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I. De Grenoble à la Mure. Valbonnais et Valjouffï'ey

50 kil. do ch. de fer jusqu'à la Mure: trajet on 2 h. 20 à 2 h.' 50; 5 fr. 60. 3 fr. 80 et 2 fr. 50. Vue à droite. — Billets d'excursions de Grenoble ^^synd. d'init. , p. 197) à la Mure, avec retour en voit, par Laffrey et Yizille (v. p. 260), valables 15 jours: 9, 7 et 6 fr. (ret. par le P.-L.-M.j ou 9 fr. 40, 7 fr. 65 et 6 fr. 10 (ret. par le tramw, d'Uriage). — La ligne doit être prolongée de la Mure à Gap (p. 271), par Corps (p. 262), avec embranchement sur Yalbonnais (p. 261).

Jusqu'à St-Geoi'ges-de-Commiers (19 kil.). v. p. 267. On change de train et il faut se placer à dr. pour la vue. C'est ici que commence la *Higne de la Mure, à voie étroite et à traction électrique, excessivement intéressante par ses ouvrages d'art et qui traverse une région très pittoresque, importante aussi par ses mines d'anthracite. — D'abord une rampe de 275 mm. et des lacets au X. et au S., avec un tunnel courbe de 100 m. de rayon, et trois autres tunnels. A dr., la ligne de Ye\Ties et toujours le Drac.

27 kil. Kotre-Dame-de-Commiers (479 m.) où il y a un prieuré de 1545. Tunnel. On remonte les escarpements de la rive dr. du Drac, d'où l'on a des *coups d'œil superbes sur la vallée, les montagnes de Lans (G-rande-Moucherolle), le mont Aiguille (p. 269). dans le lointain, et. en arrière, sur le massif de la Grande-Chartreuse, etc. Trois tunnels, le 2^ de 440 m., formant une boucle. Dans le bas, à dr., une partie du chemin qu'on vient de parcourir. Pont, trois tunnels, viaduc, autre tunnel et "^viaduc de la Bivoire, à une hauteur de 300 m. On quitte ensuite la vallée du Drac et passe encore dans trois petits tunnels. A dr., le château de la Motte.

36 kil. La Motte-les-Bains (706 m. a la stat.: hôt.: Gr.-H. du Château, 160 ch.. p. dep. 8 fr. 50 ; du Bois: des Bains, ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3.50), hameau dans un ravin encaissé entre de hautes montagnes et au milieu duquel s'élève une colline (620 m.) où est V établissement thermal, un anc. château, du xiv^ s., transformé et agrandi. Il faut ^/^ d'h. pour s'y rendre de la gare (omn.). Ses eaux, bromo-chlorurées-sodiques (61°), s'emploient surtout dans le traitement des affections de l'utérus, des rhumatismes, des affections osseuses et du lymphatisme. Saison du 10 juin au 20 septembre. L'établissement est bien organisé, et c'est une station thermale paisible.

Le site des soitrces. au bord du Drac. est curieux; on y va. eni/^h,, par un sentier qui descend de l'établissement dans la prairie, traverse un petit torrent et remonte sur la rive gauche. Il y a à la iin une longue descente en lacets. Une pompe, établie dans un modeste bâtiment, refoule les eaux en utilisant une cascade de 130 m. de haut qui ne se voit bien que de la rive g. du Drac. On passe de ce côté par un pont suspendu, dit pont d'Avignonet (plus bas. un barrage formant un petit lac), et le sentier remonte sur un plateau par où l'on irait, en 2 h. Va à 3 h. de la Motte-les-Bains, au Monestier-de-Clermont (p. 268).

•260 ffl ^- •>'/• Carte, />. 69. LA M[TRE. Valhuimais et

Moiitagues iutéiessauteb à gravir aux eiiviiouh: le Munteyitard ou Signal de Notre- Dame-de-Vaulx (1713 m.); au N., en 3 h. 1/2 à 4 h.; le Senejypi (1772 m.), au S., aussi en 3 h. 1/2 à 4 h. Belles vues.

Ensuite la partie la plus curieuse de cette ligne au point de vue des ouvrages d'art. On franchit le ravin de Yaulx sur un viaduc courbe de 100 ni. de rayon, puis, décrivant une grande courbe autour du cirque de la Motte (belle vue), on passe les deux viaducs de Lonlla^ superposés sur le ravin de ce nom et séparés par un tunnel. Enfin un dernier grand lacet, terminé par un tunnel en courbe très fermée (215 m.).

42 kil. La Motte-d' Aveillaiis (867 m.). Mines d'anthracite.

Embrakch. de 3 kil. sur Notre-Dauie-âe-Vaido', qui a aussi des mines d'anthracite. — Correspond, de là pour Laffrey (v. ci-dessous); trajet en 40 min.; 1 fr.

Tunnel de 1071 m., à la sortie duquel est le point culminant de la ligne (925 m.i. — 46 kil. Peyeliagnard-Crey (917 m.).

50 kil. La Mure (882 m.; hôt.: du Nord, bon, 40 ch. dep. 3 fr., rep. 1.50, 3.50 et 3.50, onm. 1; Marron, à la gare; pode et télégr., rue du Breuil, 8, près de l'hôt. du Nord), ville industrielle de 3466 hab., avec des fabriques de clous et de toile d'emballage, des marbreries, etc. — En 1580. les réformés, aidés de leurs femmes, soutinrent à la Mure un siège héroïque de deux mois, contre le duc de Mayenne, de qui ils obtinrent une capitulation honorable. Le mont St-Simon (1213 m.), à 1 h. au X.-O., offre une belle vue.

Dk la Mcre a Vizllle par Laffrey: 20 kil.; voit. publ. du syud. d'init. (v. p. 259), en été; trajet en 2 h. et 2 h. 3/^ (4 h. en sons inverse); 3 fr. ; départ du café Déchaux. — La route traverse le plateau de la Matheysine. qui a 14 kil. de long. 5 kil. Pierre-C'hâtel. On côtoie, à dr.. le Jac de Pierre -Châtel et le lac de Petichet (930 m.; ci-devant «Petit-Chat»), séparé du précédent par le Seuil de la Matheysine (948 m.) ; puis le Grand Lac de Laffrey (911 m. d'alt.), qui a 3 kil. de long. 800 m. de large et 39 de profondeur. — 13 kil. Laflfrey (925 m. ; hôt. Charlaia:, Humblot suce, 20 ch., rep. 3 fr., p. 7 à 8), village dans un beau site, sur la route de Grenoble (42 kil.) à Corps (38 kil.). C'est à Laffrey que Xapuléou I^"-, revenant de l'île d'Elbe, rencontra le détachement de troupe envoyé contre lui, comme le rappelle une plaque aii mur du cimetière, à dr. à l'entrée du village. Au N.-E. , le petit lac Mort (930 m.). Jolie promenade de Laffrey a la 3Ioi-te , à env. 3 h. 1/4 à l'E. . au pied du Taillefer (p. 227). — Descente rapide vers la vallée de la Romanche, qui offre une belle vue; en bas, les usines de St-Pîerre-de-Mesaye et Yizille. En face, le massif de la Grande-Chartreuse. — 20 kil. Vizllle (p. 226).

De la Mure à Mens et à C'IeUes, v. p. 269.

Le Valbonnais et le ValjoufFrey.

La vallée de la Bonve. affluent du Drac, porte le nom de Valbonnais dans sa partie inférieure . entre la Mure et Entraigues . et celui de Valjouffrey au delà d'Entraigues. Cette vallée est remarquable par ses paysages et sa végétation et offre, dans le haut, des montagnes de premier ordre, se rattachant au massif du Pelvoux (R. 30).

De la Mure au Bourg-d'Oisaks : 4(i) kil. , route desservie jusqu'au Périer par une voiture de correspondance, deux fois par jour; trajet en 3 h. 1/4; 2 fr. 50.

On suit la route de Gap jusqu'au Pont-Haiit (5 kil. ;.v. p. 262),

Vuljoxffrey. LE PERIER. Cfn-te.s,p.69,2'J8. lIT.E.si. 261

d'où l'on continue à TE. par la vallée de la Bonne. — 13 kil. Valbonnals (816 ni.: hôi. Charles), gros village sur une terrasse au S. du Quaro (2610 m.), avec un château du xvn^ s. et les ruines d'un autre château. La route redescend. Deux ponts; au second, une cascade. Voir la carte p. 228.

18 kil. Entraigues (850 m. ; hôt. Chautard, simple), où la Bonne se grossit de la Malsanne, dont on va remonter la vallée. A la Salette, v. p. 264-263. Route de la Chapelle-en-Valjouifrey, v. cidessous. — La route du Bourg-d"Oisans remonte au X. dans la vallée de la Malsanne, à l'E. de laquelle se dresse le 2nc Vert (2578 m.). — 23 kil. Le Périer (885 m. ; hôt. : des Alpinistes, rep.

3 fr., recomm. ; Coste), séjour d'été avec une tour ruinée. A ^/^ d'h. à l'E., le hameau de Confolant-le-Bas, avec une jolie cascade. — 27 kil. La Chalp, à l'E. de la Pointe de Larmet {27S5 m.). — 33 kil. Col d'Ornon (1370 m.), entre le pic du Col d'Or non (2876 m.'^ et un contrefort du TaÙlefei' (p. 227), qui en sont assez éloignés à l'E. et à l'O. On en redescend dans la vallée de la Lignarre, en laissant à g. Ornoa (1250 m. ; aub. Berlioux), dont on traverse plusieurs hameaux et d'où l'on peut monter au Taillefer (V. p. 227), en 5 h. ^j^. — 43 kil. La Faute, sur la route de Grenoble (tramway), 3 kil. en aval du Bourg-d Oisans (p. 228).

De la Mure a la Chapelle-ek-Valjouffrey (Valsenestre, le Déserten-Valjoi(ffrey): 25 kil. de route, dont 18 desservis jusqu'à Entraifrues par la voit. publ. mentionnée p. 260. Voit, partie. d'Entraigues à la Chapelle.

4 fr. ; d'Entraigues au Désert, par voit, commandée d'avance à l'aub. Cros (v. ci-dessous), 10 fr. par personne.

WEntraigues (v. ci-dessus), on continue de remonter à TE. la vallée fertile de la Bonne. — 21 kil. Gh^agnolet. où aboutit le sentieide la Salette (v. p. 264». — 25 kil. La Chapelle-en-ValjoufFrey (980 m. ; hôt. Guibert, modeste ; guides, Cél. Bernard et P. Gaillard), village où la Bonne se grossit du Béranger. qui descend au X.-E. du Valsenestre. — Entre les deux vallées, le pic Turhat-de- Valsenestre (2759 m.).

Un chemin carrossable monte en 1 h. 1/4. par une superbe forêt aux essences variées, à Valsenestre (1279m.; aub. Blanc-Viah propre; guide, Lucien-Martin Blanci. hameau dans le vallon bien abrité du même nom. Plus loin, des carrières de marbre blanc, maintenant inexploitées. Ou peut passer de là : à Confolant et au Périer (v. ci-dessus), en 7 h. env., par le petit lac Laharre (2397 m.) et le col de la Romaiou, entre la Tête de Chétives (2ti47 m. ; guide, 12 fr. : vue) et la Tête de Lauvitel (p. 235); — dans la vallée du Yénéon, en 6 h. V2 ou 7 h., par la brèche de YaUenestre (2(i34 m. : p. 235) ou le col de lu Muzelle (env. 2600 m. ; p. 236) ; — ou enfin au Désert-en-Valjouffrey, en 3 h. Va? ]>aiT le col des Mannes {enx. 2B00 m.: facile). A 2 h. à l'E. du col, VAig. des 3Iarmes ou pic de Valsenestre (3057 m.; difficile; guide, 15 ou 20 fr.). — Ascension de la Grande-Roche de la Muzelle (p. 239): 7 h. 1/4 de Valsenestre, difficile; guide, 20 ou 28 fr.

Le chemin de la vallée de la Bonne continue jusqu'au Déserten-Valjouffrey (1285 m.; aub.: Cros, 5 ch. de 1 fr. 50 à 2, p, 7, Bernard; guide, Lucien Rousset), hameau situé à 6 kil. 5 de la

2(Î2 IfII^:^l- Carte?, p. '228, 69. CORPS.

Chapelle. On a, plus loin dans la vallée, une vue grandiose des Soufl3es et de l'Olan (v. ci-dessous et p. 264).

Du Désert à St-C'Jiristophe, par le col de la Mariande (difficile; H li. 1/2 (le montée ; guide, 20 f r.), v. p. 240-239. — Du Désert à la Chapelle-en- Valgaudemar (p. 264), par le col de Vaurze (env. 2600 m.), au S.-E., 8 h. 2/4 dont 41/4 de montée facile (guide, 8 fr.) ; par le col de Ttirbat-de-V Olan (2700 m.), au fond de la vallée, où sont l'Aig. et le pie d'Olan (p. 240 et 264), 9 h.', moins facile (guide, 12 fr.). Ascension dn^'c Tvrbat-de-l'Olan, v. p. 264. — L'ascension dît pic des Souffles (sommet central, 3099 m.), à l'E. du Désert, est difficile (pierres croulantes; guide, 20 ou 28 fr. ; vue superbe).

n. De la Mure à Corps. La Salette. Le Valgaudemar.

25 kil. de route de la Mure à Corps et voit. publ. deux fois par jour; trajet en 3 h. ; 3 fr. Ligne électr. projetée, v. p. 259. — Pour la Salette et le Valgaudemar, v. p. 263 et 264.

La route de Corps et Gap descend de la Mure, par des lacets que coupe le vieux chemin (3 kil.), dans la vallée de la Bonne, affluent du Drac. — 5 kil. Le Pont-Haut (aub.), pont d'origine romaine (au-dessous, deux autres ponts ruinés). On y traverse la Bonne et laisse à g. la route de Yalbonnais (v. p. 261). Ensuite on monte sur le plateau fertile du Beawnont, qu'arrose un canal dérivé de la Bonne à la Chapelle- en -Valjouffrey (p. 261). A dr., les montagnes du Dévoluy (p. 270), surtout l'Obiou (v. ci-dessous), au delà duquel apparaît le mont Aiguille (p. 269). — 12 kil. La Salle (hôt. des Voyageurs). La route court ensuite à une grande hauteur sur la rive dr. du Drac, puis descend pour franchir la gorge de la Salette (en deçà du pont, à g., le chemin muletier de la Salette, V. p. 263) et remonte en tournant à droite.

25 kil. Corps (962 m. ; hôt.: du Palais ou Duvias, 12 ch. de 1 à 3 fr., rep. 2.50 et 3, recomm. ; de la Poste, rep. 2 fr. 50), toute petite ville, sur une terrasse dominant au S. la vallée du Drac.

Dk Corps a Veynes: 43 kil. 5 de chemin carrossable. On descend d'abord 3 kil. à l'O. vers le Drac qu'on franchit par le beau pont du Sautet. Puis on remonte au S., en laissant à g. (6 kil.) PeWa/b? (928 m. ; deux aub.; guide; v. ci-dessous). — 9 kil. 5. La Posterle. — 12 kil. Les GiUardes (875 m.), fontaine double décuplant le débit de la Soidoise, affluent du Drac. On traverse ensuite la Cluse de la Baume et atteint St-Disdier (15 kil. 5; 1015 m.; atih., 2 ch.), dans un petit bassin vert. Route de St-Bonnet, v. p. 263. Au-dessus du hameau de Grand -Villars, situé à env. 4 kil. au S.-O. de St-Disdier, sur le flanc E. du Grand- P^errand (v. p. 270), M. E.-A. Martel a exploré plusieurs «chouruns» ou avens engloutissant les eaux. L'un deux, le chotirun Martin, sondé jusqu'à env. 310 m. de profondeur, dépasse tous les abîmes connus. — 21 kil. 5. Agnières; de là au Grand-Ferrand (p. 270) en 5 h., sans grandes difficultés. — 25 kil. Col d'Ag^iières (1438 m. ; gîte à la maison cantonnière), au N.-O. d'un contrefort du pic de Bure (p. 270). — 29 kil. La Cluse (1253 m.), avec les ruines d'un château fort. Enfin encore un beau défilé. — 43 kil. 5. Veynes (p. 270).

De Pellafol ou de la Posterle (v. ci-dessus), on peut monter en 6 h. avec un guide, par le Pas du Vallon (3 h.), à la Grande-Tête de l'Obiou ou Anbiou (2793 m.), point culminant du Dévoluy (p. 270); l'ascension n'est pas difficile, mais raide, et il y a un sentier forestier jusqu'à 2 h. de la cime. Très beau panorama. Un autre sentier forestier mène encore

LA SALETÏE. Cortei:.. p. 60. 2V8. III. E. 3i . •^R3

plue près de la cime, du côté de Tréviinis (hôt. des Alpes ou Rolland, 14 ch.. p. dep. 5fr.; guide), au S.-O., où l'on peut descendre eu 4h. ^/g. Voit. publ. de là à St-Maurice-en-Triives (p. 269): 12 kil., en 2 h. : 1 fr. 50. De St-Disdikr a St-Bokset: 23 kil. 5 de chemin carrossable. On passe par les belles gorges ou Etroits de la Souloise et l'on rejoint la route venant d'Aguières (p. 262), par Rioupes. — 6 kil. St-Etienne-en- Dévolmj (1263 m.; aub.): de là au pic de Bure (p. 270), au S., 5h. ^/g. La route continue vers l'est. — 11 kil. 5. Col du Noyer (1654 m. ; refuge). — 17 kil. 5. Noyer (1134 m.). — 23 kil. 5. St-Bonnet (p. 265).

La Salette. Le Valgaudemar.

De Corps a Notre -Dame-de-i.a-Salette: 9 kil. : route en partie encore fort raide et mauvaise (ch. de fer à crémaillère projeté): voit, de correspond., en 2 h. 1/2 > 4 fr. (descente 2 fr. 50); mulet, 4 fi-. Voit, partie, 12. 14 ou 15 fr. pour 1, 2 ou 3 pers. ; descente, 10 fr.

Le chemin prend au X.-E. de Corps, par le vallon de la Salette. La première partie est assez belle, jusqu'au village de la Salette (5 kil.; v. la carte p. 228). Ensuite commence la montée, sur les flancs escarpés et dénudés à g. du cirque dans le haut duquel est le sanctuaire. Xature sauvage et vue grandiose vers la fin, quand on contourne le cirque. Les piétons montent en 3 h. de Corps au sanctuaire en prenant le chemin muletier qui se détache de la route de la Mure, au delà du pont sur la Salette (v. p. 262), et qui passe par le hameau de St- Julien ^^1200 m.). — Notre-Damede-la-Salette (1810 m.), qui ne se compose que d'une église et de deux hôtelleries (300 ch., p. 6 et 9 fr.) , celle de dr. pour les dames et l'autre pour les hommes, est située sur un petit plateau entre des montagnes couvertes de riches pâturages.

C'est là qu'en 1846, suivant le récit qu'ils en firent, la Vierge apparut et parla à un garçon et une fille de 11 et 15 ans. Après enquête et malgré une opposition qui se manifesta jusque dans les rangs du clergé (une demoiselle de La Merlière fut accusée d'avoir fait cette apparitionj, l'évêque de Grenoble déclara que l'apparition «porte en elle-même tous les caractères de la vérité». Les pèlerins affluèrent bientôt de toutes parts, et ils sont encore nombreux aujourd'hui, surtout à l'anniversaire de l'apparition, le 19 septembre, et au 15 août.

L'ne église du style roman a été construite sur le plateau, de 1852 à 1861, et richement décorée, grâce à la générosité des pèlerins. Ses agrandissements postérieurs et les dimensions de ses annexes montrent que le pèlerinage est toujours eu vogue. On en visitera aussi la sacristie dont le trésor est très riche. Sur le lieu même de l'apparition, devant l'église, sont des groupes de statues qui en représentent les diverses scènes, etc. A côté de l'un d'eux, la maigre fontaine qu'ont fait couler, selon la légende, les larmes de la Vierge, et dont l'eau s'emporte et s'expédie (1 fr. le litre), comme celle de Lourdes.

La hauteur voisine surmontée d'une croix offre une vue curieuse du Dévoluy (p. 270) qu'on voit déjà bien du bas. — Plus loin, à g., est le Gargas (2213 m.), dont l'ascension est f acile (1 h. 1/2) et qui domine la vallée de la Bonne, au delà de laquelle on aperçoit les montagnes du Haut-Dauphiné. En passant à dr. ou à g. de là. par le col de Gargas ou le col d' Hurtière

264 ITJ.E.:^i. C..r>.69,228. LA CHAP.-EN-A^ALGAUDEMAK

(Va 11-; sentier), ou va en 2 h. à 2 h. 1/2 dans la vallée de la Bonne, qu'on rejoint à Gragnolet ou plus en aval, à 1/2 li- d'Entraignes (p. 261).

De Corps a la Chapelle - en -Val.gaudkmar : env. 26 kil. de route, dont 6 dans la direction de Grap (v. p. 265) jusqu'au pont de la Trinité. Voit. publ. en été, en 4 h., 6 f r. ; aller et retour, 9 fr.

Jusqu'au jJOîit de la Trinité (6 kil.), v. p. 265. On y tourne à <;. dans la vallée de la Séveraisse, le Valgaiideinar ou Valgodeinar, vallée bien arrosée et fertile qui se dirige au X.-E. vers le massif du Pelvoux (R. 30). — 10 kil. St-Firmin (950 m.; hôt. Valentin), localité principale de la vallée, sur la rive droite. Ensuite Maussuq. La vallée est surtout dominée, en face, par le pic d'Olan (v. ci-dessous). - — 17 kil. St- Maurice. Plus loin, à dr., une route venant de Gap par Chauffayer (p. 265) et la rive gauche. Puis les Roux. — 22 kil. Yillard-Loahière. A l'extrémité du vallon au N,, le pic des Souffles (p. 262). On passe ensuite sur la rive g. aux Andrieux, village privé du soleil pendant 100 jours de Tannée. — 26 kil. La Chapelle-en-Valgaudemar (1090 m. ; hôt. : du Mont-Olan, G^ueydan: téléphone), village qui est un centre alpiniste et le chef-lieu de la commune de Clémenve-d'Aïubel, ainsi nommée d'une riche héritière à qui échut le pays au xv« siècle.

Guides, à Navettes (v. ei-dessous) : de 1'^^ classe, Philomen Vincent ; de 2e classe, Jules Vincent.

Promenades et ascensions: aux Ouïes ou Marmites du Diable, dues à l'action des eaux (V2 li- a" S.); à la cascade de CJassefroide (3/4 d 'h. au N.); au lac Pétarel (2 h. 1/2 au S.-O. ; 2110 m. ; guide nécessaire).

Au Désert-en-ValjoHffrey, par Villard-Loubière et le col de Vaurze ou le col de Turhat, v. p. 262; à St-Christoj)he-en-Oisans, par le col des Sellettes, v. p. 210. — Pic Tnrhait-de-V Olan (.8030 m.): 6 h. a/4, ou 1 li. du col de ce nom (p. 262), par l'arête N.-E. On peut également atteindre le sommet par le col de Colomp (env. 2700 m.), dans l'arête S. du pic, au S.-E. du lac Laiitier (2300 m.). Très belle vue du sommet.

Pic d'Olan (3578 m.), cône liardi de schistes, presqu'aussi renommé (jue la Meije et lesEcrins: env. 9 h., escalade très difficile; guide, 40 ou 50 fr. Panorama superbe. L'itinéraire le plus facile passe par la combe Froide, le glacier d' Olan et un long couloir sur la face S. -E., par lequel on atteint la brèche cotée 3.500 m., entre la cime Xord ou C'oolidge (3578 m.; gravie pour la l'-^ fois par le rév. Coolidge en 1877) et la cime Sud ou Pendlebury (env. 8574 m. ; gravie pour la f» fois par M. R. Peudlebury en 1875). On monte aussi par la combe du Clôt, le glacier du Clôt et la face S.-O., pour gagner la cime Sud ou, au S. de celle-ci, VEimule (3510 m.). La descente sur la Lavey (v. p. 240) est considérée comme un tour de force.

Aiguille deMorges (3006 m.), au S.-E.: 6 h. 1/2- facile (guide. 11 fr.), par Navettes (1 h. 1/4), dans la combe de ce nom, au S. ; puis le col de Morges (4 h. 1/2; env. 2750 m.), à l'E. — Pics de Parières (pic Sud ou Tête de Claphouse, env. 3050 m.), plus au S.: env. 7 h., assez facile (guide, 11 fr.), d'abord comme ci-dessus, puis au S.-E., par le col de Parières (6 h. V-.»; 2900 m.), dans le glacier, au S. du pic central, le pic de Parières proprement dit (2945 m.), et par l'arête S. au sommet (1/2 b.). A 1/4 d'h. au S. du col sont les lacs de Crupillouze. — A Champoléon (p. 266) : 1° par le col de Lau^dat (5 h. ; 2740 m. ; vue), au N. du pic de Parières, passage raide mais pas difficile (8 à 9 h.); 2" par la combe des Navettes (v. ci-dessus) et le col de Val-Estrète ou Estrèche (5 h. 1/4; 2620 m.), moins intéressant (env. 8 h. : guide, 8 fr.).

CLOT-EX-VALG. C'..p. 228. 282. 60. - ///. E. SI . 265

La route de voit, du Valgaudemar se prolonge jusqu'à ^/^ h. de la Chapelle, au Casset, et ensuite il y a un chemin muletier, par la cascade du Casset (à g.j , le Bourg (à dr.) et le JRif-da-Sajj, jusqu'au Clôt- en- Valgaudemar ('1463 m.), 1 h. '/^ plus loin, cheflieu de la commune de GnUlaume-Peyronse, dont le nom a une origine semblable à celui de Clémence-d'Ambel (p. 264). A 500 m. en deçà du Clôt, près d'anc. mines de galène argentifère, est le refuye-hôtel Xavier-Blanc du C. A. F. fil lits à 1 fr., rep. 3, v. c), qui fait du Clôt un centre d'excursions.

A St-C'hristoi)he-en-Oimns (env. 10 h. 1/2)7 par 1^ (^ol de la Humide (5 h. 1/4). V. p. 240: à la Bérarde (9 h. 3/4 ou 8 h. 1/4), par le col des Rotiies (6 h.), le col du Chardon (5 h.) ou le col du Says (5h. 1/.,). v. p. 24H. Les Rouies (3589 m.), env. 7 li.. par le col des Rouies, pas difficile ; guide, 20 fr. ; V. p. 246 et 244. - Pics du Says '3372 et 3409 m.), 8 à 9 h., par le col du S ay s (dlZi\ m. ; p. 246). d'où l'on redesi.-end sur le glacier pour monter à TE.. comme du côté de la Bérarde ( v. p. 243). Cxuide. 22 fr. — Mont Giobemey (3350 m.), V, p. 244. — A Vcdlouise (10 à 11 h.), par le col du Sellar (5 h. 1/4) ou le col du Loup-en-Valgoudemar (5 h. '/•>); ^- P- 247. \u pic des Aupillous. par le premier, aux pics Jocelme et de Bouvoisiu. par le second col. V. aussi p. 247 ; guides, 20 ou 26 fr. — Pic de Verdonne ou de Chabournéou f3324 m.), env. 4 b. au S.-E.. par le col dt \'erdonn.e d h. > .,; env. 3100 m.) ; pas difficile ; guide. 15 fr. Beau panorama. - Sirac (3439 m.), cime majestueuse à 6 h. V-j au S., située à l'O. du col de Verdonne (v. ci-dessus), ascension intéressante mais réservée aux alpinistes très exercés. Cruide, 20 fr.; vue splendide. — A Champoléos (p. 266): 7 h., pénible et peu intéressant (guide, 8 fr.), par la combe de Chahoiirnéou. au S., le lac de VaUonpierre (2h.^l^; 2277 m.) et le col de Vallonpierre (Ih.; env. 2620 m.), à l'O. du Sirac.

m. De Corps à Gap. Le Champsaur.

35 kil. de route de Corps à Gap. dcï^servie par une voit. publ. ; trajet en 5 b. 1/2; 5 fr. Ligne électr. projetée, v. p. 2.59.

La route de Gap redescend de Corps dans la vallée du Drac. — 5 kil. Le Mothy, hameau A' Aspres-Us-Corps. qui est en deyà, à gauche. — 6 kil. Pord de la Trinité (773 m.), sur la Séveraisse, avant lequel s'embranche à g. la route du Valgaudemar (v. p. 264). La route remonte et laisse plus loin à g. un autre chemin par où l'on va rejoindre celui du Valgaudemar en venant de Gap. — 12 kil. Chatiffayer (911 m.), dépendance d'Aubessayne. On traverse le Drac. — 15 kil. La Guinyuette. — 22 kil. Les Barrarptes (hôt. Champ-d'Or). hameau qu'un pont relie à St-Bonnet.

St-Bormet (1022 m.; bôt. : des Alpes, 18 ch. de 2 à 3 fr., rep. 3, p. 7 à 8: Félix Para, rep. 2 fr. 50), sur la rive dr., chef-lieu du Cbampsaur (p. 266). est une petite ville connue comme patrie du duc de Lesdiguières (1543-1626). longtemps le chef du parti calviniste dans cette contrée, mais qui abjura en 1622 et consentit dès lors à combattre ses anciens coreligionnaires pour avoir le titre de connétable. — De St-Bonnet à St-Disdier. v. p. 263; route du Champsaur, v. p. 266. — L'ascension de Chaillol-le- Vieux (p. 266), à l'E., se fait également de St-Bonnet, en 7 h. 1/2 env., par le hameau de Chaillol (2 h. ï/.,). le refuge de Chaillol (1 h. 1/4; 1780 m.), au C. A. F., le col de la Vénasque (1 h. 1/4), etc.; V. p. 266.

La route remonte en quittant la vallée du Drac, que suit une

266 III- F. -^t. Carte, r.6.9. T'HAILLOL-LE-VIEUX.

route menant dans le Champsaur (v. ci -dessous). — 24 kil. 5. Brutinel, relais. — 27 kil. Laye (1204 m.).

30 kil. Col Bayard (1246 m.) , où il y a une auberge-refuge. Vue au N. sur les massifs du Chaillol, de l'Autane et de VAiy. de Glaize (2143 m.). — 31 kil. Chauvet (1234 m.). La route redescend ensuite rapidement, en lacets. A g., la route du col de la Manse (v. ci-dessous), et on aperçoit Gap, on l'on arrive près de la gare.

37 kil. Gap (p. 271).

Le Champsaur.

Le Champsaur est la liante vallée du Drac, jadis très fertile, mai.s que ie déboisement a ravagée. Ou travaille sérieusement à reconstituer ses forêts. L'alpiniste trouve encore de belles excursions à faire à l'extrémité de la vallée, mais elle est très chaude en été.

En venant de Corps, on rencontre à g., à 500 m. au delà de Brutinel (v. ci-dessus), une route de voit, qui va rejoindre, par la rive g. du Drac (5 kil. 5), la route qui mène de Gap dans le Champsaur (v. ci-dessous), et il y en a aussi une de St-Bonnet (p. 265) par la rive dr. (10 kil. 5).

De Gap a Okciéres: 30 kil., route et voit. publ. (5 h. ; 3 fr.), parle pont des Corbières (25 kil.), où il faut quitter la voiture si l'on veut gagner Champoléon (4 kil.).

La route d'Orcières se détache, à dr., de celle de Corps à 3 kil. 5 de Gap (v. ci-dessus). — 9 kil. 5. Col de la Marne (1268 m.), où il y a un refaye iiational (gardé). — 13 kil. Pont-de- Frappe, où aboutit la route de Brutinel (v. ci-dessus). — 16 kil. La Plaine, où l'on rejoint la route de St-Bonnet. Au N., Chaillol-le-Vieux (v. cidessous). — 20 kil. 5. Pont-du-Fossé (1120 m.; aub.), où on traverse le Drac. A g., un château et un aqueduc ruinés. — 25 kil. Pont des Corbières, à la bifurcation des routes.

Oreières (1402 m.; hôt. de la Poste, modeste), jusqu'où va la voiture, à 5 kil. à l'E., n'a déjà plus guère d'importance pour les alpinistes. A env. 3 h. ^/^ au N.-E., les jolis lacs des Esfaris (env. 2500 m.; mulet, 5 fr.).

Champoléon ou les Borels-en-Champoléon (1268 m. ; deux aub. : guides, J. Vincent et Borel), à 4 kil. au N. de la bifurcation, est un tout petit village, en communication avec le Valgaudemar par les cols mentionnés p. 264 et 265.

Champoléon est le meilleur point de départ pour gravir, à l'O., CtLaillol- le -Vieux (3163 m.), principal sommet au S. du massif du Pelvoux, composé de granités à amphibole, et un belvédère de premier ordre. L'ascension se fait en moins de 7 h., par un sentier muletier passant au col de la Vénasque (4 h. 1/4; env. 2550 m.), où aboutit aussi le chemin de St-Bonnet par le refuge (p. 265), puis, le long d'un canal d'irrigation, au col de Rebeyrou (1 h. 1/4'» 2716 m.), à env. 1 h. 1/2 djx sommet. *Panorama immense et l'un des plus beaux qu'on puisse avoir sur les Alpes du Dauphiné. — Descente sur St-Bonnet (5 h. i/.j), v. p. 265. On peut aussi redescendre sur la Chapelle-en-Valgat/demar (p. 264), en 4 h. 1/.^ à 5 h., avec un guide, soit au N., par le col de Londenière ou dît

POXT-DE-CLAIX. Carte, p. 69. III. R. 3-2. 267

Sellon (2 h.) et la combe des Xavettes (s/^d'h.t p. 264), soit (plus long et plus compliqué) par le col de Mancros (2900 m.) et le glacier homonyme, iroù l'on descend également à Xavettes.

Un chemin stratégique relie Champoléon à VaUouise (p. 246), par le col de la Cavale (env"2740 m.) et le col du Haiit-3Iartin ; course longue et peu intéressante. — Au S.-O. de Champoléon, le S ohi lie- Bœuf {2546 m.) présente sur ses flancs, accessihles par des sentiers forestiers, de curieux rochers de 20 à .SO m. de haut, dénommés Demoiselles.

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