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De Capdenac (Paris-Limoges) à Rodez et à Béziers

«7 kil. (le Ciiuiienac à Rodoz, tntjit .■n i h. à 2 h. 30: 7 fr. 50, 5 fr. 05 et 3 fr. 30. 198 kil. de Rodez à Béziers. trajet en .5 h. à 7 h. 10; 21 fr. 7.'i, 14 fr. 70 et 9 fr. 50. De l'nnx à Béziers i>ar Rodez: 858 kil. ; 18 h. 15; 96 fr. 25, K4 fr. 95, 12 fr. 35. Par Bort ou par Clermont-Ferraud et St- Flour. V. R. 54A et B.

Capdenac, v. p. 231. Cette ligne, en partie très intéressante, remonte d'abord la vallée du Lot. Jolis paysannes; deux tunnels et halte du Vernet. — - 8 kil. St-Martiu-ile-Boiàllac. Autre tunnel. V g., les ruines du château de la Roque-Bouillac. — 12 kil. Penchot, où il y a des usines à zinc et une verrerie. On sort de la vallée du Lot par un autre tunnel. — 16 kil. Viviez, localité industrielle de 2231 hab.. qui a des mines de houille et une usine à zinc.

Embrasch. de 3 kil. snr Decazeville (hôt. de la Poste), ville de 12961 liab., centre du principal bassin houiller de. rAveyTon (Soc. de roramentry-Fourclianihault) . qui occupe une surface de 100 kil. carrés. Il y a à Decazeville et à Firmi (2581 hali.). 5 kil. plus loin, des endroits où la houille affleure à la surface du sol et forme des couches d'env. 50 m. d'épaisseur. A ces houillères importantes s'ajoutent des mines de fer et des usines, hauts fourneaux, fonderies et forges. La ville doit son nom au rf«c /)<;ca.r<'«( 1780-1 8fiO: v. p. 201, ministre de Louis XVIII. qui contribua puissamment à la création de ses usines (1827), et l'on y voit sa statue en bronze, par Dumont, ainsi que celle de l'ingénieur Fr. Cabrol, qui le seconda, bronze par Puech.

La voie monte sensiblement. — 19 kil. Anbin (hôt. du Cheval- XoIrV ville de 9986 hab.. importante par ses mines de charbon et de fer et par ses forges. Tunnel.

22 kil. Cransac (hôt.; 69.53 hab."!, également centre d'extraction pour la houille et qui a divers établissements industriels, ainsi que des eaux minérales purgatives assez fréquentées.

Au X., les coUines du ^lontet et des Fontaines, dont les mines de houille qui brûlent depuis des siècles, (b'-fratrent de la fumée et même des flammes, à certains endroits. Le sol s'y est affaissé plusieurs fois d'une façon considérable et la voie ferrée s'en est trouvée compromise. On a établi aux Fontaines des étuves par y utiliser les vapeurs sulfureuses contre les maladies rhumatismales. — A 8 ou 9 kil. an S. de Cransac, le hean château de Boiirnazel, des xve et xvi' s.

Tunnel. — 29 kil. Aitzits-Au-^sibals. Tunnel. — 36 kil. St- Christophe. Grandes courbes; viaduc sur VAdy (155 m. sur 22) et tunnel courbe. — 43 kil. Marrillac , à 130 m. plus bas que la gare, à g.; le bourg est relié à Decazeville par un chemin de fer industriel.

A 8 kil. 5 au S.-E., Pont-lef- Bains, qui a des eaux sulfureuses exploitées dans trois établissements.

A 20 kil. au X.-O. (voit, publ., en 3 h., 1 fr. 50), par les vallées du Créneau et du Donrdou. le bourtr de Conques (hôt. Ste-Foy). qui eut une importante abbaye de bénédictins, dont il reste V église Ste-Foi/, édifice très remarquable du style roman du xi« s. ; son trésor, excessivement riche en reliquaires et autres ouvrages d'orfèvrerie, remontant jusqu'au x» 8., occupe depuis 1911 un musée spécial ^s'adr. au gardien). Enfraygties p. 210) n'est qu'à 2S kil. de Conques.

336 III- R- ô3. KODEZ. -Oe Cujxlenac

Ensuite une courbe très prononcée et un tunnel. — 48kil. Nuces. La voie court à une grande hauteur, sur un plateau où la vue est belle et très étendue à gauche. Viaduc de 35 m. de haut. — 57 kil. Salles-laSource (hôt. Ponhet), bourg très pittoresque de 2180 hab., à 3 kil. à g., avec de belles cascades, les sources du Créneau, et des grottes. A 4 kil. à l'E. du village, se trouve le Tindovl de la Vayssière, gouffre de 56 m. de profondeur (inaccessible). — Près de Rodez, on franchit un viaduc, après avoir rejoint à dr. la ligne de Castres par Albi (v. p. 338).

67 kil. Rodez. — Buffet. - Hôtels: de Frmice, plaee de la Cité', 7 (.80 ch. dep. 2 fr., rep. 1, 3 et ,S.50, p. dep. 7.50, omn. 30 c); de V Univers, l)oul. de Guizard (30 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50); Biney (Lacombe suce), boul. Crambetta, 7 (30 ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 2.50 et 3). — Tramuaij électrique, de la gare au palais de justice, 25 c. (à la place St-Cyrice seulement, 15 c.). — Postes et télégraphes, place d'Armes. — Syndicat d'initiative, place de la Cité.

Rodez, l'anc. Segodunum, capitale du pays des Butènes et plus tard du Bouergue, auj. chef-lieu du départ, de VAveyron et siège d'un évêché, est une ville de 15 386 hab. («Ruthénois»), située sur une hauteur (633 m.) que baigne l'Aveyron.

La gare est à 2 kil. au N.-E. de la ville, où l'on monte à g. par une route qui, sous le nom d'avenue Tarayre, traverse plus loin un faubourg et passe devant Véglise du Sacré-Cceur, édifice moderne de style roman, construit sur le modèle de l'église de Conques (p. 335).

La rue St-Cyrice, à g. de l'av. Tarayre, aboutit aux boulevards, créés autour de la vieille ville, au-dessus des fossés des anciens remparts. Suivant à dr. le boulevard Belle-Isle, on passe entre l'anc. grand séminaire (à g.) et le petit square Monteil (à dr.), qui ofifre une belle vue (table d'orientation, installée en 1912) et qui est orné depuis 1889 d'une statue en bronze, par D. Puech, de Monteil (1769- 1850), historien originaire de Rodez. Le boulevard d'Estourniel, à la suite du précédent, longe le jardin du séminaire que soutiennent les anc. remparts; il passe à la tin devant Vévêrhé (à g.), du xvii*' s., qui a encore une grosse tour et un grand mur du moyen âge, à arcades en plein cintre, et aboutit à la place d'Armes, décorée d'un square avec la statue de Samson, bronze par Gayrard (1777-1858), de Rodez.

A dr., s'ouvre la large avenue Victor-Hugo, qui longe à dr. le jardin public, où s'élève un buste de Blazij Bon dit le Bon (1778- 1846), bienfaiteur de la ville, par D. Puech (1900); au delà du square, s'étend Vesplanade du Foirai.

La *catliédrale Notre-Dame, sur la place d'.\rmes, est un édifice imposant, bâti de 1277 à 1535. Comme dans la plupart des églises du Midi, l'extérieur est nu et sévère. La fai^ade. qui donnait sur les remparts, est par suite dépourvue de portail, mais garnie de nieurtrières, ainsi que les deux tours massives qui la flanquent; elle s'orne, dans le haut, d'une rose flamboyante et d'une galerie du niême style, le tout surmonté d'un fronton de la Renaissance. Particulière-

à B>^zier». RODEZ. lll- -R- •'•■*■ 337

ment remarquable est la *tonr (82 m.), au N. du chevet, élevée de l.")10 à 1526. Sur une base carrée massive, s'élèvent trois étages octDfîoncs, d'une richesse de décoration excessive, flanqués de quatre tourelles |><>rtant les statues des évaniiélistes; une statue de la Vierge domine la plate-forme, où l'on fera bien de monter pour jouir de la vue. Aux extrémités du transept, s'ouvrent les portails latéraux, de style ogival, curieux, mais mutilés.

A l'intérii-ur. ijui est à trois nefs, on remarque: au commencement de la nef, où il y a oomme un second cliœur, une tribune de la Renaissance; à la S' chap. de dr., une belle clôture goth. et un grand et beau »aint-»èpulcre de la Renaissance; à la suiv.. une ^loo/uV du Christ, dans une belle nicbo goth.; dans le croisillon du .S. (dr.), lejitbt^, du xv« s., qui était auparavant à l'entrée du cliueur; dans le chœur, de belles xtallts fcoth.; dans le croisillon du N'., le somptueux buffet de l'oraue; dans les chap. du déambulatoire, des tombeaux d'évèques, depuis le moyen âge jusqu'à nos jours; une jolie clôture de la Renaissance, en pierre, du côté ilr. ; la grande et belle porte de la sacristie, du même style, du côté g., où est aussi l'escalier de la tour, et une table d'autel du vi« s., dans la chap. absidale.

La rue Frayssinous, à g. (X.) de la cathédrale, et la rue du Terrai, à la suite, mènent ;ï la place de la Cité, où se voit une statue de ^fyr Affre (1793-1848), archevêque de Paris, qui était né dans l'Aveyron, (euvre en bronze par J.-A. Barre (1864). — La rue Neuve, à l'extrémité de la place, à dr., conduit vers la place du Bourg, sur laquelle s'élève une jolie fontaine eu bronze, rappelant l'adduction des eaux de source qui alimentent la ville. Sur cette place, une vieille maison avec tour d'angle, décorée d'une Annonciation. — Sur la place de l'Oimet, qui s'ouvre à l'angle S.-O. de la place du Bourg, s'élève à dr. Vhôtel d'Aniia(jnar, de la Renaissance, également orné d'une Annonciation et de nombreux médaillons. — -La rue St- Amans, au S.-O. de la place, mène à Végllse St-Ainans, vaisseau roman remarquable, rebâti en 1754. A l'intérieur, tableaux et autels anciens et vieilles tapisseries relatives à la vie du saint.

De la place de l'Olniet, la rue d'Armagnac et la rue du Bal qui la prolonge, descendent vers les boulevards, à une place où est le palais (le justice, qui possède un petit musée de peintures et d'antiquités, public le dim. de 1 h. ;i 3 h. (catalogue, de 1879, 1 fr. 25j; on y voit, dans la cave, les fameuses statues menhirs de St-Sernin et de St-AflFrique, curieux échantillons des premières productions artistiques de l'homme, à l'âge de pierre. — Derrière le palais, se trouve une esplanade d'où l'on a une beHe vue. De là, les boulevards Gally et Gambetta ramènent à la cathédrale. Le premier longe le lycée, auquel est adossée une jolie fontaine surmontée du buste de (rally, bienfaiteur de la ville, par D. Puech (1882).

On fera bien de prendre à l'opposé, c.-à-d. au S. du palais de justice, le houl. Laromiguière et d'achever le tour des boulevards (v. p. 336 1. en contournant la ville au S. et à l'E. On a dans ce parcours de jolies échappées de vue et l'on passe, boul. Denys-Puech, devant le musée Denys-Puech (peintures et sculptures d'artistes

33S ///. -R. 53. VIADUC DE ÏANUS.

aveyronnais; ouverture en 1913), construit en 1908-1910 avec le concours du sculpteur Denys Puech, né aux environs, et de la cantatrice Emma Calvé.

Le boulevard de la République, à la suite du précédent, ramène à la rue St-Cyrice, par où l'on va à la gare.

De Rodez a Oastrv^s (C'astelnaudary), pak Albi: 130 kil.; cbem. de fer; 4 h. 15 à 5 h.; 13 fr. 65, 9 fr. 85, G f r. 40 (jusqu'à Albi: 82 kil.; 2 h. 40 à 3 h. 30; 9 fr. 20, 6 fr. 20, 4 fr. 05). — On laisse à dr. la ligne de Capdeuac et monte rapidement. Vallée boisée à droite. — 5 kil. Paraire. \iaduo, puis belle vue sur Bodez en arrière à gaucbe. Tunnel. — 11 kil. Luc- Primatibe. Vue étendue à gauche. — 22 kil. Varcenac-Peyralts. Tranchées et remblais ; la voie descend. — 37 kil. Nuiictlle. Vue étendue à droite.

— Halte de St-Martial. — Tunnel, puis la halte du Viaur, où l'on descend pour visiter le viaduc de Tanus qui commence à cet endroit (restaur.). Le *viad'uc de Tanus, sur le Viaur, construit de 1896 à 1902 par l'ingénieur Bodin d'après le système dit «à poutres balancées», est surtout remarquable par sa grande portée (220 m. à la travée centrale), qui dépasse de beaucoup celle du viaduc de Garabit (165 m.; p. 340); il a une longueur de 460 m. et une hauteur de 115 m. (viaduc des Fades, y. p. 144). — Après avoir franchi le viaduc, ou le revoit encore un instant à gauche. — 48 kil. Tanus. — 58 kil. Les Farguettes. —- 66 kil. Carmaux (241 m.; hôt. Mader), ville industrielle (mines de houille et verreries) de 10 894 hab., dont 5000 ouvriers. A 7 kil. au N.-O. de Carmaux (voit. publ. en 50 min.), Monestiés possède, dans la chapelle de l'hôpital St-Jacques, une belle mise au tombeau exécutée en 1490 par Louis 1" d'Amboise (v. p. 236) et restaurée en 1867. - Deux tunnels. — 76 kil. La Drèche (halte). A 2 kil. au S.-E., Lescure, dont l'église St-Michel, du xi^ s., anc. prieuré, a un curieux portail. — 81 kil. Alhi-Midi, dans le faubourg de la rive droite. On longe ensuite la ville à g. (v. le plan, p. 235) et traverse le Tarn près de la cathédrale; *vue magnifique sur les bords du Tarn et la ville. Viaduc de 10 arches. — 82 kil. A.Voi-Orléans (v. p. 234). ~ Laissant à dr. l'embranchement de Tessonnières, on tourne dans le vallon du Seux. — 96 kil. Mousquette. On descend la rive g. de l'Assou. — 102 kil. Laboutarié, d'où un tramway mène à Réalmont {6 kil.), anc. bastide de 2473 hab., fondée au xiii« s., avec une église du xvi« s., agrandie en 1775. Ligne de Lavaur, v. p. 328. — On franchit le Dadou. - 115 kil. Lautrec, ville déchue de 2372 hab., sur une colline (290 m.), avec des restes de fortifications et une église fondée au xv s. — 130 kil. Castres (p. 328).

De Rodez a Entratgues: 48 kil.; voit. publ. directe, par ViUecomtal, en 5 h. ; 5 fr. — Entraygites, v. p. 210.

De Rodez a Espalios (Lagiiiole; Entraygiies) : 41 kil. de chem. de fer; 1 h. 30 à 3 h. 15; 4 fr. 65, 3 fr. 10, 2 fr. — On suit la ligue de Béziers jusqu'à Bertholène (18 kil.; v. p. 339), puis on la laisse à droite. — 25 kil. Gabriac. — 30 kil. Bosouls (hôt. Monjaux), dans un site très pittoresque au-dessus du lit profond et sinueux du Dourdou. — Aux abords d'Espaliou, beaux coups d'œil sur la vallée du Lot, ses châteaux (v. cidessous) et les monts d'Aubrac (p. 341).

41 kil. Espalion (329 m. ; hôt. Moderne ou Berthier, 38 eh. dep. 2 fr., rep. 1, 3 et 3.50, omn. 50 e.), vieille ville pittoresque de 3725 hab. et cheflieu d'arr. de l'Aveyron, avec un vieux château de 1572, dans la profonde vallée du Lot que dominent les ruines pittoresques des châteaux de C'aiinont-d'Olt et de Roquelaure. Hôtel de ville dans une anc. église du XV» s., surmontée d'une tour octogonale. La nouvelle église possède un bas-relief de D. Puech, le Martyre de .St Hilarian. Vieux pont du xiii" s. Espalion est presque entièrement bâti en grès rouge. A 1 kil. au S.-E. de la ville, dans le cimetière, la curieuse chapelle de Perse, du xi' s.

- A 5 kil. au N.-E. d'Espalion, par la route de Laguiole, puis à dr. au ))out de 3 kil. 5, le hameau de Masse possède une curieuse tour carrée et massive, érigée en 1453 par des moines comme lieu de refuge.

Des VOIT. PfBL. relient Espalion à Laguiole (Chaudesaigues, St-Flour;

ST-FLOUR. JII R- ■'i-f- 339

p. 340), à 24 kil. au \.-E. (trajet en 3 h. 30 ; 2 fr. 50), et à Entraygues (Aurillac; p. 210), à 27 kil. au N.-O. (trajet 3 h.^U; 2 fr. 60), eu aval du Lot, par la petite ville pittoresque d' Estaiiig (10 kil.). La partie de la route comprise entre Estaiiig et Kutraygues, eu corniche au-dessus de la rivière, est une des plus pittoresques du centre de la France. — Dans la direction opposée, en auiout de la rivière, une jolie route relie Espalion à St-Geniez-d'OH (25 kil.; p. 813) par les gorges du Lot jusqu'au ilelà de St-Côme (5 kil.), puis par Ldsnoiits (13 kil.) et Ste- Eiilalie (22 kil. 5).

.\près Rodez, la ligne de Béziers remonte la vallée de VAveyron et le traver.se plusieurs fois. Pays accidenté et en partie boisé; mines de houille. — - 74 kil. L'auahols; 78 kil. Gages. — 8.') kil. Bertholèiif, où se détache la ligne d'Espalion (v. j). 338). Le village à g. au del:\(le la station, est dominé parties ruines. — 90 kil. Laissât'. — ^96 kil. Luyans, avec un château, à gauche. — 100 kil. Gaillac- (VAveyron. — ■ 104 kil. Recoules.

112 kil. Sévérac-le-Château, où on rejoint la ligne directe de Paris à Béziers (v. p. 344).

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