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Vallée du Guil, Queyras et mont Viso

I. De Mont-Dauphin-Guillestre à Abriès: 35 kil., voit. ])ubi. tous les jours et cars alpins dans la saison; trajet en 5 h. 40 et 5 h. 20; 5 fr. ; jusqu'à Château-Queyras. 3 h. ^U ^t 3 fr. 50." — Passeport, v. p. 108.

Station de Mont-Dauphin-Guillestre (895 m.), v. p. 273. La route passe au pied du rocher de Mont-Dauphin et traverse une plaine, où se réunissent le Guil et la Chagne. — 3 kil. Guillestre

VALLEE Di: aUlL. Carte, p.69.- III. E. 34. 079

(950 m.: hôt. Tnibert. vprnnini.). jjptitp ville d'origine ancienne. Eglise (lu xv!*" s. avec porche comme à celle d'Embrun fp. 273). Fontaine érigée en mémoire du général J.-B. Albert, de Guillestre (1771-1822;. La maison de Lavalette renferme un petit musée locaL

Il y a, aux environ." immédiats de la ville, de beaux points de vue sur les hauts sommets derrière Vallouise (p. 246). — A 20 min., sur les Itords du riuil, à g. de la route d'Abriès. la C'harrière ou Btœ des Masques. curieux corridor naturel formé par l'incomplet basculage d'une énorme tranche de roche, disjointe sans avoir culbuté.

De GriLLESTBE A St-Pall: 27 kil. de route carrossable, la plus facile ])our passer de la vallée du Guil dans celle de l'Ubaye; env. 5 h. 1/2 ^ ^ Jide marche, dont 4 h. 1/4 (17 kil.) jusqu'au col. dans la vallée de la Chaqvc, au S.-E., où l'on passe à Vars (env. 2 h. ; 1660 m. ; aub.); puis par le reftige iintional (1 h. 3/^; gardé) et le col de Vars (1/2 b-; 2115 m.), d'où l'on redescend dans la vallée de l'Ubaye (6 kil.). - St-Poiil. v. p. 285.

De Uuillestre a Maljasset, par le col de.s Houerts (Font-Savcte) : env. 10 h., intéressant mais pénible. On va par la vallée de la Chagne (v. ci -dessus), puis à g. par celle du Rioiibel. au hameau abandonné d'E.screins (3 h. ; env. 1840 m.), à partir duquel il faut un guide. Le cul des Houerts (env. 2750 m.) est 3 h. plus loin dans la même direction ou à l'E., et l'on en redescend au N.-E. en 1 h.'^U env. à MoJjaaset (p. 285). D'Escreins, on peut faire l'ascension de la Pointe de la Font-Sancte ou Font-Sainte (3370 va.), prini'ipale cime du Queyras. puisque le Viso n'en fait point partie. Elle demande 7 à 8 h., et c'est une belle course de montagne d'abord par le vallon qui mène au col. à g. duquel est le sommet, puis par un couloir de neige où il y a un passage assez difficile. ^Panorama immense et superbe, du Mont-Blanc aux Cévenues et des monts d'Auvergne aux Alpes Maritimes. •

La vallée du Guil qui forme l'artère principale du Queyras. devient très intéressante à 2 kiL de Guillestre. L'anc. route, dite de la Viste, y monte à une grande hauteur, par une rampe d'où l'on a en arrière une belle vue du massif du Pelvoux. La nouvelle route se dirige directement vers la -combe du Queyras, défilé sauvage entre de hautes murailles de rochers, qui s'étend, avec une interruption de 2 kil. au Yeyer (p. 280), jusqu'à 2 kil. 5 en deçcà de Château-Queyras: la route y passe en encorbellement et en traversant deux tunnels. Beaux coups d'œil sur la combe et sur le massif du Pelvoux. De l'autre côté, la crête de Catuiat qui s'élève jusqu'à 2455 m., au Roc Saphie.

9 kil. La Maison-du-Boi (aub.). hameau ainsi nommé à cause d'un privilège royal accordé autrefois à l'hôtelier. Il est situé au débouché de la belle combe de Ce'dlac qui s'élève à dr. entre des hauteurs boisées et qu'arrose le Cristillan.

De la Maiso>'-du-Roi a Maljasset fMaurin), par le col de Girardin ou par le col de Tronchet. env. 5 h. 3/^ ou 5 h. Les alpinistes peuvent se passer de guide, s'il fait beau. Ou passe d'abord par Ceillac (1630 m. ; aub.;). village à 8 kil.. où aboutit le chemin de Château-Queyras par le col du Fromage (v. p. 280); puis on continue à dr. par le vallon du Melezet (plusieurs hameaux) jusqu'à St-C'laude (3/4 d'h. à 1 h. ; 1800 m.), où les deux sentiers se séparent. En prenant encore à dr.. on passe au lac Ste-Am>e (2 h. 1/4; 2418 m.). où il y a une chapelle, au N.-E. de la Font-Sancte (v. ci-dessus), et on atteint le col de Girardin (1 h. 1/4; 2699 m.), d'où 1 h. suffit pour redescendre h Maljasset (p. 285). — Le sentier de l'autre vallon traverse deux hameaux, passe en vue d'une belle cascade et atteint en 2 h. 1/2 le col de Troiichet (2666 m.), à env. 1 h. 1/4 de Maljasset (p. 285).

280 III H- 34. - Carte, p. 69. CHATEAU-QUE YRA8.

La route qui va maintenant longer le torrent, le traverse trois fois dans une première gorge. — 16 kil. Le Veyer, et bientôt encore un pont. — 17 kil. La Chapelae : puis un nouveau détilé, avec un pont. Ensuite on monte par des lacets entre des pentes arides, où croissent des pins et des sabines, et on gagne un petit col dominant la combe d'Arvieux, par où descend la route de Brianyon par le col d'Izoard iv. j). 278), et on aperçoit Château-Queyras.

23 kil. Château-Queyras (1340 m. ; hr.t. : Pu y-Coi, desVoyayears)^ localité qui a un peu d'importance grâce à son vieux château fort, dans un site des plus pittoresques, sur un rocher au milieu de la vallée, dont l'autre versant est boisé. Au fond, le Bric- Bouchet (p. 281). '

Au S.-E., le Sommet Bûcher (22H0 m.), accessible en 3 h. par une route stratégique. Vue étendue. — A dr. de là, la belle vallée de Bramousse, par où l'on peut aller en 6 h. à dos de mulet à Ceillac (p. 279). On passe par le petit col du Fromage (2269 m.), où l'on monte aussi de Molines (v. ci-dessous), en 1 h Va- *Vue admirable de ce col, au N., sur les fières aiguilles calcaires appelées les Mamelles (2618 et 2722 m.), que les alpinistes expérimentés peuvent escalader en 1 h. V2 (guide, 12 ou 18 fr.); au S., sur la chaîne de Ceillac, où la Saume (3203 m.) et les Henvières (3271 m.) sont couvertes de glaciers escarpés.

De Château-Queyras à Briançon (Rochebrune), v. p. 278-277.

La route se rapproche ensuite de nouveau du Guil. — 26 kil. Ville-VielUe (1378 m. : hôt. Meyer, modeste), qu'on laisse à dr.. au débouché de la vallée de VAlyue-Aynelle ou Ai y ne- Blanche.

Une route de voit, y monte, par un paysage verdoyant, à Molines-en- Queyras (5 kil. 5; env. 1750 m.; aub.). En aval, sur la rive opposée, un groupe de «colonnes coiffées» (v. p. 272), mais dont une seule, dite la Barome, haute de 15 m., est intacte. Belle vue en arrière, sur le pic de Rochebrune (p. 278). — Au S.-O. de Molines se trouvent le petit col du Fromage et les Mamelles (v. ci-dessus), que masque toutefois une première chaîne de montagnes. Le chemin se bifurque à Molines. A dr., on va à St-Véran (6 kil. ; hôt. Fine, modeste; guide, v. p. 281), village le plus élevé de France, à 1990-2050 m. d'alt., divisé en quatre quartiers, de peur des incendies, et habité en grande partie par des protestants. On peut continuer, par des chemins muletiers, vers le col de St-Véran (env. 3 h. Vj; 28U m.), à g., ou vers le col Blanchet (4 h.; 2909 ou 2897 m.; p. 285), à dr., au N.-E. de la Tête des Toillies (p. 286), pour redescendre vers Casteldeltino (4 h. 1/4 à 4 h. 1/2; ^- ci-dessous). Au S.-E. de la Tête des Toillies (p. 286) se trouve le col de la Noire (env. 2700 m.), à 4 h. 3/4 de St-Véran, par où l'on va ordinairement de ce côté à Maljasset (8 h. V2 de descente; p. 285). — Col de Longet, v. p. 285.

A g. après Molines, on monte, par un chemin plus fréquenté qui passe encore à Pierre-Groi<se ou Pejjregrosse et Fongillarde (1 h. ; 1960 m. ; aub.), au col Agnel (2 h. V4; 2699 ou 2744 m.; belle vue du mont Viso; riche flore), à 1/2 11- en deçà duquel il y a un anc. hospice-refuge (2498 m.), transformé en poste de gendarmerie (fermé en hiver). Le col est au S.-O. du Pain-de-Sucre (v. ci-dessous). Le chemin redescend, en vue du mont Viso (à g, ; p. 282), dans la vallée de la Varaïta, où le rejoignent les sentiers des cols de St-Véran et Blanchet (v. ci-dessus), et il mène en 4 h. 1/4 à Casteldelfino ou Château- Daîiphin (1296 m.; hôt. de France), toute petite ville qui appartint au Dauphiné jusqu'en 1713, où elle fut échangée avec le Piémont contre Barcelonnette (p. 284). On peut rentrer d'Italie en France par le col de Valante et aller par là au mont Viso (v. p. 282).

L'Aiguillette, dite aussi le Pain-de-Sucre (3202 m.), au N.-E. du col Agnel, se gravit assez facilement de là en 2 h. La vue y est très

ABR1E8. Carte, p. 69.- m. E. 34. 281

belle. — Plus loin est le pic Asti (3168 m.), dont les roches esearpées et friables rendent l'ascension difficile. Ensuite la Grande-Aiguillette (.3297 m.), qui se gravit sans grandes difficultés du col Agnel, en o h. env.. et dont la vue n'est pas moins belle. - 3 h. plus loin, le Cvl df Valante (p. 282). - On peut rentrer du col Agnel dans la vallée du Guil. au N.. par le cul Vieu.r (i/.. h. ; 2738 m.) et le vallon de Foréant.

30 kil. Aiguilles (1450 m.: Grand-Hôtel, en construction pour 1910; hôt. du Conmierce), village reconstruit de nos jours, à la suite de plusieurs grands incendies, et dont les riches villas rappellent que quantité de ses habitants vont faire le commerce en Amérique, comme ceux de Barcelonnette (p. 284). et en rapportent des fortunes considérables.

35 kil. Abriès (1552 m.; hôt.: Gi'aiid- Hôtel, ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3.50 et 4, p. dep. 8, recomm. : de la Poste, du Mont-Viso, plus modestes), anc. chef-lieu du Haut-Queyras, auj. fréquenté comme séjour d'été. Il s'y tient des foires importantes. Belle éylise romane : anc. marché couvei'f. Sur le versant X. en deçà du village, au-dessus de la route, un calvaire précédé d'oratoires. Grandes forêts de mélèzes.

Guides: Ant. Véritier. d'Abriès; Abraham Isnel. de St-Véran (p. 28U); Ant. Albert, de Ristolas (v. ci-dessous).

Le vallon du Bonchet qui s'élève vers le N., tourne ensuite à TE., au bameau du Roux (Ih.: 1767 m.). et forme dans cette partie la jolie combe de Yalpreveyre. Des chalets de Valprevei/re (1859 m.), à 6 kil. d'Abriès, se détache, au S.-E., le riant vallon d'Urine qui mène au col d'Urine (2537 m.). C'est de ce côté qu'on fait, au S., l'ascension pénible mais facile de la Tête de Pelvas. Paravas ou Bric d'Urine (2936 ou 2929 m.), qui demande 5 h. i,'., d'Abriès (guide. 8 ou 11 fr.). C'est un cône de roche éruptive d'où la *vue est grandiose et très étendue. On peut aussi y monter directement d'Abriès. en 5 h. env., par la Collette de Jily (2 h. Va)' îiu S.-E. du Jihj (2473 m.; belle vue). — A l'extrémité du vallon du Bouchet se trouve, sur la frontière, le Bric-Bouchet ou Pointe Bouder (3003 ou 2998 m.), dont l'ascension, recommandée aux seuls alpinistes exercés (corniches sur rochers à pic), demande 5 h. i;., d'Abriès. Guide, 12 ou 18 fr. On y va par Yalpreveyre et la Passette (2875 m.; 5 h.). — Si. du hameau du Roux (v. ci-dessiis'i, on continue vers le N.. on passe ■d la Montette (Vj h.; 1852 m.), à l'extrémité d'un autre vallon qui se dirige à l'E. vers les cols St-MaHin ou d'Abriès (2650 m.), et l'on va au Bric-Froid ou Pointe Ramière (3310 ou 3304 m.), aussi sur la frontière. L'ascension en est assez facile. Elle prend env. 6 h. d'Abriès. Guide, 8 ou 11 fr. *Yue des plus belles. — Un sentier mène en 3 h. V4 au X.-O. de la Montette, par le val Fotirane, au col des Tiirres ou Tiirras (2810 ou 2807 m.), par où l'on passe dans la vallée italienne de ce nom. à Turres, Boiisson et Césanne (5 h.), sur la route à'Oulx (v. p. 277).

n. D'Abriès au mont Viso. — La route carrossable se prolonge plus loin au S.-E. dans la vallée du Guil, jusqu'à 5 kil. au delà de l'Echalp (v. cidessous), menant vers des cols assez fréquentés, où il n'y a plus toutefois que des sentiers. On projette de continuer la route jusqu'à la bergerie du Grand-Vallon, et phis tard, par le tunnel de la Traversette. jusqu'en Italie.

A 3 kil. 5 est le village àeJRisfolas (1633 m. : guide, v. ci-dessus), à 2 kil. 5 de là le hameau de la Monta (1660 m.: aub.) et 1 kil. 5 plus loin celui de VEchalp ou la Chalp (1695 m.).

Entre la Monta et l'Echalp se détache au X.-E. le sentier du col Lacroix ou de la Croix (3 h. 1/2 d'Abriès; 2320 ou 2309 m.), à env. 1/4 d'h.

282 m. B.. 34. -Carte, p. 6.9. MONT VLSO.

en deçà duquel il y ;i un ;ni('. refusf national (28ii(i m.), transformé en poste de gendarmerip et terme en hiver. Vue grandiose de ce col sur le Viso et le val Pellice. On en descend en 1 h. 1/4 " Vaiih. t'iahotta rlfl Prà (1732 m.) et de Là en 2 h. V- à la petite ville de Bnhbio PeUiçe (732 m. ; hôt.: Flora, p. dep. 5 fr., bon), sur le Pellice. dans la pluH importante des vallées vaudoises, occupées depuis six siècles par des communauté.s vaudoises (env. 25000 âmes) immigrées de France, particulièrement de la vallée de Freissinières (p. 274). A 10 kil. de Bobbio (voit. publ. ; chem. de fer projeté), Torre Pellice, en franc, la Tonr-Pélift (51(i m.; hôt. de l'Ours, bon, etc.), ville de 4010 hab., reliée par un chemin de fer à Pignerol (en ital. Plnerolo; 17 kil.) et Turin (38 kil.); v. V Italie septentrionale, par Bpedeker.

Un autre sentier, au S.-O. de l'Echalp, monte sur le versant opposé à l'alpe de la Médille (env. 19.30 m.; 2 h. '/a d'Abriès; mulet, 6 à 10 fr.), groupe de prairies encadrées de mélèzes et de pins et offrant de superbes coups d'œil sur le mont Viso et la Roche-Taillante. En continuant par le même chemin (croix indicatrice), on arrive au lac Egourgéou (1 h. ^Z^) et au lac Foréant (1 h.). Du premier lac, on peut faire en 2 h. 1/2 < a^ec un guide (12 ou 18 fr.), l'escalade curieuse, mais non ditficile, de la Roche- Taillante (3200 m. ; vue superbe), dont le versant 0. consiste en d'énormes dalles scliisteuses très inclinées qu'il faut contourner par de petits couloirs. La crête tranchante a 10 kil. de long.

La route cesse d'être carrossable à env. 5 kil. plus loin dans la vallée du Guil. A 4 h. d'Abriès, à g., le sentier de la Traversette.

A env. 1 h. de la bifurcation, la bergerie dn Grand-VaUon (2372 m.), puis (V2h-) le refuge Ballif-Viso (2471 m. ; source), au C. A. F., et plus loin (riche flore, quelques névés) le col de la Traversette (7 li. d'Abriès ; 2950 m.), au N. duquel il y a un tunnel de 75 m. dt> long, à 2915 m. d'alt., percé de 1178 à 1480 et remis en état en 1907. - Au ]Sr.-0. est le pic de la Traverse (2975 m.) dont l'ascension, sans danger, se fait en 1 h. '/^ ^ 2 li. du refuge; guide, d'A])riès, 8 à 14 fr. — Au N.-E., le Granero (3170 m.) qui se gravit sans diflficulté du col, en '^j^ d'h. à 1 h. L'ascension de la Meidassa (3105 m.), encore plus à l'E. (env. 1 h. Va tl" ^^ol), est toutefois plus facile et procure à peu près la même *vue du Viso et des plaines du Piémont, de bon matin, quand il n'y a pas de brouillard. — Le sentier sur le versant italien passe à dr. près de la grosse .source du Pô, puis au Pian del Re ou Plan-du-Roi (2 h. ; 2019 m. ; albergo Alpino. p. 7 fr.), d'oii se fait l'ascension du Viso (v. p. 283), au Pian Melzé (1701 m.; alb. délia Regina) et près de la belle grotte du Rio Martino (1510 m.; ^/^ d'h. de Crissolo; guide, 5 fr., y compris l'illumination), pour aboutir au village de Crissolo ou Crussol (1333 m. ; hôt., ouv. toute l'année: de la Couronne, 30 ch. dep. 1 fr. 50, p. 6 à 8; del Gallo, p. 6 fr.). Guides, à Crissolo: Giov. Genre, Ant. et Franc. Gilli, Claudio. Franc, et Gins. Perotti, Dom. Putto. A 10 kil. au S.-E. (omn., en été, 2 fois par jour, 1 h. V2) est Paesanu, d'où un tramw. à vap. conduit à Barge (7 kil.); de là, chem. de fer pour Pignerol (v. ci-dessus) et Turin (60 kil.); v. Vltalie septentrionale, par Bsedeker.

En franchissant, avec un guide (4 ou 6 fr.), au S. du col de la Traversette, le col del Coloitr del Porco (2942 ou 2921 m.), on pourrait atteindre plus directement le refuge-hôtel Quintino-Sella (p. 283).

Le sentier qui remonte la vallée du Guil jusqu'à l'extrémité passe enfin par le col de Valante (2795 ou 2825 m.), à 4 h. de la dernière bifurcation, et descend de là en 3 h. 3/4 à Casfeldelfino (p. 280). A g. de ce col est la Pointe Gastaldi, appelée à tort Visoulet (3269m.; 1 h. 1/.,, difficile; guide, d'Abriès, 18 ou 22 fr.), et à dr. la cime de la Lauzette (p. 283). Plus loin, le Petit- Mont-Viso ou Visolofto (3353 m.) et ensuite le mont Viso proprement dit.

Le *inont Viso (3840 m.), le mons Vesulus de Pline et de Virgile, principal sommet des Alpes Cottiennes, sur le territoire italien, est une

VALJ.ee DE l/UBAYK. v..j>.e.9,377. IlI.R.:i5. 28;;

des montagnes les plus grandioses par son isolement et ses murailles gigantesques. La cime, escaladée pour la l'» fois par W. Matbews et J.-W. Jacomb en 1861, se compose de roches éruptives. euphotides et serpentines. L'ascension en est très difficile par la face N.-O. ou N.-E., mais relativement facile par la face E. et S. Elle se fait surtout de ce dernier côté en partant du refitye-hôtel Quintino-Sella (2650 m.), au C. A. I., ouvert du 15 juillet au 15 sept, (lit 3 fr., matelas 1.50, serv. 50 c.; mets et provisions tarifés), (ruide. 25 à 35 fr.. d'Abciès ou de Crissolo (v. p. 281 et 282). Le refuge-hôtel se trouve à l'E. du lac Grand dn moid Viso (2593 m.), à 4 h. du Pian del Re (p. 282) et à 4 h. 1/2 de Crissolo (p. 282). Du refuge-hôtel on franchit l'un des contreforts du Viso par le passo délie Saguetfe ou Pas des Sagnettes (1 h. ; 2975 m.), que l'on peut aussi atteindre de Casteldelfino (p. 280; 7 h. de là k l'anc. refuge), pour passer dans le val délie Forciolline, où est Vanc. refuge Quintino-Sella (1/2 h. ; 3000 m.), au C. A. I. De là on monte entin au X. de ce vallon désolé, et il faut encore 3 h. 1/2 pour atteindre, à travers des couloirs et en passant sur des pierres instables, le sommet, où se dresse une grande croix de fer. *Pauorama superbe, embrassant toutes les Alpes du Dauphiné. le Mont- Blanc, le Grand-Paradis, le Mont-Rose, l'Ortler, les plaines du Pô, les Apennins, la Méditerranée, etc.; mais on jouit rarement de cette vue en été, si ce n'est très tôt dans la matinée.

On a une vue superbe du Viso en montant à la cime de la Lauzette ou Pointe Joanne (3034 m.), située près du col de Valante (p. 282). à rO. L'ascension, difficile de ce côté, se fait aisément de la vallée du (îuil, en prenant la direction du col de la Lauzette ou de Soustre (2933 ou 2854 m.), qui est sur le versant opposé à celui de Valante, et en appuyant ensuite à g. sur les neiges du coté N. (^/^ d'h.); guide. d'Abrics. 8 à 11 fr.

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