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I. Excursions du Bourg-d'Oisans, d'Oz et d'Allemont

Le Bourg-d'Oisaits ip. 228i est généralement le point de départ pour les excursions dans le massif du Pel\ ou\ quand on vient de Grenoble, et le rendez-vous des ascensionnistes qui ont eu vue les (irandes-Rousses. Toutefois si l'on préfère sacrifier un peu de ses aises pour abréger les courses de ce côté, on ne revient pas immédiatement au Bourg-d'Oisans, mais on descend à la suite de la première excursion à Oz (830 m. ; aub. : Martin, etc.) ou à Allemont (env. 800 m.; hôt.: LeycUer, recomm., Maniii, Perrato/if , ù la Fonderie). On peut aussi aller directement à ces villages par la l'oute mentionnée p. 228, en 2 h. et 2 h. ^/o, moins en profitant du tramw. et des omnibus. — D'Allemont à St-Avre-la-Chambre, par 11' col du (rlandon, \. p. 228; aux Sept-Laux, etc.. v. p. 225.

(irioEs: Pierre Giuet, Pierre-Alex. Ginet fils et Franc. Michel, d'Allemont: Nie. Molière, du Bessey-d'Oz. — Tarifs: I {V c'atég. : v. p. i'i2).

I jour, guide. 6 f r. ; porteur, 5 fr. ; 1 j. V^. 9 et 8: 2 j., 11 et 10: ~ II, 1 j., 8 et 5: 1 j. i/o. 11 et 8: 2 j., 15 et 11: — lîi, 1 j. ou l'j. 1/2, l«i et 11; 2 j., 19 et 14; 2 j. i/.^, 23 et 17. — Du Bourg-d'Oisans, 2 fr. en sus. — Indemnités de retour, 2 à 7 fr. Demander les tarifs.

Les refuges: de la Fare et César- Durand (p. 2."4 et 181) sont fermés; clefs (les mêmes pour les deux) ehez les guides et aux mairies d'Oz. d'Allemont, de St-Jean-d'Arves. de St-Sorlin-d'Arves, etc.

Aux Grandes -Rousses, diverses excursions, du Bonri/d'Oisan.s ou mieux d'Os, parce qu'on en a de ce côte une meilleuie vue et qu'on y est plus près du refucje de la Fare (v. ]). 284).

Ces montagnes forment, au X.-E. du Bourg-d'Oisans, une chaîn»' isolée, de gneiss granitoïde. sur un vaste socle de mamelons herbeux. Elles doivent le nom de Rousses à la couleur ocreuse des calcaires ferrugineux, sur le flanc 0. Sur les deux côtés de la crête il y a des glaciers relativement étendus. Les deux sommets pj-incipaux sont VEtendard (;3470 m.) et le piv Bayle (3468 m.^.

Dr BoiRG-u'OisASs, il y a une route de voit, jusqu'à Huez. On suit la route de Briancon jusqu'au delà du premier pont, tourne à g., jirès d'une usine t'iectrique (eu arrière, à env. 1/4 d'h.. la belle cascade dr Sarennts, haute d'env. 40 m.) et monte par des lacets à la Garde (i h. ; 982m.; auh.; belle vue; à dr. la route d'^4«/'?.s', env. 5 kil.), puisa Huez (1 h. 1/2. raccourcis; 149fi m.: deux aub.: porteurs), et aux chalets df VAlpe (V-2 •'•)• En continuant par la route de chars! qui longe vers VE. le rebord d'un vaste plateau de pâturages, on arrive en '/s f"- ^"x ruines de Brandes (1800 m.), rester de petites habitations et d'ancjenues galeries ; sur la hauteur qui domine un petit oratoire se trouve la tour du PrhiCe- Ladre, reste d'un petit château fort où habitait le gouverneur (belle vue).

II y avait là, sur un embranchement de la voie romaine qui traversait i'Oisans et qui est encore intact près du lac Blanc (p. 234), une ville liabitée par des forçats et où furent exploitées des mines de plomb et de enivre argentifère, aujourd'hui abandonnées, mais qui eurent surtout leur importance sons les Dauphins, vers le xiii* s. - Soit en suivant le chemin principal, à g., au delà du premier pont à partir de l'Alpe.

-234 III- H- ^0. - C, p. ^28, 20-,. GRANDES-KOUSSKS.

soit en faisaut le détour par Brandes, ou arrive à des mines d'antliratite exploitées où le sentier cesse. En y tournant à g. et en se tenant toujours à la même liauteur, on gagne facilement le lac Blanc (1 h. ^/^ ou 2 h. Va de l'Alpe: 2548 m.), alimenté par un des glaciers des Grandes- Rousses, qui le dominent à l'E. Très belle vue. — L'Herpie (299.5 m.), une des cimes les plus rapprochées des Grandes-Rousses, se gravit facilement du lac, en 1 h. Va- Guide, tarif 2 (v. p. 23.^). Vaste panorama. - Au N. du lac sont les Petites-Mousses (2813 m.). Le lac de la Fare (refuge, V. ci-dessous) est à env. 1 h. Va au N.

D'Oz, on compte env. 4 h. Va jusqu'au refuç/e de la Fare par le Besseij (50 min.; 1100 m.; source minérale), le Plan du Seye (1 h. V*; 1440 m.) et le chalet de l'Alpette (1 h. ; 1925 m.). Le refuge de la Fare (env. 2300 m. ; clefs, V. p. 233), construit par la S. T. U., est à Va h. en deçà du lac de la Fare (2660 m.), au pied du glacier des Grandes-Rousses. — Le pic Bayle ou pic Sud (3468 m.), le plus rapproché du lac, se gravit moins souvent que l'Etendard , plus au N. Cependant il ne présente aucune difficulté; l'ascension demande env. 3 h. 3/^ à 4 h. du refuge. Guide; tarif 3. On y monte d'abord dans la direction de l'E. , jusqu'au col de la Pyramide (3353 m.), au S. du pic Bayle, puis par l'arête S.-O. jusqu'au sommet. Vue, v. ci-dessous. — L'*Etendard ou pic Nord (3470 m.; 4 h. du refuge) n'offre guère non plus de difficulté. Guide, tarif 3. On y monte de ce côté directement par l'arête N.-O. ou mieux par la face N. que l'on gagne par le col de la C'ochette (3 h. : 3010 m.). ^Panorama splendide de ce sommet comme de l'autre, les Grandes-Rousses étant isolées. On peut redescendre par l'arête E. et le col des Qtdrlies (env. .3000 m.), au delà duquel est la cime du Grand-Sauvage (3231 m.; belle vue); puis au S.-E. par le glacier des Quirlies et la. vallée dti Ferrand, en passant aux chalets Aubert et Gourand (3 h. V4; 1995 m.), a.u Perroii, à C'Iavam-d'en-Haut {^U d'h.; 1394 m.; aub.), C'iavans-d' en-Bas et à Mizoën (env. Va h.; p. 229), d'où on gagne enfin le Freney (env. 3/^ d'h.; p. 229); en tout env. 6 h. On mettrait le même temps pour aller à St- Jean-d'Arves (p. 181), soit en tournant au N.-E. au bas du glacier des Quirlies (v. ci-dessus), pour passer par le col de la Valette (env. 2250 m.), à 8 h. Va du pic, et les chalets des Aigu es-Rouges (Va^i-)- soit en prenant au bas de l'arête par la droite du glacier de St-Sorliv, au refuge César- Durand (p. 181).

Aux pics de Belledonne, d'Allemont, d'Oz ou du Bourgd'Oisans, en couchant au refuge de Belledonne (v. ci-dessous).

L'ascension des pics de Belledonne se fait le plus souvent du côté d'Uriage et par le chalet de la Pra (v. p. 209). — La *C'roir de Belledonne (2913 m.) se gravit d'Allemont, en 5 h. à 5 h. Va» avec un guide (tarif 2). On suit la route du col du Glandon jusqu'en deçà du ruisseau du Mollard (env. 1 h.), puis prend à g. un sentier qui monte, par le hameau du Mollard, au refuge de Belledonne (2 h. ; 2165 m.) de la S. T. D., près du lac de Belledonne, d'où l'on a une très belle vue. Puis on monte, par un raide couloir de neige, au col de Belledonne (1 h. Va à 2 h.), où l'on rejoint le chemin de la Pra, à Va h- de la cime (v. p. 209). Il y a un second itinéraire plus facile, par la vallée du Bâton et le col de la Grande-Lanced'Allemont, qui rejoint le chemin de la Pra au-dessus du grand névé (v. p. 209). — Pour le Grand-Pic de Belledonne (2981 m.), que l'on gravit du refuge (v. ci-dessus) par la rive g. du grand couloir qui entame la face E., V. aussi p. 209. Course difficile; env. 3 h, du refuge. Guide, tarif 3. — La G-rande-Lânce d'Allemont (2844 m.), à l'O. du village d'Allemont, se gravit sans difficulté sérieuse en 5 h. Va t'uv. Guide, tarif 3. 3 h. V'4 de montée, par des pâturages (1 h. ^U) et un petit glacier (1 h. 25), jusqu'au col de la Poif.ette, par où l'on monte aussi de la Pra (v. p. 210), et ^U d'h. de là à la base du pic, puis en 1 h. V4 au sommet, par des couloirs à l'O. et au N. Le *panorama est merveilleux, supérieur à celui de Belledonne au S., mais en partie masqué au N. par cette montagne. Ou peut redescendre an N.-O. au chulet de la Pra (v. p. 210), en 2 h. 3/^, et au S. à

VALLEE DU VENEOX. Carte, p. 'J2S. - III. R. 3v. 285

Livet (p. 227), en 4 li. 1/2- Lh descente sur Livet s'effectue «lu col de la Portette (1 h. '^j^). d'abord direetement vers les anc. mines argentifères des (Jhalanches 1^/4 d'h.), puis vers la cascade du Bâton (1 h. Vé)- On peut aussi, de;- anc. mines, regagner Allemont.

On peut encore, par le Rivier-d' Allemont (p. 228), faire les ascensions des montagnes des Sept-Laux (v. p. 225) ou des Aiguilles de l'Argentière (p. 228).

Au Signal de Prégentil (1944 m. ; belle vue), à rO. du Bourgd'Oisans, excursion d'env. 7 h. Vi ail- et ret. . en passant au S. par la Gardette (1290 m. ; mine d'or) et Villard-Notre-Dame (2 h. 1/2; 1550 m.), puis au X.-O. par Villard-Reymond (1 b. V4; modeste aub.), d'où l'on gagne le sommet en 1 h. ; on eu redescend vers le Bourg-d'Oisans en 2 h. 1/2- — De Villard-Xotre-Dame, on fait en 5 h. l'ascension du Grand- Sochail (3070 m.; guide. 12 fr.), dont le point culminant s'appelle pic de Malhuuhcrt, par la cabane du Loson (2 h.), l'extrémité 0. du glacier de Villard-Notre-Dame Ç^U d'b.) et le col du Rochail (2 b. 1/4; 3050 m.). Vue surtout belle au îs., du côté des Grandes-Rousses.

Au lac Lanvitel, v. ci-desaous. — Au Taillefer, v. p. 227.

A St-Christophe et à la Bérarde: 21 et 31 kiL, 4 h. 7., et 7 h. ^/.j de marche, du Bourg-d'Oisans, par la vallée du Vénéuu f|ui se jette dans la Romanche ^j., h. plus haut, rive g. Il y a une route de voit, qui se détache de celle de la Grave à dr. an delà du poiït St-Guillerme (5 kil.; p. 229) et qui va jusqu'à St-Christophe; de là, chemin muletier jusqu'à la Bérarde (route projetée).

Du Bourg-d'Oisans à St-Christophe: voit, publ., au 1er train du matin, du l'i- juillet au 15 sept.; trajet en 4 h. (.3 h. 10 au retour). 5 fr. ; jusqu'au Bourg-d'Arud. 2 h.. 2 fr. 50. — Mulet de St-Christophe pour la Bérarde, 10 fr.

Il y a sur la rive g. un sentier qui n'est pas toujours praticable, mais qui abrège d'env. 1/2 h., par le Vert (1/4 d'h.) et les Gauchoirs (1 h. 25; v. cidessous); on rejoint la route aux Ougiers (10 min. ; v. ci-dessous).

La *vallée cbi Vénéon est une des plus belles des Alpes du Dauphiné. Elle s'élève au S.-E. à une grande hauteur dans le massif du Pelvoux, et elle otfre de magnitiques vues. Beau coup d'œil aussi en arrière, à l'entrée, sur le massif de Belledonue (v. p. 284). En face de la route, quand on a passé le pont, le Rochail (v. ci-dessus), avec le glacier de Villard-Xotre-Dame.

A g., la route contourne Pied-Montet (2338 m.). — 9 kil. 7. Les Ougiers, hameau avec un pont sur le Vénéon, où aboutit le sentier du Bourg-d'Oisans (v. ci-dessus). En face. l'Aig. du Plat (p. 239;.

A env. 800 m. à l'O., les Gauchoirs (847 m.), hameau sur la rive g. (sentier du Bourg, v. ci-dessus) et sur un torrent qui descend du lac Lauvitel (v. ci-dessous). En face, le hameau de la Danch'ere (bonne aub.; guide. Pierre Balme). Le lac Lauvitel ou Lovitel (1495 m.; 24 hect. de superficie. 50 à yVè m. de profondeur) est un lac charmant, bleu et limpide, à 1 h. 1/2 au S. des Gauchoirs et bordé au X. par une digue formée par un éboulement. Les eaux s'écoulent par dessous pour ressortir en des ruisseaux abondants. Le lac nourrit des truites saumonées. Au N.-E., un refuge, d'où l'on a une belle vue des Grandes-Rousses. Un sentier, construit en partie sur des chevilles surplombant le lac, conduit par la rive E. vers une petite plaine boisée, au S. (env. 2 h. des Ougiers, 1/2 h. du refuge\ Au S. se dresse l'arête de la brèche de Valsenestre (2634 m. ; 3 h. 3/4 du refuge), passage escarpé et peu aisé, entre le Clapier du Peyron (3172 m.; difficile) et la Tête de Lauvitel (290fi m.); on en peut descendre, en 3 h., à Valsenestre (p. 261). Le passage par la

2;;<3 m. H. :i<'. V., />. :>.>'2. ST-OHR I S'I'l )V\\ i:. Mx^'^if <>"

brèche de LanvUcl (ciiv. 2770 m.), à cuv. 1400 ni. à l'O. tic 1h brrclu- de Valsoncstre, est plus facile et demande à peu près le mèiue temps.

On voit ensuite à dr. de la route le Rocher du Perron ou Aiguille de Véuosc (2813 m.), entre le vallon du lac Lauvitel (p. 235) et celui de la Pisse. Puis on laisse à «;. Vénosc (13 kil. ; 1049 m. ; auh. Martin ; guide. Louis-Jos. Eochette). village dans un site charmant et qui doit une certaine prospérité au commerce des plantes récoltées dans les montagnes voisines. En face se dresse la Roche de la Muzelle (v. ci-dessous et p. 239). A dr., la cascade de la Pisse,

Dk Vékosc au Frenky: 3 h. '/■•. trajet facile, mais peu intéressant. Flore renommée. On passe aux chahts de l'Alpe de Vénosc (1 h. V2; 1613 m.), au col de l'Alpe (M-, h. ; I66O m.) et à Monf-de-Lans {^U d'h. ; p. 229). Pour le Ftrney ('/.^ h.), v. p. 229.

13 kil. 6. Le Boury-d'Arud (980 m. ; hôt. de la Muzelle, 12 ch. ; guide, Alex.-Benj. Turc), hameau de Vénosc.

Le vallon de la Fisse, où est le beau petit lac de la Muzelle (3 h. *U), s'élève rapidement au S. vers le col de la Muzelle (1 h. '^U\ onv. 2.500 m.) que précède un petit glacier. Il est situé entre le Clapier du Peyron (p. 235) et la Grande -Roche de la Muselle (p. 239). On y a une très l)elle vue au N. Descente peu aisée de là sur Valsenestre (2 h.; p. 2H1).

La route de voitures traverse le Vénéon au Bourg-d'Arud et monte assez rapidement au Clapier de St-Christophe. chaos de blocs énormes tombés du Soreiller (2332 m.), au S., et dont l'un forme sur le torrent, à 25 min. du hameau, le pont Naturel, où passait auparavant le sentier. On atteint de là en 5 min., par un nouveau pont (l'anc. a été emporté par un éboulement en 1908), le Plan du Lac (1091 m.), ancien bassin d'un lac. La route de St- Christophe en longe la rive droite. En face se voit la superbe chaîne des Fétoules (p. 240). On dépasse à dr. la belle cascade de VEachdtra ou Lanchâfra, entre le Soreiller et VAig, de VEnchâtra (2574: m.). Dans le haut sur l'autre rive, à env. 1 h. ^/^ du pont, le hameau de ce nom (v. p. 239». — On gravit ensuite une forte rampe, d'où l'on voit encore à dr. la Tête de Lauranoure et les Aig. du Canard et des Arias (p. 239). Parvenu dans le haut C/o h.), on retrouve un peu de culture et l'on aperçoit St- Christophe. — 10 min. plus loin, le ^'pont du Diable, sur le torrent de ce nom, et à 10 min. de là

20 kil. 6. St-Christophe ou St-Christophe-en-Oisans (1470m.; Ilôt, des Kcrius ou Turc, bon, ouv. toute l'année, 30 ch. à 3 fr., rep. 1, 3 et 3, p. 6 à 8; poste, télégr. et téléphone), village au pied de l'Aiguille du Plat et en face de la Tête de Lauranoure, etc. (v. p. 239). Il n'a d'importance que pour les alpinistes, comme centre d'excursions (v. p. 238). Au cimetière, les tombes de quatre victimes de la Meije (p. 241): Em. Zsigmondy (1885), Ern. Thorant (1896), F. Bertani et E. Moraschini (1907).

En continuant de St-Christophe sur la Bérarde (au moins 3 h.; route projetée), on a encore longtemps devant soi la chaîne des

l\hon.r. I^A HERARDE. Carte, p.:::}:!. JIT.E.o<>. .j.-.y

Fr-toules (p. 240). (|ut' le Vénéon contourne à droite. <)n laissr à ilr. Ifi Bernardière et Pré-Clot ('y^> h.^ et suit. 7 min. plus loin, le clifinin qui descend à dr. (à g., on monterait à Chantp-Ebro)),. A dr. en bas. le Clôt, à l'extréniité de la vallée de la Mariande itout à fait en bas, la cascade, et en haut de la vallée, le glacier de ce nom). Belle vue en arrière: au fond. Pied-Montet et l'Alpe de Vénosc (p. 235. 236i. On arrive à un petit moulin (20 niin.i. au-dessous de Champ-Ebran. et laisse à dr. {7 min.) le chemin de la Lavey (v. ci-dessous). En deçà du hameau de Champhore/i( ou Chainp-Foran (8 min.; 1 h. 10 de St-Christophei, on descend :i droite. Du même côté s'ouvre la vallée de la Lavey, au fond de laquelle se voient, à g., le glacier et le col des Sellettes et la Pointe du Vallon: à dr.. l'Aig. d'Olan; en bas, la cascade de la Lavey. formée par le ruisseau de la Muaude (v. ci-dessousi. Au bout de 3ô min., la magnifique Barre des Ecrins (p. 242) apparaît à dr. dans le fond de la vallée; on n"en voit cependant que le pic Lory là dr.) et le Dôme de Xeige là g.}. Deux petits ponts sur des torrents. — ' o h. plus loin, à 2 h. ^/^ de St-Christophe. les Etages (1Ô9Ô m.), hameau au débouché du vallon des Etages. En arrière, au fond de la vallée, la pointe de la Tête de Lauranoure ip. 239i. Plus loin, on aperçoit à dr. le sommet de l'Ailefroide (p. 249). Enlin, à env. 3,^ d'h. des Etages, après un pont sur le torrent des Etançons^ La Bérarde (1714 m.j. dernier hameau de la vallée, dont la maison principale est le bon chai et -hôtel, ouv. du l^r juin à tin sept. (Aug. Tairraz. propr. ; 12 ch., 35 lits de 2 fr. à 3.50. rep. 1.25. 2.50 et 3.50, p. 6.50 à 7.50. vin ordin. 1.50; téléphone). C'est un excellent point de départ pour des excursions dans le massif du Pclvoux, par la vallée haute du Vénéon, au 8., et par la vallée des Elançons, au X.. vers la chaîne de la Meije. Il y a une chapelle construite par les chartreux. Les environs sont pierreux et désolés (petit bois de bouleaux); sur l'autre rive du torrent, ou aperçoit les sommets de la Meije. Au fond de la vallée du Vénéon. on voit à g. l'Ailefroide. à dr. le glacier de la Pilatte (p. 241).

n. Excursions de St-Christophe et de la Bérarde.

St-Christophe et la Bérarde étant assez rapprochés l'un de l'autre (v. ci-dessus), un certain nombre d'excursions leur sont communes, en particulier celles pour lesquelles on passe par le refuge de la Lavey (1780 m.), à 3 h. et 3 h. "•> de distance, dans le vallon de ce nom arrosé par le ruisseau de la Muande (v. ci-dessusj.

G-uiDES. De !« classe: à St-Christuplie. Piem- Gaspard et ses til^^ Ma.vhnin. Casimir. Joseph et DévouassourI Gaspard. Christophe Roderov. Jos. Turc, dit le Zouave, et Pierre-Christophe- Em. Turc: — à la Bérarde. Hipp. et J.-B.Rodier, Pierre Richard fils; — aux Etages. Christophe Turc.

— De 2e classe: à St-Christophe. Christ. Eytnard et Ah.randre Gaspard :

— à la Bérarde. J.-B. Rodier flis, JvUs-Emile et Pierre Radier. Pierre Tinc; — aux Etages. Christ. Turc fils et Jos.-Et. Turc.

288 IJJ- R- ■^'>- — Carte, p. 2!}2. COL DE LA LAUZE. Ercnrsiovs de

Takifs: I (l-^catcg., v. p. 232), '/a j<>iiriR'0, Kui'l<% 4 fr. ; porteur. 1 Ir. : 1 j., 8 à 12 et (port.) 8; — II, 1 j., 15 et 10; i j. i/a, 23 et 15; 2 j., 30 et 20; -- III A, 1 j., 18 et 11; — IIIB, 1 j., 22 et 12; 1 j. '/a, 28 et 18; 2 j., 32 et 22; — IV A, 1 j. 1/2, 30 et 20; — IVB, 1 j. 1/2, 40 et 25; 2 j., 50 et 30 fr. — Pour les Ecrins, en redescendant du même côté, BO et 35 f r. ; en redescendant de l'autre côté, 80 et 45; par la muraille du glacier Noir, 150 et 100; — pour le pic Occidental de la Meije, face S., 80 et 45; le pic Occidental par les arêtes et le pic Central, 130 et 70; réduction si l'on ne va pas jusqu'au sommet. — Indemnités de retour (v. p. 232), 4 à 10 fr. Demander les tarifs.

A. De St-Chrisïophk.

Outre celui de la Lavcy (p. 237), il y a encore aux environs de St- Cliristophe deux abris pour les courses et les ascensions: le refuge du Lac-Noir et le refuge de la Selle, le premier à 4 h. ^j^-hh. au N. (v. ci-dessous), le second à 4 h. au N.-É. (v. p, 239).

*Au GLACIKR DU MoNT-DE-LaNS ET AU COL DK LA LauZE, PAK

LE LAC Noir, avec retour par la Selle. Le col de la Lauze est un (les plus beaux passages de ces montagnes, qu'on prend surtout en partant de la Grave (v. p. 253-254) ; mais c'est aussi un but d'excursion de St-Christophe. Il vaut mieux y aller par le lac Noir et redescendre par le vallon de la Selle. La course entière demande env. 12 h., mais on peut la faire en deux fois, en couchant à l'un des refuges, de préférence à celui du lac Noir. On gagnerait env. 1 h. en revenant par le même chemin, mais la traversée du glacier est pénible l'après-midi. Guide, tarif 2. On suit ordinairement le chemin muletier qui monte par les Prés (20 min.), traverse V4 d'h. plus loin le torrent du Diable (p. 236) et remonte le vallon de la Selle, sur la rive dr. du torrent. Au bout de 2/4 d'h., à 5 min. en deçà des chalets de la Selle (1829 m.), on quitte le chemin muletier pour prendre à g. un sentier qui s'élève rapidement en zigzags par les Escaliers de la Mura. Après ^2 h- ^^ montée, on se dirige à g. vers le Ruisseau de la Mura, à la droite duquel on monte vers l'arête; on atteint la brèche delà Mura {quy .2d>bi) m.) qui s'ouvre au N.-E. de la Tête du Toura (2918 m. ; ^/^ d'h. du refuge, facile, tarif 2), à env. 3 h. ^l' ^^ St-Christophe, et d'où l'on met encore 1/2 h- jusqu'au refuge du Lac-Noir (2820 m.), au C. A. F., à ^4 d'h. à l'E. du petit lac Noir (2800 m.). — En prenant le sentier qui se détache à g. du chemin muletier, 5 min. au delà du pont sur le torrent du Diable (v. ci-dessus), on peut gagner le refuge aussi par le Pays et la brèche du Grand-Creux (env. 2850 m.), ouverte entre la ïête du Toura (v. ci-dessus) et le Diable (2872 m.) ; ce chemin, moins raide que le précédent, est plus pénible à cause des éboulis et prend une bonne heure de plus. - — Du refuge, on monte au N.-E., en passant au pied du Jandri (3292 m.; 1 h. ^y, facile), en 40 min. au vaste ^glacier du Mont-de-Lans, le plus grand du Dauphiné, qui a env. 7 kil. de long sur 3 de large ou 15 kil. car. de superficie. On le traverse sans difficultés, en se tenant plus ou moins près de l'arête, suivant l'état de la neige ; vue superbe sur

.S7 Ch ris(oj>ht: A I (i . DV PLAT. Carte, jk 2S2. - HT. R. 30. 239

l'Aig. du Plat, etc. Le ^col de la Lauze (3548 m.), qu'on atteint en 3 b. 1/2 à 4 h. du refuge, est une petite dépression (couches calcaires en ardoises) à l'O. du pic de la Grave (3669 m.; difficile; 1 h. ^/^ à 2 h. du col). On a un A^aste panorama du col même et surtout du signal, quelques mètres plus haut. Il s'étend, an X. et au N.-E., du massif de Belledonne jusqu'au Mont-Blanc, au Mont- Rose et aux montagnes italiennes; du N.-E. au S., le regard embrasse un magnifique *cirque de glaciers, séparé du col seulement par le vallon de la Selle. — On redescend en 2 h. (3 h. de montée), par un couloir très raide et pénible, au refuge de la Selle (2685 m.), à la S. T. D. Il est situé sur la rive dr. du glacier de la Selle, dominé de l'autre côté par le Plaret (p. 241). 1 h. de descente rapide mène ensuite au fond du vallon de la Selle, où l'on rejoint le chemin muletier mentionné p. 238 (3 h. du refuge de la Selle à St-Christophe. 4 h. en sens inverse).

*Aiguill© du Plat-de-la-Selle (3596 m. . au N.-E.: 5 h. 1/4 « ^ h-. course sans diffi<'ultés réelles; tarif 3B. On monte par des pentes très raides au glacier du Plat (2 h. 1/2 ^ 3 h.): on traverse ce slacier jusqu'à l'aréte S.-O. du Plat (1 h. 1/2 à 2 h.), du côté de la Tête du Graou (3172 m. : assez facile, tarif 3BV et l'on monte par cette arête au sommet (1 h. 1/2'. > C'est sans doute le meilleur point de vue qu'il y ait. pour se faire une idée de la topographie de cette partie des Alpes - (Coolidge). La descente vers les Etages (p. 237: 2 à 3 h. jusqu'au chemin) n'est pas recommandable.

Grande-Roche de la Muzelle (3461 m.) au S.-O.: env. 8 h., as cension difficile: tarif 3B. On passe d'abord Tpai \e hsimeciii de l'Enchàtra (env. 2 h. 1/2; 1420 m. : v. p. 236}. d'où il vaut mieux partir, pour abréger la course: de là on remonte le ravin de la Pisse jii>qvL' au glacier du Vallov (3 h. 1/4; 2153 m.); puis les rochers et le glacier au X.-O. jusqu'au pied de la Roche l'ih. 1/2): on gagne par des couloirs la crête N.-E., et on atteint par là le sommet (1 h.). On y monte aussi de Yalsenestre (v. p. 261). La Eoche, qui présente un aspect très remarquable, offre en outre, par suite de sa situation en sentinelle à l'extrémité 0. du massif du Pelvoux, un ^panorama qui est un des plus beaux de l'Oisans.

Grande-Tête de Lauranoure ou Loranoure (3341 m.), au S.-O. : 4 h. 1/2. assez difficile: tarif 3B. On traverse le Vénéon au S., passe de l'autre côté aux chalets de V Alpe du Pin (1 h.: 1812 m^. et monte tout droit, par des pâturages et des éboulis. à l'extrémité 0. du glacier de Pierroux (1 h. 3/^: 2875 m.i qu'on traverse pour escalader ensuite le pic occidental (env. 2 h.). *Panorama des plus beaîix du Dauphiné.

Aiguille ou Bec du Canard (3266 m.), au S. : 7 h. 1/2 à 8 h., assez diffi cile: tarif 3B. On passe par le refuge de la Lavey (3 h. ; v. p. 237), à rO. duquel se trouve 1p sommet. Vue détaillée de la grande chaîne.

Aiguille des Arias (3400m.), au S.: 7 h. i/^ à 8 h., assez difficile; tarif 4B. D'abord à V Alpe du Pinilh..-. v. ci-dessus), puis au S.-E. dans la combe de la Mariande (1 h.), par la rive g. de son torrent au glacier de la Mariande et jusqu'au sommet de ce glacier (2 h.), ensuite par un couloir de neige au col des Arias (1 h. -^4: env. 3100 m.), à l'O. de l'Aiguille. De là, après un pont naturel, on redescend un peu vers le glacier du Grand-Vallon., et l'on tourne au N.-E. pour aborder la ciine par l'autre versant: on traverse une rimaye (1/2 h.), escalade des rochers escarpés et gagne l'arête S.-O. (3/4 d'h.). d'où il y a encore près de 1 h. jusqu'au sommet. La vue est encore supérieure à celle de l'Aig. du Canard, qui est masquée au S.-O. par l'Aig. des Arias. — Du liaut du glacier de la Mariande, on peut gagner au S.-O. le col de la Mariande (3/4 d'h. ; env. 3100 m.; difficile, tarif 3Bj. d'où l'on redescendrait en 4 h. à 4 h. 1/2 dans

B*deker. S.-E. de la France. 9<^ édit. \^

240 III- H- •>''• t'v V- -^'^-% -^^s. TETE DES FÉTOULES. E-^c. de

1h vallée de la Bonne, avi Désert-en-VaIjouff'rey (p. 2M). Il est au.ssi possible d'y descendre directement de l'Aiguille ou du col des Arias.

Tête de l'Ours (3015 m.), au S.-E., env. 5h. i/j, sans difficultés; tarif 2. On remonte quelque temps le vallon de la Lavey, puis on tourne à g. dans un ravin. Ensuite ou gravit des rochers et le glacier de l'Ours pour arriver au col de VOurs (4h. i/.^; env. 3000 m.), au S. du sommet (ï/2 11- plu« loin). Belle vue. — Du col de l'Ours, on gravit aussi, en 20 min., au S., la Pointe Lemercier (3225 m.), dite aussi Pointe Xord des Têtes du Croiizet ou Bessonnes: tarif 3 A. — La Pointe Jeanne ou Pointe Sud (32i5m.) se gravit en i/., li. du col du C'rouzet (env. 3100 m.). situé au S. et auquel on arrive en remontant plus loin le vallon de la Lavey et prenant ensuite par le glacier des Fétotdes (env. 5 h. de St-Christophe) ; tarif 3 A. — On peut redescendre par le vallon des Etages (env. 2 h.), à l'E.. et gagner de là au ÎST. les Etages (1 h. à 1 h. i/-.') et la Bérarde (p. 237).

*Tête des Fétoules (3465 m.) : 5 h. à 5 h. 1/2 du refuge de la Lavey. assez facile, sauf sur un point de l'arête, où il ne faut pas être trop sujet au vertige; tarif 3B. On monte à l'E. de la Lavey au glacier des Fétoules (env. 211.1/2), qui est crevassé: puis à g., par les rochers et les moraines de la rive dr. et par le névé, au col des Fétoules (1 h. 1/2; env. 3150m.), au N. du sommet qu'on atteint enfin par l'arête (env. 1 h.), en passant au-dessus du glacier du Vallon. *Panorama magnifique.

La Tête de l'Etret (3563 m.), un peu plus loin au S., est assez difficile. Tarif SB. On y monte eu 5 h. à 5 h. 1/2 dii refuge de la Lavey, par le glacier (2 h. 1/4) et le col de la Lavey (env. 1 h. 1/2! 3330 m.). — L'Aiguille d'Olan (3383 m.), à dr. à l'extrémité du vallon de la Lavey, est difficile, surtout de ce côté. Tarif 4 A. Env. 5 h. du refuge, par le glacier des Sellettes (3 h.), des rochers escarpés et un couloir. Vue restreinte. - Le pic d'Olan {cime Nord ou Coolidge, 3578 m.), plus au S., est très difficile. On y monte en env. 7 h. 1/2 «u refuge par le col ou la brèche d'Olan (1 li. f 2962 m.), le glacier des Sellettes, l'arête N. et la face N.-E.; mais mieux de la Cliapelle-en-Valgaudemar (v. p. 264). Guide de St-Christophe, 60 fr. (70 avec descente sur la Chapelle); porteur, 35 fr.

A la Chapelle-en-Valgaudemar, par le col des Sellettes: 12 h.

à 12 h. 1/2 j passage difficile, surtout quand il n'y a pas de neige sur les crevasses des glaciers: tarif 3B. On passe i>ht la Lavey et le glacier des Sellettes (v. ci-dessus; belle vue), pour atteindre le col des Selettes (8 h. à 8 h. 1/2; env. 3200 m.), entre le pic d'Olan (cime N. ; v. ci-dessus) et la cime du Vallon (3418 m.; 1/2 'i- à 3/4 d'h. du col). On descend à la Chapelle par le glacier d'Olan et la combe Froide; v. p. 264.

Au Clot-en-Valgaudemar, par le col de la Muande: 10 h. à 10 h. 1/2' assez facile, surtout quand il y a de la neige; tarif 2. En 7 Ii. à 7 h. 1/2. par la Lavey et le glacier du Fond-de-la- Muande, au col de la Muande -(8059 m.), au S.-E. de ce glacier. 3 h. pour descendre de là au S.-E. au Clot-en-Valgaudemar (p. 265).

Autres courses de St-Christophe (Meije, etc.). v. la Bérarde et la Grave (ci-dessous et p. 251).

B. De la Bérarde.

Refuges praticables aux environs de la Bérarde : le refuge du Carrelet (2070 m.), à 1 h. 1/2 au S.-E.. dans la vallée du Vénéon: le refuge du Châtelleret (env. 2230 m.), à 2 h. au N.. dans le vallon désolé des Etançons; le refuge du Promontoire (env. 3092 m.), à 5 h. au N. (v. p. 242). — Guides et tarifs, v. p. 237, 238. Voir également ci-dessus pour les excursions communes aux deux localités.

*Tête de la Maye (pron. «maïe»; 2516 m.), au X.-O. : 2 h. à 2 h. 1/4: tarif 1. Du chalet-hôtel, on suit le chemin de St-Christophe, puis, aussitôt après avoir traversé le torrent des Etançons (v. p. 237), le sentier remontant le vallon de ce nom (col du Clot-des-Cavales,

lo Bérardp. LEPLAREÏ. Cftrte,p.-i3J. III. R. 30. 241

réf. du Châtelleret, v. p. 242 et 240j. A 2.3 min. du pont, se détache à g. un petit sentier en lacets f|ui se transforme parfois en vrai escalier et qui conduit au sommet, large coupole de roches moutonnées, où il y a un signal. *Vue grandiose, particulièrement sur la Meije. au X., avec sa crête déchiquetée; le pic Bourcet et les Ecrins, à l'E. : l'Ailefroide, le glacier de la Pilatte et la Grande- Aiguille, au S.; la Grande-Roche de la Muzelle et la Tête du Rouget, à rO. — De la Maye au Rouget, v. ci-dessous.

Xota. Outre la Tête de la Maye. les touristes qui redoutent les grandes ascensions doivent au moins visiter, de la Bérarde, le ^glaci/^r de la Pilatte (p. 246: tarif 1). à ^'^d'h. du refuge du Carrelet, jusqu'aux branches supérieures, 1 h. 1/4 plus haut. Les torrents sont souvent difficiles à traverser le soir. — Le glacier du Chardon est aussi curieux à visiter et plus rapproché de la Bérarde, à Ih. V2-2h.. à l'extrémité du vallon qui s'embranche à dr. au pied de la Tête de Chéret (p. 243).

Tête du Rouget on Roujet (dUl m.): Th.. assez difficile; tarif 4 B. On y monte surtout par la Tête de la Maye (2 h.; v. ci-dessus), la Tête de VAure {1 h.: 2708 m. ^ et la Roche Blanche (2847 m.), qui en sont comme les contreforts. — Plus loin, encore dans cette crête, est le pic Gévy (31.S6 m.). ^Panorama superbe.

*Le Plaret (3570 m.) : 5 11. 1,'.^ ou 6 h., sans difficultés réelles ; tarif 3 A. Il y a deux itinéraires. Par le premier on y monte par la rive dr. du vallon des Etançona et le glacier du Plaret (3 h.), en appuyant à gauche. Par le second, un peu plus long, mais à l'ombre le matin, on passe par les Etages (p. 237), la combe d'Amont, au N. : un petit glacier et un grand couloir au S.-O. du sommet (1 h.). *Panorama aussi dans le genre de celui de la Maye, mais plus étendu, embrassant le glacier du Mout-de-Lans. la muraille de la Grande-Ruine, les Rouies. l'Olan. etc.

Tête de la Gandolière (3.549 m.), au X.-E. du Plaret: 8 à 9 h., s^ans grandes difficultés, sauf sur les rochers vers le sommet; tarif 3 B. Même chemin que ci-dessus, jusque sur le glacier du Plaret. d'où l'on continue vers le nord. Ou y monte aussi du Châtelleret, en 4 h., à l'O.. par le glacier de la Gandolière (1 h. Sy et l'arête qui le borne au sud. ^Panorama du même genre. — Plus au X.. dans le même chaînon, se trouvent les cols de la Gandolière (3123 m.), de la Selle (env. 3100 m.) et du Replat (env. 3385 m.), par où l'on peut passer, en moins de 4 h., au refuge de la Selle (p. 239). Sur les côtés du dernier col, les Têtes du Replat {U^2 et 3454 m.), qui se gravissent de là en 1/2 h-

Le Râteau (3809 m.) : 7 h. à 7 h. 1/2, difficile; tarif 4 A. On passe par le refuge du Châtelleret (2 h.) et l'arête S.-E. qu'on atteint en 3 h. 1/2; jniis on est en 1 h. 1/2 ià où ^il^ se relie à l'arête orientale, et 1/2 h. plus tard on arrive au sommet, par le versant S. d'une arête très étroite. Du refuge du Promontoire (p. 242), on peut gagner le sommet en 3 h. environ. Vaste panorama. La descente par l'arête orientale est très difficile et dangereuse. On arrive de ce côté en 6 h. env. à la Crrave, d'où il vaut mieux monter (euv. 8 h.).

La *Meije ou Meidje (3982 m.). TAig. du «Midi» (par rapport à la Grave I et la deuxième cime indépendante du massif du Pelvoux. après les Ecrins (p. 242). présente trois pics: le pir- Oriental (3911 m.; v. p. 252). noir du côté de la Bérarde. mais d'une blancheur éblouissante du côté de la Grave: le i)ir Central ou Doigt (le Dieu (3974 m.), «si fragile en apparence, qu'on dirait que le premier coup de vent va l'emporter, et qui se penche vers le glacier des Etançons de façon à émerveiller à la fois et à faire frissonner» (Coolidgej ; et le Grand-Pic ou pic Occidental (3982 m.), relié an

24"J JII.F.:iO. t'(irtc,p.'2:i)i. MKIJE. K.vcnrsivns de

précédent par une crête dentelée (v. ci-dessuus). Boileau de Castelnau est le premier qui en ait atteint le sommet, en 1877, par la l'ace sud, avec les guides P. et M. Gaspard père et fils. M. Paul Helbronner y fit en 1906 une station géodésique. Pour la 1''® traversée, V. p. 252. — Le panorama est vaste et splendide, dans le genre de celui des Ecrins (v. p. 243), auxquels la Meije n'est inférieure que de 118 m.

L'ascension de la Meije est célèbre par ses difficultés (v. p. 2.32) et réservée aux ascensionnistes de 1" ordre. Tarif exceptionnel (v. p. 2.38). On compte en moyenne du refuge du Promontoire, où l'on couche, au tirand-Pic, 7 h. ; de là au pic Central, 4 h. et autant pour descendre du pic Central à la Grave. — On ])rend le sentier du col du Clot-des-Cavales (v. p. 244) pour gagner, en 2 h., le refuge du Châtelleret (env. 2230 m.), d'où l'on atteint en 3 h., par la moraine et le facile glacier des Etançovs, le refuge du Promontoire (3092 m.). Par l'arête et une cheminée, on arrive an Campement des Demoiselles, situé presque au pied du Gj'and-Coiiloir ou couloir Duhmnel. C'est là que commence l'ascension proprement dite, une escalade de rochers très difficile. Le couloir aboutit à une plateforme, où était la pyramide Duhamel (1 h. V2 à 2 h. du refuge; env. 3600 m.). On tourne à l'E. pour arriver au Campement de Castelnau (V2 h.), petite terrasse sur la Grande- Muraille, terrible à-pic qu'on escalade en franchissant les passages particulièrement scabreux du Dos d^Ane, de la Dalle des Autrichiens et du Pas du Chat. On arrive au glacier Carré (2 h.; 3747 m.), dont la traversée ne présente généralement pas de difficulté, 1 h. jusqu'à la brèche du Glacier-Carré. Il reste enfin 2 h. '/2 d'escalade moins difficile sur des rochers, sauf les dix derniers mètres (rochers du Cheval Bouge et du Chapeau du Capuciv). Vue, V. ci-dessus. La descente du même côté demande, comme dans toutes les courses de ce genre, plus de précautions que la montée. Mais il est préférable de s'en Tetourner du côté de la Grave (env. 8 h,; v. p. 252). On descend alors par l'à-pic de la face N.-E. à la brèche Zsigmondy et franchit le passage vertigineux des quatre dents de Vai-ète (câble) pour gagner le pic Central (v. p. 241 et ci-dessus), d'où l'on descend vers le Pocher de V Aigle (3445 m. ; v. p. 252) et la Grave (v. p. 252).

Au Pavé (3831 m.), à l'E. du pic Oriental de la Meije: env. 6 h. Vj du Châtelleret, escalade difficile; tarif 3 B. Jusqu'au col du Pavé (4 h. '/é)v. p. 244. Ensuite par une pente de neige vers l'O. (^U d'h.). une cheminée à dr. et l'arête méridionale (1 h. 1/2)- La vue de la Meije, qui surtout attire l'attention, notamment par la forme svelte et gracieuse du pic Central (p. 241), y forme un des tableaux les plus grandioses que l'on puisse voir dans les Alpes.

Grande-Ruine {Pointe Brevoorf , 376H m.), au S. du Pavé: 8 à 9 h., par le col de la Casse-Déserte (3510 m.); tarif 2 (3 B si l'on descend de l'autre côté). V. p. 245, 252. — Pic Bourcet (3697 m.), sommet S. de la Grande-Ruine: env. 9 h. 1/2» P^i" 1^ même col, escalade de premier ordre par des rochers instables (env. 3 h. V2 <i" col); guide, 60 fr.. porteur, 35 fr.

Tête de Charrière (3442 m.; tarif 3B): 4 h. 1/2) par le vallon de la Bonne-Pierre (1 h. 1/2)» Puis au N.-E. et au N. vers le glacier (1 h. 1/2) et la brèche de Charrière (1 h. V4; 3261 m.), col facile, d'où 1 h. d'escalade plus difficile conduit à g. au sommet. On peut redescendre de la brèche au chalet -refuge de VAlpe (env. 4 ii.; p. 252). — La Roche d'Alvau (3584 m.), au N. du glacier de la Bonne-Pierre, offre une escalade difficile et très pierreuse (5 h. 1/4 «ie la Bérarde).

La *Barre des Ecrins ou les Ecrins (4100 m.) sont le principal sommet du massif du Pelvoux et de tout le Dauphiné. C'est une belle pyramide à arête très mince, revêtue de glace jusqu'au sommet, du côté N., et présentant une paroi à pic de 1200 m., au

la Be.rnnle. ECRTNS. Carte, p. 2.32. -III. B. 30. 04;^

8., sur le glacier Noir (p. âôOj. La vue, des plus grandioses, embrasse une grande partie du Sud-Est de la France et les Alpes Occidentales jusqu'au Mont-Rose; mais sur une grande distance, l'œil ne distingue aucune trace de vie humaine et végétale. Les Ecrins ont été gravis pour la l''^ fois en 1864 par A. AV. Moore, H. Walker et E. AVhymper.

C'est une course de premier ordre, mais sans difficultés excessives pour les alpinistes qui ont la tête et le pied sûrs ; elle demande 8 à 9 h. du refuge du Carrelet. Tarif exceptionnel (v. p. 238). — Du refuge du Carrelet (1 h. 1/2; P- 240), on suit pendant V2 h- la route du col "de la Temple (v. p. 245; sentier projeté), puis remonte au N.-E. la rive g. du glacier du Vallon-de-la-Pilotte (1 h.), jusqu'au col des Avalanches (2 h.; 3511 m.). Ensuite commence l'escalade, par des couloirs et par le Rocher Blanc, avant lequel il y a un passage difficile, mais où l'on trouve un câble (1 h.). Puis on atteint l'arête, la traverse et aborde le petit glacier des Ecrins (Ih. 1/2), où l'on passe également au-dessus d'un abîme effrayant et par un couloir, et on rejoint l'arête entre le pic Lory (v. ci-dessous) et le sommet des Ecrins, à env. 2 h. du pied du glacier. — Dans la descente par l'arête N.-O., on passe par le pic Lory (4083 m.), le plus élevé du massif après les Ecrins, et on quitte l'arête entre le pic Lory et le Dôme de Neige des Ecrins ou pic de la Béi'ar de {S9S0 m.; 4^ sommet du massif), pour gagner le col des Ecrins (3 h. 3/4; p. 250), d'où l'on peut redescendre à la Bérarde, par Vanc. refuge de la Bonne-Pierre, ou à Ailefroide (Vallouise); v. p. 250.

Le Fifre (3t>80 m.) , sommet le plus rapproché des Ecrins au S. : env. (j h. du reftige du Carrelet, par le col des Avalanches (3 h. 1/2 j v. ci-dessus) et l'arête 0.; pénible, tarif 3B. *Vue magnifique, surtout sur le versant S. des Ecrins et le cirque incomparable du glacier Noir.

Pic Coolidge (3756 m.): env. 5 h. du Carrelet, par le col de la Temple (3 h. 1/2; v. p. 245) et l'arête S.; assez facile; tarif 3B. *Vue partirulière de la masse imposante des Ecrins, dont ou est séparé par un abîme, et l'un des plus beaux panoramas du massif.

Grande- Aiguille de la Bérarde (3417 m.), au S.-O. de la Bérarde, au delà du Vénéon, 5 h.; tarif 3B. C'est une ascension facile mais escarpée et très monotone, par les escarpements X.-O., sur des clapiers et dea rochers. Vue superbe, surtout vers l'Ailefroide, au S.-E.

Rocher de l'Encoula ou Lancula (3538 m.): env. 7 h.; tarif 3B. Ascension monotone, mais assez facile, par le vallon des Etages, jusqu'au col de VEncoula (ti h. ; 3405 m.), au S. du Eoi:her, puis plus intéressante, par une petite cheminée ù la cime. *Panorama magnifique. On peut redescendre à l'E. dans la vallée du Vénéon.

Cime de Clot-Chàtel (3575 m.): env. 6 h. 1/2, pénible; tarif 3B. Même itinéraire que le précédent, prolongé jusqu'au glacier du Vallondes-Etages (2 h.), puis à g. vers un promontoire (3/4 d'h.) et par là au pied des rochers de la crête (1 h. 1/2), dont l'escalade demande encore 2 h. ♦Panorama également magnifique. On peut aussi redescendre à l'est.

Tête de Chéret (3159 m.): euv. 5 h. '/.,, pas trop difficile; tarif 2. Ou suit la route du col du Says (v. p. 246) jusqu'au pied du glacier du Says (3 h.), puis se dirige au N.-O. vers le petit glacier de Baverjat (3/4 d'h.) qu'on remonte jusqu'au col de Chéret (2/4 d'h. ; env. 3110 m.), entre le pic N. du Says (v. ci-dessous) et la Tête de Chéret; on gagne ce dernier sommet en 1/2 h., par un couloir de neige sur la face S. ^Panorama superbe du massif du Pelvoux. Du col, on peut descendre, vers le N.-O., au glacier du Petit-Chardon, où l'on rejoint la route du col du Chardon (V. p. 246; env. 3 h. jusqu'à la Bérarde). - Pics du Says (sommets.. 3409 m.; sommet N., 3372 m.): env. 6 h.; assez difficile. On suit la route du col du Says jusqu'au milieu du glacier du Says (3 h. 1/2! v. p. 246), puis se dirige par la branche N.-O. de ce glacier au pied du sommet S. (Vo h') ; on atteint ce dernier en grimpant par un couloir de neige à l'arête î\.

244 III. R.^0.~Carte,p.23-i. LES BANS. E:rciir!tiom de

(3/4 d'h.), à 1 h. de la cime, ou par des rochers à l'arête S. qu'on suit jusqu'au sommet (1 h. Va)- Le sommet N. se gi-avit du col de (Jhéret (v. p. 243), en 1 li. '-^U- "*= Panorama eneore supérieur à celui de la Tête de Chéret. — Mont Q-ioberney (3350 m.), à ^U ^^^- au S.-E. du col du Says (V. p. 246) ; facile.

Le Vaxivier (3311 m.): env. 5 h. V2) difficile. On va en 3 h. V2 au pied N., jiar le (/lacier du Chardon (p. 241), y gravit pendant 1 h. un couloir de neige escarpi'', puis prend par l'arête rocheuse et très mauvaise de l'ouest.

Les Rouies (3589 m.), à l'O. du col de ce nom (v. p. 246), se gravissent de là sans difficulté en env. 1 h. ; tarif 3. Le *panorama, comparable sinon préférable à celui de la Grande-Ruine (p. 252), est sui-tout beau vers les Ecrins. On peut redescendre au S. dans la direction du col de la Muaude, puis au N.-O. par le glacier du Fond-de-la-Muande à St-Christophe (6 h. 1/2; ^- P- 240).

Les Bans (3669 m.): 6 h. à 6 h. 1/2 de montée du Carrelet (p. 240) et presque autant de descente, très difficile; guide, 60 f r. ; porteur, 35. On suit la route du col du Sélé (v. p. 24.Ô) jusqu'au plateau supérieur du glacier de la Filatte (2 h. ; p. 241); il faut traverser alors des crevasses considérables pour gagner, eu 2 h., le col des Bans (env. 3380 m. ; les deux cols df ta Pilatte, env. 3370 et 3.360 m., non loin à l'E., demandent à peu près le même temps; tous les trois offrent un accès, d'ailleurs fort difficile, en Vallouise). Du col des Bans (1/2 b. de plus du col 0. de la Pilatte), on escalade le sommet en env. 2 h., par les rochers du versant N.-E., une crête neigeuse, des pentes de glace et l'arête difficile à l'E. Vue magnifique.

A Villar- d'Arène ou à la Grave. -- Cols plus particulièrement praticables du côté de la Bérarde. Les courses par le refuge du Châtelleret (p. 24(») et le chalet-refuge de VAlpe (p. 252) prennent 2 h. nu 1 h. 1/2 de moins si l'on part du premier ou s'arrête au second. Il faut compter 1/2 b. de plus pour aller du chalet-refuge de l'AljJC à la Grave au lieu de s'arrêter à Villar-d'Arène.

*Par le col du Clot-des-Cavales: 9 h. '/^ à 10 h., facile et recommaiulé, toutefois pas avant le mois de juillet; guide utile, tarif 2. Le trajet est moins pénible, mais plus long en sens inverse (v. p. 254). Le nouveau sentier remonte le vallon des Etançons, laisse à g. les sentiers de la Tête de la Maye (v. p. 241) et du réf. du Châtelleret (v. p. 242) et se dirige à l'E., entre des éboulis, des rochers et des moraines, puis par un couloir au N. au col du Clotdes-Cavales (5 h., 8 h. du réf. du (Jhâtellei-et ; 3128 m.; vue de la Meije), au-dessus du glacier de ce nom. On descend par ce glacier, à l'E., et un sentier au chalef-refuge de VAlpe (2 h. ^j^; p. 252 1.

Par la brèche de la Meije: 9 h. 1/2 à 10 h., 5 à 6 h. du refuge du Promontoire; passage assez difficile, mais grandiose, plus court et préférable de ce côté que de celui de la Grave (v. p. 254). Tarif 3B. Jusqu'au refuge du Froniontoire (5 h.), v. p. 242. De là, on atteint, en 1 h. env,, par le glacier des Etançons (p. 242) et enfin par des rochers très raides, la hrèche de la Meije (3358 m.), entre le Râteau (p. 241), à l'O., et le inc ihi Ulacitr-Carré (.3860 m.), à l'E. Vue grandiose de la Meije. - Par le col du Pavé, un des plus intéressants du massif du Pelvoux, mais non des plus faciles: 10 à 11 h.; tarif 3B. Du Châtellert-t, on se dirige au N. vers le glacier des Etançons (p. 242) qui s'étend au pied de la magnifique muraille de la Meije et dont on remonte la ])artie N.-E., assez raide et crevassée; ou appuie peu à peu vers l'E. jusqu'au col du Pavé (env. 4 h. 1/4; 3495 m.), passage sur la crête neigeuse qui se détache du pied S. du Pavé (p. 242). Très l)elle vue de la Meije. Du col on descend sans difficulté par un couloir de neige à la moraine du glaeier du Clot-des- Cavales (1 h. 1/2)1 iiii !^.-E.. et par cette moraine au rhalft-rcfuge de VAlpe (p. jJ52). Par le col des Aigles ou par le col des Chamois: 10 à

laBerorde. COL DE LA TEMPLE. Carte, p.^B2.~ III. B.30. 245

11 h., passages assez difficiles et peu recomiuaudablea (tarif 3B), qui cou- (Uiisent également au glacier chi C'Iot-des-C'avales et au chalet-refuge de VAlpe. Le col des Aigles (3220 m.) et le col des Chamois (3150 m.) sont situés tous deux au S. du précédent et au X.-E. du Châtelleret. — Par le col de la Grande-Ruine: 10 h. à 10 h. i/a> P^u recommandable: tarif 2. On suit le vcdlon des Etancons jusqu'au torrent qui descend de la Grande-Euine (1 h. Va)» ^t l'on monte au N.-E.. par des pentes faciles, :i la moraine de la rive dr. du glacier, au X.-O. de la Grande-Ruine (2 h.), puis par les rochers à l'E. au col de la Grande-Buine (2 h. ; 3140 m.). On redescend au glacier du Clot-d es-Cavales (1 h.), qui est très crevassé de ce côté, et de là au chalet-rtfage de VAlpe (1 h.). — Par la brèche Giraud-Lézin : 15 à 16 h., difficile: tarif 3 B. Même itinéraire que pour le ccl précédent jusqu'à la moraine (3 h. 1/2), puis à dr., par le glacier qui est crevassé, à un couloir (1 h. vJ et de là par des rochers difficiles à la brèche Giraud-Lézin (3 à 4 h. : 3.598 m.), au N. de la Grande-Ruine (p. 252). La descente, plus facile, se fait du côté du glacier de la Platedes- Agneaux (3/4 d'h.j, par la gauche duquel on gagne le chalet-refuge de lAlpe (2 h. V4). 7 *Par le col de la Casse-Dëserte: 11 h. 1/2 à 12 h., course assez facile, à laquelle im peut joindre la magnitique ascension de la Grande-Ruine; tarif 3B (pour le col).- Même itinéraire que pour les deux passages précédents jusqu'au sommet de la moraine (3 h. Va) ^t par le glacier (crevasses), en appuyant plus à dr., puis par un couloir de neige. Le col de la Casse-Déserte (2 h. Va; 351^ ™-) ^st entre la Grande-Ruine (p. 252) et le pic Bourcet (p. 242). On en descend aussi au glacier de la l'iate-des- Agneaux (1 h.) et de là au chalet- refugt de l'Aljje (2 h.), etc.

A Ailefroide (Vallouise). — Par le col de la Temple: 9 h.

à 9 h. Va) flont 5 h. à 5 h. Va 'l^' montée, passage le moins pénible de ce côté en Vallouise (sentier projeté); tarif 2. Du Carrelet (1 h. Va! P- 240), on franchit le torrent de la Pilatte et en remonte le vallon en zigzags pendant Va h- î puis, en laissant à g. la route des Ecrins, on tourne à dr. (S.) dans la direction du glacier de la Teuiple qu'on rejoint vers le haut (2 h.), et on le traverse à l'E. (crevasses) pour atteindre le col de la Temple (1 h.; 3283 m.), entre le pic Coolidge (p. 24:3), au X., et le j>/c de la Temple (:3314 m. ; i/^ h. du col), au S. Très belle vue eu arrière sur une partie des cimes déjà connues et en face sur le Pelvoux, dont on est .séparé par le grand glacier Xoir. sur lequel un redescend (v. p. 250; 4 h. Va) jusqu'au refuge Cézanne. Par le col de la Coste-Rouge : env. H h., dont 3 de montée, passage le plus court, mais plus pénible que le précédent, avec lequel il se confond en partie et où les chutes de pierres sont à craindre; tarif 2. Du Carrelet (1 h. Va)) "» se dirige au S.-E. vers le glacier de la Coste-Rouge (1 h. Va à 1 h. 3/4) qu'on traverse pour atteindre le coi de la Coste-Rouge (1 h. ; 3152 m.), au S. du pic de la Temple (v. ci-dessus). De là on redescend par un couloir de neige au glacier Xoir (V2 h.), où l'on retom])e dans l'itinéraire précédent, à 2 h. -2 h. V» du refuge Cézanne. — Par le col de l' Ailefroide : s h. Va à 9 b. du Carrelet, pénible; tarif 2. On suit la route du col du Sélé (v. ci-dessous) jusqu'au premier plateau du glacier de la Pilatte (1 h. V4)) puis on monte à l'E.. en 2 h. 1/.2 par le glacier du Coin, à des rochers escarpés qu'on escalade, pour arriver eu 1 h. au sommet du col de V Ailefroide (3:306 m.), au X. de la Pointe du Sélé (v. ci-dessous). On redescend par le glaciei- du Sélé (1 h. V4)) où il y a une large rimaye; puis par le vallon désolé de la Sapeniere à Và)ic. refuge Puiseuo' (1 h. Va) ft à Ailefroide (1 h. 1/4), v. p. 249. Le trajet est plus difficile en sens inverse. -- Par le col du Sélé: env. 8 h. du Carrelet, assez facile; tarif 2. On suit la rive dr. du Vénéon jusqu'au magnitique *glacier de la Pilatte CV4 d'h. ; v. \). 241) qu'on remonte dans toute sa longueur; au plateau supérieur (1 h. V'4)) on se dirige au S.-E., puis à l'E. vers le col du Sélé (2 h. V-»; 3302 m.), entre la Pointe du Sélé (3483 ni.; 1 h. V4 du col) et la Crête des B^jeufs-Rouges (.3454 m.; 1 h. Va? v. p. 249). Descente également par le glacier du Sélé, qui est souvent crevassé, et par d"internnnal)les éboulis, à Ailefroide (3 h. V->). Vue admirable des Bans (p. 244;. Par le col des Ecrins. v. p. 2.'5<). "

046 III H- ■^^- - C'artes, p. 232. 228. VALLOTITSE. Exc/n-siom de

Au Clot-en-Valgaudemar (p. 265). — par le col des Houles et les Rouies: lo à il h., pihiiljle; tarif :^. On y monte par les glacierfi du Chardon (v. p. 241) et des Èotnes. Le col des Rouies (5 h. 1/2; f""^'- 3^500 m.; vue grandiose) est dans le haut du vallon de la Lavey (p. 237), entre le Vaxivier (p. 244) et les Rouies (p. 244), dont l'ascension est très recommandée. — Par le col du Chardon: 7 h. V2 îi 8 h. ; tarif 2. On monte aussi par le glacier du Chardon^ puis à g. par le glacier du Petit-Chardon. Le col du Chardon (env. 5 h. ; 3092 m.) s'ouvre entre les pics du Says (p. 243), à g., et le pic oriental du Vaxivier (p. 244), à droite. - Par le col du Says: env. 9 h.; pénible; tarif 2. On suit la route du col du Sélé (v. p. 245), par le refuge du Carrelet (1 h. ^j^), jusqu'au premier plateau du glacier de la Pilatte, au pied du glacier du Says (1 h. V2); o" remonte ce glacier jusqu'au col du Says (2 h. 1/4; .'5136 m.; belle vue de l'Allefroide), ouvert entre les pics de ce nom (p. 243 Ht 265) et le mont Gioberney (p. 244 et 265).

m. Excursions de Vallouise et d'Ailefroide. A. De Vallouisk.

De la station de l'Argestiérk-la-Bessée a Vallouise: 10 kil. de route, desservie par des voit. publ. (trajet en 1 h. 1/2; 2 fr.). — U Argentier e-la-Bessée, v. p. 274. La route traverse la Durance et monte au N. vers un contrefort. A dr., les restes de la 7««rai?Ze c/e.5 Vaudois, rempart construit plus probablement à l'époque de Lesdiguières (p. 265). — 2 kil. Hameau de la Bâthie. Puis le Setdl de la Bâthie (1050 m.), et on s'engage au N.-O. dans la vallée fertile de la Gyronde. 2 kil. plus loin ou passe au-dessous du village des F?</»^aMrr (1123 m. ; vignes auj. détruites). A dr., en haut, les parois calcaires de la Tête d'Amont (p. 247). Belles vues, en face, sur le Pelvoux et l'Ailefroide, puis, à g., sur les massifs des Bans, de Bonvoisin et des Arcas. On franchit enfin le Gyr, à l'entrée de Vallouise (10 kil.). Les courriers vont jusqu'au Poët (hôtel, v. ci-dessous), à 20 min. plus loin, dans la direction d'Ailefroide (v. p. 247-248).

Vallouise ou Ville-Vallouise (1159 m. ; hôt. : des Errias; du Pelvoux; d^ Aile froide, au Poët, v. ci-dessus, bon, 15 ch. de 2 fr. à 2.50, rep. 1, 2.50 et 3, p. 5.50 à 6.50) est un assez gros village, dans un bassin fertile important comme centre d'excursions, non loin du chem. de fer de Briançon. La vue y est très bornée. Autrefois, il y avait là des Vaudois qui furent entièrement exterminés dans un affreux massacre, vers 1480. Sous Louis XII, auquel elle doit son nom, la vallée se repeupla. Eglise datant de 1532.

Guides : de 1'* classe, Pierre-Antoine Barnéoud, des Olaux ; Jean- Pierre Engilberge, de St-Antoine; Eugène Esfienne, Denis Lmigis, Pierre Eeymond, des Claux; — de 2^ classe, Jos.-Ant. Estienne, des Claux; Jos.- Victorien Garnier, du Puy-Aillaud; Ferd.-Zéphirin Reymond et Pierre- Ant. Reymond fils, des Claux.

Tarifs: I (l'e catégorie; v. p. 232), 1/2 journée, guide, 4 fr., porteur, 4fr.; 1 j., 8 et 6; — II A, 1 j., 10 et 8; 1 j. 1/2, 1-5 et 12; — IIB, 1 j.. 15 et 10, 1 j. 1/2, 22 et 14; 2 j., 27 et 18; - III. 1 j. ou 1 j. 1/2, 25 et 15; 2 j., 32 et 20; 2 j. 1/2, 38 et 24; ^ IV, 1 j. 1/2, ^5 et 20, 2 j., 40 et 24. Ascension des Ecrins, 50 et 30 fr. — Indemnités de retour (p. 232), 3 à 10 fr. Demander les tarifs.

Promenades: à Puy-Aillaud, hameau à ^/'^ d'h. au N.-O. (route de chars; vue), d'où l'on peut descendre aux Claux (p. 248); — au col de la Pousterle (1715 m.), à 2 h. au S.-E., par Puy-St-Vincent (p. 247; chemin muletier; belle vue); descente du col à l'Argentière-la-Bessée (p. 274), en 1 h. y/^.

Valln/tise. POINTE DE L'AKlLTERE. Carte, p. 228. III.B.so. 047

Cime de la Condamine (2936 m.), au N. : 6 b., facile; guide utile (tarif 2 Ai. Du Fuëi (,20 min. ; p. 248), on suit au N.-E. un petit sentier remontant le torrent du Coul; puis par la croupe 8. au sommet, point culminant de la crête, en grande partie calcaire, qui sépare la Vallouise du bassin de Briançon; *vue sur le massif du Pelvoux, Briançon, le mont Viso, le Mont-Blanc, etc. On peut redescendre au N. vers le col de la Pisse, puis aux Claux (3 h. 7-2; p. 248), ou au Monêtier (4 h.), par le col de l'Eychauda (v. p. 258).

Vue semblable du Pic de Montbrison (282.5 m.), à l'E., 5 h. '/j (petite escalade assez difficile près du sommet), et de la Tête d'Amont ^2810 m.), plus au S., 4 h. 1/2 à ^ h., facile.

Pointe de l'Aiglière ou Eyylière (3320 m.;, au S.-O.: env. <i h. à 6 h. ^/g , assez facile ; tarif 2 B. On passe par Fuy-Sf- Vi/ice/tf (^/^ d'h.) et remonte un beau vallon, par les granges de Narreyroux (1 h.), etc., jusqu'au C(À de VAiglière (3 h. 7'^; 3208 m.;, an 8.-0. de la Pointe qu'on gravit de là en y, h. On y monte aussi par le col d' Entraigues (env. 5 h.; 2926 m.), au N.-E. de la Pointe, d'où il y a encore env. 1 h. ^j., de montée difficile. *Panorama spleudide et très étendu. On peut redescendre de ce dernier col, au X.-O., pai- le vallon de la Selle, aux chalets d'' Entraigues ou Entre-les- Aignes (env. 4 h. ^J^', 1610 m.), au confluent des torrents de la Selle et des Bans qui forment VOnde, à env. 2 h. de Vallouise.

De Vallouise en Valgaudemar. — Par le vallon des Bans, ou atteint, en 6 h. '/a? 1^ COl du Sellar 3067 m.), qui fait (!ommuniquer la Vallouise avec le Valgaudemar; puis on desi-end au C'iot (p. 265), à env. 9 h. de Ville-Vallouise. Ce passage est pénible, mais assez facile an début de l'été et ensuite difficile; tarif 2B. Le col est situé entre le pic des Aupillous (3506 m.), au N., et le pic de Bonvoisin (3560 m.), au S.-E., deux sommets difficiles (tarif 3). Le premier (pierres croulantes) se gravit en 3 h. 1/2 env. du col du Sellar, le second en 2 h. 1/2 du col du Loup (v. ci -dessous). *Vue superbe, embrassant non seulement le massif du Pelvoux, mais encore les montagnes des hautes vallées du Drac et de la Durance et celles du Que\Tas. — Le pic Jocelme '3.507 m.), ù rO. de celui de Bonvoisin, est également difficile à gravir; ne pas confondre avec le Jocelme (3585 m.), au N. du pi^ des Aupillous. - Le col du IjOup-en- Valgaudemar (3112 m.), assez facile de ce côté, est plus au •S., à rO. du vallon de la Selle; il faut 7 h. i/., pour y monter de Vallouise ft ;i h. à 3 h. 1/2 pour en redescendre au Clo't. Tarif 2B.

De Vallouise à C'hampoleon, v. p. 267.

Autres excursions, v. ci-dessous. 2 h. de plus pour le ti-ajet de Vallouise à Ailefroide ou 4 h. aller et retour.

Au Monêtier (env. 6 h. 1/2), par le col de VEychaiida (4 h. '/.^ à 4 h. s/J, et au lac de l'Ei/chanda (4 h. i/o), v. p. 258.

B. D'AlLEFRÛIDK.

Ailefroide (^1510 m.), hameau à 2 h. au delà de Vallouise, a un ifialet-hôtel (22. ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 1.25, 2.50 et 3, v. n. c,, p. 7 à 8), ouvert du !«»• juin au 15 sept., dépendant de l'hôtel d'Ailefroide du Poët, qui en fait un centre d'excursions comme la Bérarde (p. 237), de l'autre côté du massif du Pelvoux. De Vallouise (p, 246;,

248 llI.H.'io. Vfnit'Si,p.i>28,282. ATLEFROTDE. Ë:rcnrsloiis

on y accède par le Poët (20 min. ; hOt., p. 246), le Sarret, St-Antoiite (^/^ d'h.; hôt.: du Glacier-Blanc, 20 lits, rep. 2 fr. 50; du Olub- AÎpin, 15 lits) et les Claux (1 h. ; vue du mont Pelvoux ; à dr., vallée de l'Eychauda, p. 258), où la route de voit., qu'on projette de continuer, se transforme en route de chars qui passe sur la rive dr. du torrent de l'Ailefroide (chemin muletier pierreux sur la rive g.) et monte par une belle gorge boisée à parois en partie calcaires. Le hameau est situé dans un joli bassin triangulaire de champs et de prés, entrecoupés de bouquets d'arbres (mélèzes, trembles, érables), à la jonction des valions de la Sapenière ou de Celse- Nière, et de Sf-Pierre, qui contournent la montagne au S.-O. et au N.-O. On y voit surtout la Crête des Bœufs-Rouges (p. 249) au 8.-0., les pics pointus de Clouzis {]). 249; au X.-E., et la Tête d'Amont (p. 247; au 8.-E.

Il y a de plus de oe côté des refngfs alpins fort utiles: le refngf Abel-Le mercier (2700 m. ; p. 249), à i h. d'Ailefroide, sur le versant S.-K. ' du Pelvoux; le refuge Cézanne (18.50 m. ; p. 2.50), à 1 h. 1/2 d'Ailefroide, dans le vallon de St-Pierre; \c refmje Tncl^ett (2JJ0m.; p. 250), env. 2 li. 1/2 pl"^ loin, snr la moraine du glacier Blanc; le refuge Ernest-Carcn (3170 ni.; p. 2.50), encore 2 h. ^/^ pliis loin, sur un îlot rocheux du glacier Blanc.

Guides et tarifs, v. à l'article Vallouise, p. 246.

Nota. Les touristes qui redoutent les courses difficiles peuvent au moins visiter le facile et superbe *glacier Blanc, jusqu'à son plateau supérieur (5 h.; V. p. 250). On peut par là arriver aisément jusqu'au col des Ecrins (8 h. ; v. p. 250), dont l'autre versant est seul difficile. Ori y admire un des plus merveilleux cirques de glaciers des Alpes et on voit la Barre des Ecrins de la base au sommet. — On pourrait aussi, sans difficultés bien sérieuses, monter jusqu'au col Emile-Pic (3 h.; v. p. 250 et 254), dont le versant opposé est seul périlleux. La vue, moins bornée, y est encore plus remarquable. Ces courses, ainsi faites, sont très recommandées.

Tête de la Draye (env. 2250 m.), dernier contrefort de la chaîne des Arcas, à l'E., ascension facile d'env. 2 h. (tarif 1), par un chemin de chèvres montant à g., un peu en aval fl'Ailefroide et sur l'autre rive, puis tournant au N. vers un couloir. A ^'j^ d'h. env., o'i quitte le sentier pour monter directement à l'E., le long d'un ravin bordé de myrtilles et de rhododendrons, puis, sous les escarpements, on tourne au S. vers le sommet. Très belle *vue du Pelvoux, du glacier Blanc, des Ecrins, etc.

Le Pelvoux (3945 m.), qui n'occupe que le quatrième rang dans la chaîne de montagnes à laquelle il a donné son nom (v. p. 231), a trois cimes dites: 'pointe Puiseax (3945 m.; gravie eu 1848 par Victor Puiseux), Pyramide Durand (3930 m.; escaladée en 1830 par le capitaine de ce nom) et J^ef if -Pelvoux (3762 m.). Les deux premières constituent le «Grand-Pelvoux». ^Yue grandiose, embrassant les grands sommets du massif (Ecrins, Meije, etc.), presque toutes les Alpes occidentales et centrales et, au 8., un immense paysage, jusqu'à la Provence maritime.

L'asceiision se fait ordinairement, du refuge Abel-Lemercier {4^b.; p. 249), par deux itinéraires principaux, pas trop difficiles pour les touristes exercés; tarif li (4, si l'on descend de l'autre côté). On prend par le vallon df la Sapeuiere (v. ci-dessus: à g., à '/■' 'i-, sf* voit -la cascad»-

iVAilefroide. PELVOT^X. Carfeft. p.23-2,228. III. R. :^o. 049

(Je C'iaphouse). Le chemin muletier s'y prolonge jusqu'à env. 1 h. 1/0. On quitte ensuite le fond de ce vallon pour monter à dr. à Voue, refuge Puiseux (1 h.; 222y m.), abri sous roche inhabitable, dans la grotte de Soureillan. Continuant de monter dans la direction du Pelvoux, on atteint en 2 h. le refuge Ahel-Lemercier (2700 m.), qui a remplacé, en 1891, l'anc refuge de Provence. *Vue superbe, notamment dans la direction du mont Viso (p. 282). Le coucher du soleil y est d'une majesté incomparalile. — Des deux itinéraires à partir de ce refuge, le plus ancien, qui demande env. 4 h. 1/2, prend vers le glacier rfti Clot-de-l' Homme (V2 ii-)- traverse ce petit glacier en couloir très crevassé (env. 1/2 h.), puis passe par des rochers très raides. les RocherH-Roiiges., où il faut craindre les chutes de pierres, et mène ensuite par ces rochers, en 2 h. 1/2 à 3 h., au plateau de glace et de névé entre les pics du Pelvoux, qu'on traverse pour gravir le plus élevé (1/2 h.). — Le 2« itinéraire est .plus court de 1 h. à 1 h. 1/2 env. et permet d'éviter le glacier du Clot-de-l'Homme. Il monte à l'E. de ce glacier vers le couloir Tuckeft, pour gagner par là, ou mieux jiar les rochers de la rive dr.. le pied du Petit-Pelvoiir. - Lorsqu'il y a l)eaucoup de neige, on recommande l'itinéraire passant par le pied du glacier du Clot-de-l'Homme 0/2 h.), le glacier Sans-Nom (1 h.) et un large couloir de neige, dit couloir Coolidge (25 min.), au S.-O. de la Pointe Puiseux qu'on atteint eu 1 li. ' ^ à 2 li.

Pic §ans-Nom ou Salvador-Guillemin (3915 m.), à l'O. du Pelvoux: fux. ih.^,'.. An refuge Leii>ercier. diffivi\('; tarifs. Comme ci-dessus jusqu'au glacier Sa)is-Xoiit (1 h. 1/2) qu'on trav^?rse à l'O. jusqu'au pied du pic {\'.^h.): puis par un couloir de neige et des rodiers escarpés vers l'arète 0. du pic. et de là au sommet. Panorama merveilleux.

L'Ailefroide ou mieux Aléfroide {cime Ouest, 3952 m.): 9 h. d'Ailefroide. assez ditiicile; tarif 3. A l'O. jusqu'au glacier du Sélé (3 h.), puis au îs.-O. au glacier de VAilefroidc (1 h. 1/4) qu'on traverse pour gagner l'arête S.-S.-E. (2 h.); on la suit jusqu'à une épaule neigeuse (1 li.). à 1 h. 1/4 du sommet. Vue surtout belle au S., dans la direction du Viso. L'ascension par le versant 0. est très difficile (guide de la Bérarde. 80 fr.). La cirjie Centrait (env. 3925 m.) et la cime Eiit (3854 m.), moins recommandables, se gravissent en 8 h. env. d'Ailefroide.

Crête des Bœufs-Rouges {fiommet E., 3431 m.: .commet O., 3454 m.): (i à 7 h. d'Ailefroide. sans grande difficulté: tarif 2 B. On accède au sommet E., en 20 min., du col des Bœufs-Rouges (env. 3300 m.) qu'on atteint par la vallée de Celse-Nière. le glacier du Sélé (3 h.) et le glacier des Bœufs-Rouges , à gauche. Le sommet 0. se gravit, en 1 h. 1/2» '1" col du Sélé (p. 245). Vue très belle, mais inférieure à celle de l'Aig'lière.

Ait lac i>k i/Eychaida, par i,k coi> dk SKarRKT-FoRAx: Th. 1/2 '^" refuge Cézanne ip. 2.")(i), passage difficile; tarif 2B. On traverse le pont du Banc (p. 250) et monte au X.-N.-O., par le ravin du Rif et un couloir de neige, au col de Séguret-Foran (5 h. 1/2; env. 330(3 m.) et l'on descend, par la rive dr. du glacier de ce nom, au lac de VEychauda (2 h. ; p. 2.58). Du col. on peut escalader assez facilement, au S.-E.. le pic du Rif (!/■• h. : 3178 m.). — Le pic des Arcas ou Tête de Métal {?,^^()m.) est à 10 inin. au S.-E. du sommet précédent, par la crête neigeuse. Belle vue. Descente difficile, par les glaciers de Séguret-Foran et de Séguret-d'Avant. aux chalets de Chambran (p. 258). — Le Clocher de Clouzis (env. 3400 m.), pic étrange encore plus au S., n'a été escaladé qu'en 1901 par M. Maurice Paillon: grimpade très difficile: tarif 4.

Barre des Ecrins (face X.) : env. 5 h. 1/0 du refuge Ernesf-Caron (p. 250), -8 h. du refuge Tuckett (p. 250), course de tout premier ordre, encore plus pénil)le que de la Bérarde (v. p. 243); tarif exceptionnel (p. 246). On se dirige d'abord, par le glacier Blanc, vers le pied des Ecrins (2 h.), où commence l'ascension proprement dite; de là on arrive en 2 h. à une grande rimaye qu'on traverse sur un pont de neige; puis ou gravit une pente de glace très escarpée, où il faut tailler beaucouj) de marches, jusqu'à de petits rochers noirs qu'il faut contourner, et l'on atteint près du sommet une arête terrible au-dessus du glacier Noir, par

•250 m Ji -i'^- Carte, p. 282. ROCHE-FAURTO. E.rc. d'A Hefrohle.

laquelle on es<'ala(le lo oône teniiiual des Eoins (p. 242), à 3 li. de la rimaye.

Pic de Neige-Cordier (3613 m.): 5 h. du refuge 2'uckett, ascension de diffi(;nltô secondaire; tarif 3. On monte au col Emile-Pic (3 h.; v. ci-dessous), d'où il faut encore 1/2 li- jusqu'au sommet, situé au N.-E. Il y a à la tin de mauvais rochers, qui demandent beaucoup de précaution à la descente.

A la Bérarde. — Par le col de la Temple (v. aussi p. 245 ;

tarif 2 B): 9 h. à 9 h. 1/2) '' h- V2 à 8 h. du refuge (,'ézanne, un des plus beaux passages du Dauphiné, sans ditïicultés sérieuses, mais un peu pénible à cause de sa longueur. On prend au N.-O. le vallon de St-Pierre, où l'on passe d'abord par un pont sur la rive g., puis par un autre pont, au Banc, sur la droite, et on arrive eu 1 h. 1/2 au refuge Cézanne (1850 m.; gardé en été), à l'extrémité du Pré de Madame-Carie, qui était autrefois un lac, puis une «sagne» ou prairie marécageuse et enlin un pré qui appartint au xvies. à la noble dame qui lui laissa son nom. Il fut envahi plus tard par les pierrailles qui le recouvrent presque entièrement. Au N.-O., la Pointe delà Grande-Sagne (3779m.). Du refuge, en 1 h. 1/4, par une moraine fort désagréable, au glacier Noir, au pied de la sinistre muraille (les Ecrins qui s'élève à 1200 m. ; par ce glacier, qui est facile, et par des rochers pénibles et une cheminée, en 3 h. env. au col de la Temple (3283 m.). Voir à la p. 245 pour la vue et pour la descente au s-efuge du Carrelet (3 h. du col). — Par le col des Ecrins: env. 12 h., 5 h. du réf. Ernest-Caron , 7 h. 1/2 J" réf. Tuekett; facile jusqu'au col (v. p. 248), tarif 3. Du refuge Cézanne (1 h. 1/2! "''• ci-dessus), on monte par la rive dr. du glacier Blanc (v. ci-dessous) qu'on traverse enfin pour atteindre le refuge Tuekett (2 h. 1/2; 2440 m.), dans un site grandiose près d'un petit lac au bord du glacier. On remonte, par des éboulis, la rive g, du glacier, puis traverse aisément le magnifique plateau supérieur du *glacier Blanc jusqu'à un îlot rocheux où se trouve le refuge Ernest-Caron (2 h. 3/^; 3170 m.), à 1 h. 1/4 du col des Ecrins (3360 m. ; vue, v. p. 248), qui s'ouvre dans l'arête de rochers entre le Dôme de Neige des Ecrins (p. 243) et la Roche-Faurio (v. ci-dessous). On redescend par un couloir de neige assez raide et par les rochers de sa rive dr. au glacier de la Bonne-Pierre, et par ce glacier et sa moraine de dr., en 2 h. 1/2 à Vanc. refuge de ce nom (2570 m.), d'où il faut 1 h. 3/^ pour gagner la Bérarde (p. 237), par un nouveau sentier rejoignant celui du vallon des Etançons (p. 244). - Par le col de la Coste-Rouge, v. p. 245; par le col du Sélé, plus long de ce côté qu'en sens inverse, p. 245; par le col de l'Ailefroide, p. 245.

A Villar- d'Arène (la Gravej. — Par le col de la Pyramide

(3250 m.): 6 à 7 h. du refuge Tuekett au chalet-refuge de l'Alpe. dont 3 h. de montée assez facile. Au col, une pyramide naturelle et un petit lac. Vue pittoresque. La descente, par des couloirs souvent en mauvais état, n'est possible qu'aux alpinistes éprouvés avec de bons guides. — Par le col du Glacier-Blanc (3308 m.): env. (5 h. du refuge Tuekett à l'Alpe, dont 3 h. de montée; tarif 2 B. Il vaut mieux faire cette traversée en sens inverse (v. p. 254). — Par le col Emile-Pic: env. 7 h. 1/2 du refuge Tuekett à l'Alpe. difficile; tarif 2B. Excursion recommandée jusqu'au col (v. p. 248); mais la descente étant difficile, il vaut mieux traverser ce passage en venant de l'Alpe. Du refuge, ou monte rapidement par le plateau supérieur du glacier Blanc (v. ci-dessus), par deux rimayes et un couloir, au col Emile-Pic (3 h. ; 3480 m.), d'où l'on a une *vue superbe. Descente en 3 h. 1/2» par les pentes très raides du glacier de la Plate-des- Agneaux, au chalet-refuge de VAlpe, etc. (v. p. 254). — Par le col de la Boche-Faurio : 8 à 9 h. du refuge Tuekett à l'Alpe; tarif 3. Montée facile en 3 à 4 h. par le refuge Ernest-Caron (v. ci-dessus), au col de la Roche-Faurio (3470 m. j. Vue superbe des Ecrins; le col des Ecrins (v. cidessus; est à 1 h. 1/4 de là. Descente très difficile et exposée aux pierres roulantes, en 5 h. env. au chalet-refuge de l'Alpe (p. 252). — L'ascension de la Roche-Paiirio (3730 m.) se fait sans difficultés du plateau supé-

Erc.rfflaGna-e. PLAT. D'EMPAELS. C..v'J31','j^2s.^ Jll.E.oo. 2;A

rieur du glacier Blanc, par des pentes de neige jusqu'à l'arête S., près du sommet: 3 h. du refuge Caron, 5 h. du refuge Tuckett; tarifs. *Vue splendide sur la Barre des Ecrins.

Au Mouétiei; par le col Tuckett ou le col Jean-Gauthier, v. p. 258.

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