‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 111 sur 164 · C-rîC-'é · texte numérisé non relu

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qui fut importaiitf au xvi* s. et a longtemps possédé un évêché. C'est peut-être le Bettehariium de l'antiquité, qui a donné son nom à l'anc. province de Béani. Ane. cathédrale du xii« et du xvi* s., voûtée en berceaux, et vieux château, en partie du xiv« s. A 5 kil. au N. de la stat., l'aérodrome Wright (p. 286). — - Plus loin à g., se voit Paît (106 kil.; buffet, déj. 3 fr.. dîn. 3.50, pet. rep. 1.50).

Pau.

Hôtels, les trois premier? dans un site superbe, avec très belle vue: *H. de France (pi. h, u4). place Royale (150 ch. dep. »> fr., rep. 1.50 ou 2, 5 et fi, V. II. c, p. dep. 1«); *Gr.-n. GasMon (pi. a, D 4), boni, des Pyrénées, dont dépend l'hot. d'Angleterre à Cauterets (200 ch. dep. 4 fr., rep. 1..50, 4 et 5. V. n. c, au rest. 5 et ti, p. dep. 12.50, omn. 1); *Gr.-H. au Palais i Henii-Si'joiir (pi. <•, E4), boul. des Pyrénées. 1 (150 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et 5. p. dep. 11. omn. 1); Grand-Hôfel (pl.e, D 2), me O'Quin, 4 ; Gt.-H. de la Paix (pi. d, D 4), place Royale, 9, bon («0 ch. dep. 3 fr., rep. 1, .S et 4. p. dep. 10, omn. 50 c); H. Bristol (pi. o, E3), rue Gambetta. 3 (30 ch. dep. 3 fr., rep. 1. 3 et 3.50, p. dep. 9): H. de Londres (pi. k, C 2), av. Gaston-Phœbus. Toutes ces maisons conviennent surtout à des familles venant passer l'hiver à Pau. — *H. de la Poste (pi. f, D 3). place de Oramont (fîo ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3.50 et 4, p. dep. 10, omn. 50 c); H. du Commerce (pi. p. D 4). rue de la Préfecture, 9 (4fî ch. dep. 3 fr., rep. 1. 3 et 4); H. de V Europe £ Moderne (pi. h. D4i, place de la Halle, 9 (ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50. p. dep. 9): H. Henri IV (pi. i, E 3). place de la Halle. 12, bon (85 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3. p. dep. 8, omn. «5 c); H. de» Pyrénées (pi. j. D4). même place. 1 (rep. 2 fr. 50 et 3. p. dep. 8); H. de la Pomme-d'Or (pi. 1, ES), rue de la Nouvelle- Halle. 11, simple mais bon (80 ch. à 2 fr.. rep. 2, p. 6). — Pensions: Villa Mirador (Haftersley: pi. m. C2), rue de Bordeaux, 17 (22 ch., p. dep. 8 fr.); Colbert (pi. n. D 2), rue Manescau, 1 (p. dep. 8 fr.).

App.\rtemi;sts et vill.is mei-blés en grand nombre dans la ville et aux environs, de 400 fr. à 10000 fr. pour la saison (v. p. 282). En cas de location, ne pas oublier de faire un inventaire (v. p. xix). — Agences de location: F. Bcurdilu, rue trambetta. 2; C'azaudehore, place de Gramont. 10; Agence Iinmobilih-e (A. Mauland), rue Adoue, 6; Sarradet, rue Taylor. 12; Aijrton ik Evan.-i. rue du Lycée. 25; P. Barr'ere, place de la Halle, tî; Agence Moderne (Touza), rue St-Louis, 4.

Hestaurants : aux hôtels; *rest. du Palais-id' Hiver (p. 28(5; déj. 5 fr., (lin. t;. v. n. c).

Cafés: du Pal(iis-d^ Hirer {y. 2ii6}; Grand-Café, place Royale, 5; C. du Commerce, rue de la Préfecture. 9; C. du Théâtre, place Royale, 1; C. Mrxlernt:. me de la Préfecture. 7: tav. de la Poste, rue Gambetta, 5.

Voitures de place. — Le service de jour dure de 7 h. du mat. à 9 h. du soir; celui de demi-nirit, de 9 h. du s. à minuit; celui de nirit, de minuit à 7 h. du matin. — Pour plus de deux pers., les voitures à 1 chev ont le même tarif Voiture à 1 chev. 1 Voiture à 2 chev. que celles a 2 chevaux. -^ . ., .^ .^ ,

jour Vî miiti nuit | jour •/« nuit: nuit !

Course dans le rayon de : i

l'octroi 1 fr. — 1 fr. 25 2 fr.

Course dans un rayon de | 1

3 kil. autour de la halle ;l » 25:1 » 75 2 » — 1 » 76|2 L'heure, id 2 » — 2 » — JS » — 2 » - 12 » 50

1 fr. 25jl fr. 50

2fr.

Tram'ways: l. de la Croix-du-Prirtce (pi. B5) au boul. Guillemin (hors pi. G 2; ; 2. de la halle (pi. D3) à la route de Bordeaux (hors pi. Cl); 3. de la gare (pi. D4; à la halle (pi. D3). Prix par section (halle-terminus), 10 c, 15 c. avec eorrespondance. -- Fi-sici-laike de la gare à la place Rovale : 10 c., 15 c. aller et retour.

282 111- H- 'f^- PAU. Eens. pratiques.

Automobiles: .7. Pommes, rue de la Nouvelle-Halle, 24; Làbesqve & Laylle, place Grainont, 2 ; C'aiissat-C'laverie, rue du Lycée, 17 ; J. Apjirato, rue Montpensier, 16.

Postes et télégraphes (pi. ES), cours Bosquet et rue Garabetta.

Casino: Palais d'Hiver (pi. EF 4), au parc Beaumont (p. 286), avec restaurant, théâtre, salles de jeu et de lecture, palmarium, etc.; entrée, la journée, 1 fr. en hiver, 50 c. en été. — Cercles: Anglain (pi. D4), place Royale; de V Union, même place: National, place de la Halle.

Banques : B. de France, rue Raymoud-Planté, 11 ; Crédit Lyonnais, place Royale, 1 (hôtel de ville); Comxit. d' Escompte, place de la Halle, 18; Soc. Générale, rue Gambetta, 12, à côté de la poste.

Baiks : Bernata, rue d'Orléans, 15; Cristofénie, rue Alexandre-Taylor, 10; Guigue, place Mulot, 1.

Librairies, avec cabinets de lecture: Lafon, rue Henri IV, 3 (agent de la comp. des Wagons-Lits); Ribaut, rue St-Louis, 6.

Syndicat d'initiative, rue Gambetta, 5 (ouvert de 8 h. du mat. à 7 h. du soir, les jours de la semaine).

Club Alpin Français, rue de la Nouvelle-Halle, 28. — Société des Excursionnistes du Béarn. libr. Ribaut, rue St-Louis.

Sports: courses de chevaux, en hiver, à 4 kil. au N. par la route de Bordeaux (pi. C 1); aviation, v. p. 286; jeu de patime et tennis (pi. F .S). au parc Beaumont (p. 286); vélodrome (pi. E4) et jeux divers au parc de la Gare; tir aux pigeons, laicn-tennis, cricket, polo et golf, plaine de Billère (p. 285; s'adr. au cercle anglais, v. ci-dessus); chasses au renard, organisées par la colonie anglaise.

Temples Français : rue Ségure, 7 (pi. 1, C 2), et rue Serviez (pi. 2, D3): — anglais: Christ Church (pi. 2, I) 3), rue Serviez: Holy Trinity (pi. .S, D2j. rue de l'Edit-de-Nantes; St. Andrew' s (pi. 4, D2), rue O'Quin; Presbyterian Church (pl.5, D2), même rue. — Chapelle russe (pi. E2), rue Jean-Reveil. — StnagoctUB, rue Mauescau et passage d'Alsace.

Principales curiosités: imnorama des Pyrénées (p. 288), château (p. 284) et musée (p. 285).

Pau (205 m.), anc. capitale du Béarn et auj. chef-lieu du départ, des Basses-Pyrévées, est une ville de 37 149 hab. (en 1911\ située sur un plateau de la rive dr. du gave de Pau. Son site magnifique et son climat délicieux en font une station d'hiver de premier ordre, très fréqueutée par les Anglais. Saison du 1*'' octobre à fin avril. — Pan est l'un des principaux centres d'aviation en France (v. p. 286).

La température moyenne y est de 6° 3 C. en hiver et de 13^39 pour toute l'année, chiffres inférieurs à ceux de Hyères. Cannes, Menton et Nice; mais Pau doit à l'absence de vents réguliers, surtout de vents d'est (sauf en été) et à sa température égale une situation privilégiée qui en fait une station préférée des neurasthéniques, ainsi que des phtisiques. L'eau potable passe pour être de qualité médiocre.

Pau s'est formée autour d'un château des vicomtes de Béarn, bâti vers le x<^ s. et reconstruit au xiv"' par Gaston-Phœbus (1331-1391). Elle ne devint toutefois capitale qu'en 14(10 (v. p. 287 et 280), et acquit une grande importance lorsque ses seigneurs devinrent rois de Navarre, avec François-Phœbus, en 1479, et surtout lorsque le troisième successeur de ce prince, Henri d'Albret, eut épousé Marguerite de Valois, sœur de François I«'' de France, en 1527. Cette charmante et spirituelle princesse réunit autour d'elle une cour brillante, où les calvinistes trouvèrent bon accueil. La ])rospérité de Pau atteignit sou apogée sous Antoine de Bourbon, Jeanne? d'Albret et le fils de ces derniers, plus tard roi de Franco sous le nom de Henri IV. Jeanne d'Albret, qui avait «l'âme entière aux choses viriles», comme dit d'Aubigné, chanta une chanson béarnaise en donnant lo jour à son fils, afin qu'il \w fût pas <• j)1eureur ni rechigné-».

liiiiii. <hs ri/rt^iii^es. i'.\r. Jif li i-i- 2h;{

Aiitoino lie Hourliori i'iiiport;i iiiimédiiiti-iiii'iit lo iiouvi'au-iië pour lui frotter les lèvres d'une pousse il'ail et lui faire lioire du vin de Jurançon. Jeanne s'était faite cuhinistc. et son fils le fut jusqu'il son avènement au trône do France (1M2); le Béarn eut donr aussi à souffrir des guerres de religion. Le culte calviniste s'y maintint néanmoins sous la protection de Henri IV et pendant la régence de sa cœur Catherine, mais Louis XIII coupa court aux prétentions des Etats du Béarn, en intervenant personnellement, et annexa le pays à la couronne de France, en Ui20. Pau a vu naître aussi le maréchal de Gassion (lt;09-li547) et Bernadotte (17t)4-1844), qui devint roi de Suède.

La gare (pi. D 4) est au pied du plateau où s'élève la ville. Les voitures nionteut par un long détour, soit à dr., en longeant la terrasse du boulevard des Pyrénées (y. ci-dessous), soit à g. du côté du château (p. 284). Les piétons vont directement par une rampe en zigzag presque en face de la gare ou par le funiculaire (v. p. 281).

La place Royale (pi. D 4). où aboutit ce dernier, est une grande place carrée, bordée de belles constructions et décorée depuis 1843 d'une statue de Henri IV, marbre par Eaggi, avec des bas-reliefs d'Etex et une inscription béarnaise: «Lou nouste Henric». Au S., s'avance une terra.sse de chaque côté de laquelle s'étend, sur une longueur de 1 kil. env., le boulevard des Pyrénées, en partie supporté par de hauts murs de soutènement et d'où l'on jouit d'un **panorama superbe sur la vallét du gave et les Pyrénées (les noms des pics .sont indiqués sur la rampe; table d'orientation). La plaine, où serpente la rivière, est parsemée de villages et de villas qui lui donnent beaucoup d'animation (le grand bâtiment au milieu est le haras de Gélos; v. p. 287); derrière, s'étagent des hauteurs couvertes de vignes et de bois, et le fond du tableau est la chaîne majestueuse des Pyrénées, qui se développe sur une étendue d'env. 100 kil.. et dont les derniers sommets visibles sont à 80 kil. de distance. Le plus caractéristique parmi ces sommets est le pic du Midi d'Ossau. comprenant en réalité deux pics, de 288.Ï et 2790 ni. d'altit. (v. p. 391). qui forment une masse plus abrupte que les autres, dans le premier tiers du panorama à droite. On remarque ensuite à g., vers l'autre extrémité, le cône du pic du Midi de Higorre (2877 m.; p. 417 j, et, vers le milieu, le cirque du Vignemale. avec son glacier (3298 m.; p. 404).

"ViPilà la pins splendide vue de terre, comme la haie de Xaplos est la plus magnilione vue de mer qui soit au monde.- (Lamartine.) — «Le ciPur se dilate dans cet espace immense, l'air n'est qu'une fête, les yeux éblouis se ferment sous la clarté qui les inonde. Les Pyrénées bleuâtres semblent une traînée de nuages; Tair qui les revêt en fait des êtres aériens, fantômes vaporeux dont les derniers s'évanouissent dans l'horizon blanchâtre . . A cette distance, les formes s'adoucissent, les Pyrénées ne Sont que la bordure graciense d'un paysage riant et d'un ciel magnifique. Rien d'imposant ni de sévère: l'idée qu'on emporte est celle d'une beauté sereine, et l'impression qu'on éprouve est r-elle d'un plaisir pur.» (Taine.)

Pour visiter la vili<', on suivra le boul. des Pyrénées à l'O. de la place Royale, en pas.sant derrière l'église St-Martiu et devai'.t l'hôtel Gassion (p. 281;.

284 m- ^- J'>- , TAU. ChnteuH.

L'éylise St-Marttn (pl.D4) est un édifice nioderue du style goth. du XIII* s., construit par Bœswilhvald, avec un beau clocher à flèche en pierre sur la façade (77 m.; belle vue de la balustradei.

Le *chàteau (pi. 0 4), rebâti au xiv" s. par Gaston-Phœbus, mais considérablement modifié depuis et restauré au xix* s., s'élève à l'extrémité O. du plateau de la ville. Il forme un pentagone irrégulier que dominent six tours carrées; on y entre par un pont de pierre qui a remplacé sous Louis XV le pont-levis d'un fossé, auj. planté d' une belle allée d'arbres. A g., est la chapelle, qui date seulement de 1840. Puis vient un portique de style renaissance, construit de 1859 à 1864. A g. du portique, la Umr de Gastoa-Phœhu^ ou donjon, construite en briques, de 34 à 35 m. de haut; à dr., la tour Neuve, construite sous Napoléon III, et la tour Montauzet ou Monte-Oiseau, ainsi nommée parce que jadis il n'y avait pas d'escalier, et qu'en cas de siège les défenseurs y montaient avec des échelles qu'ils retiraient après eux. Les autres tours sont, dans le fond: la tirur Bilhère, à dr.; la tour Mnzèrex, à g., et près de cette dernière, la tour Louis- Philippe. — La partie la plus intéressante de la cour d'honneur est la façade de la partie S., qui date de la Renaissance et où l'on remarque de très jolies lucarnes. Les initiales iï et il/, qu'on voit dans différentes parties du château, sont celles de Henri II et de Marguerite de Valois.

L'intérieur du château est visible tous les jours, de 10 h. à 5 h. en été (1^'" avril-30 sept.) et de 11 h. à 4 h. en hiver. On est conduit très rapidement par un gardien (pourb.). L'entrée est au fond de la cour.

Rez-de-chaussée. — Salle des Ganlen: voûte ancienne, meubles mo- (lernos, tableaux. — Salle à manger tles Officiers: deux buffets de l'époque; voûte; statues de Henri IV et de Sully: vase de Sèvres. — Salle à manger des Souverains, jadis salle d'armes, puis salle des Etats de Béarn ot qui servit d'écurie en 179.'î: quatre tapisseries de Flandre du xvi<' s., du château de Madrid au Bois de Boulogne, à Paris, représentant des clias.ses sous François I"; tapisseries des Gobelins, aux quatre coins; bonne statue de Henri IV, par Franeheville (KiSô); pendule Louis XIV. — Escalier d'honneur, œuvre remarquable de la Renaissance.

Premier étage. — !''<> salle d'attente: belles tapisseries des Gobelins, époque Louis XIV; talde de François I'''' avec dessus en marbre des Pyrénées. — Salon de réception, tristement célèbre par le massacre de dix nobles béarnais catholiques, sur l'ordre de Montgomery, général de Jeanne d'Albret: tapisseries de Flandre (xvi» s.), suite des chasses du rez-dechaussée: table du xvi^ s., avec coffret orné d'un médaillon de Henri IV (1607): table avec mosaïque 'de porphyre et d'agate de Suède, don de Rernadotte; trois vases de Sèvres; sur la cheminée, deux vases de Chine (xv^ s.) et une pendule Louis XIV. — .S'a/o« de famille: toujours de belles tapisseries des Gobelins (xvii" s.), table avec dessus en porphyre rose de Suède, don de Bernadotte. — Chambre à coucher du sourernin: belle cheminée; tapisseries de Flandre (xvi» s.); statue de Henri IV enfant, d'après Bnsio; fauteuil et l)ahut goth.; très beau coffre de Jérusalem du xiv^s. -- Boudoir de la reine: tapisseries des Gobelins (1785); glace de Venise (moderne). Chambre à enticher de lu reine: meubles anciens, magnifique armoire renaissance (frêne et ébène); François I«|' et Henri IV en biscuit de Sèvres.

Pure National . PAU. ///. II. 49. 285

Dkuxikme ktagb du midi. /-•»-///» «a//«s(ebambre8 d'Abd-el-Kader): tapiHseries des (iobeliiis ot de Flandre; deux bahuts Henri II (II" salle); bahut François I"; armoire Louis XIII; chenets ei\ bronze du xvi« h. (1II« salle). - Vluiinlire de Henri IV, qui passe pour «elle où il naquit, le 14 déo. 1.^53: d'ubord son berceau, fait d'une l'arapace de tortue avec un support moderne; tapisseries de Bruxelles; lit ancien, orné de T-î portraits en médaillons ot en bustes et de 12 tÏKUrines; lustre en cristal du temps de François 1"; bahut Roth., sur lequel il v a une statuette de Crillon, ami et compagnon d'armes do Henri IV; bas-relief équestre représentant Henri IV. attr. à G. Pillon. -- Chambre île. Jeanne d'Albrettapisseries des (tobelins époque Louis XIV; lit de 1.5tJ2 et autres meubles de l'éjpoque. Dans le couloir du 11^ étage, quatre *panneanx de tapisserie de Flandre (xv« s.), dits de .St Jean-Baptiste. — Le reste du château qu'on ne visite pas, est à peu près sans intérêt pour les étrangers. '

On descendra du château par l'arcade à dr. du donjon. De ce côté (S.), en contre-bas, se trouve la tour de la Monnaie, auj. en ruine, où se fit la frappe de la monnaie béarnaise, de 1524 (v. p. 287) jusqu'à la Révolution. Sur la terrasse derrière le château, une statue en marbre de (xaston-Phœbus (v. p. 282), par Triquety (1864).

Un pont, sur la rue Marca, conduit de la terra.sse à la Basse- Plante (pi. U 3-4), promenade qu'une passerelle relie au parc National ou Graiul-Parc (pi. C A 4-3), charmante promenade de 12hect. de superficie, plantée de très vieux arbres, qui longe le chemin de ter et le gave sur une longueur de plus d'un kilomètre. A son e.vtréniité 0., commence Va plaine de Billère (hors pi. A 3), avec des jeux de golf, de tennis, etc. (v. p. 282).

Revenu à la rue Marca, on la suit à g., puis prend à dr. pour arriver sur la place de Gramont (pi. CD 3), où s'élève la statue en bronze, par Millet de Marcilly (1894), du maréchal Bosqicef ilHU)- 1861), qui s'illustra en Algérie et en Crimée.

A proximité, au n" 5 de la rue Beruadotte (pi. D 3), une inscription désigne la maison natale de Bernadotte (v. p. 283). A l'extrémité E. de la rue, Végli.se St- Jacques (pi. D3), construite de 1866 à 1868, dans le style goth. du xiii« s., surmontée de deux tours hautes de 50 m.; chaire en bois sculpté. — Le palais de justice (pi. D 3), près de l'église, est un édifice lourd de style classique, construit de 1847 à 1855.

Sur la petite place Duplaà, derrière ce palais, la statue du (jénéral Bourbaki (1816-1897), un des héros d'Algérie et de Crimée, comme le rappellent les bas-reliefs du piédestal, parMillet de Marcilly (1899).

La rue Montpensier, à l'E. de la place Duplaà, puis la rue Serviez, mènent au S. à la place de la Halle, d'où l'on se rend, à g., au musée, par la rue de la Xouvelle-Halle et le cours Bosquet.

Le musée (pi. E 3), créé en 1864, offre un choix intéressant de toiles des écoles frani;aises du xix» s. Il est public les dim. et jeudi de midi à 4 ou 5 h. et visible aussi les autres jours. Catalogue épuisé. Conservateur, M. Paul Lafond.

Bîcdeker. S. -0. de la France. 9« édit. 19

286 III- R- ^0. PAU. Mueée.

Rez-de-chaussée, moulages d'après l'antique et quelques originaux et plâtres modernes : ^icfteto, î)émocnte, la Vigne; Marqueste, modèle du monument de Barbanègre, à Pontacq (p. 287). — Escaliek: le Baiser de Judas, le J;irdin des Oliviers, bas-reliefs sur bois, provenant d'une église espagnole (1602).

Preauer étage. — ■ 1.0 SALLE, du côté g. (galerie Emile-Noulibos) à dr., 145, van Thulden, Achille chez le roi Lycomède; 87, B. van der Helst, portr. de femme; 106, Maratta, Prédicatioti de St Jean-Baptiste; l&A, Zurbarun, portr. d'un abbé niitré; IfiO, n'A, Rubens(^), Mort d'Hector, Tliétis demande à Vuleain des armes pour Achille; 15, Moretto, portr. d'iiomme; 142, Teniers le Vieux, paysage; 97, attr. à Largillière, portr. de femme; ttH, Jordaens, Femme nue tenant une aiguière; 152, Vernef. marine; 92, Jordaens, un Ecrivain; s. n", attr. à Francken le J., Crucitixion; 115, Oi/dry, Chasse au cerf; 171, éc. ital.. Chanteur il la guitare; 89, Hnet le Vieux, Adoration du veau d'or; 122, H. Higaud, Homme jouant du luth; 112, Mongivot, un Duo; s. n", attr. à Fourbus, Henri IV à la chasse dans la forêt de Fontainebleau; *147, de Troy, portr. de Mme de Miramion, fondatrice de l'ordre des Miramionnes (m. 1696); 118, le Baftsan, le Christ au roseau. Au milieu de la salle, sculptures: Ringel d^Itlzach, Perfidie (cire polychrome); Etcheto, une Fille d'Eve; Bo»io, Henri IV enfant, reproduction en marbre de la statue en argent qui est à Versailles; buste antique de l'empereur romain Lucius Véru.s. — II» salll : eaux-fortes, dessins, aquarelles ; médailles ; souvenirs du maréchal Bosquet. — III" SALLE (galerie Charles-Lecceur; de l'autre côté de l'escalier), tal)lcaux modernes: à dr., 44, Devéria, Naissance de Henri IV, répétition du tableau du Louvre; 42, Dehodencq, Course de taureaux; s. n", Fantin- Latour, le Rêve du poète; 18, Bordes, Attila; 121, Ribnt, le Bon Samaritain; s. n", DeyroUe, le Pardon de Fouesnant; 29, Vapdevielle, Noce à Laruns; *s. n°, Degas, Comptoir de coton à la Nouvelle-Orléans (1873); s. n», Carrière, Mère et enfant; 55, LHiez, St François d'Assise; s. n", Fantin-Latour, Danses; 123, Moll, la Crieuse de vert; 58, Falguière, la Madeleine; s. n", Ad.ler, le Creusot. Sculptures (au milieu): buste de Napoléon lo''; Oliva, Ste Thérèse; ^//owarr/, Bacchus enfant; E. Barrias, Pleurs d'hiver. — IV» salle: 162, Yvon, portr. d'acteur; 50, Devèria, Réception do Christophe Colomb (esquisse); 1, Louise Abbéma, Déjeuner dans la serre; 108, H. Merle, Assassinat de Henri III; s. n", U.Martin, le Bonheur. Vitr. du milieu: miniatures, médailles, faïences. — V" salle: 47, Dcvéria, portr. de sa tille; 98, J.-P. Laurens, un Légiste au xiv« s.; 111, Millin du Perreuv, le Château de Pau (peint eu 1822); 141, Alfr. Sviif.h, Place de la Concorde à Paris ; s. n", H. Zo, le Patio; s. u", Debat- Ponsan, le Sillon. — VI^ et VII« salles: histoire naturelle, particulièrement une belle collection d'œufs; momie; costumes, armes et reliefs pyrénéens, etc. — Dans un corridor latéral, des estampes.

Non loin du iiiu.sée, au S.-E., s'étend le pare Beaumont (pi. F 3-4), superbe jardin public qui renferme le l'alais (VHiver, construction à deux tours comprenant le casino et un beau Palmariuni (v. p. 282); dans le parc, statue en bronze duclianteur,/e/io/<P(17i;i- 1797), parDucuing(1901), le groupe «Salut, NobleBéarn», par Desca, et d'autres sculptures. La passerelle, dite pont Oscar U (pi. E4), au iS.-O. du Palais d'Hiver, ramiNne au boni, des Pyrénées (p. 283).

Aviation. — A 5 kil. 5 au N. de la ville, par la route de Bordeaux. dans les landes du Pont-Long, se trouvent la station du dirigeable "Ville de Pau», et en face, de l'autre côté de la route, Wwrodronie de la V'" Aérienne. S kil. 5 plus loin, au N.-()., sur le territoire de Vaiibios, Vaérudrome Blériot (école militaire française). — A 12 kil. au N.-O. de Pau, par la route de Bayonne et par Lescar (7 kil. ; gare, v. p. 280), Vaérodrome Wright (écoI(! américaine), à 3 kil. au S.-O. do l'aérodionie Blériot (7 kil.

Emnroni^. PAU. I^^- R- -fO. 287

par la route d'Uzein). — Prix d'eutréo aux aéroilroiuos, 8 fr. Voitures de place: prix à déliuttre.

Coteaux de Qelos. — A 500 m. à l'E. de la Croix-du- Prince (tramway, V. p. 2N1), SI' trouve le village do Gelos (2 kil. 5), avec un haras national, visible t. les j. à partir de midi. Les coteaux de Gelos s'étendent au S. du village, des deux côtés de la verdoyante vallée Heureuse, où coule le Soimt et que remonte une route carrossable. A 10 kil. env. do Pau, cette route en croise une autre qui monte à g. vers ïéylise de Piétat (18 kil. de Pau; voit., 12 et 14 fr. aller et retour), lieu de pèlerinage offrant une belle vue (aub.), et conduit à dr. au village de Gan (i\ 3 kil. de la bifurcation; stat., v. p. 379).

De Pau à Bordeaux, v. R. 47; à Oloron (vallée d'Aspe), R. 61; à Kaux-Bonnes et à Eaux-Chaudes, R. ri2.

Dk P.ut a Pontacq: 27 kil. de diem. de fer à voie étr. ; 1 li. 30; 2 fr. 80 et 1 fr. 40. Trois trains par jour. — Départ de la place de la Képublii|ue (v^ Pau-Centre»; pi. D 3). (»n a jusqu'à Soumoulou (Iti kil.) une vue niagnitique sur les Pyrénées. — Pontadi (hôt.; 2731 hub.) est la patrie du général Barbanègre, illustre défenseur de Iluningue en 181.'), qui y a un buste eu bronze par Marqueste (1896).

i)E P.\r A MoNEi.v: 27 kil.; uièmes prix. Trois trains par jour. Dé-

Ïiart de la gare clu Miili (pi. D 4). — Vue sur le gave de Pau, à dr., et es coteaux de Juranqon, à gauche. Monein, bourg de 4278 hab., a une église remarquable des xv<^ et xvi" s.

Dk Paît a Aikb et a IiE.MBEYE: •■,9 et 47 kil.; 3 h. 40 et 2 h. 40; 7 fr. 10 et 3 fr. âf> pour Aire, 4 fr. 35 et 2 fr. 15 pour Lembeye. Trois trains. Départ de Pau-Centre (v. ci-dessus). — 14 Kil. Morlaùs, capitale du Béarn depuis le commencement du ixos. jusqu'en 1194 (v. p. 280). On y battit la monnaie béarnaise jusqu'en 1524 (v. p. 285). Petit musée. L'église, des xu« et xv«s., a un beau portail roman. — 23 kil. St-Laurent- Bretagne, on la ligne se bifurque sur Aire (69 kil.; p. 267), au N., par Garlin (46 kil.), et sur Lembeije (47 kil.), au N.-K.

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