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De Gap àBarcelonnette et à la frontière

I. De Gap à Bârcelonnette : 23 kil. de ch. de fer jusqu'à Prunieres: trajet en 35 à 55 min; 2 fr. 70, 1 fr. 80 et 1 fr. 20. — 41 kil. de route de là à Bârcelonnette: service de voit. publ. (toute l'année) et d'autocars (du 1er juill. au 19 sept.): trajet eu 4 h. ou 2 h. 3/4; 3 fr. 50 ou 5 fr. Se hâter pour avoir de la place dans la voiture. Chemin de fer projeté. — Passeport, v. p. 108.

Jusqu'à Primières (23 kih), v. p. 272. La route prend au S.. traverse la Durance et passe à l'O. du majestueux promontoire du Urand-Morgon (p. 272), sur le versant de l'un de ses contreforts, d'où l'on a une belle vue. — 13 kil. Ubaye (742 m. ; hôt. Derbez), où l'on arrive dans la vallée de ce nom.

La vallée de l'Ubaye, dont la rivière est un affluent de la Durance, forme un peu plus haut une gorge, commandée sur la rive g. par le fort St-Vincent. La route passe de ce côté, où elle est taillée dans le roc et où il y a des tunnels. 2 kil. avant le Lauzet, à dr., la route de Digne à Bârcelonnette (v. p. 289), et le pont du Pas-de-la- Tour, de 50 m. de haut.

21 kil. Le Lauzet (963 m.; hôt. Miolau) . près d'un petit lac («laus») qu'on longe ensuite à droite. Belle vue en arrière. En avant se voient bientôt, jusqu'au relais du Martinet, les pics de la Séolane, du Grand-Kembert ou Roche-Bénie et de la Eéande. On franchit le Graiid-Riéou ou Eiou de la Blanche. — 26 kil. Le Martinet. On retraverse ITbaye et la vue est bornée. — 30 kil. Revel (hôtel), en face de Méolans, où il y a, entre le pont et l'église.

2Hi TJl.Ji.:iF^. C'rnii;,>-377. KARCELONNETTE.

iiiu' l)cllc Miiartiiiif! (le créants». — ;{4kil. Les ^'huiles. Ensuite la Vil liée s'élaroii ])eaucoiip. A g., le Kiou Boiirdoux (v. ci-dessous).

-H kil. Barcelonnette (1133 m.; hôt. : da Nord, des Alpes, au même propr. et bons, 100 ch., rep. 2 fr. 50 et 3), ville de 2405 liab. et chef-lieu d'arr. des Basses-Alpes, sur la rive dr. de l'Ubaye, dans une belle vallée assez chaude, que dominent la Mée ou Painde- Sucre (2563 m.) et les Séolanes (v. ci-dessous). Elle a été fondée en 1231 par Raymoud-Bérenger, comte de Provence, de la maison de Barcelone, et elle a appartenu tour à tour à la Savoie et à la France, qui l'a gardée depuis le traité d'Utrecht (1713), en échange de Château-Dauphin (p. 280). Aucune ville n'a peut-être autant souffert des guerres de frontières que Barcelonnette. — Tour CardinaUs, du xv® s., un ancien clocher. — Fontaine avec un buste du député Aut. Manuel, originaire des environs (1775- 1827), par David d'Angers. — Beaucoup d'habitants vont en hiver exercer dans la ])laine diverses industries, et il y en a qui émigrent en Amérique, surtout au Mexique, où les «Barcelonnette» sont les maîtres du commerce des nouveautés. On y voit de belles maisons à l'E., où se trouve aussi le i)etit musée Chabrand, composé de collections d'histoire naturelle, etc.: s'adresser à la mairie.

Barcelonnette est entourée de montagnes pittoresques, encore peu connues des touristes, mais où il y a quantité de belles excursions à faire, au moins au commencement de la bonne saison. Dans la chaîne qtii sépare l'a vallée de l'Ubaye de celle de la Durance, au N., se trouvent le Grand-Bérard (3047 ni.), sa plus haute cime, en face de Barcelonnette, qui se gravit en 6 h., par le col de la Pare (4 h. 1/2; 2661 m.), situé au S.-O.; à dr. de là, la Tête de C'roîièft ou Petit-Clausia (2937 m,); à g., la Tête du Petit- Parpaillon ou Grande- Ejyervière (2889 m.): derrière, le Grand-C'oinbal (p. 273), etc.: dans la chaîne au N.-E., derrière laquelle se trouve Larche (p. 286), la Tête de Cugnret (2905 m.) et la Tête du Rouchas-Grand ou de Siguret, dite erronéraent Sommet de Vallon-Long (3039 m.), etc. — On visite encore les travaux de correction et de reboisement dans la vallée du Riou BourdouT ou Bourdous (2 h. 1/2 à l'O.: route de voit.), le plus terrible des «torrents à lave» de la région.

Route de Digne, v. p. 289; route de St-Paul, v. p. 285.

De Barcelonnette à Uvernet (v. ci-dessous), à Fours (1660 m.) , dans la vallée du Bachelard et, par une route pittoresque, jusqu'au col de la Cayolle; v. p. 466. — A St-Etieniie-de-Tinée, v. p. 464.

De Barcelonnette a Allos (Colmars et St -André -de- Méouilles): .35 kil. 5 de route. Eaceourcis considérables pour les piétons. — La route prend dans le haut de la ville la direction du S., remonte d'abord la vallée du Bachelard, affluent de l'Ubaye (à g., le village d' Uvernet), et serpente au bout de 1 h. au-dessus des gorges de la Malune. Route très pittoresque, mais pays presque désert. — il kil. 5. Les Agneliers-Bas, hameau d'où Ton peut faire à l'O., en 4 h. i/., env., avec un guide (4fr.), l'ascension facile du Roc de la Gronde-Séolane (2910 m.) qui jouit d'une très belle vue. De l'autre côté de la vallée est la Tête du Lan (2682 m.), dite à tort le Chapeau-de-Gendarme. La route continue de monter en lacets. — 20 kil. Col de Valgelaye ou d' Allos (2250 m.) , à 300 m. en deçà duquel il y a un refuge national (gîte et provisions); très l)ene vue, notamment sur la grande masse calcaire du Roc de la Grande-Séolane. Ensuite une descente en lacets dans la vallée du Verdon (raccourci). — 25 kil. Chalet-refuge (1950 m. ; 4 ch.). — 27 kil. La Faux (1659 m. ; aub.).

35 kil. 5. Allos (1425 m. ; auh. Pascal, recomm.), village ancien, jadis une ville fortifiée, et petit séjour d'été, au S. de la Rochegrande\M^2 m.).

.ST-l'AUL. Cartfi, p.. 177. TTr.B. an. .2H:>

D'AlloK au lue d'Aflo.i. à 3 li. à l'E.. pxmirsion reconiinaiifléc (guide. H fr. 50: mulet, 6). Le chemin muletier suit la rive dr. du Chadimim (cascade) et atteint le lac par la cabane forestière au Lana (2 h. '/a)- Les piétons peuvent y monter, avec un guide, sur la rive g. sous bois. Le lac d'Allos (2237 m.), belle nappe d'eau de 50 bect. de superficie et S.''» à 45 m., de profondeur, se trouve dans un cirque sauvage, dominé par la Grande-TotiT (2745 m.: 1 h. '/•'''• au S.-E. Refuge du C. A. F. (non gardé, clef chez le pêcheur: 2 ch.. 7 lits à 1 fr.) et cabane de pêcheur, avec restaurant et barque (de juillet à sept.). Au X. du lac. le mont Pela ou Pelât (3053 m.), accessible par un bon sentier (3 h. du lac: 5 h. '/.> d'Allos: vue étendue). On peut se rendre en 4 h. du lac d'Allos à Colmarft (p. 290), par le col de VEncomhrette. la vallée de VEysmnet et C'iignon- Haut et C'iignon-Bas. A Estenig. v. p. 466.

D'Allos à Colmars et St-Aiidré-de-Méouilles, v. p. 290.

H. De Barcelonnette à St-Paul et à Maljasset CMmirin) : 36 kil. ; route se confondant en partie avec celle de Coni par Larche (v. p. 286) ; voit. publ. jusqu'à St-Paul (22 kil.), trajet en 2 h. V-.'. 2 fr.

2 kil. Faucon, qui a uue vieille église. — 8 kil. Jaiisiem (1287 m.; hnt. Meyran, rep. 2 fr. 50). jolie localité, avec des villas (le «Mexicains». — 13 kil. C<>nfJamine-ChâteIarfï (1308 ni.; hôt.), on aboutit la route d'Embrun par le col du Parpaillon (v. p. 273). — l'nis le fort Tournovx (1720 m.), à g. : ouvrages étages et en partie creusés dans le roc. — 14 kil. 5. Gleizolles. où on laisse à dr. la route de Larche (v. p. 286). Plus loin, après deux ponts, le Pas de la Rei/ssole. où la route est taillée en encorbellement.

22 kil. St-Paul ou St-Paul-sur- Ubaye (1470 m. ; hôf. Hellion : guide. Paul Agnel), bourgade sur PUbaye, qui a des carrières de marbre vert. A dr., le Brec du Chambeyron fv. ci-dessous).

De St-Paul à Guillestre par le col de Vars, v. p. 279. — Il y a à lE., à la frontière, de nombreux sommets dépassant 3000 m.; l'un des principaux, la cime calcaire escarpée du Brec du Chambeyron (3388 m.: Aiguille, V. ci-dessous), se gravit en 7 h. 1/2 à 8 h. de St-Paul, avec un guide, par Grande-Serenne (v. ci-dessous), le *pont du Châtelet ou C'astellet (118 m. de haut), sur l'Ubaye, Fonillouze {2\i.\ 1852 m.: guide), plusieurs petits lacs et le col de la Gippiera (2918 m.), à 1 h. 3/^ au N.-E. du sommet. Course assez difficile, roches croulantes.

24 kil. Petlte-Serenne; 25 kil. Crrande-Serenne{\. ci-dessus). — 28 kil. St- Antoine. La vallée se resserre encore et devient sauvage; tunnel. — 31 kil. 5. La Blachière. — 34 kil. La Barye (1859ra.).

36 kil. Maljasset (1910 m. ; auh. André)., avec des carrières de beau marbre vert. L"u peu plus loin, Péglise paroissiale de Maurin.

Dans la vallée du Guil par les co/.s de Girardin et de Troucfiet, v. p. 279. — Au S. de Maliasset. un sentier muletier mène au col de Mary ou de Maurin (2 h. V2; 2654 m.) et de là à Saretto (2 h. 1/2; P- 286). — La Pointe Basse de Mary (3129 m.) est un beau belvédère d'accès facile, à 3 11. 1/2 ou 4 h. au S.-E. de Maljasset. — Il faut env. 7 h. pour gravir l'Aiguille du Chambeyron (3400 m.), au S.: difficile. Belle vue.

Le chemin qui continue de remonter la vallée passée à C'ombe-Brémond (1/4 d'h.), au lac du Paroir ou mieux Praro^tart (V4 d'h. : 2046 m.), au Gû (V4d'h.: 2065 m.), de là à g. aux Blarettes (35 min.: 2254 m.), etc., et il atteint à 3 h. 1/2 de Maljasset le col de Longet (2714 m.: refuge ouvert et refuge militaire), beau plateau d'où l'on descend en 4 h. V4 à Casteldelfino (p. 280). Il y a des lacs en deçà et au delà. Belle vue du Viso. En obliquant à g', du côté italien du col, on atteint facilement, en 1 h. 1/2; le col Blanchet (p. 280); belle vue sur le massif du

1>86 ni.H.dn. Varir.p.-.ni. LAKCHK.

Pelvoux et surtout, à 10 min. au N., sur le mont Viso (descente à St-Yérau, 2 h. V2, V. p. 280). — Au N.-U. du col de Longet est la Tête des Toillies ou Touaïlles (3179 m.), dite aussi la Niera, tour originale de roche serpentineuse d'un vert sombre, que les alpinistes excercés peuvent escalader sans difficultés spéciales en 1 h., en tournant à g. en deçà du col. Très belle vue, particulièrement du Viso. — En prenant à dr., 1 kil. après le Gâ (p. 285), on arrive en 1 h. 1/2 de là à la cabane de Ruhreii (2353 m.), d'où le G-rand-Kubren ou mieux Eébrent (3341 m.) se gravit sans difficulté en 3 h., par la crête au fond du vallon et l'arête 8., où est le lac Mongioja (3092 m.). *Vue magnifique du sommet. On recommande toutefois d'aller, soit directement de la crête de Mongioja, soit du sommet même, au mont Salsà (332(3 m. : 40 min. à l'E., facile). La *vue y est plus dégagée vers le mont A^iso et la plaine. — On peut encore faire de Maljasset, sans grandes difficultés, l'ascension de la Pointe de la Fovt- Sancte (p. 279; 5 h. à l'O.). — Au S.-E. du Gâ (p. 285). un sentier en partie mal tracé mène au col de Lautaret, de VAutaret ou de CJhahrih-e (2873 ou 2879 m. ; croix et vue) et de là à €asteldelfino (8 h. du (là: p. 28-0).

m. De Barcelonnette à Làrche: 26 kil.: route et voit. pnbl.. Iryjet eji 4 h.. 2 fr.

Jiisi|irà (yleizolle.s (14 kil. 5), v. \). 285. Moiitéo raide à TE., dans la vallée de l' Ubayefte. — 19 kil. ^Ie;/ronnes (l')99 m. ; hôt. : .Jeati. 12 cil., p. ô fr. ôO, assez bon ; des Alpes, rep. 2 fr. 50 et 3), villa<j;o éprouvé plusieurs fois par des glissements de terre. Au S., la ftn^ët de la Sylve, sur les flancs de la chaîne que domine la Tête du Rouchas-Grand (p. 284) ; au N., les sommets calcaires de la Courbe (3085 m.) et de VOarse (3063 m.). — 24 kil. Ceiiamussaf.

26 kil. Larche (1697 m.; hôt. de la Paix, assez bon).

.Vu N. de Larche. un cliemin muletier passant non loin de la huUtrl' de Viraysse (2780 m.), le plus haut point des Alpes françaises habité toute l'année, mène en 8 h. '/^ au col du Saufron (2(>89 m.; refuge du C. A. F., un peu en deçà). Du côté italien, le sentier est moins bien tracé. On y peut descendre à Saretto (2 h. Vs; IS'^O ^•) st. par une route carrossable, dans la belle vallée de la Maira, à Prazzo (1030 m.; aub.).

De Larche à Ht-Etienne-de-Tinée (p. 464): 8 h, 1/4» route de chars, puis mauvais chem. muletier se détachant à Malboisi<et (1 kil.) de la route ci* dessous et passant par la vallée du Lauzanier, couverte de vastes prairies en partie tourbeuses et à riche flore, avec deux jolis lacs et, près du plus grand, une petite chapelle (3 h. de Larche); puis par le P«.*! de InCordlf (2671 m.), à rO. de V Eiicha^traye (2955 m.).

La route continue à monter jusqu'au col de la Madeleine (32 kil. ; 1997 m. ; chapelle), dit aussi col de Larche sur le versant italien, et vol de V Argentière sur le versant français. 11 est un des plus faciles des Alpes et célèbre surtout par le passage de l'armée française en 1515, avant la bataille de Marignan.

Sur le versant italien, près du col, une caserne de carabiniers, la douane et le beau lac de la Madeleine (1974 m. ; aub.). Riche flore. Plus loin, à 7 kil. du col, V Argentière, eu \ià\. Argentera (1690 m.; hôt.). De là à Vinadio, Borgo S. Dulmazzo et Coni (68 kil. ; voit. publ. du col, 4 fr.). A. Vltalie septentrionale, par Baedeker.

Au N.-E. du col, sur la frontière, la. Pointe de la Signora (211Q m.): derrière, le beau vallon de V Oronaye et le col de Rubitrent (2520 ou 2494 m. ; 2 h. du col de la Madeleine), de chaque côté duquel il y a plusieurs lacs et par lequel on peut descendre à l'Argentière (v. ci-dessus; chemin muletier). Il est dominé au N. par le beau pic calcaire de la Tête de Moyse (3110 m. ; escalade pas trop cfifficile. 5 h. 1/2 de Larche; vue superbe).

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