‹ Le sud-est de la FranceChapitre 93 sur 134 · Nimes · texte numérisé non relu

Nimes

Arrivée: ligne de Paris-Clermont-Ferrand, v. E. 37; de Lyon, R. 38; de Cette-Montpellier, R. 41. — Chemin de fer de la Camargue (gare au bout do la rue de Montpellier, t. pi. B 5), v. p. 320.

Hôtels: H. du Luxembourg (pi. a. E 4), place de l'Esplanade (90 ch., rep. 1 fr. 50, 4 et 5, p. dep. 13. omn. 1); E. du 3Iidi & de la Poste (pi. b. E 3), square de la Couronne et rue Xotre-Dame. bon (60 ch. dep. 3 fr.. rep. 1.50, 3 et 3.50, au rcst. 4 et 4.50, p. dep. 9, omn. dep. 50 c.) : B. Manivet (pi. c, C 3), boni. Victor-Hugo, 23 (50 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 9, omn. dep. 25 c); H. du Cheval-Blanc & des Arènes (pi. d, D 4), place des Arènes (52 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1.25, 3 et 3.50. p. dep. 9, omn. 1; voyageurs de commerce); H. d^ Europe & de Provence (pi. e, E3), square de la Couronne (37 ch. dep. 2 fr.. rep. 1, 2.50 et 2.50. p. dep. 7, omn. dep. 25 c); H. des Colonies (pl. f. D 4), av. Feuehères, 4 (22 ch. dep. 2 fr., rep. 1. 2.50 et 3, p. dep. 6): H. de France, boul. des Arènes. 4 (rep. 3 fr., p. dep. 7', : Xouvel-É., boul. Amiral-Courbet, 6 (20 ch. de 2 à 5 fr., rep. 1, 2 et 2.50, p. dep. 6.50); H. de famille. boul. de l'Esplanade, simple (rep. 2 fr.).

Restaurants : * Durand, rue Gruizot, 9, au coin de la rue du Mûrier, près des halles (pl. D 2: rep. 4 et 5 fr.); C. des Fleurs (v. ci-dessous; rep. 2 fr. 50 et 3) ; rest. de lu Caille, rue de l'Etoile (pl. C 3).

Cafés: Tortoni, boni. Amiral-Courbet; G-rand-Café, place de l'Esplanade; deii Fleurs, près de la gare; de V Univers, de Paris, Gambrinus, boul. Victor-Hugo, 21, 48 et 19, près de la Maison Carrée.

Voitures de place, pour 4 voyageurs: le jour, la course, 1 fr., 1 fr. 25 à domicile; Theure, 2 f r. ; la nuit, 1 fr. 25 ou 1 fr. 75 et 3 fr. ; pour aller à la tour Magne. 1 fr. 50 et à l'h. pour le retour, si l'on garde la voiture; pour les environs, prix à débattre.

Tram-ways électr.: A, de la gare (pl. E 5) à la gare, par les boulevards «côté droit» et «côté gauche >>; B. du boul. de la République (gare de la Camargue, v. pl. B 5) au Mas Mathieu (v. pl. Cr 2-3), par l'Esplanade; C, de l'avenue de la Plateforme (pl. A 2) au Chalet (v. pl. G- 1), par la vieille ville; T), de la gare (pl. E 5) au jardin de la Fontaine (pl. B 2), par le boul. de la République. Prix, 10 c, 15 c. avec correspondance. — Tram-omnibus pour diverses autres directions.

Poste et télégraphe (pl. E 3), square de la Couronne, 11.

Théâtres: Grand -Théâtre (pl. C 2-3). place de la Comédie (4 fr. à 50 c.) ; Casino ou Théâtre d'été (pl. D 5). boul. du Viaduc, ouvert de mai à octobre; Edén-Théâtre (pl. C 3), rue Grodin. — Arènes, v. p. 314.

Basques: B. de France (pl. C 2-3), rue de l'Horloge, 8; Crédit Lyonnais, boul. Victor-Hugo, 32; C'ompt. d'Escompte, id., 15; Société Générale, place Salamandre, 10.

Temples protestants: Grand-Temple (pl. E3; p. 318), place de ce nom: Petit-Temp>le (pl. C 2), rue des Flottes.

Bains: Aumeunier, rue Godin, 2 (pl. C 3), et rue Bridaine, 3 (pl. D4); B. du Louvre, square de la Couronne et rue Monjardin, 6 (pl. E4): Bérard (pl. F 3), rue Notre-Dame, 36, avec piscine.

Syndicat d'initiative du Gard, rue Bigot, 2, près des arènes. — Club Alpin Français, section des Cévennes, place Salamandre, -10.

Principales curiosités: arènes (p. 314), Maison Carrée (p. 3i5), jardin de la Fontaine (p. 316), cathédrale (p. 317). musée de peinture (p. 318).

Nimes ou Nîmes est une ville de 80184 hab. (env. 20 000 protest,), le chef-lieu du départ, du Gard et le siège d'un évêché et d'un consistoire calviniste. Elle est située à l'extrémité S. d'une chaîne de collines se rattachant aux Cévennes, et c'est la plus riche

ai4 IV.R.40. NIME8. Ar'enea.

de France en monuments antiques. C'est aussi un centre industriel très important, surtout pour les soieries, et elle fait un très grand commerce de vins et de spiritueux.

Capitale des Volques Arécomiques, Nimes, Nemausus (de «nemetum», mot celtique signifiant «sanctuaire»), se soumit aux Romains l'an 121 av. J.-C. et devint une de leurs principales colonies dans les Gaules. Ils se plurent à l'emliellir, et elle eut son Capitole, des temples d'Auguste et d'Apollon, une basilique, un théâtre, un cirque, un amphithéâtre, des thermes, un aqueduc dont il reste le fameux pont du Gard (p. 301), une vaste enceinte de remparts, un forum, un champ de Mars. Le christianisme y fut prêché au iv* s. par St Baudile. Elle fut d'abord saccagée par les Vandales en 407, et elle appartint assez longtemps a^ix Yisigoths, puis aux Sarrasins: Charles-Martel la saccagea en 737; enfin, en 1185, elle passa aux comtes de Toulouse. Les trois quarts de ses habitants ayant embrassé le calvinisme, elle eut beaucoup à souffrir des guerres de religion, jusqu'en 1701, fin de celle des Camisards, provoquée par la révocation de l'édit de Nantes (1685) et les rigueurs qui en furent la suite. Jean Cavalier, le plus célèbre des chefs camisards, y fit sa soumission entre les mains du maréchal de Tillars. Les passions politiques n'y furent pas moins ardentes que les convictions religieuses, et la réaction de 1815 y fut encore poussée plus loin qu'à Toulouse, à Avignon (p. 351) et à Marseille (p. 397). — Nimes est la patrie de Domitius Afer (m. 59), rhéteur latin, de Jean îsicot (1530-1610) qui introduisit le tabac en France en 1564, de Franc. Guizot (1787-1874), du poète Reboul (v. p. 317), d'Alph. Daudet (v. ci-dessous), de Gaston Boissier (1823-1908).

La gare (46 m. ; pi. E 5) est établie sur un viaduc, au bas duquel est un buste de P. Talahot (1800-1855), rappelant l'ouverture du premier chemin de fer de la région, en 1837. On entre de là dans la ville par Vavenue Feuchères^ qui aboutit à

VEsplanade (pi. D4), belle place à g. de laquelle se dressent les arènes (v. ci-dessous). Au milieu de cette place est une belle fontaine monumentale décorée de cinq statues par Pradier (1848): au sommet, la Tille de Kimes; aux angles, le Rhône, le Gard, la fontaine de Nimes (p. 316) et la fontaine de l'Eure (p. 302). — Derrière la fontaine, le palais de justice (pi. D 4; 1840-1845), avec une colonnade corinthienne. A dr., Véglise des Stes-Perpétue-et- Félicité (pi. E4), construite de 1852 à 1864, sur les plans de Pencheras. Elle est d'un style gothique modernisé que caractérisent des ogives surhaussées. La principale de la façade forme une sorte de porche, sous un clocher hardi.

Plus loin, le square de la Couronne (pi. E 3), où se voit, au milieu d'un bassin entouré de jardins, la statue d'Alphonse Daudet (1840-1897 ; v. ci-dessus), par Falguière. — A g. de l'Esplanade, le square Charles- Mourier, où s'élève le buste de l'explorateur Paul Soleillet (1842-1886), par Amy.

Les *arènes (pi. CD 4) sont un amphithéâtre antique formant une ellipse de 133 m. 38 sur 105 m. 40 de diamètre et 21 m. 11 de hauteur. Elles sont donc inférieures pour les dimensions à celles de Rome (Colisée, 187 m. 8 sur 155.6 et 48.5), de Capoue (169 m. 9 sur 139.6), de Vérone (153 m. 2 sur 122.9 et 32.5) et même d'Arles (p. 367), mais c'est le mieux conservé, à l'extérieur, de tous

Malaon Carrée. NIMES. IV. B. 40. 31;-,

ces monuments. Elles sont construites en pierres calcaires de 2 k 3 m. cubes, parfaitement ajustées, sans mortier, comme dans tous les édifices romains de grand appareil. L'extérieur présente deux étages de 60 arcades, le premier avec de gros contreforts carrés, le second avec des colonnes doriques, et au-dessus règne un attique avec 120 consoles percées de trous, où étaient engagés les mâts du vélarium dont on couvrait Tamphithéâtre.

Il y avait quatre portes extérieures, aux extrémités des axes, la principale au N.-O. Les visiteurs y entrent par la porte 8.-0., à l'opposé du palais de justice (pourb.). Le massif des constructions mesure 31 à 32 m. d'épaisseur. Il y avait 35 rangs de gradins, divisés en quatre précinctions, la l^e destinée aux dignitaires, la 2^ aux chevaliers, la 3^^ aux plébéiens et la é^aux esclaves. Plus de 20000 personnes pouvaient y prendre place et 124 vomitoires permettaient de les évacuer eu quelques minutes. Les gradins et les couloirs sont construits de façon à laisser écouler facilement les eaux de pluie, recueillies dans le bas par un aqueduc qui servait au besoin à inonder l'arène pour des naumachies. La construction de ces arènes remonte au !«■'" ou au ii^ s. de notre ère ; elles furent transformées en forteresse (<castrum arenarum») au moyen âge, puis envahies par des habitations dont on ne les débarrassa qu'en 1809. Elles ont été restaurées à partir de 1858 et de nouveau en 1899.

On y donne maintenant les dimanches d'été, des courses de taureaux,

Êour lesquelles les prix des places peuvent varier entre 1 fr. 50 et 20 fr. n dehors des courses espagnoles, avec mise à mort (corridas de muerte), on pratique aussi dans le Sud de la France les courses provençales et landaises comprenant une série de jeux, les courses libres, où 'tout le monde est admis à aller décrocher, à ses risques et périls, une cocarde accrochée au front du taureau, et les ferrades, où le taureau renversé au moyen d'un trident est marqué au fer rouge à la cuisse. — Depuis quelques années, on donne dans les arènes des spectacles lyriques et dramatiques.

Prendre maintenant au X.-O. le boulevard Victor-Hugo, dans l'axe duquel se voit la tour Magne (p. 317). Au commencement, à g., le lycée (pi. C3-4), un anc. hôpital.

Plus 'loin à g., St-Paul tpl. 0 3), église bâtie de 1840 à 1850 dans le style romano-byzautin, par Questel. A l'intérieur, belles fresques par H'qyp. et raid Flmidr'in: dans l'abside, Jésus-Christ entre St Pierre et St Paul, tendant les mains à un roi et à un esclave ; à la chapelle de g., le Couronnement de la Vierge et la Procession des vierges; à celle de dr., le Ravissement de St Paul et la Procession des martyrs.

La **Maison Carrée (pi. C2-3) est un des plus beaux temples romains qui existent encore, et des mieux conservés. Elle forme un rectangle de 26 m. 32 de longueur, 13 m. 55 de largeur, avec 30 colonnes corinthiennes, hautes de 7 m. 16, dont 20 engagées dans les murs de la cella. C'est donc un temple pseudopériptère, prostyle et hexastyle, c'est-à-dire n'ayant de colonnes dégagées que sur la

ai 6 IV.R.40. NIA[KS. Jardhi de la Vontaiue.

façade, dont six de Iront. Les colonnes sont cannelées et couronnées de chapiteaux d'un travail admirable. L'entablement est d'une grande richesse et d'un goût exquis, comme le reste. D'après les empreintes des clous qui attachaient sur le fronton les lettres métalliques de l'inscription, on est arrivé, au xvni^ s., à la conclusion que le temple fut élevé vers l'an 1 après J.-C. et dédié à Caïus et Lucins César, fils d' Agrippa. Il était sans doute sur le forum, avec d'autres édifices dont ou a retrouvé les fondations. Après avoir servi d'église, de maison consulaire, de magasin, de remise et d'écurie, ce magnifique monument a été bien restauré vers 1824 et transformé en musée des antiques. On y numte par un escalier raide de 15 degrés. Alentour sont des débris de monuments antiques, en particulier ceux du fronton d'une basilique.

Musée des antiques. Ce musée est public t. les j. de 8 h. à 11 h. i/o et de midi 1/2 ^i ^ ou 5 h., selon la saison. Conservateur, M. Félix Mazauric. De chaque côté de l'entrée, un «dolium» antique, d'une contenance de plus de 800 litres. A l'intérieur: en face, une *tête d'adolescent, bronze grec, trouvé dans le Vistre (v. ci-dessous; il portait jadis un diadème); de chaque côté, deux vases aussi en bronze; derrière, un pavé antique en mosaïque, la Vénus de Nimes, diverses statuettes plus ou moins complètes, Vénus au dauphin, Apollon au carquois, Vestale. Il y a encore, au milieu, des vitrines contenant une riche ^collection de médailles (à dr., de curieuses médailles dites «pieds de sanglier »). Autres vitr. au mur du côté dr. : beaux vases peints, fragments de sculptures, verres. Du côté g., suite des verres, petits bronzes, fers, ouvrages en os, etc. Parmi les bronzes, 2^ grande vitr. de g., une statuette de Jupiter gaulois et une anse de vase d'origine grecque (trouvée en Italie).

Le théâtre (pi. C 2-3) , de l'autre côté du boulevard, est une piètre construction de 1803 qui fait mieux ressortir la Maison Carrée. Le boulevard prend ici le nom d'Alphonse Daudet et laisse à g. la place d'Assas, sur laquelle s'élève le beau monument des enfants du Gard, par A. Mercié (1902). Plus loin, à dr., un square décoré d'une statue d'Antonin (pi. C 2), par Bosc (1874), copie d'une statue antique du Vatican. L'empereur Antonin le Pieux (86-161) était, par son père, originaire de Nimes. — Ensuite, à dr., la place de la Bouquerie, où l'on a érigé un buste en marbre du peintre nimois Ch.-Fr. Jalabert (1819-1901). Plus loin, le boul. Gambetta (pi. C-E 2) qui limite de ce côté la vieille ville.

En prenant à g. du square Antonin, en deçà d'un canal, on arrive en 5 min. au -jardin de la Fontaine (pi. B2), à l'extrémité du vaste boul. de la République. C'est une belle promenade qui doit son nom à la. fontaine de Nimes , source qui sort plus haut de la colline et se déverse dans le Vistre. Il est dessiné et décoré dans le vieux style français et comprend trois bassins successifs d'aspect monumental, en partie construits sur des fondements antiques, mais ornés de statues et de vases du xvni* s. A dr,, un groupe en marbre, «Vers l'amour», par Escoula (1905); et à g., le monument de l'architecte Henri Févoil (1822-1900), par Belloc (1906). Plus haut, à dr., le monument de Bernard Lazare (1865-

To/o- Maynr. NIMES. lV.JÎ.4i>. .^17

1903), poète et écrivain, par Koger Bloclie et Hipp. Lefebvre (1908), une statue de Rehoul (1796-1864; \. p. 314), par Bosc (1876), avec un bas-relief rappelant le chef-d'œuvre du poète «l'Ange et l'Enfant», et un buste en marbre du poète nimois Bigot (1825-1897), par Fél. Charpentier (1903).

Le prétendu temple de Diane ou de Nemausus (pi. A2; petit café), à g. de la fontaine, fut prol)ablement un nymphée dépendant des thermes, installés eu 2ô av. .J.-C. et dont on voit à côté les ruines. La façade présente trois arcades. L'intérieur (s'adr. à l'entrée du jardiu de la ï'ontaine, à dr. ; pourb.) se compose d'une salle rectangulaire de 14 m. 80 de long sur 9 m. 55 de large et de deux couloirs latéraux de 2 m. 50 de large; la salle ayant une haute voûte, en partie écroulée, et douze niches, qui ont du renfermer des statues. Des restes de constructions situés derrière passent pour ceux du réservoir de l'aqueduc. Ils sont visibles du chemin qui gravit la colline à gauche.

Derrière la fontaine s'élève le mont Cavalier (114 m.), colline avec des allées formant une belle promenade. Riche végétation.

La tour Magne (pl.B 1), qui occupe le sommet du mont Cavalier, est une ruine romaine imposante, de forme octogone, ayant encore 28 m. de haut. Elle a été restaurée en 1843. C'était sans doute une tour de défense et de vigie. Elle a été comprise dans les remparts sous les Komains ; le moyen âge en a fait une tour à signaux, etc. Il y a un escalier de 140 marches par lequel on peut monter au sommet (140 m. d'altit.) pour jouir de la ^^•ue, qui s'étend au N.-E. jusqu'au mont Yentoux, au S. jusqu'aux remparts d'Aigues-Mortes, au S.-O. jusqu'au Canigou. Le gardien demeure un peu plus bas, dans la maison rouge (pourb.).

Le hea.u cimetière 2yrotesta7if, où l'on arrive par l'avenue de la Plateforme (pi. A 2), puis à dr., le long du torrent du C'adereau, renferme une statue ne Pradier, l'Immortalité, à dr. près du mur. — A l'E. du mont Cavalier, près de l'ane. foH qui sert maintenant de prison, se trouve le château (Veau anfiqîie (pi. Cl), réservoir circulaire (« eastellum diviaorium»), mis à jour en 1844, d'où les eaux de l'aquedue du pont du Gard rp. .301-302) s'échappaient par dix ouvertures circulaires pour aller alimenter les fontaines de la ville.

Revenu à la place de la Comédie (pi. C2-3), on prendra, à dr. de la Maison Carrée, la rue de l'Horloge, pour voir la tour de V Horloge (pi. D3), du xvi^ s., et gagner la direction de la cathédrale.

La cathédrale, Notre-Dame-ef-St-Castor (pi. D3), à dr., encore en partie engagée dans les maisons, passe pour avoir été construite aux x^-xi^ s. sur les ruines d'un temple d'Auguste, mais elle a été plusieurs fois réédifiée et restaurée, notamment aux xin«. xvje et xvn« s. La façade, surmontée d'une tour carrée dont la partie supérieure est gothique, présente une frise très curieuse des xi^-xiie s., dans le style de sarcophages chrétiens, des scènes de la Genèse, qui commencent du côté gauche.

L'intérieur, restauré au xixe s. , se eompose d'une large nef romane,

;il8 IV.li.40. NIMEiS. Mii^e'e Inpidahr.

qui a sur les côtt's , entre les piliers, de petites chap. sans fenêtres, comme on en voit heaucoup dans les églises de la contrée, et au-dessus, de belles tribunes, qui font même le tour du chœur. Peintures modernes: ire chap. de g., le Baptême de J.-C, par Sigalon; 3^ à g., la Mort de St Louis, par Do-e; 3^ à dr., la Ste Famille, aussi par Doze. Cette dernière chapelle a pour autel un sarcophage chrétien mutilé représentant le Passage de la mer Rouge.

Le quartier de la cathédrale renferme encore de nonil)reuses vieilles vutiscms: notamment nie St-Castor, n" 9 (du xvi^ s.), rue de la Madeleine, n" 1 (dite maison romane), rne des Marchands, n"'** 11 et 15, place de l'Aspic, rue Dorée, n''^ 16 et 3, etc.

Par la rue .St-Castor, on arrive an Grand-Temple (pi. E8) et an boulevard Amiral-Conrhet.

Au delà du temple, au N., se voit encore un monument romain, la porte d'Auguste (pi. E2), reste de l'enceinte fortifiée, à deuxgrandes arcades et deux petites, construite sous Auguste, l'an 15 av. J.-C. comme l'indique une inscription encore lisible: lmp(6rator) Caesar Divi r(ilins) Augnstus co(n)s(ul) xi. , trib(unicia) potest(ate) viii., portas muros col(oniae) dat.

ij église St-Baudile (pi. E2), près de la porte d'Auguste, a été reconstruite de 1870 à 1875, par Mondet. C'est un édifice de style goth. bâtard en forme de croix; le chœur se termine par un mur droit percé d'une belle fenêtre; deux clochers sur la façade.

A dr. du bouL, en retournant vers l'Esplanade, se trouvent la. galerie Jides- Salles, avec une façade, par Max Raphel (1894), décorée de statues de la Peinture et de la Musique de L. Morice, et l'école des Beaux- Arts (pi. DES), Tanc. lycée, auparavant un collège des jésuites, dont la chapelle subsiste de l'autre côté.

Il y a ici plusieurs sirsÉKS , publics les dim. et jeudis de 1 h. à 4 ou 5 h.* et toujours visibles aux étrangers; l'entrée est sur le derrière, par la Grande-Rue. — Dans la cour et ses cloîtres, un *inuséO lapidaire (conservateur, M. F. Mazauric). Le gardien prête le catalogue (1893), qui se vend 4 fr. On remarquera notamment dans le cloître à dr. des inscriptions gauloises, les jilus anciennes en caractères grecs, de petits monuments gaulois avec la «roue», symbole du dieu solaire, puis des inscriptions et monuments gallo-romains par ordre chronologique, quelques mosaïques, des sculptures. Plus loin, des ol)jets trouvés en 1902 dans une sépulture gallo-romaine, surtout une urne en albâtre. Encore plus loin, une tombe du v^ s., avec un squelette. Enfin, des objets du moyen âge. — Au 1«'- étage, à g., un musée de mouJages et de modèles d'œuvres d'art et de monuments de Provence, des réductions en liège de monuments antiques; à dr., le commencement du musée d'histoire naturelle; au 2e et au 3^ étage, la suite de ce dernier musée.

La bibliothèque de la ville, qui comte 90000 vol. et 681 manuscrits, est aussi installée dans l'anc. collège, au no 19. Elle est ouverte t. les j. de 9 h. à midi et de 2 à 6, les mardi et vendr. encore de 8 h. à 10 h. du soir (juillet et août exceptés).

Le musée de peinture et sculpture (pi. D5) est installé depuis 1907 dans le quartier au S. des arènes, rue Cité-Foule, 10, dans un bâtiment de style classique dû à l'architecte Max Raphel. Il comprend la collection de peintures de l'Anglais Gower, achetée par la ville en 1875. Le musée est public t. les j. sauf les mardis

Musée de pauibirt: NIMES. IV. H. 40. ;ji|)

et sani., de 10 h. à midi et de 2 li. à 4 h. Catalogue de 1910. Conservateur, M. A. La Haye.

Au RKZ-DE-CHAissKE, Une grande salle, en face, consacrée à la peinture et au milieu de laquelle se voit une grande *momique antique, trouvée en 1883, qui a pour sujet principal le mariage d'Admète avec Alceste. — Tableaux, de dr. à g.: 75, Parrocel. l'Immaculée Conception; 37, P. Delaroche., Croniwell ouvrant le cercueil de Charles !«■■ (1831); s. no, Godeby. Venise; 296, Max Leenhard, un Meurtre au village; s. n", Mariua JlicJiel, paysage; — Ch. Jalabert (de Nimes), 54, VirgUe, Horace et Varius chez Mécène, 293, Metella; 107, J.-P. Blanc, Persée sur Pégase; — 2oG. P. C'o?<« (de Nimes), la Mare de Guéville; 7, Barbier (de Ximes), buste de femme ; 208, P.-A. Besnard, une Invasion au moyen âge; 42, G. Ferrier (de Ximes), David vainqueur de Goliath; 106, Jos. Vernet, les Baigneuses; 62, 61, y. Lary'dlière. portr. des maréchaux de Berwick et de Yillars (p. 314); 34, J.-B. Corneille, Ste Geneviève; 59, Lagrenée, Mars et Vénus; *69, C. Vaidoo, son portrait; 14, Fr. Boucher, paysage; 82, H. Rigaud, portr. de Turenne; 68. C. Vanloo, ^ortr. de sa mère; 15, Fr. Boucher, l'Education d'un chien; 83, H. Rigaud, portr. d'un conseiller du roi; 74. Xatoire (de Nimes), Repas de Cléopàtre et d'Antoine; 63, Largillière, portr. d'un magistrat; 118, -S'. Vouet, St Paul; — 65, Le Brun, St Jean l'Evaugéliste; 78, Renaud le Vieucr (de Ximes; m. 1690), Hérode et St Jean-Baptiste; s. n», A. La Haye, le Jardin de la Fontaine (p. 316); s. n'^, Schommer, Edith retrouvant le corps d'Harold; 269, E.-A. Dues, Fin d'octobre; 80, Renaud le Vieux, Décollation de St Jean-Baptiste; 282, RoU, têtes d'Alsaciennes et de Lorraines; — 44, P. Franc, Josabeth sauvant Joas; 299, C'arolus-Duran, Liseuse; 90, Xav. Sigalon (d'Uzès), Locuste essayant un poison sur un esclave (1824); s. n», Jourdan, portr. de Gaston Boissier (p. 314); 279, Lavastre, Environs de Ximes; 226, P. Lehoux, Martyre de St Laurent.

Autour de la grande salle se trouvent quatre petites salles. La PREMIÈRE, à dr. , renferme des sculptures: bustes en marbre par Irvoy, Pradier, Bosc; modèle de la fontaine monumentale (p. 314), par Pradier; Lyssia par Lepère, et encore de Pradier, deux bustes en bronze et *13, la' Poésie légère. — La deuxième (salle de Chazelle-Chusclan) a une belle collection de *gravures , et aussi des biscuits de Sèvres et d'anciennes reliures. — La troisième, à la suite, au delà de l'escalier, renferme des pastels et des dessins. La quatrième a encore des sculptures, notamment: SchœnetverJc, Enfant au cygne; Et. Leroux, Jeune vaèTo; T"/f7a^sculpteur aveugle, de Nimes), Cerf mourant, taureau (bronzes); Franceschi, Jeune fille aux colombes; Lnjalbert, Hippomène (bronze; au milieu). — Dans I'escalier, buste de Sigalon, par Briant.

Premier étage. 1'* salle, à dr. : 102, 100, J.-Fr. de Troy, un Paralytique, Faucheuse endormie; 289, 273. Sigalon, portraits; 11, Barbier, portr. de vieillard; s. n^^, Jourdati, Diane au bain. Diane chasseresse. — 2e SALLE, à g. (collection Gower, v. p. 318): petits tableaux de l'école hollandaise et flamande, parmi lesquels D. Teniers, la Fileuse; va7) de Velde, marine et paysage; Backhuysen, marine; Ph. Kovinck, Intérieur de cabaret; Ger. Don, tête de vieille; P. de Hooch. Dentelière; Nie. Bergheiit, paysage, tête de vache; A. C'uyp, Berger et son troupeau; Jan Steen, Femme tenant un verre. — 3^ salle, à la suite à g. : tableaux modernes. — 4^ salle, au-dessus de l'entrée: tableaux des écoles d'Italie. — 5e salle: collection Salles-Wagner, contenant surtout des copies par Salles. — 6e salle: encore des copies, et aussi 214. 213. Wouu:eriimn(?), Marché aux chevaux, paysage; 143, J.-D. de Ileem, Fruits (sur cuivre); 125, P. Xeefs le V., Intérieur de cathédrale. — 7^ salle: copies et tableaux modernes.

La rue Bourdaloue, au X. du musée, mène à l'O. à la place Montcalm, où se trouve, derrière l'Hôtel-Dieu, Importe de France

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(pi. C4V un des restes de l'enceinte romaine. Elle n'a qu'une arcade. ].a rue de Montpellier, en deçà à dr., ramène aux arènes.

Excursion au pont du G uni., v. p. 303-801. Il vaut mieux y aller ou chemin de fer qu'eu voiture (22 kil.). De Nimes à Arlea et à Marseille, V. p. L'y7-296, 3tUi et R. 47; à Moiitpdlitr et à Cette, R. 41.

De Nimes à Aigues-Mortes (Je G mi(-rl u-Roi) : 40 kil.; i h. 20 fi 2 b.; 4 fr. 50, 3 fr., 1 ±'r. 95. On suit d'abord la ligne de Montpellier, jusqu'à St-Césaire (p. 322). — -l-i kil. Vauvert, ville de 4497 hab. ^ 25 kil. Le C'ailar, aussi sur la ligne d'Arles à Lunel (v. p. 374). — 27 kil. .1/iiiarfjites, etc., v. p. 373-374.

De Nimes à Arles-Trinquetaille et à Saint-Grilles, par le chemin de fer de la Camargue (gare. v. p. 313): 33 kil. en 1 h. 20 jusqu'à Arles (3 fr. 40 et 1 fr. <35). 24 kil. en 1 h. jusqu'à St-Gilles (2.45 et 1.20). On suit la même ligne jusqu'à Bouillarguea (9 kil.), où a lieu la bifurcation. Les gares de Nimes et d'Arles étant loin du centre de la ville et les omnibus des hôtels n'y allant pas, il vaut mieux prendre la ligne, principale, parTarascon (p. 297-296 et 366), surtout quand on a des bagages.

De Nimes au Vigan (Aigoual; Tournemire).

93 kil. de chemin de fer; 3 h. 20 à 3 h. 30; 10 fr. 50, 7 fr. 05, 4 fr. 60.

Ligne de Montpellier jusqu'à St-Césaire (v. p. 322). Ensuite par la plaine fertile de la Vawiage. — 11 kil. Caveirac (92 m.). Puis on redescend. — 14 kil. Lauglade: 11 kil. Nages. — 20 kil. Calvisson (49 m.), 2004 hab. A 20 min. à dr., la colline des Moulins ou Roc de Gachme-en-Vaunage (168 m.; vue étendue). — 23 kil. Congénies. — 26 kil. Juuas-AuJ argues (60 m.). Puis on arrive dans la vallée du Vidourle et on rejoint à g. les lignes de Lunel et de Montpellier (v. p. 323 et 331)."

30 kil. Sommières (34 m.; buffet; hôtels), ville très ancienne de 3796 hal)., sur le Yidourle, où sont les restes d'un pont romain, sous le pont actuel, et que dominent les ruines d'un château, dont le donjon carré imposant se voit de la station sur un rocher à g. dans la direction de la voie.

Puis un tunnel. — 34 kil. Salinelles. On remonte la vallée sinueuse du Yidourle. — 37 kil. Fontanès (41 m.). A dr., sur une colline, la chapelle de Notre-Dame-de-Prime-Combe, lieu de pèlerinage. — 41 kil; Vic-le-Fesq. — 45 kil. OrtJwux. On franchit le Crieidon.

50 kil. Quissac (86 m. ; buffet: hôt. des Cévennes). Embranch. d'Alais, v. p. 296. — :)6 kil. Sauve (103 m. ; hôt. du Marteau), à g., petite ville dominée par un château en ruine. Le pays ne présente plus, sur un long parcours, que des montagnes pelées et une plaine stérile, couverte de rochers calcaires.

64 kil. St-Hippolyte-du-Fort (175 m.; hôt. du Cheval- Blanc), ville de 4117 hab., qui a des restes de fortifications et une école préparatoire d'infanterie. A 8 kil. au X.-E,, les ruines bien conservées du château roman de Fressac. On retraverse le Yidourle (vue sur 8t-Hippolyte, à g.), dont on quitte la vallée par un petit tunnel. — 70 kil. La Cadière («Cathedra»).

""»'>///. LH VIGAN. iv.Ji.m. 3.^1

78 kil. Ganges (ltS8 m.; hOf. de la Croiœ-Blanche , 14 cli.. lep. 2 fr. 50), à g., V Ayantirum antique, ville de 4582 hab., à 1 kil. au S.-O., près de la rive g. de l'Hérault. C'est un centre industriel considérable, qui a surtout des filatures et des fabriques de bonneterie de soie.

Il y a aux environs diverses grotteti , en particulier la grande grotte dts DtmuiseUes ou des Fées, à 4 ou 5 kil, au S.-E., garnie de magnifiques stalactites et qui a une salle de 48 m. de Laut. La visite en est fort coûteuse, au moins pour une personne seule, car on paie 5 fr. d'entrée au-dessus de quatre pers., 4fr.) et il faut compter plus de 10 fr. de torches, de feux de Bengale, etc. — Excursions intéressantes de Ganges: au S.-O., dans les gorges de lu Vis et Aers le plateau du Larzac; au X., dans le vallon de Sumène (v. ci-dessous) et dans la vallée de l'Hérault.

Le pays qu'on parcourt ensuite est beaucoup plus intéressant et les ouvrages d'art se multiplient. La voie remonte l'étroite vallée de la Sumène et passe dans cinq tunnels.

83 kil. Sumène (209 m.; hôt.Bose), à g., ville industrielle (soie) de 2508 hab. — Deux tunnels, après lesquels on franchit la Sumène. Puis on passe dans la vallée de VHérault, par un tunnel de 1500 m., suivi lui-même encore de deux tunnels; plusieurs viaducs et ponts. — 87 kil. Pont -cV Hérault. Correspond, pour Yalleraugue (13 kil.; p. 322). Voit, partie, pour l'Aigoual, v. p. 322. — - Encore quatre tunnels, après le premier desquels on quitte la vallée de l'Hérault pour remonter celle de VArre. Avant le Vigan, à g., Tin curieux pont ancien avec un petit aqueduc.

93 kil. Le Vigan ^221 m.; hôt. : du Midi, 35 ch., rep. 3 fr.; des Voyageurs, 25 ch., rep. 2 f r. 50), ville de 4595 hab. et cheflieu d'arr. du Gard, sur VArre, dans une contrée pittoresque. Elle a aussi des fabriques de bonneterie et des filatures de soie, et elle possède des mines de houille. C'est un point de départ important pour les excursions vers l'Aigoual et les Causses. La rue qui part de la gare, à g., mène en quelques min. au centre, sur la place d'Assas, où s'élève, à dr., la statue du chevalier d'Assas (1733- 1760), qui se dévoua pour sauver l'armée française à Clostercamp, bronze par Gatteaux fl830). Derrière, par la rue de la Calade et le boni, du Plan-d'Auvergne, à g., on arrive à l'hôtel de ville, précédé de la statue du seryent Triaire (1771-1799) qui s'illustra en faisant sauter le fort d'El-Arich (Egypte) , par Léop. Morice (1891). En continuant le boulevard au delà du bureau de poste, on arrive à la heWt irromenade des Châtaigniers ; de là, la rue du Yerdier, à g., puis la rue des Bains ramènent dans le centre de la ville kVéylise St-Pierre, reconstruite en 1901 dans le style roman. La rue du Pont, à g., qui franchit la voie ferrée sur une passerelle, conduit à un vieux^o??^ gothique, dont l'entourage est pittoresque: on peut monter par là au rocher de Buscaillou (vue étendue sur la ville).

Excursion intéressante du Yigau, au N., à VAigonal, d'où l'on peut gagner les Causses 'v. le Si/if-Ou^st de la France, par Bœdeker), Mais

:i^2 ly- l(-i'>- AKiOUAL.

il est préférable, à cause de la vue, de faire l'excursion en sens inverse et de redescendre de l'Aigoual sur le Vigan. Il y a une belle route directe, de 41 kil., par Aulas (4 kil.), Arphjj (8 kil.), la baraque de Bibot (21 kil.), au S.-O. de la montagne iV Aidas (1422 m.), et la Séreyrède (v. cidessous). D'ordinaire, on fait l'ascension à partir de Valleraugue (28 kil.), que desservent une voit. publ. du Yigan (15 kil.) et une correspond, de la stat. de Pout-d'Hérault (v. p. 321). Voit, partie, de ces deux gares, 25 fr. ; trajet en 5 h. — Valleraugue (864 ni.; hôt. Bourbon, sur le quai) est une ville de 2525 hab., sur l'Hérault, la patrie du naturaliste de Quatre-

fages (1810-1892) et du général Ferrier (18.38-1888), anc. directeur du Service géographique de l'armée, auxquels on y a érigé des monuments, par Léop. Morice. Beaux environs. — Il y a de là une longue montée en lacets par la route (22 kil.), mais des raccourcis qui abrègent au moins de moitié, jusqu'à la Séreyrède (1388 m.), col où il y a une maison forestière. La route continue sur Meyrueis (2 h. V-j à 3 h.; v. le Sud- Ouest de la France) et on la quitte pour monter à l'E.-N.-E. (6 kil.). A 1400 m. d'alt., le Grand-Hôtel du 2Iont-Algoual, ouv. du 15 mai au 15 oct. (50 cb. de 3 à 5 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4, p. 9 à 12). —L'Aigoual ou Signal de la Hort-Dieu (1567 m.), où il y a un observatoire (ch., prévenir par téléphone) et un refuge-restaur. du C. A. F. (lit 2 fr., rep. 3), est le principal sommet des Cévennes en deçà du mont Lozère (p. 293), et il offre pour cette raison un *panorania immense qui s'étend sur la partie S. de cette chaîne de montagnes, la vallée du Rhône, le mont Venteux et les Alpes Maritimes à l'E., la Méditerranée et les Pyrénées Orientales, les plaines du Languedoc à l'O. Il y a une table d'orientation, mais le temps est rarement clair.

Du Vigan a Gaxges, par la vallée de la Vis: 51 kil.; voit, partie, 20 à 25 fr. ; excursion également recommandée. On traverse le village A'Av'eze (2 kil.) et remonte d'abord la vallée de la Gleppe. 9 kil. Montdardier (614 m. ; aub.), dominé par un magnitique château féodal restauré au xixe s. On traverse ensuite le causse de Blandas jusqu'au surprenant *point de vue de Navacelles (19 kil.) , d'où l'on domine tout à coup de 300 m. la vallée de la Vis. De là, on gagne Bogues (27 kil.) et Madi'eres (32 kil.) , dans une situation très pittoresque , sur la Vis , dont on descendra ensuite la très belle vallée jusqu'à Ganges (51 kil.; p. 321).

Du Vigan à Tournemire (Millau, etc.), 62 kil. de chemin de fer, v. le Sud-Ouest de la France, par Bœdeker.

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