 h. à St-Pierre-de-Chartreuse (p. 214), par le hameau de C'hamassot (2 h, V*)-
3^ De la Grrajide- Chartreuse à Grenoble par le Sappey.
2y kil. de route, desservie du ler juin au 30 sept, par des cars alpins: trajet en 4 h. (bh. en sens inverse): prix. 6 fr. Autocars (seulement à la descente. V. p. 212). du 15 juin au 15 sept.: trajet en 2 h. ; 9 fr.
La route du Sappey laisse à dr. celle de St-Laurent-du-Pont Elle reste d'abord généralement sous bois, et la vue ne se dégage bien qu'aux abords du Sappey (v. p. 214). A 1500 m. du couvent on passe près de la Coui'rerie, grand corps de bâtiment qui servait jadis de résidence au «dom courrier», chargé de visiter les propriétés des chartreux, et où se trouvait plus tard l'exploitation agricole du couvent. On rejoint ensuite la route qui monte du pont St-Pierre fp. 211), puis on traverse le Gruiers-Mort, là où était la porte de VEncios ou da Gruitd-Lugis, la limite du Désert de ce côté. Grand-Hôtel en construction. — 3 kil. ô. Hôt. du Désert (£• da (jirand-Som (env 800 m.i. ouv. toute ranuée, recomni. (70 ch. de
214 in.B.2G. C'.,p.'J05. ST-PIERRE-DE-CHARTK. Evvirom
3 à (i fr., rep. 1.25 et 3.50 à 4, p. dep. 9), an hameau de la Diat, dépendance du village de St-Pierre-de-Chartreuse.
St-Pierre-de-Chartreuse (950 ni. ; hôt. : Victoria, du l^r mai au l^inov., 35 ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 2.50 et 3, p. 6 à 7 ; du Nœ'd, 20 ch., Paqnef, 10 ch., p. 5 à 6 fr.), situé 74 d'h- pl^s haut à g., dans nne jolie vallée boisée, est devenu depuis quelques années une station d'été très fréquentée. Voit, de 8t-Laurent-du-Pont, v.p. 210.
Nombreuses excursions daus les environs: du hameau de Perqnelin, à ^V* d'h. à l'E., on visite la cascade du Quiers (25 min. au N.-E. ), la fontaine Noire (50 min. au S.-E.) et la source du Guiers-Mort (20 min. plus loin), qui sort d'une vaste îrrotte. — Un nouveau chemin muletier qui se détache de la grande route à la Uiat (v. ci-dessus), conduit au S.-O. en 3 h. i/.^ au Charmavt-Soin (v. ci-dessous), par le hameau de Pierre-Menura et le VoUet. -- Au Grand-Soni (4 h.), v, p. 213. A la Dent de Crottes (4 h.), par le col des Ayes (St-Pancrasse), v. p. 223. Pour Vhabert Valomhré (1 h. 1/4)) le Pau des Sangles (20 min.), etc., v. p. 210.
La route de Grenoble remonte la vallée de St-Hugues, puis la quitte en décrivant quelques lacets. Belle vue en arrière sur le Grand-Som. En face, Chamechaude (v. ci-dessous). — 12 kil. Col de Porte (1354 m.), dans une forêt entre Chamechaude, à g., et la Pinéa, à dr. (v. ci-dessous).
La Pinéa (1779 m.) se gravit facilement du col, eu 1 h. 1/2? P^-^^ Vhabert de Porte (1352 m.), puis à gauche. Le chemin muletier qui continue à dr., monte à Vhabert de Charmant-Som (2 h. 3/4 du col; 1657 m.), où il laisse à g. le chemin du col de la Charmette (1 h.; p. 210) pour se diriger vers le sommet du Charmant-Som (^/^ h. ; 1871 m. ; *vue magnifique, table d'orientatinn^i ; chemin direct de St-Pierre-de-Chartreuse. v. ci-dessus. — Chamechaude (2087 m.), sommet principal du massif de la Chartreuse (v. p. 213; ^panorama superbe), se gravit moins facilement (guide utile); 3 h. du col de Porte. Quand on vient de Grenoble, on prend au delà du relais de Sarcenas (3 h. 1/2; v. ci-dessous), à dr., un chemin qui se dirige dans la direction N.-E. vers un habert (1 h. 10), d'où l'on atteint le sommet en 3/4 d'h. par la face N.-O. Ou peut redescendre, en 2 h. '/a? P^r les escarpements de la face S.-E. (deux câbles, à '/a li- du sommet) vers les prairies de l'Emeindra et le Sappey (v. ci-dessous).
Ensuite une descente rapide. — 13 kil. 5. Sarcenas, où l'on relaie. Sortant entin de la forêt, on commence à jouir de la vue des Alpes du Bauphiné par delà la vallée de l'Isère.
16 kil. Le Sappey (1000m.; hôt.: des Touristes, 40 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50 à 3.50, p. 6 à 8; du Dauphiné; du St-Eynard, audessus du village, modeste), village situé au milieu d'un bassin verdoyant, centre de villégiature et de sports d'hiver.
Jolie promenade aux belles prairies de V Emeindra, dont les haberts (1440 m.) sont à 1 h. 1/2 au N.-E. du Sappey. On peut gagner de là le col de la Faita (20 min. ; 1400 m.), d'où l'on descend en 2 h. à St-Ismier (p. 222). — Ascension de Chamechaude, v. ci-dessus.
La route descend dans le vallon de la Vence, pour remonter par une belle gorge boisée. — 21 kil. 5. Col de Vence (750 m.; deux restaur.), entre le St-E}aiard (p. 204), à g:, et le mont Eachais (p. 203), à droite. Une route carrossable qui s'en détache à l'O., contourne le mont Eachais et ramène à Grenoble en 5 h. par le aÀ de Clémentière (650 m.). Au sommet du mont Rachais, v. p. 204.
,ie Grenoble. GORGES D'ENGINS. C.,p.205,69. ~ III.R.J6. 215
La partie la plus intéressante de la route est au delà du col de Yence, à cause de la "^vue splendide qu'on a à la descente sur les vallées de l'Isère et du Drac, sur les montagnes de l'autre côté et sur une grande partie du Haut-Dauphiné. On aperçoit même à g. le Mont-Blanc. — 24 kil. Corenc, et de là à Crrenobk (29 kil.j, par la Tronche, v. p. 204.
IV. Le Vercors. Gorges d'Engins, de la Bourne et de la Vernaison. Goulets.
Excursion très recommandée. — 32 kil. de Grenoble k Villard-de-Lavs et 24 kil. 5 ou 36 kil. de là à Povt-en-Royans. selon que le trajet se fait tout entier par les gorges de la Eourne, ou qu'on fait le détour par les Goulets; puis 17 ou 12 kil. jusqu'à la stat. de St-MarcelUn ou celle de St-HUaire-St-Xazaire, sur là ligne de Grenoble à Valence (v. p. 218, 219), ar laquelle on reviendra ou continuera sa route. Les voyageurs venant de "■alence peuvent s'arrêter, pour visiter les Goulets, à St-Hilaire-St-Nazaire, prendre le courrier de Pont-en-Royans et faire le «tour des Goulets» mentionné ci-dessous.
Service automobile, du 1.5 juin au 15 sept., de Grenoble (place Grenette, 10): à Villard-âe-Lam (trajet en 1 h. 1/2; 8 fr.; 1 h. d'arrêt pour le déj.1. aux Baraques (3 h. V2; 13 fr.). à Povt-en-Roijans (i h. 'V 17 fr.) et à St-Marcellin (5 h. 1/2; 20 fr.); au retour, trajet en 4 li. 4(). Billets circulaires pour le trajet en autocar et le retour à Grenoble par le chem. de fer (R. 27): 25 fr.. 23 fr. et 22 fr. — Un service régulier de voit, relie Pont-en-Royans à la stat. de St-Hilaire-St-Kazaire (v. p. 219). - La route directe de Villard-de-Lans à Pont-en-Royans, par la Balme-de-Rencr/rd (v. p. 21H-217). est également desservie par une voit. publ. : trajet en 3 h. (4 h. Va en sens inverse) ; prix. 2 fr. 50. — Il y a en outre un courrier, deux fois par j., pendant toute l'année, de Grenoble (café des Alpes, place Grenette, ou café de la Halle, place de la Halle) à Villard-de-Lans: trajet en 5 h. (3 h. en sens inverse); 3 fr. "
Le syndicat d'initiative de Pont-en-Royaus organise, du 10 juillet à tin sept., un service de voit., dit <' le tour des Goulets ^ traversant les Grands-Goulets et retournant à Poiit-eu-Royans par le pont de Goule-Noire et la vallée de la Bourne: durée de l'excursion. 8 h. 1/2: prix, 4 fr.
Les PIÉTONS vont en 1 h. de Sassenage ftramw., v. p. 204), par l'anc. route, aux Portes-d^ Engins, d'uù il faut encore 1 h. jusqu'à Engins. Ils peuvent se rendre directement de Grenoble à Engins, par le Pas du Curé (v. p. 206). ou à Villard-de-Lans. par la route de St-Nizier et Lans (v. p. 205-206 et ci-dessous), soit par Claix et le col de l'Arc (v. p. 267 et 216).
Un cbemin de fer électrique est en construction de Grenoble à Villardde-Lans, par St-Nizier et Lans; il suivra en partie la route décrite p. 205- 206 et 216.
Jusqu'à Sassenage (6 kil.), v. p. 205. La route de Villard-de- Lans traverse la localité et gravit plus loin, en tournant à g., une pente de 6 kil. de long, que l'anc. route abrège de presque 2 kil. Très belle -vue à dr., puis à g.; dans le bas, 8t-Egrève (p. 196). dominé par le Néron (p. 204). On arrive enfin dans le passage des P&rtes-cr Engins, défilé où coule à g. le Furon, qui forme une cascade; plus bas. les gorges qu'on visite de Sassenage (v. p. 205).
18 kil. Engins (aub.), d'où l'on peut gagner St-Nizier, par le Pas du Curé (v. p. 206). On entre alors dans les pittoresques gorges d'Engins, longues de 2 kil.
La route traverse ensuite de vastes pâturages, d'env. 7 kil. de
UKj rn.BrJS. C..p.o\9. GORGES t)E LA BOURNE. t:,n-iro/>f
long, jusqu'à Villard. — 25 kil. 5. LesVernes, d'où une route conduit à St-Nizier (8 kil. ; p. 206), par Lans (1 kil. ; 1020 m. ; hôt. : Achard, 12 ch., p. 6 fr. ; Ravaud, rep. 2 fr. 50, p. 5 à 6; Colomb, 12 ch. ; voit. publ. d'Autrans, v. ci-dessous), bourgade qu'on voit à gauche. La vallée est fermée du même côté par la chaîne aride des montagnes de Lans, dominée par la MoucheroUe (v. ci-dessous) ; de Lans au col de l'Arc (v. ci-dessous), 2 h. ^/g. — 25 kil. Jaume, où se détache à dr. une route menant à Autrans et Méandre (v. cidessous). — 27 kil. Les Eymards (1006 m.), près des sources de la Bourne (à dr.), qui coule d'abord paisiblement dans la prairie.
32 kil. Villard-de-Lans (1043 m. ; hôt. : de Paris, 50 lits, ch. dep. 2 t'r., rep. 3.50; dri Parc S du Château, 100 lits, ch. dep. 2 fr. 50, rep. 2.50 et 3. p. 6 à 8; de la Poste, 40 lits; Dauphinois; guide, Victor Marchand), centre de séjour fréquenté.
A 10 miii. à l'E. de Villard-de-Lans, la jolie fontaine de la Duis ou du Petit- Vaiicluse. — A 10 kil. au N.-X.-O. de Villard (voit, publ.), le village de Méaudre (1012 m.; hôt.: Martin, 6 ch. , p. tj à 7 f r. ; des Voyageurs:, i ch., p. 6 fr. 50 à 7.25; Blanc, 8 ch., p. 5 à 6 fr.) et G kil. plus loin. Autrans (1045 m. ; hôt. : Romagnier, tï ch. : RepelUn, 8 ch. ; Bernard), village desservi par une voiture publique de Lans (v. ci-dessus; 10 kil., 1 fr. 50).
De Villard-de-Laus, uu bon chemin muletier conduit à C'iaix (p. 267), eu 6 h. V-.') par le col de l'Arc (2 h. i/,,; 1743 m.), qui doit son nom à sa belle forme en arc retourné et qui est renommé pour la vue. Il est situé au S. du pic St-3Iichel (1938 m.), qui se gravit facilement de là en Va ^• et d'où la vue est encore plus belle. On descend du col vers Claix (3 h. =^4) à travers des bois et les prairies du plateau de St-Ange.
La Grande-Moucherolle ou le Grand- Arc (2289 m.), qui est, après le Grand-Veymont (p. 268), la principale des montagnes calcaires de Lans, se gravit de Villard en 5 h. L'ascension n'est pas difficile, mais on ne saurait la faire sans guide (8 fr.), à cause d'un lapiaz pénible à parcourir, où il est facile de s'égarer. On va d'ordinaire par la scierie Jarrand, au S. (^/4 d'h.), puis par la fontaine de VOule (2 h.; 1747 m.) et le col de la MoucheroUe (1 h. 1/2)» entre les deux cimes à peu près égales de la MoucheroUe, que relie une crête dangereuse. La principale, à l'E., se gravit de ce col en 3/4 d'h. La montagne fait partie du massif grandiose qu'on voit de la ligne de Grenoble à Marseille après la montée de Vif (p. 268). Elle se dresse à pic au-dessus de la vallée de la Gresse, et elle offre un *panorama superbe, surtout à l'E., du côté du Haut-Dauphiné. - Ascension par la face E., de Vif, v. p. 268.
La route de Pont-en-Royans fait un circuit (à dr., la route de Méaudre, v. ci-dessus) pour descendre à la vallée de la Bourne, que les piétons gagnent par un raccourci, au S.-O. A 4 kil. 5 de Villard commencent les -gorges de la Bourne, défilé très étroit qui était inaccessible avant l'ouverture de la route, en 1874. Celle-ci, aux points de vue très variés et pittoresques, y est en partie taillée dans le roc, à une grande hauteur au-dessus du torrent (nombreuses cascatelles). Par endroits, les pentes sont joliment boisées. On y passe dans trois tunnels et sur deux ponts, le second, à 9 kil. de Villard, de 35 m. de haut et nommé pont de Goule-Noire, à cause d'une source, souvent plus forte que la Bourne, qui jaillit au fond du gouffre.
La route directe (voit. publ.. v. p. 215) de Pont-en-Royans continue de descendre la vallée. — 45 kil. (de Grenoble), la Balme-de-fiencuret
de Grenoble. GOCLEïS. farte. p. 69. — III. E. J'y. ojy
(7(X» m. : Ilôt.: Belle, lu th.. rep. 2 fr. 50. Callet: route des Ecuiiges. v. p. 218), hameau après lequel vient \& seconde gorge, également grandiose, mais moins longue, où il y a encore deux tunnels. Elle aboutit à un cirque de rochers, où l'on remarque une cascade d'env. 400 m. de haut, mais peu abondante, sauf après les pluies. Près de son pied, à 1 h. i;.2 de Choranche ^x. ci-dessous), se trouve la grotte de BourniUon, grotte à stalactites remarquable par son énorme vestibule à parois rosées et traversée en partie par une rivière souterraine (guide nécessaire). — 52 kil. Choranche (230 m.), qui possède un établissement thermal, dit Chartreuxles-Bciins (hôt. Continental ou Serratrice, 43 ch. dep. 2 fr. 50. rep. 2.5U ot 3). où l'on exploite des eaux sulfureuses et qui est relié par un service de voit, à Pont-en-Royans (2 kil. ; t. les 2 h. ; 25 c). Aux environs et surtout à peu de distance au N., il y a de jolies grottes: Balme-Bousse, Gotirnier, avec un petit lac. etc. — 57 kil. Pont-en-Royans (v. ci-dessous;.
La route des Goulets prend à g. en deçà du pont de Goule-Xoire et s'élève au S. par la montagne. Deux tunnels. — 48 kil. (de Grenoble), St-Julien-en-Vercors (906 m.). Ensuite on redescend. — ôl kil. St-Martin-eti- Ver cors (780 m.; hôt. Girard). — 55 kil. 5. Les Baraques (637 m. : hôt. : du Midi ou Combet. 20 ch.. déj. 3 fr.. dîn 2.50. p. 5 à 7: Eaoul & des Goulets, rep. 3 fr.. p. 6 à 7). hameau situé en amont des Grands-Goulets.
6 kil. plus haut au S. se trouve la Chapelle-en-Vtrcors i'J4ô m. : hôt. : Bellier. 14 ch.. rep. 2 fr. .30, p. 5 à 8: des Voyageurs. 10 ch.. p. 5 à 0 fr.), village desservi par des voit. publ. de St-Martin et de Pont-en-Royans, etc., d'où la route continue au S. vers Die (courrier, v. p. 343). A la forêt de Lente, v. p. 220.
Les "gorges de la Vernaison ne sont pas moins grandioses que celles de la Bourne. La première, les Grands -Goulets, de 2 kil. de long, commence un peu en aval des Baraques. La route y ])asse à 80 m. au-dessus du torrent • belle cataracte, par des tunnels et des galeries (raccourci». Ensuite vient la petite vallée (VEcheria, puis, à 6 kil. des précédents, les Petits- Goulets . étroit détilé que la route traverse par cinq tunnels et où Ton est jusqu'à 150 m. au-dessus de la Vernaison. — 65 kil. Ste-Eulalie. Tramway de Romans, par Bourg-de-Péage. v. p. 219.
68 kil. Pont-en-Royans i290 m.: hôt.: Bonuard, à Text rémité d'aval. 30 ch. de 2 à 5 fr. . rep. 3 et 3.50. p. dep. 6: Villard, rep. 2 fr. 50; des Marronniers ou Repellin, 10 ch.), toute petite ville dans un site excessivement pittoresque, sur des rochers escarpés de 50 m. de haut, au confluent de la Bourne et de la Vernaison et dominée par une hauteur où sont les ruines d'un château fort. Ou en a une belle vue d'ensemble à une certaine distance en aval de la route de St-Hilaire (voit. publ.. v. p. 218). — Syndicat d'initiative (v. p. 215), Grande-Rue.
Voitures partic. ponr la gare de St-Hilaire-St-Nazaire (p. 219), 6 à 10 fr. ; pour Villard-de-Lan^ on pour les Grands-Goiilets, 20 à 25 fr. ; pour VAlbenc. par la Balme-de-Rencurel et la route des Ecouges (v. ci-dessus et p. 218). 30 à 35 fr. : pour la forêt de Lente (p. 219), 25 à 30 fr. ; pour le col de Rousset (p. 343). 30 à 35 fr. — Excursions en cars alpins aux Ecouges (v. ci-dessus et p. 218). les jeudis et dim. du 10 juillet au 10 sept., 5 fr. — Tramway de Romans, par Ste-Eulalie. v. p. 219.
Les autocars suivent la route qui descend dans la \ allée de l'Isère, pour gagner >Sf-Marrellin (79 kil, 5; p. 218).