De Toulouse à Cette
219 kil. Trajet eu :i li. ;io à C h. Où. Prix : :!4 fr. i;o, Ki fr. t>5, 10 fr. 90.
- De Toulouiit' « UarcuKSunne: 91 kil.; 1 h. 25 :i 2 II. .S.'i; 10 fr. 30,
G fr. 95, -1 fr. .'iO. Départ de la gare Matabiau (p. 297). — Principaux
POINTS de cette route: *Carcaxiioviie (p. 318). Narhomie (p. ."ilS) et Béziem
Toulouse, V. p. 297. Ou passe daus un tunnel, laisse à dr. les lignes de Bayonne (R 49) et d'Auch (v. p. 310), et remonte lu vallée du Lhers, que suit également le canal du Midi (p. 299i. IMaine fertile et bien cultivée. — 13 ivil. Escalqitens. — 19 kil. Afontlaur. — 23 Wl.Bazièye. — 27 kil. VillenonreUe, à g. : église du .w" s., à fagade étrange, du style toulousain (v. p. 301).
33 kil. Ville frani'lie ou Villef'ran<'he-de-Lauragals (175 m.; Ilôt.: Pelons, de France), ville de 2347 hab. et chef-lieu d'arr. de la Haute-Garonne, sur le canal. On aperijoit à g. son église, du .xiv*^ s., avec doclier fortiiié.
40 kil. Aviynonef, sur une colline à g., avec des restes de remparts et une église du .xiv* s. (l)eau clocher). On traverse ensuite le caual. — 4."> kil. Si'iiala. \ \ kil. au N.-O.. au col de Naurouze (aub.), un obélisque marque le jxiint culminant du ranul du Midi (v. p. 300 1. La voie dépasse la ligne de partage îles eaux (196 m.'i, et descend daus le bassin de la Méditerranée. — 50 kil. Afas- Sainfes-J'unlleti. A g., se montrent les premiers conti'eforts du Massif Central.
55 kil. Castelnaudary il(55 m.; buvette; hôt.: Notre-Dame, rep. 3 fr. et 3.50; de Franee, rep. 15 fr.;, :ï g., ville de 93()2 hab. et chef-lieu d'arr. de l'.Vude, sur une colline et le canal du Midi. Elle a été brûlée et plusieurs fois assiégée dans les guerres des Albigeois, et brûlée de nouveau par le Prince Noir en 1355. Henri de Montnioreucy (v. p. 300) y fut battu en 1(532 par les troupes royales. ( 'astelnaudary (en [mtois C'a st arma u) est célèbre parle «cassoulet», sorte de ragoût aux pommes de terre et haricots blancs.
L'avenue de la Gare, à g., mène à un pont sur le canal, au delà duquel elle se prolonge par l'avenue de la République qui mène à la place du même nom. De là, en prenant à g., on arrive aux hôtels par la petite place de la Liberté, ornée d'une Daphné en marbre. A dr. des hôtels, la rue de l'Horloge, qui passe à une halle eu pierre, puis la Grand'rue et la rue de la Mairie conduisent vers l'église ^^it-Mi<•hel, la principale, en partie du style goth. du .xiv* s., avec un clocher à l'C, sous lequel passe une rue; entrée et porche latéral an N.; à l'intérieur, une seule nef et des chapelles entre les piliers.
La rue qui passe sous le clocher descend au square Virtur-IIugo, où se trouve, dep. 1905, un buste ilu poète A. Soiiuiet (1788-1845). k côté est Véylise St-Je.un, de la Renaissance, restaurée au xix* s.
La rue des t'ordeliers descend de cette église à la rue Nationale, mute de Toulouse à Narbonne; par là, on retournera à dr. vers
312 IJI. R. r,i. REVEL.
le centre de la ville ou poussera à g. jusqu'au second pont sur le canal (vue), d'où l'avenue Kiquet ramènera à la gare.
A 7 kil. au N.-E. se trouve St-Papoul, village qui eut autrefois un évêché et qui possède encore une église remarquable, ancienne abbatiale en partie du style roman, avec un cloître du même style.
De Castelnaudaky a Belpech: 41 kil., chem. de fer à voie étr. en 2 h. 10; 4fr. 20 et 3 fr. 15.
De Castelnaudakt a Castres (AIbi, Rodez): 55 kil.; 1 h. 20 à 1 h. 35: () fr. 15, 4 fr. 15, 2 fr. 70. — On passe dans un petit tunnel et contourne la ville, qu'on voit à g., avec des moulins à vent à l'extrémité de la colline. Plaines et prairies parsemées d'arbres. A dr., la Montagne Noire (p. 317).
— 20 kil. St-Félix, petite ville à H kil. à l'ouest.
2(; kil. Re.vel-Surèze. Revel (210 m. ; hôt. : de la Lune, Notre-Dame; voit, pour la montagne, 20 fr.) est une ville de 5553 bab., située à l'extrémité (). de la Mi>iif/i(/ne Xoire (v. aussi p. 317). Tramway à vap. pour Toulouse, V. p. .SIO. De Revel, on visite, à 3 kil. au S.-E., le Ixiitxiii de Sf-Frrféol, construit de l(i67 à l(i72, le plus important de ceux qui alinienteiit le canal du Midi (v. ci-dessous et p. 299). Il est formé par un barrage d'env. 800 m. de long, 70 m. d'épaisseur et 32 m. de haut et il peut contenir 6374000 m. cubes d'eau; quand il est plein, sa superticie est de fi7 hectares. Parmi les autres réservoirs, situés plus loin à l'E., au ])ifd de la Montagne Noire, mentionnons le réservoir de Lniiipji-Neiif, à 19 kil. du précédent, qui a 773 m. de long, 584 m. de large et 15 m. de profondeur, et peut contenir 1072000 m. c d'eau, formant une superticie de 23 hect. '/a- Ou y va en suivant la rigole de la Montagne-Noire (v. ci-dessous). De Lumpu (750 m.; bOt. de la Montagne-Noire, 10 lits) à Saissac, v. ci-dessous. Les eaux des réservoirs se déversent dans la rigole de la Montagne-Noire, construite par Riquet (v. p. 299) pour alimenter le canal du Micli. On peut la remonter par un chemin agréable jusqu'à son origine, la Prise d'Alzan, à 31 kil. du réservoir de Lampy. Pierre commémorative de Riquet, érigée en 1837 ; hôtel (rep. 2 fr. 50) à la Galanbe, 10 min. plus loin au nord. De la Ualaube, il n'y a que 5 kil. jusqu'à St-Denis (v. ci-dessous); route de Laconibe et des Martyrs, v, p. 317. - A G kil. à l'E. de Revel (correspond., «O c) et env. 4 kil. au N.-E. du bassin de St-Forréol, se trouve Sorize, ville de 2004 bab., longtemps célèbre par sou abbaye de bénédictins, transformée eu 1<;82 en collège que dirigèrent les dominicains et qui fut une école militaire de l'Etat. Elle fut acquise de nouveau en 1854 par les dominicains. Le P. Lacordaire (m. 181)1) y est inhumé, et on lui a élevé, dans le i)arc, une statue par Girardet (1888).
48 kil. La Crémade, où l'on rejoint la ligne de Montauban à Montpellier (V. p. 328). — 55 kil. Castres (p. 328).
La ligne de Cette continue à descendre dans la plaine fertile et bien cultivée où passe le canal du Midi. La Montagne Noire (p, 317) borne l'horizon à gauche. — 63 kil. Pe-ciora. -- 71 kil. Brain, l'antique Ebroniagus.
De Bram a Lavelanet: 63 kil., chem. de fer à voie étroite. — 10 kil. Belréze, relié par un enibranch. de 17 kil. à Limoux (p. 45(i). — 31 kil. Moulin-Neiif. Ligne de Pamiers, v. p. 449. — 46 kil. Chalabre (.t72ui.; hôt. de France), ville industrielle de 2022 bab., anc. capitale du Kerkorbez, avec les restes d'un château des xv" et xvi" s. et une église de 1552. — B.H kil. Lavelanet (p. 450).
Lignes a voie étkoite de Bram à St-Denis, à 28 kil. au N.-E., par Saissac (21 kil.), relié par un service de voit, à Lampy (v. ci-dessus; 5 kil.; 75 c., 1 fr. 25 aller et retour); et de Bram à Fiinjeaiir, village à 8 kil. au sud.
On retraverse le canal. — 76 kil. Alzonne. — 83 kil. Pezeus.
— 91 kil. t'arrassomif. Suite de la ligne de Cette, v. p. 317.
;jU III. fi- 51. (JARCASSONNE. M»sée.
La place Carnot ipl. (,'2j, on l'on va de St-Vincfnt en prenant fIfiTière, à dr., la rue du Port, a de beaux platanes et une fontaine (le niarhre du xviii» s., avec un Neptune, œuvre de Baratta (1770).
En continuant dans la même direction, par les rues des Halles et (,'hartran, on arrive à la cathédrale St-Mlnhel (pi. 03). C'est une église goth. de la lin du xiu" s., comme la précédente, à laquelle elle semble avoir servi de modèle. Viollet-Ie-Duc l'a restaurée en 1S49. Elle n'a pas de portail à l'O., mais cependant une belle rose, malheureusement cachée derrière l'orgue. On y entre par une petite jHirte au N., rue Yoltaire.
Près de cette église, sur le boulevard Barbes, une statue ilr Barbes (1809-1870), le révolutionnaire, qui fut représentant de l'Aude, bronze par Falguière (1886), avec un fusil singulièrement lilacé entre les jambes; du côté E. du boulevard, une vieille porte, reconstruite en 1778-1779, dite porte des Jacobln.s (pi. CD3).
Le boulevard, nommé plus loin allée des Tilleuls, passe au pied d'un ancien bastion, et prend ensuite le nom de boul. du Jluséf . Plus loin, à dr., dans le square Gambetta (pi. D 2): deux marbres, la Poésie française par Barrau et Mercure par L. Durand ; buste en bronze du félibre Achille Mir (1822-1901), par Ducuing (1908); et, dans l'ilot du bassin, «Y penser toujours», œuvre de Villeneuve.
Le musée (pi. D2), près de là, dans la Grande-Rue, surtout musée de peintures, est public les dim. et jeudi de midi à 4 h. et visible aussi les autres jours. Catalogue, de 1894, épuisé. Conservateur, ]\r. Cabanier. Sous le péristyle, le buste du peintre Jacques Gamelin, de Carcassonne (1738-1803), par Falguière (1898), et un beau calvaire du xv^ s.
Escalier : 130, J.-P. Laurens, les Emmurés de Carcassonne, copie (original au musée du Luxembourg, â Pai-is). — I" salle: à dr., 42, Desportes, Gibier; 46, Hendr. Pot (et non Dirck Hais), Joj-euse société; 33, Courtois, dit le Bourgiiignoti, Choc de cavalerie ; 24, Chardin, nature morte : 215, Jos. Vernet, paysage; 181, H. Robert. Ruines; *176, *175, Rigaiid. portraits; 151, Mausaisse. Louis-Philippe à Valmy; portraits divers, puis œuvres de Gamelin (v. ci-dessus). En outre, une petite collection géologique. — II« salle: à g., 72, Jordaens, la Tentation; 202, Teniers leV., Cabinet d'un alchimiste : 196, Salv. Rasa, tête de soldat ; s. n", C. de Vos, l)ortr. de femme; 141, 142 (plus loin), Locatelli. paysages; 174, Ribera, St Pierre; s, n", éc. franc, du xviii^s., un Jardin; 147, H. Martin, Françoise de Eimini; 214, 0. Venius, Jésus descendu de la croix, et quelques autres toiles d'artistes modernes. Bronze par Moriaii-Vanthier, Jeune berger se désaltérant. Suite de la collection géologique. — III» salle: à g., 163, A. Perret, le Semeur; 91, Hiiguet, Lac d'Afrique; s. n", Eug. Médard, la Bataille de Champigny ; s. n", Jean Desbrosses, le mont Cervin. Médailles, sceaux, poids et petits bronzes. — IV» salle: 27. Coignet, Lac et cascade d'Oô (p. 435); 21, Cabanel, les Martyrs chrétiens; 162, Pelouse. Prairies inondées en Hollande; 37, Dai/bigni/. Paysage près de Lyon; 88, Hintz, Port de Hambourg; 10, Beaumetz, «Ils ne l'auront pas». Statue par Dirbolt, la Méditation. Au fond à dr., une petite galerie de dessins. — V« salle (galerie Courtejaire), à dr. de la précédente: à g., 26, Falguière, Caïn et Abel; *20, Benj. Constant, les Chérifas; 65, Largilliére, portr. d'iiommc; 76, Lainence, portr. d'homme;
t'"''. CARCASSC^NNK. lll.li.hi. yin
(11, van Df/ck, 1h Vierge ri l'Enfant; t>8, Greuze, tête de jeune gartjoii ; ;<1, Cruillauinei. Chai-al» dévorant an cheval; *39, Luminaig. (.'ombat de Roniain» et de Gaulois. — VI" sali.e (suite de la collection Oourtejaire): à p., 88, LrroUe. l'Adoration desBerffers; 1, Aman-Jean, St Julien l'Hospitalier; 21, Cormim, Retour d'une oliasse à l'ours (esquisse); 15, Chartrnii, la Vision cie St François d'Assise; SI, Lanstjer, l'Ecueil; 40, Ltiminais, le Dernier Mérovingien. -- Vil" salle (jralerie P. Raynaud), à dr. : quatre bas-reliefs du xv"8., provenant de l'ëplisc St-Sernin de la Cité; émaux; ciboire dn xi"s.; clefs; beau meuble. — VIII" salle (suite de la collection f'ourtejaire): à t;., M. Ziiber, A l'approche de l'orage; 9, Em. BoiiUgni/, Boule de Suif, scène de la fruerre de 1K70; 25. /-. Deschanips, Vu un jour de printemps; s. n", (hiilleuiH, Vue de la Cité; 44, Pelouse, marine. - IX" SALLE (galerie Coste-Reboulh): petits tableaux, fîtïences et curiosités; parmi les tableaux, quelques bonnes toiles de l'école hollandaise (surtout de D. Teniers le Vietir, W. van de Velde, van Goyen et Berghent) et des œuvres modernes (17, Pelouse, Ferme).
La bibliothèque de la ville, qui compté 60000 volumes, est dans le m^rae local que le musée.
Deux ponts, le pont Neuf ipl. E2), de 1846, et le pont Vieitx (pl.E3). long de 110 m., du xin*s.. mènent sur la rive dr. de l'Aude aux faiibourt/s de la Trivalle et de la Barbacane, dominés par la Cité.
La **Cité (pi. p. 318, EF3-4; 148 m.), avec sa double enceinte aux 54 tours de formes très variées, est l'exemple le plus remarquable qui se soit conservé d'une place fortifiée du moyen âge. Ces fortifications remontent jusqu'il la domination des Wisigoths (v. p. 313), qui les construisirent au v^ s. sur les ruines des fortifications romaines, qu'on retrouve en plusieurs points; mais elles furent réparées et modifiées vers 1130 par le vicomte Aton. vers 12.50 par St Louis et surtout vers 1280 par Philippe le Hardi. Jugées imprenables, elles demeurèrent intactes jusqu'à la Révolution. Elles ont été fortement restaurées par Viollet-le-Duc (1855-1879) et. après lui, par Bœswillwald. «Je ne sache pas», dit Yiollet-le-Duc, € qu'il existe nulle part en Europe un ensemble aussi complet et aussi formidable de défenses des xi^, xu« et xni« s., un sujet d'études aussi intéressantes et une situation plus pittoresque.»
Deux portes seulement donnent accès dans la Cité: la *porte Narbonnaise (pi. D 2). à l'E., la seule entrée des voitures, précédée d'un châtelet avec deux ponts-levis, et la porte d'Aude 'pi. B3). à l'O., du côté de la rivière, entourée d'ouvrages de défense très compliqués. Venceinte extérieure, datant pour la plus grande partie de l'époque de St Louis, a 1500 m. de développement, Venceinte intérieure, plus ancienne et plus haute, en a 1 100 ; elles sont séparées par un espace nommé lices.
La VISITE de l'enceinte extérieure est entièrement libre, celle de l'enceinte intérieure est libre et gratuite sous la surveillance des gardiens (pourb. facultatif). La photographie dans les deux enceintes est autorisée. — Chaque tour porte un écriteau indiquant son nom et son numéro d'ordre.
On parcourt d'abord les remparts de Venceinte intérieure
316 III. R. 51. CAKCASSONNE. St-Suzuire.
(s'adr. aux i^ardicns, ilans la tour de Justire, (v. ci-dessous). Les tours les plus intéressantes sont la tour de Jttstlce (n" 37; pi. B3) et la tiiiir de l' Int/uisitlon (n" 39; |)I. A4), du xiii* s.; à cheval sur les deux enceintes, la tour carrée de l' Kvêi/ue (n" 1 1 ; pi. A 4), de la lin du xiii^s.; la four St-Nazaire (n"43; pl.Bô), garnie d'échauguettes (belle vue sur les Pyrénées, surtout le matin; table d'orientation sur la plate-lornie, 171 m. d'alt.); les tours Narhininnises (n» 20j, flanquant la porte Narbonnaise (p. 315; et la tour du Irésor (n" 21 ; pi. D2). Puis on fait le tour des lires, promenade intéressante permettant de constater la diversité des constructions et des moyens de défense employés depuis l'époque romaine jusqu'au XVI'' s.
Le château (pi. 152-3), près de la porte d'.Uide, est une construction quadrangulaire, datant du xi« s. mais restaurée au xiii" s.. tlan(|uée de grosses tours rondes et formant une petite forteresse comidètenient indépendante. L'intérieur, qui sert de caserne, n'est pas accessible au public. Le château communiquait jadis avec 'a rivière par un grand ouvrage avancé dit harhocane, sur l'eniplaceiiient duquel s'élève auj. l'église St-Ghiier (pi. A 2). — Sur la place du (-'bateau, on a élevé en 1911 un monument à la mémoire de l'archéologue .T.- P. Cros-Mayrevle'dle (pi. 1, C2), qui tit beaucoup liour la conservation de la Cité.
L'anc. cathédrale *St-Nazaire (pi. B4j, dans la partie S. de la Cité, fut probablement fondée au viii« s., mais reconstruite du xi'au xiv'^ s. et fortement restaurée à partir de 1840. La fai;ade ()., d'allure toute militaire, a une petite tour carrée romane à g. et à dr. une sorte de beffroi barlong garni de créneaux. Le vaisseau principal, du début du xu"" s., est de style roman; le chœur et le transept, des xinp-xiV s. sont gothiques. Ce dernier est flanqué d'élégantes tourelles et entouré d'une jolie balustrade qui s'étend au pourtour de l'abside. La porte principale est au nord.
A l'intérieur, le vaisseau principal offre trois nefs romanes, dont les arcades reposent sur des piliers alternativement ronds et carrés, et des chapelles latérales de style gothique. Les formes gothiques hardies du cliœur et du transept, leurs deux roses merveilleuses et leurs riches *rerrièreii (xiv^-xvi" s.), forment avec les nefs un surprenant contraste. Dans la l'" chap. de g., construite en 132(5, le monument de Pierre de Rochefort (m. 1322), l'évêque qui acheva l'église, avec trois belles tigures de grandeur naturelle en haut-relief et treize statuettes dans le bas; du côté de l'autel, les statues remarquables de St Pierre et de St Paul (xiv s.). Dans la chapelle en face, fondée vers 1.S2J. un fragment de bas-relief, intéressant au point de vue de l'histoire militaire, représentant l'attaque d'une place forte (siège de t'arcassonne en 1210?). A g. du chcetu, le tombeau de Simon de Vigor, archevêqui^ de 'Narbonne (1575), ou peut-être de l'évêque Gérard du Puy (m. 1121), avec une belle statue en marbre et albâtre. Aux piliers du chœur, lielles statues du xiii» s. Dans une chapelle attenant au transept S., le tombeau très remarouablo de l'évêque Radulph (m. 126ti), que fait voir le gardien qui est habituellement dans l'église. — Crypte, peu curieuse, du xi« s. De la plate-forme de
l'église, bonne vue d'ensemble des fortifications; vue sur les Pyrénées, V. ci-dessus.
LES GORBIERES. III. R. 51. :3l7
On jouit (le la hauteur du cimetière St-Michel (pi. p. 313, CD4) d'une belle vue d'ensemble de la Cité, surtout au coucher du soleil.
De Carcassonne i Qitillan (excursions), v. R. 71.
Db C'akcassonrk a Lasthi'ks: 17 kil., lisiif à voie étroite; départ jirès de la gare du chemiu de fer (p). p. 313, C 1). — A partir de Conçues (9 kil.), on remonte la jolie vallée de l'Urbiel. — 17 kil. Luxtours, où il y a quatre pittoresques châteaux en ruine. A 1 li. '/■■ A Vi^-, les Krottes de Limoiisis (entrée, 50 c). Une voit, jiubl. (.'■)0 e.) relie Lastours à Mas-C'abardi'g (tikil.; Ilôt.). Ce village, éfralement sur l'Orliiel, est situé dans les contreforts S. de la Montagne Noire, diainon (lui forme l'extrémité 0. des Cévennes et où l'on peut faire de jolies exiursions (v. aussi p. 31i). A 10 kil. au N.-E. de Mas-C'abardès se trouve l'radelles-Vabardis (SS.'iin.; Iiôt.-rest.), d'où se fait eu 1 h. '/^. , au N.-E., l'ascension facile du pic de Nore (1210 m.), principal sommet de la montagne, accessible aussi de Mazamet (v. p. 330). Ail kil. au N.-O. de Mas-Cabardès, les ilartys (816 m.), sur la route de Carcassonne à Mazamet (p. 330). Des Martys, une bonne route conduit, à travers la belle fort't de la Loubatikre, à Laprade (5 kil. 5; 850 m. d'alt. ; café-aub.), au N.-O., et de là, au S.-O., à Lacombe (13 kil.), qui n'est qu'à 1 kil. de la Galaube (Prise d'Alzau; V. p. 812).
De Carcassonne a Causes: 23 kil., ligne à voie étr. ; même point de départ que ci-dessus. — Cannes (hôt. Bastid; 2071 hab.) possède des carrières de marbre très estimé. Lignes de Moux et de Lézignan, v. cidessous.
Ligne de Cette (suite). — En repartant de Carcassonne, ou traverse le canal du Midi et l'Aude, jouit d'un beau coup d'œil à dr. sur la Cité et passe sous un petit tunnel. On suit la vallée de r.\ude, qui reste généralement à une certaine distance et fait des détours :\ gauche. Plaines couvertes de vignes. — 98 kil. Trèbes. — 103 kil. Floure-Barbaira. — 108 kil. Capendu. A dr., la montagne d'Alaric (env. 600 m.), où le roi des Visigoths eut, diton, un château, et où sont des ruines du xiv« s. Il y a dans cette montagne des carrières de marbre. — 111 kil. Douzens. — • 116 kil. Moux. Embranch. de 28 kil. sur (Jaunes (v. ci-dessus).
127 kil. Lézignan (6339 hab.), à gauche.
De Lézigxak a la Nouvelle: 52 kil.; chem. de fer à voie étr. traversant, avec ses embranchements (v. ci-dessous), les Corbières, petite chaîne de montagnes qui se rattache aux Pyrénées vers le Pech de Bugarach et se dirige du S.-U. au N.-E., entre l'Aude et l'Agly. Elle.s offrent une quantité de sites pittoresques accessibles par de bonnes routes. - 11 kil. Fabri'zan, bourg sur l'Orbieu, avec un château en partie du xii° s. (tour de 30 m. de haut). Embranch. sur St-rierre-des-Champs (15 kil.), remontant la vallée de l'Orbieu, par Ijugrasse (11 kil.), dans un lieau site, sur l'Orbieu. Il y a à Lagrasse une anc. abbaye de bénédictins fondée en 778, qui était en ruine depuis la Révolution, et qui a été en partie restaurée et transformée depuis 18tl(! en asile de vieillards.
17 kil. Les Palais. Embranch. sur Mouthoumet (30 kil.), par Viïlerouge (17 kil.), qui a un château et des mines de fer.
22 kil. Thézan. Embranch. de Narbonne, v. p. 321. — 32 kil. Ripaud. Embranch. sur Tiichan (25 kil.), gros village et centre d'un bassin houiller, sur le versant S.-E. de la montuyne de Tauch (879 m.) et desservi par une voit. publ. de Rivesaltes (28 kil. ; p. \\M). De Tuchan, une route mène à Kstagel (15 kil.; p. 459) par Pasiols (3 kil.) et la vallée du Verdouble.
Bwdeker. S.-O. de la France. 9' édit. 21
318 ///• R- r.i. NARBONNE. Histoire.
On descend la vallée de la Berre. — 40 kil. Portel. Puis le pont de Tamaro(iue, de 20 m. de haut. — 4(> kil. Sigean (liôt. du Midi), ville de 3107 hab., située près de Vétang du même nom (p. 400), et qui a des salines fournissant env. ."lOOGO quintaux de sel par an. — 52 kil. La NouveUe (p. 4fi0), sur la ligne de Narbonne à Perpignan.
De Léîîignan a Caunes : 43 kil., chem. de fer à voie étr. par Olonzac (1(1 kil.; 2100 hab.), avee des restes de remparts, et AzUlanet (23 kil.), d'où une route de 5 kil. mène au N. à Miiierve (p. 321). — Cuiintg, v. p. 317.
Ou traverse ensuite l'OrèieM. — 135 kil. Villedaigne. — 140 kil.
Afarroriynan.
l.')(l kil. Narbonne. — Voi?- le plan, p. 320. — Buffet.
Hôtels: *Grund-Hôtd (pi. 1>, D3), boul. Gambetta, 22 (10 eh. dep. 3 fr., ri'}). 1.50, 4 et 4, p. 13, omn. ,50 c); //. de la Ikirudf (pi. a, B3), rue de la République, 41, l)on (50 eh. dep. 3 fr., rep. 1 à 1..50, 4 et 5, p. dep. 9, omn. 50 e.) ; H. de France (pi. c-, B3), même rue, 7 ; U. de V Univers (pi. d. Cl), à la gare (ch. 2 fr. 50). — Cafés, cours de la République. -- Omnibustranumtj de la gare pour la ville, 15 c. — Postes et téh'yruphes (pi. C3), place du Tribunal.
Narbonne (11 m.) est une ville de 27 039 hab. et un chef-lieu d'arr. de l'Aude, dans une plaine extrênieuient poudreuse entre les Corbières (p. 317) et la rnontaym de la ('lape (214 m.), à 8 kil. de la Méditerranée, avec laquelle elle coninuinique par le canal de la Robine (p. 460). C'est une ville industrielle et agricole (distilleries, tonnelleries; vins, etc.). Le miel de Narbonne était déjà renommé dans l'antiquité.
Narbonne, Narbo, était déjà florissante bien longtemps avant la colonisation romaine (118 av. J.-C). Elle était alors entourée de lacs, qui se rattachaient à l'étang de Sigean (p. 4G0) et communiquaient ainsi avec la mer, ce qui en faisait un des premiers ports dt; la Méditerranée et la rivale de Marseille. Elle donna son nom à la Narbonnaise, partie de la (raulo conquise par les Romains avant César, et elle en fut la capitale. Martial (m. 103) l'appelle une très l)elle ville, et Sidoine Apollinaire (m. 488) parle encore avec éloges de ses édifices: théâtre, temple, capitole, thermes, arcs de triomphe, etc., dont il ne reste plus que des débris, trouvés dans les murs de l'enceinte, démolis depuis 18()7. Les Visigotbs s'y étal)lirent en 413 et la gardèrent jusqu'en 720, où elle leur fut prise par les Sarrasins, après deux ans d(( siège. Ceux-ci s'y fortitièrcnt au point que Charles-Martel ne put la leur reprendre et que les troupes de Pépin n'y purent entrer que par trahison, en 759, après l'avoir assiégée pendant sept ans. Devenue en 817 capitale du duché de Septimanie ou de Gothie, qui échut en 843 à Charles le Chauve par le traité de Verdun. Narbonne- passa plus tard aux comtes d'Auvergne, puis aux comtes île Toulouse, et fut réunie à la France avec leurs Etats, en 1507. La décadence de la ville date du commencement du xiv s., où l'on expulsa les iuifs, qui s'y étaient établis dans un quartier spécial avec l'autorisation de Charlemagne, et où le port s'ensabla à la suite de la rupture d'une digue, par laquelle les Romains y avaient amené un bras de l'Aude. — Narbonne a vu naître le rhètoar' Frnntnji (ii" s.), les empereurs C'ari/s. Variii et Kiimérien (m" s.) et le martyr -S7 Séhnstien (250-288).
Pour aller au centre de la ville, il est ])lus agréable de suivre (ral)ord, à dr. en arrivant, le boulevard de la Gare (pi. CBl-2); il longe plus loin à dr. un jardin publie, :i l'entrée duquel s'élève un Monument aux morts, par Barrau (1900; pi. L'2). La rue de la République, à g. à l'extrémité du boulevard et eu de(;à du canal de la Rol)ine, mène à la place de l'Hôtel-de-Ville (pi. C3).
.Hiin^e. XAlM'.DNNIv IIl.R.r.i. 31c,
L'ancien archevêché, -i ^., des .\ui*-xiv* s., était au moyen â^P un cliâteau fort, iloiil il reste surtout trois tours sur la fa(,'acle, la |ilus «grosse, à j^., île i;U8; eelle du milieu, de 137.'), et eelle de dr., de 1273, sont séparées ])ar le curieux passaye de V Ancre. Yiolletie-Due a construit entre les deux j)remières un hôtel de ville (pi. 15 C 3), du style gothique de la lin du x\" s.
Le *mu8ée se trouve dans le même corps de bâtiment; il est public les dim. et jeudi de 2 h. à 4 h. (entrée par la porte à g. au fond de la cour); les autres jours, s'adr. au gardien, dans le jardin derrière l'éditice. Le musée occupe dix salles du W" étage, et se compose surtout d'antiquités, de peintures et d'une riche collection cérami(|ue qjlus de 1200 pièces), t'atalogue, de 1877, 1 fr. 2.5; nouveau catalogue en préparation. Conservateur, M. Louis liertiiomieu.
Dans I'kscwlieu, des débris di; sculptures et quelques tableaux, eu partieulier un de F., litatimttz, Salut à la vietoire.
!"> salle: antiquités gauloises et romaines; empreintes de fossiles; six tableaux représentant des eonsuls de Xarbonne aux xyi» et XYii^a. ; etc.
- Il' SALLE, dans la f<rosse tour: beau plafond exécuté en 1034 par des artistes narbounais, et représentant des génies et des muses; mosaïque romaine trouvée à Xarbonne. Tableaux: à dr. de la porte, 151, U. Rigaitd, bon portrait; à g., 55, L. David, portr. d'iionime; 214, éc. de Giuirdi, la Place St-Marc de Venise ; 250, Liiiiii, le Cbef de St Jean-Baptiste; 14, J. BoiUij, Dante à Vérone; 88, Gtaizc, Tyraiinioa Voluptas; 6, Cl. Audran (ni. 1(184). les Armes d'Enée: 51, Dauzats, Vue de la place de Manzauarès, en Espagne; dans l'embrasure de la fenêtre, 100 (à g.), fragment d'une petite stèle grecque représentant un petit garçon avec un oiseau, et s. n" (à dr.), Silène antique, en marbre, trouvé dans les fouilles de la gare; statue anti(iue mutilée d'Hercule adolescent, en marbre, trouvée en 1905, au domaine de Montfort, près de Xarbonne; s. n", vaii Blotmen, paysage; 24, (Junt. Uoitlanyer, Acis ettralatée; 77, Oariiercti/, Combat de Xavarin.
- 111'' salle: à dr., 323, P. de Vo.t, Amazones chassant le cerf; 275, t'ardiicho (Espagnol), St Joseph et l'enfant Jésus (1(>32); 124, Michel, la Fortune et le jeune enfant; 54, L. David, David et Goliath; s. n", Léon Fdhre. Route de Provence; 95, Al. Ilegse, portr. d'homme; s. n", Ein. Dii iiiloniié, Fatma; 291, Bnteyhel le Jeune. Kermesse; 7, 6'. Beckev, la X'cuve du martyr; 125, P. Migiiard, St Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés de Milan; 23 (au-dessus de la porte). Boulanger, la Fontaine de Jouvence; 325, éc. alleiii. du AT» 8. (f), Assomption de la Vierge: *s. n", éc. de H. de Blex, Adoration des Mages, avec les donateurs (triptyque); 307 (au-dessus de la porte d'entrée), Rubens et Siij/dei-x, Jésus chez Marthe et Marie. Au milieu, des marbres: Lencosis ]>ar Ottin, Baigneuse surprise par Falguière, Andromède par Lescornè. Meubles. Dans des vitrines, une partie de la *collection céramique (.Savone, faïences hispano-mauresques de Valence, Montpellier, Moustiers, Delft). — ■ A côté de la III"' salle, la galerie Barathier : beaux meubles, pastels (notamment le n" 38t), de Koxalba), dessins, gravures, estampes, ivoires, émaux, bronzes, l)uste par Oliru, etc.
IV" ET V" SALLES (la 5« à g. de la 4«) : suite de la ^collection céramique. Dans la 4« salle: Xevers, Avignon, Apt, Moustiers, Rouen, Marsi-ilb', Strasiiourg, etc.; quelques armes. Dans la 5<' salle, surtout des produits étrangers: à g., Italie (Urbino, Deruta, Gubbio, Castelli); au milieu, Berlin, Moustiers, Urbino, Burskm, Wedgwood, Casteldurante, etc. ; à dr., Chine et Japon.
VI» SALLE (salle t'haber): à dr., 273, J. de Arellano, Fleurs, fruits et oiseaux; 280, Ribera, St André; 215, le Guerchin, Judith; 274, Greg. Bausa (Espagnol), Ste Famille; 243, Seri di Bicci, Ste Famille; 258, fkilv. Rosa, St Jérôme au désert; 299, Jordaens (d'après Rubens), Grande
320 m- R- st. NARBONNE. Cathédrale.
bacchanale; 264, éc. vénit., portr. de Vinc. Cappello, général vénitien; 261, Seb. dd Piombo, portr. d'un lettré; 234, 1'. de C'ortoiie, Massacre des Innocents; 282, J. de Valdés Leal, le Christ portant sa croix; 268, éc. vénit., Vierge avec le donateur et des saints; 263, Fahiw, le Vieux (f), Fiançailles de Ste Catlierine; 288, 287, Ommeynnck, paysages; entre les deux, 538, buste de Louis XIV par Pierre Puget; 96, Hùuasse (1045- 1710), Diane et Endyinion; s. n", Benjarain-Voristant, le Caïd Tahamy: 301, M.-J. van 3IiereveH (/), portr. de femme; 278, d'après Murillo, Apparition de l'enfant Jésus à St Antoine de Padoue; 236, éc. des C'arrache, St Augustin; s. n», éc. de Raphaël, Martyre de Ste Cécile, fresque delà Magliana, fort dégradée; s. n", Hith. Robert, l'Arrivée des pêcheurs; 302, Ravestein, portr. de dame; 297, Jordaens, la Famille de Darius devant Alexandre; s. n", Alph. Stengelin, Meuse (Hollande); s. n», Th. Decanis, Matinée d'été (Provence). Collection de monnaies et de ferronerie.
VU" SALLE {galerie Peyre; à la suite de la 4«): au-dessus de la porte, 294, Fyt, la Cuisinière; 123, van de)- 3leulen (fj, Louis XIV; 318, 1. van Ostade, paysage d'hiver; 107, Largillière, portr. de femme; 151, J. Sanc (1674-1735), son portrait; 42, Chardin, portr. de jeune tille (1752); 89, Greuse, tête de jeune tille; 128, 129, N. Mignard, portr. de femmes; 174, Watelet, paysage; 155, Riyaud, portr. de l'artiste; \bl, Ant. Rivais, Mort de Cléopâtre; 140, Nattier, portr. de la duchesse de Bourbon en vestale (1770); 114, Claude Lefebrre (1632-1675), portr. du vicomte de Tureune; 40, Phil. de Champaigne, portr. d'un maréchal de France. Mosaïque antique, Lycurgue tuant une ménade. — VIII"* salle: moulages d'après l'antique; porcelaines de Sèvres et de manufactures modernes.
A g. du palier, en face du musée, se trouve la bibliothèque (ouv. les mardi, jeudi et sam. de 2 h. à 5 h.); dans le vestibule, des inscriptions et une belle mosaïque gallo-romaine.
A côté du musée, au N.-E., sur la place du Tribunal, se trouve l'ancieune
"Cathédrale St-Just (pi. BC'3; fermée de midi à 3 h.), dont le magnifique chœur fut construit de 1272 à 1332 dans les formes hardies des grandes églises du Nord. L'édifice, qui devrait compter au nombre des églises gothiques françaises les plus importantes, est resté inachevé. Repris au xviii« et au xi.\« s., les travaux ont été interrompus de nouveau. Les deux tours du transept datent du xV^s. ; les arcs-boutauts se terminent en forme de tourelles.
A l'iNTÉRiEL'R, le chœur, aux piliers élancés, atteint 40 m. de hauteur sous voîite. On remarque particulièrement, dans la 3" chap. à g., le tombeau de Messire Jean de Seigneuret, sieur de La Borde (temps de Henri IV) ; dans la 5" chap. à g., Vanloo, copie d'après la Résurrection de Lazare (à Londres, aujjaravant ici), tableau peint, de 1517 à 1519. par Seb. del Piombo, pour remplacer la Transfiguration de Raphaël, primitivement commandée par le cardinal Jules de Médicis, alors évèque de Narbonne ; des tombeaux d'évèques des xiv<^ et xvi' s., autour du sanctuaire; une belle Vierge en marbre, du xiv s., dans la chapelle de l'abside, et le buffet de l'orgue, de 1741. — Le trésor est assez riche et comprend des manuscrits, des missels, des ivoires (notamment un cotïret hispano-mauresque très remarquable), des autels portatifs, une croix, un calice, etc., des vii"-xvi« s. — On peut monter sur la plate-forme, au-dessus du chœur, aménagée pour la défense, et sur l'une des tours (belle vue).
A dr. de l'églis;» est un petit cloître des xiv^-xV s., que l'on restaure actuellement.
De la place de l'Hôtel-de-Ville part la rue Droite, qui ramène du côté de la gare. Dans la rue Michelet, parallèle à cette rue, à dr., Véylise Ht-Sé,hattien (pi. CD 2), du style gothique flamboyant
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Mèlrc _____.. Tramways i Hôtel Frtbréyut
2 Poste ej rélégr<tphe
3 Stitbie de Paul Ricfiiet