Toulouse
Arrivée: lifrue de l'drix-lAmcyi's. v. M. :W; Ati Bordmiiï-, R. 41; de Batjoiine-I'dii. K. 41»; de L'ttte-Nurhutint', R. 51. - Toulouse a trois ^ares: la yai-f Mtitubiaii (pi. Fl; bon buffet), la principale, au N.-E., la yare St-Cijpritii (hors pi. A 4), au S.-U., à env. 2 kil. du pont Neuf, sur la liffne d'Aucli, et la yare Rognet (pi. A4-5}, dans le même faubourg, pour les lignes à voie étroite (v. p. 310). — Pas d'omnibus des hôtels aux gares, mais omnibus du chemin de fer et voitures de place (v. p. 298). Tramways, v. p. 298.
Hôtels: *(.îrund-]{ôtel & U. TivoUier réuni» (pi. a, E3), rue de Metz, 31, avec restaur. (2(Mt ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 5 et 5, p. dep. 12, omu. 1); — Gr.- II. de r Europe & du Midi réuiii.s (pi. b, Ji2). place Lafayette, bon (75 ch. dep. 4 fr., rep. 1.25, 3.50 et 4); Gr.-II. Capoul (pi. c, E 2), même place (150 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1 , 3 et 3.50, p. dep. 9, omn. 50 c. ; rest., V. ci-dessous); U. Baichère (pi. d, E 3), rue des Arts, 7 (ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8); H. Terminux, en face de la gare Matabiau (pi. Fl; 80 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 3 et 3.50, p. dep. 8.50); U. de J'arit) (pi. e, D3), rue (iambetta, OtJ (tjO ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8.50); Il.-Regt. du l'rogris. rue Rivais, 10 (pl.D2; 30 ch. dep. 2 fr.. rep. 1. 3 et 3, p. dep. 8); JI. du Bon-l'aitteur. rue Pargaminiéres, 85 (pi. C 2; 30 ch., rep. 2 fr. 50 à 3 et 3 à 4, p. dep. 7.50); II. des Capitouls & de V Opéra (pi. 1, D 3), place du Capitule. 1-2 (70 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 2.25 ou 3, p. dep. 8) : U. du Grand-Balcon (pi. f , D 2), rue Romiguières, 8 (tjO ch. dep. 2 fr., rep. 2.50); II. -Rest. Chuumond (pi. g, D 2), rue Lafayette, 19, simple (20 ch. dep. 2 fr., rep. 2.25, p. dep. 7).
Hotels mei-hlës : *Gr.-H. de la Poste (pi. h, E2), rue d'Alsace-Lorraine, 3t)-38 (1.50 ch. dep. 2 fr. 50, 1" déj. 1; voyageurs de commerce); 6fr.-//. des Baitm (pi. i, E 2), place Lafayette, 1 (100 ch. dep. 2 fr. 50, 1" déj. 1); IJ. des Américains (pi. k, E2), rue d'Austerlitz, 5; U. des Arcades (pi. m, D2-3), place du Capitole, 9.
Hestaurants (spécialités: cassoulet toulousain, v. p. 3ll; pâtés de foie d'oies et de canards): aux hôtels; *rest. TivoUier & G-rand- Hôtel (v. oi-dessus), de 1" ordre; C. Albrighi. boul. de Strasbourg et av. Lafayette, bon (déj. 3 fr. 60, dîn. 3.75); café-rest. hifui/ettr. place île ce nom. à l'hôt. Capoul (v. ci-dessus; rep. 3 fr. 50). bon: t'. i'io/i, boul. de Strasbourg, SW» et rue d'Austerlitz (rep. 3fr.); C. de la Comédie, place Lafayette et rue d'.Vusterlitz, 2 (rep. 2 rr. 50); C. delà l'air, place du Capitole, 7, au coin de la rue St-Rouie (à la carte); rest. lUrré, pi. Lafayette, 15'''» (rep.
298 ///• R- 50. TOULOUSE. Rens. pratiques.
2 fr. 50); C. Bibent, place du Capitole, au coin de la rue St-Rome, au I»'' (dcj. 2 fr. 50, dîn. 2 ou 2.50); bttff'et de la gare Matabiau.
Cafés: v. les rest. ; V. des Américains, av. Lafayette et boul. Carnet; Faget, allées Lafayette, <î.S, près de la gare; des Pyrénées, quai do la Daurade, au coin de la place du Pont-Neuf; autres, place St- Etienne, etc.
Voitures de place. — Fiacres ordinaires : <à 1 ou 2 chev., la course en ville 1 fr. 25, liors de l'octroi 2 fr. 25; l'heure 2 f.'. et 2 fr. 25; 25 e. en sus pour prendre à domicile; bagages, 20 c. par colis. — Taxi-autos: à deux places, 1 fr. jusqu'à 1000 m., puis 10 c. par 200 m.; à quatre places, 1 fr. 25 jusqu'à 1200 m., puis 20 c. par 400 in. ; arrêt ou marche lente, 10 c. par trois min. ou 20 c. par cinq min.; bagages, 50 c. ; de min. '/s à 6 h. du mat., 50 c. ou 75 c. en sus.
Omnibus du chemin de fer. — Des gares Matabiau et Roguet, au bureau central (rue St-Antoine-du-T, 24; départ pour la gare, 5U min. avant le départ du train) ou aux hôtels, 40 c. par voyageur, 25 o. par colis; à domicile, 50 et 25 e. De la gare St-Uyprien (bureau, rue de Metz, 14), 40 et 25 c. ; 50 et 25 c. — Voitures de famille à six places (100 kilos de bag.), 1 fr. 75 et 2 fr.
Tramways. De Vallée Lafayette (pi. E F 1-2): aux Ponts-Jumeaux (liors pi. Al); à la place intérieure St-Michel (v. ci-dessous); de la jjloce Lafayette (pi. E2): à Guilleméry (hors pi. OS); au cimetière de Terre-C'abade (pi. (12); - du Capitole (pi. D2): à la barrière de Paris (liors pi. Cl); à la barrière Matabiau (hors pi. El); à la Croix-Daurade (hors pi. El); à Lalande-Aucamville (hors pi. Cl): à la Côte-Pavé (hors pi. G 4); au pont di's Demoiselles (hors pi. F5j; à Busca-la-Gravette (hors pi. F 5); à la barrière de Muret (hors pi. B5); - de la place Esquirol (pi. D 3) : à la gare St-Agne (hors pi. D5; p. 297); à la place Roguet (pi. B4); à la gare St-Cyprien (hors pi. A4; p. 297); à St-Agne (hors pi. D5; p. 297); à Lardenne (hors pi. A4); — de la place intérieure St- Michel (côté 0. du palais de justice; pi. D 5) à la gare Matabiau (pi. Fl); — de la place extérieure St-Michel (pi. D 5) à la place de Brienne (pi. B4). — Il y a en outre des omnibus dans la ville et pour la banlieue.
Postes et télégraphes (pi. D 2), rue de la Poste, tl. — Bureaux Kuccursale.s: place de la Bourse; place Dupuy; rue Bavard, 48, etc.
Théâtres: Grand-Théâtre (pi. D2), au Capitole, à la fois pour l'opéra et la comédie (prix, 5 fr. 30 à 55 c); Th. des Variétés (pi. E 2), av. Lafayette, 9, pour le drame et l'opérette (3 fr. 50 à 50 c.); Th. Lafayette (pï. E 2), place Lafayette (4 fi-. à 50 c); Th. des Nout'eaiités, boul. Lazare- Carnot, 5ti (3 fr. à 50 c). — Concerts prBLics, les dim. et jeudi : au Grand- Rond (p. 30(j) et au jmrc Toidousain (près du pout St-Michel; hors pi. C5), pendant l'été; au Orand-Rand (p. 306) et sur la place du Capitole (p. 300), pendant l'hiver.
Bains: Dutemps, à l'hôt. des Bains (p. 297; bain, 1 fr.); Capoûl, à l'hôt. de ce nom (p. 297); B. St-Cyprien, rue de la République, 15; B. du Grand-Rond, allée Alphonse-Peyrat, 2. — Bains de rivière: Xoguès, quai de Tounis, 34; Laporte, quai de la Daurade.
Banques: B. de Fi-ance (pi. CD 2), rue Deville, 4; Comptoir d'Escoinpte, Crédit Lyonnais, rue ri' Alsace-Lorraine, 24 et 27; Soc. Générale, rue de Metz, 36-38.
Temple (pi. CD 2), rue Deville. — Synagogue (pi. F 2), rue Palaprat, 2.
Syndicat d'initiative de Toulouse et de la Haute-Garonne, au Capitole (p. 300). — CwB Alpin Français: nectioa des Pyrénées-Centrales, rue de Metz, 31, au Grand-Hôtel.
Agence des Wagons-Lits: Voyages Pratiques, rue de la Poste, 9.
Principales curiosités: St-Sernin (p. 301), St-Etùenne (p. 307), hôtels de Ui Renaissance (p. 303, 304, 305, 30»)), musée den Beaux-Arts (p. 307), iiuisée Raymond (p. 302), jardins pufdics (p. 306).
TonluHse (140 m.) est une ville de 14!)r)7() liali. (en 1911), anc. capitale du Lanyiiedoe, auj. chef-lieu du départ, de la Haute-Lra-
Hht.nrr. TOULOUSE. m- R- -''O- 290
rorme, siège du command. du xvii« corps d'armée, d'un archevêché et d'une université fondée en 1233 {\. ci-dessous). Elle est située dans une plaine fertile, sur la rive dr. de la Garonne et sur le canal du Midi, à sa jonction avec le canal latéral (v. ci-dessous). C'est uue grande et riche ville, trt'S importante par sa position, comme centre de la France méridionale, et par son activité commerciale, littéraire et artistique.
Toulouse, r.inti(iue Tnloxa, i-tait «li'jA, à l'i'poque romaine, une ville importante et l:i capitale des Tectosa^es. C'était même une des villes saintes de la Gaule, avec un étang sacré renfermant des trésors considérables. SV-tant alliée aux Cimbres pour secouer le joug des Romains, elle fut prise, en lOH av. J. -(.'., par le consul Quintns Servilins Cépion, qui s'en appropria les trésors. Ce consul fut, il est vrai, complètement battu l'année suivante i)ar les Cimbres, mais après lui vint Marins, et Toulouse dut se soumettre. Vers le milieu du iu« s., elle fut évangélisée par St Saturnin ou Sernin, qui en fut le premier évêque et souffrit le martyre en 252. Après la cîiute de l'empire romain, Toulouse devint la capitale du royaume des Visigotbs, en 419. Ensuite elle tomba au pouvoir des Francs, qûaiiil Clovis eut vaincu Alaric II à Vouillé, en 507 (v. p. rtS), puis recouvra pour un temps son indépendance, et fut érigée en 778 en an comté, qui fut gouverné par des princes héréditaires jusqu'à sa réunion à la France, en 1271. Toulouse jouit sous ses comtes d'une longue prospérité; mais la guerre des Albigeois y amena dès 120S de grandes calamités. Le comte Raymond VI, trop tolérant aux yeux de ceux qui venaient d'instituer l'Inquisition, crut sanver la ville par une soumission des plus humiliantes; mais il ne la vit pas moins assiégée par Simon de Montfort, chef de la croisade, auquel on avait adjugé ses Etats. Il la défendit victorieusement une première fois, mais il en fut dépossédé en 1214, après la bataille de Muret (v. p. 297). Toulouse n'accepta pas toutefois le cruel Simon, et jusqu'en 1229, son liistoire n'est qu'une succession de révoltes et de sièges souvent infrui-tueux. Mais Louis VIII, roi de France, ayant hérité des droits d'Amaury cle Montfort, tils de Simon, Raymond VII dut finir par se soumettre, et l'Inquisition extirpa les restes de l'hérésie avec la plus grande cruauté. Depuis le xiv« s., se développa à Toulouse une florissante université, et c'est surtout la faculté de droit qui devint célèbre. Les fameux jurisconsultes Jacques Cujas (v. p. 30t;) et Jean de Coras (l.')13-1572) y faisaient leurs cours; ceux de ce dernier étaient suivis par 401M) auditeurs. Sociétés savantes, v. p. 305. En 15tj2, une guerre civile entre catholiques et calvinistes tit périr 4000 de ces derniers; 300 protestants furent massacrés à la St-Barthélemy, en 1572; le médecin italien Vanini, accusé d'athéisme, y fut brûlé vif en li>19, et un vieillard protestant, Jean Calas (que Voltaire tit réhabiliter plus tard), accusé d'avoir tué son fils aîné pour l'empêcher de se faire catholique, y fut roué vif en 17i;2. Le 10 avril 1814, eut lieu .i Toulouse, entre les armées de Soult et de Wellington, une bataille qui resta indécise par la faute de Soult; ce fut la dernière dans le Midi. - Toulouse a vu naître le sculpteur Nil'. Bachelier (1485 -env. 15t>Ci), Jacques Cujas (v. ci-dessus et p. 30«;) et un grand nombre de peintres et sculpteur» (v. p. 301 et 308).
\.n ijare Matablan. ou gare centrale (pi. F 1 ; p. 297) est au N.-E. de la ville On traverse le cannl du Midi et l'on arrive bientôt, à g., :i Vallée Lafai/Mt (pi. KK 1-2), jironienade ;i l'entrée de laquelle s'élévt depuis 1H;')3 la statue en marbre, par KiflFoul-Dorval (183Si, de fîi'/itet, créateur du canal.
Le canal du Midi ou li/i Ixttigiitdoc fut construit de lOtii; à lijSl. entièrement aux frais de Paul Riquet, de Béziers (v. p. 322): il coûta 17 millions, qui en vaudraient auj. plus <le :i4. Ce canal relie l'Atlantique à la Méditerranée, par la Garonne; il commence nn peu en aval de Ton-
300 III- R- 5". TOULOUSE. Capitale.
louse, au port de l'Einboucbiu-e (p. 304), et aboutit à l'étang de Thaa, au delà d'Agde (p. 325), après uu parcours de 240 kil. Il a 10 m. de largeur au fond, 20 m. à la surface, et sa profondeur est de 2 m. Son point culminant est au col de Naurouze (p. 311; réservoirs, v. p. 312). Le canal est coupé par 1)5 écluses, 17 du côté de la Garonne, dans une pente de (,2 m., et dS de l'autre côté, dans une pente de 189 ni.; il est bordé d'une double rangée d'arbres, des cyprès du côté de la Méditerranée, ces arbres étant particulièrement propres à protéger contre le mistral, qui souffle souvent de ce côté. Le canal latéral à la Garomie (v. aussi p. 244), qui complète le canal du Midi et part du même point, n'a été exécuté qu'en 1838, à cause des difficultés que la Garonne présente à la navigation dans son cours supérieur. Le premier de ces canaux appartient à la C'« des Chemins de fer du Midi et l'autre à l'Etat. 11 a été plusieurs fois question de nos jours de remplacer le canal du Languedoc par un canal maritime, dit «canal des Deux-Mers».
De l'autre côté du canal et du chemin de fer se voit un grand corps de b<âtiment; c'est V école vétérinaire (pi. F G 1), une des trois écoles de ce genre qui existent en France, les deux autres étant celles d'Alfort, près de Paris, et de Lyon. — Derrière l'école vétérinaire, s'élève un observatoire (hors j^l. 6 1), qui est fermé au public. A côté, un obélisque en briques, érigé en mémoire de la bataille de Toulouse (p. 299). Quand le temps est clair, on découvre de là les Pyrénées.
A l'extrémité de l'allée Lafayette, à dr. et à g., des boulevards font le tour de la vieille ville. Puis viennent l'avenue Lafayette et la ^/!ace Lafayette (pi. E2), ovale avec un jardin décoré des monuments des poètes Pierre Goudelin (en toulousain Goudouli; 1579-1649), par Mercié d'après Falguière (1908), et Ephraïm Mikhael (1866-1890), par Mathieu (1900), et d'un Moïse en bronze, par M. Labatut. A l'O. de la place, la rue Lafayette mène au Capitole, après avoir croisé la rue d^ Alsace-Lorraine qui, avec la rue de Languedoc (p. 305), traverse du N. au S. la plus grande partie de la ville.
Derrière le Capitole, s'étend un square, avec un marbre par A. Laporte, Tircis, et Mercure inventant le caducée, bronze par Idrac (de Toulouse; 1849-1884). Là s'élève le Donjon, tour carrée de 1525, restaurée et couverte en 1880 par Viollet-le-Duc et où sont les archives municipales, dont le plus ancien titre remonte à 1141. Au même endroit, restes de l'enceinte romaine.
Le Capitole ou hôtel de ville (pi. D2), qui doit son nom aux anciens magistrats de la ville avant 1789, les «capitouls» (du lat. capitulum), présente, sur la place du Capitole, une façade ionique, construite en 1753 par Cammas, longue de 120 m. et couronnée par une balustrade. La façade postérieure, sur le squ;ire ci-dessus, a été édifiée en 1882 sur les plans de Leclerc. Dans la première cour, (lu temps de Henri IV, une belle porte de la Renaissance, œuvre de Biichelier, surmontée d'une statue du roi. C'est dans cette cour que fut décapité, en 1632, le duc Henri 11 de Montmorency, maréchal et gouverneur du Languedoc (v. p. 311 et 148).
.S7-.SV, /•«(/(. ÏUULOUSK. m II- -w. 301
On pi-iit visiter rintériciir du Cu]iitoI<' grutuitrinoiit, Ic8 iliin., ji-iiili et jours do fête. <li' 10 h. à 5 li.; lc>» autres j., moyi'tinaiit SO c, do il li. (le lundi, de 1 h.) à h li.: s'adresser au poste des pompiers. La ])rini'ipali! sallo, dite - salle des Illustres», est déeorée de peintures par ,I.-P. Laurent. (Seeoiid sièp- de Toulouse par Simon de Montfort). Benj. Constant (Pintrée du pape à Toulouse), II. Martin (Clc'menc-e Isaure), Dehat-Ponsan (la f'ournnne de Toulouse). Mereié, Rixens, (îervais. Destrem, Yarz et Raelion. la plupart ori};inaires de Toulouse. Une nouvelle salle, réei'mnii-nt inan- Kurée, a été cntièroment déeorée par H. Martin (à ^'., la (îaronne et la Ville de Toulouse; à dr.. les quatre .Saisons).
I.e |iiivill(>n (Ir. du ('apitoie e.st orcupé par le tliéntrc iiuniirlpal.
.Vu N. dp la place du ('apitoie, (pii forme le rentre de la ville, lu ruo du Taur passe, à dr., devant Véglise Xutrc-Daiiie-du-Tniir (pl. I)2i. bâtie à l'endroit jusqu'où St Saturnin, l'apôtre de Toulouse (V. p. 2tlt>i. aurait été traîné |tar le taureau qu'il avait refusé de sacrifier à Jupiter. L'éditicc est du .xiVs.: il présente une haute faijade .surmontée par un curieux «clocher-arcade» (qui a servi de modèle dans le pays toulousain; v. p. li). avec des arcades triangulaires, des créneaux, des mâchicoulis et deux tourelles latérales, qui donnent il l'église l'aspect d'une forteresse. .\ dr. et à g. du portail, copies de deux des statues dites de Kieux (originaux au niusée. v. p. 308i. L'intérieur est à vaisseau unique; dans le chieur, des jieintures |)ar lîern. Hénézet, le ilartyre de St Saturnin. — Plus loin, près de l'extrémité de la rue, à g. (n" 69). Vanc. jiorte de l' tJs'jiiille, leuvre de N. Bachelier. A dr. (n" 56), VancGrand-tSéininairc (pl. 1)2) possède dans sa chapelle (anc. chapelle de carmélites, commencée en 1609, terminée vers 1635), des |)eintures reniar(|uablesdeDespax (vers 1750; v. p. 308). — La rue tlu Taur débouche sur la jjlace St-Sernin,
*St-8ernin ou iSt->Saturni?i (pi. Dli. principal monument de Toulouse, est l'une des plus belles églises romanes qui existent et, notamment, le type du style roman toulousain (v. ]>. xlvi). (Jomniencé vers 1075 ou 1080, par le chieur (consacré en 1096), l'édidce fut continué au xii* et au xin" s. jusqu'au grand portail, qni est resté inachevé. Une restauration complète a eu lieu à partir de 1855, sons la direction de Viollet-le-Duc (in. 1879). ("est une église en forme de croix et à cinq nefs. V*ahside est flanquée de cinq chapelles semi-circulaires, et les bras du transept ont chacun du même côté deux chapelles du même genre. Au-dessus de ces chapelles, s'étagent. d'ime manière pittoresque, l'abside elle-même, le chonr et le transept, qui forment la base d'une *tttiir octogone, élevée en 1250, comprenant cinq étages d'arcades cintrées et triangulaires dans le style toulousain, terminée par une galerie et surmontée, en 1478, par une flèche qui s'élève à env. 65 m. du sol. Un bel avant-jiortail de 1525 env.. attribué à tort à Bachelier, précède la * porte hiti' raie An S., ditey>o77*' Miétjeville, ornée de sculptures datant de 1136: c'est un reste de l'abbaye qui avoisinait l'église. Il y a trois autres portails, au N. (muré), à l'O.
Bajdcker. S.-O. de la Frauee. a« édit. 20