De Nimes à Montpellier et à Cette
(Toulouse, les Pyrénées).
49 kil. jusqu'à Montpellier: 45 min. à 1 h. 45; 5 fr. 45, 3 fr. 70 et 2 fr. 40. — 28 kil. de Montpellier à Cette; 25 à 45 min. ; 3 fr. 15, 2 fr. 15 et 1 fr. 35.
Nhnes, v. p. 313. — Plaines plantées de vignes, surtout après Lunel. An loin, à dr., l'extrémité des Cévennes. — 3 kil. Sf-Césaire (39 m.). Lignes d'Aigues-Mortes et du Yigan, v. p. 320. — 7 kil. M'dhavd; 9 kil. Bernis; 11 kil. Uchaud; 16 kil. Vergèze; 18 kil. Algues -Vives. — 21 kil. Grand- Gallargaes. Ligne du Vigan, v. p. 323. A dr., au loin, les Cévennes. On traverse le Vidourle.
26 kil. Lunel (11 m.; buffet; hôt. du Commerce), ville de 7489 hab., auparavant célèbre par ses vins muscats, mais qui eu produit maintenant moins, ses vignes ayant été en partie détruites par le phylloxéra. — Près de la gare, à g., Pavenue Victor-Hugo, qui aboutit au boulevard Lafayette, par lequel on va, càdr., à la
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Rem. pratiques?. MONTPELLIER. IV- H- 4i. 323
place de la République, où s'élèvent uue petite reproduction de la Liberté édairani le monde, par Bartholdi, et un calvaire. Au delà, un canal qui relie la ville ta la Méditerranée et uue belle promenade publique, avec une statue par Amv, le Remords. En deçà, à g., le cours Valatoura, qui passe, à g., près de Véglise, en partie des styles roman et de la Renaissance; elle n'a de curieux que son clocher du xiv^ s. Devant, une statue de Charles Ménard (1861-1892), officier et explorateur, mort à Séguéla, dans la boucle du Xiger.
Ligne à^Arles (Aigues-MoHes, le Grait-du-Roi), v. p. 373.
Embrasch. de 15 kil. sur Sommières (le Vigan; p. 320), par Grand- Gcdlargues, sur la ligne de Ximes (v. p. 322) , puis par la vallée du Vidourle (p. 320). A 10 kil., Aubais, stat. qui a un beau château en ruine.
29 kil. Lunel-Viel; 32 kil. Valergues- Lansargues : 35 kil. ^St-Brès-Miidaison; 37 kil. BaiUargues: 41 kil. Sf- Aunes. — 43 kil. Les Mazes-le-Crès. On passe à Montpellier devant la citadelle (à g.) et sous la ligne de Palavas (p. 331).
49 kil. Montpellier (butfet).
Montpellier. — CIarf.s: gare du P.-L.-M. (pi. D 5), la principale, desservant Ximes, Paris, Marseille, Cette, Bordeaux, etc. ; de Palavas (pi. D4), pour la ligne de ce nom (p. 331); de Rabieux ou MontjieUier- C'haptal (pi. A 5). pour la ligne de Rabieux (v. p. 331) et celle de Béziers par Mèze (v. le Sud-Ouest de la France, par Baedeker).
Hôtels: *H. de la Métropole (pi. f, 1)5), rue du Clos-René, 3, de le«- ordre (77 ch. dep. 4fr.. rep. 1.25, 3.50 et 4.50, p. dep. 13.25, omn. dep. 25 c.); Grand-Hôtel (pi. a. D5). rue Maguelone, 8, recomm. (50 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1.25, 3 et 3.50, p. dep. 8," omn. 25 c.); H. du Midi (pi. c, C4-5), boul. Victor-Hugo, près de la place de la Comédie, reconstruit en 1908 (103 ch., rep. 1 fr. 25, 3 et 3.50. p. dep. 9.50. omn. 50 c.); H. Maguelone (pi. b, D4-5). rue Maguelone, 5 (41 ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 1, 2.50 et 2.50, p. 7.50 à 9, omn. 25 ou 50 c.); H. Moderne (pi. d, D4), rue Boussairolles, 7, près de la place de la Comédie, installation moderne, recomm. (meublé; 8*1 ch. dep. 2 fr. 50, 1" déj. 1.25); H.-Rest. du Commerce (pi. g, C5), boul. Victor-Hugo, 9 (rep. 2 fr. et 2.50); //. Delmas (pi. e, C5), rue de la République, 9 (50 ch., rep. 2 fr.).
Pensioxs de famille: Mme Théodore Aj/mard, rue du Gymnase, 6; P. Suis.se. av. Chancel, 21 (9 ch.. p. dep. 5fr.); Mme Galtier, rue du Faub.-St-Jaumes, 28 (9 ch.. 150 fr. par mois).
Restaurants: brass. Moderne, boul. de l'Esplanade, 15; rest. VUlaret, re.st. Courtes, rue Maguelone; brass. de Strasbourg, place de la Comédie; C. Riche (v. ci-dessous): rest. Régnier (A.Thomas suce), rue Nationale, 11 (rep. dep. 1 fr. 50).
Cafés: C. de France & du Musée. Riche, Grand -Café de Montpellier, C. de la Rotonde, Glacier, tous place de la Comédie.
Pàtissieks-coxfiseurs: Caizergues, rue de la Loge, 27; Meuton, id., 21; François-Gustave, rue St-Guilhem, 41; autres, rue Nationale! Spécialité de Montpellier, les dattes farcies.
VoiTL'RES de place: course, à 1 chev., 1 fr., à 2 chev., 1.50; heure, 1.50 et 2; de minuit à (j ou 7 h., la course 75 c. l'h. 1 fr. de plus.
Taximètres: 80 c. jusqu'à (500 m., puis 10 c. par 200 m.; de nuit, 75 c. de supplément; chaque pers. eu sus de deux, 50 c., 50 c. par colis.
Tramways électr. : 1" <^tour de ville», de la gare du P.-L.-M. (pi. 1) 5) ;i la gare du P.-L.-M., par la rue Maguelone, les boulevards et la rue de la République; 2" de Voctroi de Palavas (v. pi. D 5) au roml-point de VEcole-
Baedeker. S.-E. de la France. 9« édit. 21
324 IV. R.41. MONTPELLIER. Pla^ce de la Comédie.
Normale (pi. A 1) ; 3o de la i^lace de lu Comédie (pi. D 4) à Castelnau (v. pi. D 1) ; 4° de la place de la Comédie à l'octroi de Lodève et à Celleneuve (v. pi. A4); 5" du champ de manœuvres (v. pi. A 6) à Vhôpital suburbain (v. pi. A 1). Prix, 10 c. sur toutes les lignes, 20 c. jusqu'à Castelnau ou Celleneuve.
Poste kt télégraphe (pi. C'a), place de la Préfecture. — Bureau annexe, rue du Grand-Galion, 3 (pi. C5; fermé le dira.).
Banques: B. de France (pi. B4), boul. Ledru-Rollin, 6; Crédit Lyonnais, boul. Victor-Hugo, 20; Comptoir d'Escompte, boul. Victor-Hugo. 1 ; Société Générale, boul. de l'Esplanade, 9.
Bains: Notiveaux Bains de Paris, rue des Etuves, 7 et rue Richelieu, 6; B. du Peyrou (E. Durand), rue de la Merci, 2 ; Maguelo7ie, rue du Clos- René, 5, à côté de l'hôt. Métropole; Néothermes, boul. Victor-Hugo, 3.
Temples protestants: cours Gambetta, 19, et rue Maguelone (pi. D5).
Université (t. ci-dessous): des cours spéciaux sont faits, pendant toute l'année scolaire, pour les étudiants étrangers. S'adresser au secrétaire du comité de patronage des étudiants étrangers.
Syndicat d'initiative, au théâtre (pi. C 4). — Club Alpin Français, section du Midi, rue du Palais, 17.
Principales curiosités: place de la Comédie (v. ci-dessous), Peyrou (p. 325), cathédrale (p. 326), musée (p. 327).
Montpellier (27 m.) est une belle ville prospère de 77114 hab., le chef-lieu du départ, de VHérault et du xyi" corps d'armée, en partie sur une colline au pied de laquelle coule le Lez.
L'origine de Montpellier ne remonte guère au delà de 737 ou de la destruction de Maguelone (p. 381) par Charles-Martel, et sa prospérité date du xii« s., où fut créée son école de médecine, auj. encore célèbre. L'évêché de Maguelone y fut transféré en 153(î. Le calvinisme y forma un parti puissant. Louis XIII l'assiégea durant deux mois et s'en empara en 1622, sans faire une victime ni un prisonnier. Elle revint bientôt à son ancienne prospérité; mais l'industrie et le commerce ne s'y sont pas développés de nos jours au même degré que dans les grandes villes voisines: c'est surtout une ville universitaire. L'université de Montpellier (p. 327), une des plus anciennes de province, fondée en 1289 (Toulouse, 1223), et qui avait été supprimée en 1794, a été rétablie, comme les autres, en 1896. Pétrarque y alla étudier le droit et la théologie (1318-1322). On y a aussi créé en 1872 une école nationale d'agriculture, à 1500 m. au N.-O. (v. pi. A 3), et il y a encore une école supérieure de commerce. Cette ville a vu naître les peintres Séb. Bourdon (1616-1671), Raoux (1677- 1784), Vien (1716-1809), Fabre (v. p. 327), A. Glaize (1807-1893) et Alex. Cabanel (1823-1889), et les philosophes Aug. Comte (1798-1857) et Charles Renouvier (1815-1903).
En sortant de la grande gare (pi. D 5), on est eu face d'un square, où se trouve le monument de Planehon (1823-1888), anc. directeur du jardin botanique de la ville, qui introduisit dans la région les vignes américaines après l'invasion du phylloxéra, par A. Baussan (1894). A dr. de ce square, la rue Maguelone mène à
la place de la Comédie (pi. CD 4), qui forme le centre de la ville. Au milieu, une fontaine des Trois-Grâces, par E. d'Antoine (1776). A g., le théâtre, bel édifice de style renaissance, sur les plans de Cassien-Bernard (1883 à 1889; sculptures par Injalbert). Au N., l'Esplanade et le musée Fabre (v. p. 330 et 327).
On prend, à g. du théâtre, le boulevard Victor- Hugo (pi. 04-5), qui fait partie du cercle de boulevards entourant la vieille ville et qui aboutit à la place de l'Observatoire. A dr. de celle-ci, la tour
Peyroti. MONTPELLIER. iV. R.4i. 325
de la Babotte, reste des remparts du xu« s., transformée quelque temps en observatoire astronomique (pL C5). Après le second boulevard, dit de l'Observatoire, sur une petite place, la statue d'Edouard Adam (1768-1807), en bronze, par Vital Dubray. Ed. Adam apporta à la distillation des vins des perfectionnements d'une importance capitale pour le Midi.
Le '^Peyrou (pi. AB3-4), qu'on atteint en suivant plus loin les boulevards, puis en montant la rampe à g., est une belle promenade datant surtout des xvii^ et xviu« s. Des deux côtés de la grille, deux groupes en pierre, par Injalbert (1883), l'Amour domptant la î'orce. Au milieu de la promenade s'élève une statue équestre de Louis XIV, en bronze, par J.-B. Debay (1829). Dans les parterres: à dr. et à g.. Jeunesse et Chimère, la Sirène, bronzes par J.-P. Aube et par P. Granet (1874) ; le Paradis perdu, Hécate et Cerbère, marbres par Dieudonné et par Marcello. — A l'extrémité 0., un château d'eau monumental, qui a la forme d'un pavillon hexagone, avec une porte à chaque face et des colonnes corinthiennes. Il est alimenté par le bel aqueduc St-Clément, construit de 1753 à 1766, qui amène l'eau du Lez d'une distance de près de 14 kil. et se termine au Peyrou par une double rangée d'arcades superposées, de 880 m. de long et 21 m. 50 de haut. Belle vue du château d'eau, jusqu'aux Cévennes (Aigoual, pic St-Loup), aux Pyrénées (Canigou) et à la mer. Concert militaire le dimanche.
En face de l'entrée du Peyrou s'élève Varc de triomjjhe, de 15 m. de haut sur 18 m. de large, érigé en 1691 en l'honneur de Louis XIV, par d'Aviler, d'après d'Orbay. Les bas-reliefs, parPhil. Bertrand, de Montpellier, rappellent les Victoires de Louis XIV, la Création du canal du Midi (v. p. 332) et la Révocation de l'édit de Nantes. Il donne accès à la rae Nationale (pi. BC3-4), qui s'étend, à travers la vieille ville, jusqu'à la préfecture (p. 327) et doit être prolongée jusqu'à l'Esplanade (p. 330). Au commencement à g., à côté de la porte, le palais de justice (pi. B3), bâti en 1839-1846 sur les plans d'Abric, avec un péristyle corinthien, décoré des statues de deux illustrations du pays, le cardinal de Fleury (1653-1743) et Cambacérès (1753-1824), la première par J.-B. Debay (1862). Le plafond de la l^'^ chambre de la cour d'appel est par Vien (1771), celui de la 2« par J. de Troy (1688), et les peintures de la cour d'assises sont par E. Michel.
Au N. du Peyrou, à g. du boulevard Henri IV, s'étend le jardin des plantes (pi. B 3-2), le plus ancien de France, fondé par Henri IV en 1593 et organisé alors par le botaniste Richer de Belleval (m. 1623). Il a de magnifiques spécimens de végétaux exotiques cultivés en pleine terre.
De l'autre côté du boulevard, en face du jardin des plantes, la tour des Pins (pi. B 3), autre reste des anc. remparts, on sont maintenant les archives municipales. 11 y a au sommet deiLx pins et sur
326 IV.R.41. MONTPELLIER. Cathédrale.
la façade une plaque avec une inscription en provençal rappelant Jacques P'' d'Aragon, né à Montpellier en 1208. — Au X., VInstitiit (le physique et de chimie (pi. B 2).
La Faculté de raédeeme (pi. B 3), au S. de la tour et attenant à la cathédrale (v. ci-dessousj, est l'ancien évêché, antérieurement un couvent. Vne grande partie de la façade a encore des mâchicoulis et il y a des restes de cloître dans la cour. A l'entrée, rue de l'Ecole-de-Médecine. les statues en bronze de deux médecins célèbres originaires de Montpellier, F. La Peyronie (1678-1747) et F.-J. Barthez (1734-1806;, par A. Gumery et par A. Lami.
Le siège du professeur dans le grand amphithéâtre provient des arènes (h' Nimes. Le vestiaire des professeurs et la salle du conseil, à g. du vestibule, renferment des portraits de professeurs depuis 12.39; on remarquera en particulier dans la 2^ celui de La Peyronie, par Rigaud. La salle des Actes ou de Réception, à dr. du vestibule, renferme un prétendu buste d'Hippocrate, qui n'est que la reproduction d'un buste antique de philosophe grec (Chrysippe?).
Au !'=■■ étage, à dr., est une partie de la bibliothèq'ue universitaire (2265.56 vol. et 692 man.), la section de médecine, ouverte en hiver de midi 1/2 à 6 h. 1/2 *?t en été de 9 h. 1/2 à H h. 1/2 <1» "lat. et de 2 li. V2 à 6 h. 1/2- I^P reste (section centrale) est à l'Université (v. p. 327) et accessible en tout temps de 9 h. '/v; à 11 h. 1/2 fli^ mat. et de 2 h. 1/2 à 6 h. 1/2 . Du 1" août au 1" nov., la bibliotlièque est ouverte seulement les lundi, mercr. et vendredi. Parmi les manuscrits, il faut signaler: un Horace du ix<^ s., un Perse et Juvénal du ix« s., un Lucain et Virgile du x" s., un Grrégoire de Tours des ix^-x^ s., un psautier du viii« s., un atlas sur vélin du xiv* s., un manuscrit autographe du Tasse.
Au 2» étage, le mitsée Atger, collection assez importante de dessins (800), tableaux et gravures ; pour visiter, s'adr. au secrétariat. Il y a particulièrement des œuvres de Français, mais aussi bon nombre d'Italiens et d'artistes des Pays-Bas.
La Faculté possède encore un conservatoire anatomique ou musée, ouvert aux étudiants le jeudi et pul)lic le dim., de 2 h. à 4 h.
La cathédrale St-Pierre (pi. B 3) a été fondée en 1364 par le pape Urbain V, mais eu partie reconstruite après les guerres de religion, restaurée et agrandie en 1867, par Eévoil. Elle a un grand porche original, mais disgracieux, dont la voûte est très élevée et soutenue en avant par deux espèces de tourelles rondes massives, de 4 m. de diamètre. La façade est ilanquée de deux tours carrées non achevées, et il y eu a aussi deux au transept, l'une d'elles reconstniite eji 1856. Le côté g. est adjacent à la faculté de médecine; à dr., au transept, il y a un portail moderne, avec tympan par A. Baussan (1884). L'intérieur se compose d'une belle et large nef (92 m. sur 28 et 27 de haut), avec chapelles latérales entre les piliers, et d'un chœur moderne sans déambulatoire. On y remarque particulièrement, dans la 5^ chap. de g., une Vierge en marbre, par Sanfarelli. élève de Thorwaldsen; parmi les tableaux, à g. dans le transept, la Chute de Simon le Magicien, par Séh. Bourdon (v. p. 324) ; à dr.. Jésus donnant les clés à 8t Pierre, par J. de Troy : dans le même transept, une tapisserie représentant l'Annonciation et l'Adoration des Bergers.
T'invcn^Hé. MONTPELLIER. TV. F. 41. '^^'i
A peu (le distance à l'E. de la cathédrale est l'Université (|)1. C îi; V. p. XXVIII), aiic. Hôtel-Dieu, où sont installées dep. 1889 les facultés de droit, des lettres et des sciences. Il y a au rez-dechaussée (à dr.i. en partie dans la cour, un petit musée lapidaire et une collection remarquable de moulages, ouverts lesjeudis aprèsmidi, sauf pendant les vacances: à cr.. un inusée de reproductions photographiques des œuvres d'Alex. Cabanel (p. 324; s"adr. au concierge). Plus loin, à l'E., Vérole de pharmacie ipl. C3).
Au S.-E. de la cathédrale se trouve Vhôtel de ville ipl. B CSî. dont la cour est ornée de quelques bustes reproduits de l'antique. Sur le devant, la fontaine des Licornes, par d'Antoine, érigée en mémoire du maréchal de Castries. le vainqueur de Clostercamp (1760). Sur la même place, rue du Palais, la maison de la Coquille qui date du xvi*' s.
On reviendra au S. à la rue Nationale (p. 325), pour aller voir, de l'autre côté, Vé(jHse Ste-Anne (pi. 15 4). bâtie en 1870 dans le style goth. du xiii'" s. — Il y a près de là. à l'O.. rue Eugène-Lisbonne. 14 ipl. B 4), au conservatoire de musique, un musée archéologique visible seulement sur autorisation.
La préfecture (pi. C 3). au N. de la rue Nationale, a été achevée en 1870. sur les plans de Bésiné. Sur la place, la jolie fontaine de la Ville, avec un groupe en marbre par Journet il 775). A côté, Vhôtel des postes et télégraphes (pi. C 3).
Par de petites rues à l'E., on atteint
le ^musée Fabre (pi. 1)3). situé dans la rue Montpelliéret. près de l'Esplanade. Il a été fondé par le peintre Fr.-Xav. Fabre. de Montpellier (1766-1837). élève de David, qui passa 40 ans en Italie. Enrichi encore par des dons et des legs considérables (Valedau. Bruyas. etc.) il compte auj. plus de 800 tableaux et c'est, après celui de Lille, le plus important de province. 11 est public le dim.. de 11 h. à 4 ou 5 h., et visible les autres j., sauf le lundi, de 1 h. ^,.. à 4 ou 5 h. La façade principale est décorée de statues de Séb. Bourdon. Yien et Raoux. Vestiaire gratuit. Catalogue, de 1904. 1 fr. 25 : édition illustrée. 5 fr.. Conservateur, M. Gr. d'Albenas.
On monte par Pescalier à g.: en haut, 1061. Legendre-Héral. buste du sculpteur Pierre Puget. — Salle d'entrée: de g. à dr.. 238. P. Flandrin, Environs de Vienne: 274. V. Giraud, le Retour du mari ; — 62. 63. P. Cahanel, Nymphe surprise, Héro retrouvant le corps de Léandre: 500, ^4. S<-heffer, portr. d'homme: 288. 287 (en hauti. A. Glaize ip. 324i. Ce qu'on voit à vingt ans. le Sang de Vénus; 314, Henuer, le bon Samai'itain : 93 (en haut), Cot, Prométhée: 290. Glegre. portr. de femme: 289. Glaize. les Insultes au Christ ; s. n", attr. à Devéria, portr. de femme ; — 475, Ricard. portr. de Bruyas. qui iigure 14 fois dans cette galerie ; 59. Al. Cabanel (p. 324i. portr. de l'artiste (1852;: 502. H. Scheffer. portr. d'homme: 416. Mouvoisin, Mort de Charles IX: 94, Cot. Mireille.
328 TV. P. 4t. MONTPELLIER. ^T«sée âe
d'après Mistral (v. p. 364) ; — 371, Em. Lévy, Jugement de Midas; 816, Héreau, le Berger et la mer; 245, Friant, la Lutte; s. no^, Harpigm'es, paysages. — 1055, Houdon, modèle de la statue de Voltaire de la Comédie-Franraise.
Cabinet voisin, du côté dr. par rapport à l'entrée: à dr., 1079, 1080 et (dans la galerie) 1078, Canova, bustes (1811 et 1812); à g., 838, ./. Glauber, dit PoUdor, paysage.
Galerie principale, à la suite: à dr., 691, G.-B. Moroni (?)^ portr, d'Aléoni, général vénitien (1570); — 695, Panini., Monuments de Rome antique (1733); 628, Robert le Voyer^ d'après Michel-Ange, le Jugement dernier, copie de 1570, antérieure aux additions qu'y firent Dan. de Volterra et Stef. Pozzi; 724 (en haut), d'après Baphaël^ St Michel, copie d'après le tableau du Louvre; 611, AUori, Vénus et l'Amour; 825, 823, 824, 826, Diefrich, paysage, le Couronnement d'épines, paysages; 306, Jean Grimou, Jeune soldat; 864, R. Mengs, Cardinal duc d'York; 827, Dietrich, les Cascatelles de Tivoli; 683, LocafelU, paysage; — tableaux de Fabre (p. 327). surtout le portr. de Canova (n° 193; 1812), son portrait (n» 209; 1835) et Abel expirant, œuvre principale de l'artiste (n" 194; 1790) ; — 771, Juan de Joanèa. portr. de St François de Borgia; 725, Fabre, d'après Raphaël, la Vierge à la chaise (1798) ; 818, P. Campana, Descente de croix ; 656, C. Dold, le Sauveur; 723, d'après Raphaël, portr. de Laurent de Médicis (copie d'un tableau perdu de 1518); 629, P. Véronèse, Mariage de Ste Catherine ; 740, Zampierif^), portr. d'évêqne ; 780, 781, Zurbaran, l'Ange Grabriel, Ste Agathe ; entre les deux, *776, Ribera, Ste Marie l'Egyptienne (1641) ; 777, Fr. Rizi ou i?/cc?. Adoration des Bergers ; *722, inconnu (attr. dans le catalogue à Raphaël), portr. déjeune homme, «morceau capital de la galerie Fabre»; 655, Dolci, la Vierge au lis (1642) ; 703, le Guide, tête de Vierge; 755, éc. vénif. du XV i^ s., portr. de vieillard; 678, Giordano, Ste Famille (1685) ; 676, le BotticelU, la Vierge avec l'enfant Jésus; 745 (en haut), éc. ombr. du xv^ s., St Christophe, fresque transportée sur toile; — 747, éc. florent. du XF* s.. Adoration des Mages (prédelle) ; 757, éc. vénit. du xvi^ s., portr. d'un sénateur. — A côté de l'entrée, 1084, buste de Fabre, par Santarelli. — Au milieu, les vitrines contenant la collection Bouisson (montres, camées, ivoires, porcelaines, jeu d'échecs chinois, émaux, plaquettes, etc.).
Petite salle suivante {collection Valedau, surtout des Hollandais) : à dr., *887, Âdr. van Ostade, Intérieur d'un cabaret (1666) ; 787, N. Berghem, les Fagots (paysage) ; 859, L. Knaus, Paysans ivres (1853) ; 788, Berghem, paysage et animaux ; 897, A. Pynacker, paysage ; — *928, D. Teniers le J., le Grand château de Teniers, avec la famille du peintre (lui-même à dr., en manteau rouge) ; 945, W. van de Velde le J., la Petite flotte; 847, M. d'Hondecoeter, la Poule blanche; 901 (en haut), R. Roghman (un ami de Rem-
peinture. MONTPELLIER. IV- R- ^i- 329
brandt), paysage ; 909, ./. van Mw'sdael, Cascade; *920, Jan Steen, Repas de famille; 911, ./. van Ruisdael, paysage (gâté); *981, Feynolds. le Petit .Samuel (1777) ; 839, J. van Goyen, paysage ; — 954, 956, 958, 957, Phil. Woiocermati, le Repos du laboureur. le Coup de l'étrier, Marche d'armée. Foire aux chevaux (le Rueur) ; *849. Ccn'n. Huysmans, paysage; 853, Kareldu Jardin, Paysans devant une hôtellerie (1658); 865, Gahr. Metsu, la Marchande hollandaise; 931, Teniers le J.. Fumeur; 963, ./. Wynants, paysage; 975. éc. holl. du xvii^ .s., portr. d'homme: *821. A. Cuyp, Bords de la Meuse; 967. éc. flam. du xvi' s., la Visitation; 804, Jan Both. paysage; 912. D. Byckaerf, Arracheur de dents; — 951. Adr. vander Werff, Suzanne au bain (1715) ; *895, P. Potier, Vaches au pâturage (1648); 800, P. van Bloemen, l'Abreuvoir; *934, *929, Teniers le J., Kermesse, Intérieur de cabaret ou l'Homme à la cruche de grès; ^^828. Gér. Doit, la Souricière ; *955, Phil. Wouicerman, les Petits-Sables; *919, Sfeen, le Repos du voyageur; *930, Teniers le J., un Cabaret ou l'Homme au chapeau blanc; *869, Fr. van Miei^is le V., l'Enfileuse de perles: *850, Huysmans, paysage ; -942. Ter Bœ^ch, Jeune fille versant à boire ; *866. Metsu, l'Ecrivain; 935, Teniers le ./.. Concert champêtre; — 944, A. van de Velde, paysage et animaux ; 888. A. van Ostade, Joueur de luth; *910, ./. van Ruisdael l'Orage ('1649); 861, X. Maes, portr. de vieille femme ; 904, Ruhens (f), Christ en croix ; 880, Moucheron, paysage d'Italie (1698); 907. van Dyck (et non Rnbens), portr. de Fr. Franck ; 905, Ruhens, paysage. — Au milieu, 1085, E. Santarelli, buste de Valedau (p. 327).
Salle yoISI^"E: dessins, dont deux Raphaël <!à g.) ; faïences; bronzes; au milieu, 1059, Injalhert, Eve après la faute. — Puis trois cabinets; dans le 1*>", des bronzes, quelques vases antiques, des tableaux et un marbre de Lor. Bartolini. une Odalisque (n» 1073); dans le 2^, des dessins d'Al. Cahanel et son buste par P. Dubois' {n° 1040); dans le 3*. des dessins français, des bronzes de Barye, et (au milieu) 1005. Barrias, Mozart enfant (plâtre).
Salle a g. de l'estrée, où l'on se trouve en sortant de ces cabinets: tableaux français de valeur secondaire; sculptures.
Escalier de la galerie haute: à dr. et à g., des marbres ài'Aizelin (n° 1001, une Suppliante) et de Pradier (n° 1066. Xyssia) et des toiles de A. Coypel (n^* 122, 123. Enée dans l'incendie de Troie, Mort de Didon).
Galerie haute ou galerie Bruyas (v. p. 327): à dr. , *456, N. Poussin, portr. du cardinal J. Rospigliosi (Clément IX); 481, Rigaud, portr. de Fontenelle; 482, attr. à Rigaud, portr. de Georges Richer de Belleval; 581, éc. franc, du xrii^s., portr. d'Elisabeth de Bonsy, marquise de Castries; 451, JV. Poussin, Mort de Ste Cécile; 40. S. Bourdon, portr. d'un Espagnol (Molière jeune?); *338, N. Largillière, son portrait; *9, Jacques Aved,
;^;-i() IV.R.il. MOXTPEIJJEK. Mnné^ de peint.
portr. (le Mme Crozat : 876, J.-B. Vanloo, portr. de Victor-Aiiié- (lée II, duc de Savoie; Greuze, 295, la Prière du matin, 302, le Petit paresseux (1755), *294, le Gâteau des rois (1774), 298, la Jeune lille au panier, 296, le Petit mathématicien, 299, Jeune lille vue de dos, 297, Jeune lille en prière, 301, tête de paralytique, 304. tête de jeune fille, 303, tête d'enfant, 300, petite fille; 484, Hch. Robert, paysage; 577, éc. franc, dn xvii^s. (Bourdon ou Mignardf), portr. de femme; 361. Mme Vigée-Lebrnn, portr. de l'impératrice Elisabeth Alexiewna : 188, Dutilleux, le Chenal de Gravelines; 486. Robert -Fleiiry, la Toilette; 266, baron Gérard, la Pasta en muse; Gustave Courbet, 104, son portrait (1854), 108, portr. de Bruyas (1853), 96, la Fileuse endormie, *103, Bonjour Monsieur Courbet (Bruyas et l'artiste; 1854), 98, Solitude, 97, THomme à la pipe (son portrait: 1846), 107, 106, portraits de Bruyas (1854); 180 (au-dessus de n» 103). 181, G. Doré, le Soir sur les bords du Rhin, Souvenir des Alpes ; — Eng. Delacroir,
142. Michel-Ange dans son atelier, 145. Daniel dans la fosse aux lions (1850), 141, Marocains courant la poudre (fantasia; 1832),
143, une Mulâtresse, 144, Femmes d'Alger, 147, portr. de Bruyas; 540, Troyon, Taches normandes (1852); 101, Gust. Courbet, les Baigneuses (1853); 83, L. Cogniet, Femme et enfant: 492, Th. Rousseau, la Mare (forêt de Fontainebleau); — 518, Tassaert, Jeune femme au verre de vin ; 246, Frwnentin, Tentes arabes (1850) ; 91, 92, 90, J.-B. Corot, paysages; 512, Tassaert, Ciel et enfer (1850) ; 812. P. Breughel le V., Rixe de paysans ; 58, Al. Cabauel, Yelléda (1852): 326, Evg. Isabey, marine (1845); 57, Cabanel, Albaydé: 282. Glaize, son portrait (1854); s. n", Cabanel, portr. des deux nièces de l'artiste ; 323, Ingres, Stratonice (répétition, avec quelques variantes, du tableau de Chantilly); 56, 50, Cabanel, portr. de Mme Marcs, Phèdre (1880); 548 (entre les n»** 56 et 50), 547, Jos. Vernet, Tempête, paysage (1774): 135, J.-L. David, Hector (étude); 560, F.-A. Vificent, St Jérôme; 133, VSi, David, portraits d'Alph. Leroy et de M. de Joubert; 47, 48, Brascassat, Vaches au pâturage (1835), étude de taureau. — Sculptures: dans le fond, cà dr., 1038, Delaplanche, Message d'amour; *1054, *1057, Houdon, l'Eté, buste de Turgot (? plutôt Sylvain Bailly); à g.. 1062, Legendre-Héral, Ûiotto; *1058, *1053, Houdon, buste de Cochin (? plutôt A.-J. Bignon, prévôt des marchands de la ville de Paris), l'Hiver («la Frileuse»); 1003, Aube, Galatée.
Le même corps de bâtiment renferme la bibl/othè(/ue municipale, qui compte 130300 vol. et 250 manuscrits. Elle est publique les jours non fériés, excepté le jeudi, de 1 h. cà 5 h. et de 7 h. ^j^ à 9 h. 1/2 du soir, seulement de 1 h. à 6 h. en juin, juillet et août.
J^'Esplanade (pi. D 3-4) est une belle promenade de 500 m. de long, à l'E. de laquelle s'étendent les nouveaux jardins créés sur l'anc. Champ-de-Mars et où l'on remarque, près d'une pièce d'eau,
E.rcvrsion>^. 31()NTJ'ELJ>I EK. IV.B.4t. 331
une statue (U' marbre. Marsyas. par J. Villeneuve. Concerts militaires le mardi et le jeudi. — J^a ligne de Nimes longe le côté E. des jardins et les sépare de la citadelle, construite jadis, comme celle d'Alais et le fort de Nimes. jjour contenir les protestants. Au N., la yare de Palnvas (v. p. 323 et ci-dessous) et la place de la Comédie, d'où la rue Maguelone ramène à la gare (v. p. 324).
De Montpellier à Castres et Montaiihati par Bédarieux. à Béziers par Paulhan et Pézenas, v. ci-dessous et le Sud-Outst de la France, par Btedeker: à Béziers, par Mèze (p. 384). v. p. 323 et le Sud-Ouest de la France, par Baedeker.
De Montpellier a Palavas: 12 kil. de eh. de fer, avec gare spéciale (pi. D4): trajet en 25 min.: 1 fr. et 60 c. La voie traverse le Lez avant la première station, puis elle passe sur une langue de terre entre des étangs qui sont réunis par un canal et séparés de la mer seulement par des dunes. — Palavas (Grand-Hôtel, rep. 3 fr. : hôt. Fcmrrissou. etc. ; cnaino) est une station balnéaire très fréquentée, grâce à sa magnifique ]ilage de sable tin, à rembouehure et sur les deux rives du Lez canalisé. - A I kil. au S.-O.. sur une langue de terre entre la mer et Vétaiiy de VArneh se trouvait Maguelonne ou ^fagnelone. l'antique Mayalona, ville fondée, dit-on. par des Phocéens et longtemps prospère comme port de mer. Les Sarrasins s'en étant emparés, Charles-Martel la leur reprit et la détruisit, en 737 (v. p. 324). Elle se releva toutefois de ses ruines, mais Louis XIII la lit raser en 1633. à l'exception de son anc. cathédrale St- Fierre, curieux édilice du style roman (xii* s.), restauré de nos jours (gardien à côté). Belles sculptures au portail 0. Il y a à l'intérieur des tombeaux intéressants du xvi» s., des débris d'architecture du moj-en âge et quelques antiquités romaines. On peut monter sur l'église, d'où la vue est très belle.
De Montpellier au Vigak (Aigonal): 92 kil. ; 3 h. à 3 h. 2U; 10 fr. 40, T fr.. 4 fr. 55. Départ de la grande gare et ligne de Nimes jusqu'aux Mazes (p. 323). — 13 kil. Castries, à g., bourgade'qui a un château avec un parc alimenté par un aqueduc de près de 7 kil.. dont on voit ensuite la longue rangée d'arcades. — 26 kil. Boisseron, qui a aussi un château et d'où l'on aperçoit déjà, à g., le donjon de Sommières. — 25) kil. Sommieres. où l'on rejoint la ligne de Ximes au Vigan (v. p. 320).
De Montpellier à Lodève. I. Par Paulhak: 71 kil.: 2 h. 50 à 3 h. 20; 7 fr. 95. 5 fr. 40 et 3 fr. .50. Départ de la gare du P.-L.-M. (p. 323). Voir pour les détails le Sud- Ouest de la France, par Bsedeker. — 20 kil. Jlontbazin-Oigean. Embranch. sur Cette par Balaruc, v. p. 333-334. Plus loin, un tunnel et un viaduc. — 28 kil. Villeveijrac. On traverse VHénndt et rejoint la ligne de Béziers. — 42 kil. Paulhan (buffet). Lignes de Béziers par Pézenas et de Castres et Montauban par Bédarieux. — 54 kil. Clermont-l'Hérault (hôt. du Commerce;, ville industrielle de 5140 hab. Eglise des xiip-mv» s. et château en ruine. A 9 kil. 5 à l'O. se trouve le petit village de Mourèze (206 m.; café-rest.), dans un cirque très curieux de roches dolomitiques. — 59 kil. Rabieux, où aboutit la ligne suivante. — 71 kil. Lodève (p. 332).
II. Par Rabieux: 58 kil., ligne à voie étr. jusqu'à Rabieux; 2 h. 40 à 3 h. 20; env. 5 fr. 25, 3 fr. 35 et 3 fr. Départ de la gare de Rabieux (p. 323). -^- 4 kil. Celleneuce. Traunvay de Montpellier, v. p. 323. — 8 kil. St-Georges-d'' Orques. A 5 kil. à FO.. Murviel-l'es-^Iontpellier, qui a remplacé VAltiinurhdu de Tantiquité. dont il reste des murs. — 32 kil. Aniane (cnfés-rest.), ville ancienne de 2227 hab.. qui s'est formée au viiie s. autour d'une abbaye, fondée en 780 par St Benoît d'Auiane et importante au moyen âge. Cette abbaye a été rebâtie au xviii^ s. et elle sert maintenant de colonie pénitentiaire d'enfants. A 7 kil. au X.-O., St-Guilliein-le-Désert (hôt. de France, simple), village dans un site des plus pittoresques, entouré de rochers et près des gorges de VUéraidt.
a.'î'i IV. F. 41. LODE^^.
Il a aussi uue église romano-byzautine très remarquable des xi«-xiie s., reste «rune abbaye fondée en 884 à laquelle le village doit son origine; on y voit entre autres un bel autel en marbre incrusté. A voir encore: une partie du cloître de cette abbaye (xi» s.), des restes d'une double enceinte, deux vieilles tours, des ruines de deux châteaur, des grottes, une cascade. — 3(5 kil. Gigyiac, ville de 2551 hab., où l'on remarque deux églises, celle de Notre-Dame, eu dehors, au S., peut-être un anc. temple de Vesta. et aussi une vieille tour. On traverse ensuite VHérault. — 4(5 kil. Rabieur. où l'on rejoint la ligne précédente.
58 kil, Lodève (hôt. : du Xord, 30 cli. dep. 2 fr. 50, rep. 2.50 et 3; dîi Commerce), ville de 7395 hab. et chef-lieu d'arr. de l'Hérault, la Luteva des anciens, dans un joli site. Elle fut gouvernée au moyen âge par des vicomtes, puis par ses évêques qui eurent jusqu'en 1789 le droit de battre monnaie. C'est aujourd'hui une ville manufacturière, fabriquant surtout des draps pour l'armée. Son ancienne cathédrale St-Ftdcrand date des xiiie et xvi^ s.
La ligne de Cette laisse ensuite à dr. celle de Paulhau-Lodéve IV. p. 331). — 57 kil. ViUeneuve-lès-Magiœloîme, stat. avant laquelle on traverse la Moss(m. Puis, à g., des salines et V étang (le Vie. — 63 kil. Vie- Mireval. — 70 kil. Frontignan, à dr., ville de 4668 hab., célèbre par ses vins muscats. Elle est au bord de Vétang d' Ingril que la voie traverse sur une jetée de 1300 m. de long. On côtoie plus loin à g. la Méditerranée et à dr. Vétang de lliati, lac salé de 18 kil. de long et 5 à 8 de large, avec des parcs aux huîtres et des salines très importantes et où débouche le canal du Midi, construit au xyii^ s. par P. Riquet, pour relier la Méditerranée à l'Atlantique, par la Garonne (v. le Sud-Ouest de la France^ par Bîedeker).
77 kil. Cette. — Buffet. — Hôtels : *Grand-Hôtel (pi. a, B 2), quai de Bosc, 17 (60 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 3.50, p. dep. 8, omn. 75 c); Central- H. Barillon (pi. b, B 3). même quai, 10 (ch. dep. 2 fr. 50, rep. 3).
Tramways électriques (prix, 10 à 25 c.) : 1" de la gare (pi. B 1) à la Corniche (v. pi. A 5; promenade recommandée); — 2° de la gare à la Bourse (Grande-Rue, pi. B 4) ; — 3" des halles (pi. B 3) à la Peyrade (v. pi. C2): — 4« des Métairies (v. pi. Al) à la Bourse.
Bate:aux a vapeur: pour Alger et pour Oran, par Port-Vendres, une fois par semaine; pour BalartiC-les-Bains, v. p. 333.
Poste et télégraphe (pi. B, 2-3), rue de la Poste, près de l'Esplanade.
Bains de mer du Kursaal (pi. C 3; p. 333) et de la Corniche (v. pi. A 5).
Consulats d'Autriche-Hongrie, de Belgique, de Danemark, d'Espagne, de Russie, — Vice-consulat d'Angleterre.
Cette est un port de mer de 33 892 habitants. Elle est adossée à ro. à une colline, le mont St-Clair ou mons Setius de l'antiquité (180 m.; V. p. 333), entre l'étang de Thau et la Méditerranée et à la jonction des chemins de fer de Lyon et du Midi. Son importance ne date que de 1666, où fut créé son port, sous la direction de Riquet, dont il complète le canal (v. ci-dessus), à la suite de l'ensablement des ports de Frontignan (1623) et de Palavas (1663). Cette faisait encore naguère un grand commerce de vins imités de ceux d'Espagne, par le mélange de différentes espèces, l'addition d'eau-de-vie, etc. ; mais le régime protectionniste de 1892 a compromis ce commerce.
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Au X. de la gare, sur l'étang de Thau, se troavent les établissements, usines et hauts fourneaux de la compagnie du Creusot (ph BCl), inaugurés en 1902.
Le pœ't , le second de la France sur la Méditerranée f mouvement annuel: 2 millions V2 de tonnes), a trois bassins, réunis par des canaux à l'étang de Thau, où débouche à l'O. le canal du Midi, et à la gare des chemins de fer, qui est entre l'étang et un canal latéral. L'avenue Victor -Hugo, au delà de ce canal, traverse le quartier neuf. Sur uue place, à dr. , s'élève le musée municipal (pi. B '2), visible tous les jours excepté le lundi et public les dim. et jeudi de 11 h. à 4 ou 5 h. Catalogue, de 1903, 1 fr. Il comprend surtout des toiles de peintres français modernes.
L'avenue Yictor-Hugo aboutit à la Darse de la Peyrade (pi. B02), qu'on traverse par le pont Neuf, reconstruit en 1904, pour rejoindre, par la rue du même nom. la rue Nationale (pi. BC3i. une des principales de la ville. Cette rue mène à g. dans la direction de la plage, où sont installés de modestes bains de me^\ avec un Kursaal (pi. C3) ; à dr., elle aboutit au fanal de Cette (pi. B 1-4'). continuation du canal du Midi, au delà duquel s'étend la vieille ville. Là se trouve le beau quai de Bosc qui conduit à dr. vers la station zoologique (pi. A 1) de l'université de Montpellier (collecti(ju de poissons, crustacés et mollusques), et à g. vers l'ancien bassin.
Le pm^t, qui couvre avec les canaux une étendue de 45 hect.. comprend V ancien bassin (pi. B C4), construit par Eiquet, V avantport (pi. C4) et le nouveau bassin (pi. C3-4). Le môle St-Louis (pi. B C4), avec un phare haut de 32 m., la, jetée de Frontignan et le brise-lames (pi. C5), long de 1574 m., construit depuis 1821, en défendent l'entrée.
La rue de l'Esplanade, qui fait suite à la rue Nationale, passe le long de l'Esplanade, à dr., et monte au square du Châteaud^Eau (pi. B3), sur le versant du mont St-Clair (v. p. 332). Pour arriver au sommet (^2 t.), où se trouvent un sémaphore et uue chapelle, il faut prendre à g. du square et monter à dr. du collège (pi. AB3). ^Panorama très curieux sur la ville avec ses canaux, l'étang de Thau, les Cévennes et la mer. On peut descendre du côté de la mer (beaux points de vue), par la rue Franklin (pi. A3-4); on tourne à dr. au-dessus de la citadelle (pi. B4), passe près du phare de St-Clair (pi. A4; 92 m.), construit en 1903 et dont le feu est visible à 30 milles, et rejoint en bas la belle route de la Corniche (bains de mer; tramw., v. p. 332).
Le «tour de la montagne» coûte 6 fr. en voit, partie; diirt^e du trajet, 50 min. à 1 h.
Embranch. de 13 kil. sur Montbazin-Gigean (p. 831). par Balaruc-les-Bains (6kil. ; 10 min.; 65, 45 et 30 c), à 1 kil. 5 des bains (p. 334). — Il y a aussi un bateau a vapeur pour Bala.ru c-l es- Bains, par l'étang de Than et allant jusqu'à Meze : départ du quai de la Bordigue (pi. B 1, trois fois le jour; trajet en V2 h- jusqu'à Balaruc; prix, 50 c, 75 c. aller et retour (jusqu'à Mèze. 1 fr. aller et retour). —
334 TV H. 4t. MEZI-:.
Balaruc-les-Bains'^/j'V. dr l' Etablissent eut), à rextroiuitcN.-E. de l'étang (le Tliau, a un étal)lisseuient tlierinal aliineutc par des eaux chlorurée.s sodiques fortes, à une température de 47 à 48°, qui s'emploient surtout eontre la paralysie, le rhumatisme et la scrofule. - - Mèze (hôt. Grattcl- Gcdion ou Lamrz, 12 eh. à 2 fr., rep. 2.50 et 3) est une ville de 6017 liab., au N.-O. de l'étang, avec des salines et desservie par un chemin de fer à voie étr., une seconde ligne de Montpellier à Béziers.
De Cette à Tovlotise, etc., v. le Sud-Ouest de la France, par Bœdeker.
42. De Lyon à Avignon par Vienne, Valence et Orange (Lyon-Marseille).
230 kil. Trajet en 2 h. 55 à 8 h. 25; 2 h. 35 à 3 h. par les trains de luxe (v. p. xiv-xv). Prix: 25 fr. 85, 17 fr. 50, 11 fr. 40. A Vienne: 31 kil.; 30 min. à 1 h. ; 3 fr. 45, 2 fr. 35, 1 fr. 50. — De Vienne à Valence: 75 kil. ;
1 h. 5 à 2 h. 25; 8 fr. 40, 5 fr. (35, 3 fr. 70. — De Valence à Orange: <JG kil.: 1 h. 30 à 3 h. 20; 10 fr. 85. 7 fr. 30, 4 fr. 75. ~ D'Orange ii Avignon: 28 kil. ; 25 à 50 min.: 3 fr. 15, 2 fr. 10, 1 fr. 35.
De Lyon à Marseille par cette ligne: 350 kil.: 4 h. 10 à 15 h. 10: 39 fr. 30, 2G fr. 55, 17 fr. 35. - Par Grenoble: 426 kil.; 13 h. 15 et 14 h. 45: 47 fr. 80, 32 fr. 30. 21 f r. 10. A'oir R. 24 et 50.
Nota. On peut aussi aller à Avignon par la rive droite du Eliône, en prenant son billet pour Pont-d^ Avignon: 235 kil. ; 6 h. 25 et 8 h. 45: 26 fr. 40. 17 fr. 85, 11 fr. 70. Voir R. 38 B.
Il existait autrefois un service de bateaux à vapeur allant de Lyoji à Avignon en une journée et qu'il est question de rétablir.
Lyon, V. p. 7. Départ de la gare de Perrache. On traverse le Rhône sur un pont de 242 m. pour en suivre la rive g., et on laisse à g. les lignes de Grenève, Chambéry-Turin et Grenoble-Marseille. Belle vue en arrière à g. sur la ville; puis vue à droite. — 5 kil. St-Fons, 5325 hab. — 10 kil. Feysl/K On franchit l'Ozon. — 15 kil. Sérézin. La voie longe le Rhône. — 21 kil. Chasse, ou la ligne de Marseille se raccorde avec celle de St-Etienne par un tronçon de 3 kil., qui traverse le Rhône et aboutit à Givors (v. p. 57-58 1. Hauts fourneaux et tuileries. — On aperçoit de loin, à dr. avant la stat. suiv., la ville de Vienne, qui présente un beau coup d'œil. avec les hauteurs de Pipet et du mont Salonion (p. 336, 337) ([ui la dominent. — 29 kil. Estressin ; tramw. de Vienne, v. ci-dessous. Puis un tunnel sous le mont Salomon (260 m. ; p. 337). On franchit la Gère, puis on traverse un autre tunnel, de 805 m., sous la ville même.
31 kil. Vienne. — Hôtels: du Nord (pi. a. C 2). place de Miremont (50 ch. dep. 3 fr. 50, rep. 1.25, 3.50 et 3, p. dep. 9, onin. 1) ; de la Poste (pi. b, C 2), cours Romestang, 15 (30 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50, omn. 50 c.).
Restaurant de la Pyramide, boni, de ce nom, près de l'Aiguille (p. 337 ; rep. dep. 2 fr. 50).
Tramways: de la gare, par les quais, à Estressin {\. ci-dessus; 15 c.) et à Pont-Evêque (aussi sur la ligne du Grand-Lemps, p. 338; 15 c).
Voitures de place: le jour, la course, 1 fr. 25; l'heure, 2 fr. : la nuit,
2 et 3 fr.
Poste et télégrajyhe (pi. 6, C 2), rue Victor-Hugo. 49. — Bains Servanin. quai du Rhône, 16 (pi. B 1). — Temple p>rotestant. rue Victor-Hugo. 37 (pi. C2). — Société des Amis de Vienne, place du Palais, 12 (pi. B 1).
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