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De Paris à Béziers

De Paris à Béziers par Capdenac et Rodez, v. R. 53. — Des deux itinéraires décrits ci-apres, le premier se fait par l'Orléans, le second par le P.-L.-M. -■ Entre St-FIour et Béziers, le *trajet est des plus intéressants; la ligne, qui descend en quelques heures des hauts plateaux du rentre de la France aux bords de la Méditerranée, à travers des régions très diverses, est extrêmement pittoresque et présente de nombreux ouvrages d'art, entre autres le célèbre viaduc de Garabit (p. 340).

A. Par Bort, Neussargfues et St-Flour.

805 kil. Trajet en 18 h. 30 par express (unique et de nuit). Prix : 90 fr. 25, CD fr. 95, 39 fr. 75. — De Xeussargues à Béziers : 277 kil. ; 8 h. 5; 31 fr. 10, 21 fr. 05, 13 fr. 75.

De Paris à Neussargues (528 kil.), où l'on quitte le réseau d'Orléans pour celui du 5lidi, v. R. 37. — La voie quitte la vallée de l'Alagnon et monte rapidement au S.-E. crampes de 3 cm.) en passant à g. au-dessus de la ligne d'Aurillac, puis sous un tunnel de 14.51 m.; elle atteint ensuite le plateau de la Planèze (p. 205), qui a jusqu'à 1000 m. d'altitude. Belle vue à g. à la montée; du plateau, on voit au loin à dr. le massif du Cantal (p. 205). — • 533 kil. Talizat (944 m.). On redescend rapidement. A g., le vieux château du Sailhant. — 543 kil. Anddat (820 m.). Plus loin, un haut viaduc sur une gorge. Beau coup d'œil à dr. sur St-Flour.

547 kil. St-Flour. — Hotels (autobus .50 c): de la Poste, place (iambetta, bon (Iti ch. de 2 à 3 fr., rep. 3); de V Europe, aux Promenades (20 ch. de 2 fr. à 2.50, rep. 2.50 et 3); Terminus <£■ du Midi, en face de la gare (50 ch. à 2 fr. 50, rep. 3). Postes et téléor., place Gambetta.

St-Flour (783 m. à la gare^ est une ville de 5065 hab., chef-lieu d'arr. du Cantal et siège d'un évêclié, dans un site très curieux, à l'extréniifé d'un plateau qui atteint à cet endroit 885 m. d'altit. et se termine par des escarpements dominant d'une centaine de mètres

340 TIL R. 54. VIADUC DE GARABIT. I^e Pari?

la vallée où est le chemin de fer. La ville est sans grand intérêt pour les touristes. — Tanneries et tisseranderies.

Il faut^/2 h. pour monter de la gare en ville, par une route qui va tourner à l'O., en passant vers le haut au pied d'orgues ou colonnes basaltiques, et débouche sur les Promenades ; mais il y a en deçà des raccourcis pour les piétons. Vues magnihques.

Des Promenades, on prendra la rue des Lacs qui longe le palais de justice, et ensuite la rue Marchande qui a de vieilles maisons aux n'"* 31 et 15 (hôtel Brisson). Cette rue aboutit à la place Gambetta, où se trouvent la catliédrale et l'hôtel de ville.

La cathédrale, k l'E., dédiée à St Flour, apôtre du pays, est un grand édifice des xiv« et xv s., avec deux tours massives à la façade et cinq nefs, sans transept. On remarque à l'intérieur, dans la 2* chap. à dr. du chœur, la statue tombale de Mgr de Pompignac (m. 1877), par Oliva; un grand bas-relief du style goth., le Jugement dernier, copie de celui de l'un des portails de la cathédrale de Reims.

La place Gambetta a encore quelques vieilles maisons à arcades, et, au n" 17, l'hôtel des Consuls, de la Renaissance. Vieilles maisons aussi dans les rues voisines, rues de Belloy (n" 1) et du Breuil (n° 8).

Du calvaire, derrière le cimetière, à 10 min. de la ville, on jouit d'un vaste panorama sur la ville, la Planèze et les monts du Cantal.

Excursion au viadnc de Garabit (v. ci-dessous): 10 kil. en chem. de fer jusqu'à la stat. de Ruines (v. ci-dessous), puis 4 kil. à pied (traverser la vallée en passant sous le viaduc et remonter à la stat. de Garabit, p. 341). Si les trains sont trop espacés, prendre une voit, partie: à 1 chev., 10 fr. ; à 2 chev. 15 fr.

Ligne de Brioude (Clermont-Ferrand, Paris), v. R. 54B.

De St-Flour a Laguiole, par Chaudesaioues : 68 kil.; service autom. en été, do St-Plour à Chaudesaigues, en 1 h. J/2. 3 fr. 80; à Laguiole, en 3 h., 7 fr. 30. En hiver, voit. publ. pour les mêmes localités, en 3 h. i/j et 7 h. ; mêmes prix. — 34 kil. Chaudesaigues (ti.50 m. ; hôt. : Etablissement thermal ; H. du Midi ou (iini.sty, 20 ch., p. 6 à 8 fr. ; H. Valette, 20 eh., p. 7 fr.), petite station thermale, située dans le vallon d'un afHuent de la Truyère, et possédant cinq sources bicarbonatées sodiques. Ces eaux, peu minéralisées, sont les plus chaudes de France, car leur température s'élève jusqu'à 82°, et l'une des sources est si abondante que son eau sert à toutes sortes d'usages domestiques, voire à chaufler les maisons en hiver. Il y a en outre trois sources froides ferrugineuses, arsenicales et laxatives. Le débit total dépasse un million de litres par 24 heures. Autobus jiour Neussargues, v. p. 204; voit. publ. pour 8t-Chély, p. 341. — 68 kil. Laguiole (1150 m.; hôt.: Régis; des Voyageurs ou Belmon, 38 ch., rep. 2 fr. 50, p. 6; Bouldoires), petite ville située au centre des pâturages de l'Aubrac (v. p. 341), où l'on vient faire des cures d'air et de petit-lait. De Laguiole à Neussargues, v. p. 204; à Espalion, p. 338; à Aubrac, p. 341.

Ensuite un viaduc. A g., les lignes sombres des monts de la Margeride (p. 319). — 557 kil. Ruines. On arrive, env. 4 kil. 5 plus loin, au fameux *viaduc de Garabit, qui a 564 m. de long, 122 m. de haut et, au milieu, une arche de 165 m. d'ouverture, sur la gorge de la Truyère, affluent du Lot. Il est en fer, avec cinq piles formées de charpentes à jour atteignant plus de 60 m. de haut, sur d'énormes culées en maçonnerie. Il faut voir d'en bas, par un temps clair, particulièrement du vieux pont de pierre, ce viaduc

à Béder». MONTS D'AUBRAC. ni ^ ■'-.4. 341

«înmiiiose, qui date île 1881-1884 t-t qui est l'u-uvre de l'ingénieur Boyer (v. p. 35'J) et du eonslrueteur Kijfel. Depuis, il a été surpassé en hauteur par le viaduc des Fades (p. 144) et en portée par le viaduc de Tanus (p. 338).

ôG2 kil. Garabit, iialte iinmédiateiuent après le viaduc (cafèrest.; plus loin, l'Iiôt. (Jrèz<'). Le chemin de l'er court de là sur des plateaux accidentés et en partie boisés. Vue surtout à g. jusqu'à St-Sauveur. — 508 kil. Lonharesse (954 m.). — 576 kil. Arcomie. La voie atteint 1056 m. d'alt., traverse un tunnel et redescend.

583 kil. St-Chély-iV Apcher (993 m.; hôt. Bardol). petite ville sur une colline à g., qui fut vainement assiégée par les Anglais pendant la guerre de Cent-Ans (1362).

Voit, pi-bl. (1 fr.) pour If Malzieu-Ville (862 m. ; hôtels), bourg encore fortitié. situé à 9 kil. au X.-E., au confluent de la Truyère et du Galastre, et bon centre d'excursions.

Voit, pi-bl. (.S fr.) pour Chaiidt»myue» (p. 340). à 29 kil. à l'O., et, dans la saison, pour la Chaldettf. à 2ô kil. à l'O.-S.-O., par Fouriiel>i (14 kil. ; aub.), jusqu'où on suit la même route. - - La VhalUttte est un hameau qui a un modeste établissement d'eaux thermales bicarbonatées sodiques et lua^rnésiennes (8,5°). Environs boisés.

Plus loin un viaduc. — 596 kil. Aumoiit (1040 ni.; hôt. du Commerce), point de départ des excursions dans l'Aubrac. A 7 kil. au S.-E., se trouve Javols (970 m.), l'une. Anderitum, capitale des (îal)ali à l'époque gallo-romaine.

D'AcMONT A ArBKAC: 31 kil.: voit, publ., 2 fr. 50. - On traverse un plateau uniforme. — 21 kil. Xafibinalg (1155 m.; hôt. du Progrès où Roux), petite ville, intéressante par son église romane et célèbre par son rebouteur Pierre Brioude, dit <• Pierrounet •> (m. 190"), à qui on a élevé un buste en 1909. .\ 1 kil. 5 au N.-()., sur le pic de la Sentinelle (1270 m.), on a érigé en 18H4 une statue colossale de la Vierge, but de pèlerinage. — 31 kil. Aubrac (1310 m.: plusieurs hôtels modestes, p. 4 à ti fr.), simple hameau dans un site abrite, devenu une station estivale où les Auvergnats de Paris viennent faire des cures d'air et de petit-lait; un sanatorium pour les tuberculeux y est installé. En été, une voit. publ. relie Aubrac à lAigiiiole il9 kil."; p. 310); beau trajet en 2 h.: 2 fr.

Les monts d' Aubrac, à base de granit mais recouverts de matière volcanique, s'étendent sur une longueur d'env. 55 kil. et une largeur de 40 kil. entre les vallées de la Truyère et du Lot. Ils sont couverts de pâturages où paissent d'innombrables troupeaux. Le point culminant est le Signal de ilailhehiau (1471 m.), qu'on visite d'Aubrac en une demijournée aller et retour. Sur le versant X. du plateau d'Aubrac. au S.-E. de Xasbinals, se trouvent plusieurs lacg. notamment ceux des Salhieus et de St-Andéol. Sur le versant S., dans la direction du Lot, la forêt d' Aubrac (12000 hect.).

601 kil. St-Sauveur-de- Peyi-e (1030 m.). Le pays change ensuite d'aspect; les montagnes se rapprochent et forment de profondes gorges. Vue à gauche. Tunnel de 508 m., puis le viaduc de la Crueize, construit par l'ingénieur Hoyer (v. ci-dessus), eu maçonnerie, haut de 65 m. Trois tunnels, le troisième de 1100 m., et quatre autres viaducs.

616 kil. Marvejols (681 m.; hôt. de la Paix, av. de la Gare, ch. dep. 1 fr. 50, np. 2.50 1, ville de 3643 hab., pour la plupart protestants, sur la Colagne, et chef-lieu d'arr. de la Lozère, rebâtie

342 III- R- 54. MENDE. •f'' ^«»*««

au XVI* s., après avoir été presque entièrement détruite dans les guerres de religion. Elle a conservé trois portes goth. de ses anc. fortifications, une à l'entrée en venant de la gare, une autre à l'opposé, et la troisième à l'extrémité de la première rue à droite. — Suite du trajet, v. p. 343.

De Marvejols à Mende (la Bastide): 35 kil.; ] li. à 1 h. 50;

3 fr. 90, 2 fr. G5, 1 fr. 70. — Voir la carte p. SnH.

La ligne de Mende suit celle de Béziers jusqu'au Monantlrr {fy kil.; v. p. 343), traverse la Golagne, ]juis un tunnel, et remonte la gorge tortueuse du Lot, qu'elle t'rancliit d'abord deux fois, en passant en tunnel entre les deux j)0uts. Au S. ou sur la rive g., les escarpements du causse de Sauveterre (v. p. 353).

5 kil. Villard-SaleUes (622 m.), deux localités à droite. Belle vue. — 10 kil. Chanac (637 m.; hôt.), qui se voit de loin à dr., dominé par un château en ruine. Route de Boyne (Millau), v. p. 359. — 17 kil. Barjac (660 m.). Deux ponts, tunnel, viaduc et autre tunnel.

23 kil. Balsièges (695 m.). Routes de Ste-Eniniie et d'Ispagnac, V. p. 353 et 354. Deux ponts sur le Lot et tunnel entre les deux. A dr., les murailles du causse de Mende (v. ci-dessous), où l'on aperçoit, au-dessus de la ville, l'ermitage de St-Privat (p. 343).

29 kil. Mende. HÔTELS (oma. 50c.): Marne <fe des Voyageurs,

plaiîe (l'Angiian (35 cli. de 2 à 3 fr.. rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 6); de Paris tfc de la Poste, lioul. du Soulieyran (45 ch. dep 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8); de France, boul. du Théâtre (25 cli. à 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 6). - Postes et télégraphes, boul. du Soubeyran. — Baiius, boul. du Collège et à l'hôt. de Paris. — Syndicat d'initiative, Club C'érenol, place d'Angiran, 5 (agent, Eug. Lejeune).

Mende (731 m.), l'anc. Mimate, est une vieille ville de 7007 hab., anc. capitale du Gévaudan et auj. chef-lieu du départ, de la Lozère, siège d'un évêché, agréablement située sur la rive g. du Lot et au pied du causse de Mende (1060 m.; v. p. 353), dont les escarpements la dominent de plus de 300 m.

On arrive de la gare en ville par la belle allée Plancourt qui débouche sur la place d'Angiran, où se trouve le monument des soldats lozériens (1870-1811), statue de porte-drapeau en bronze (1896). Les boulevards du Soubeyran et du Palais-de-Justice, à g., mèneut à la place Urbain V, en face du palais de justice. Sur la place, qui est ornée d'une statue en bronze, par Dumont (1865), d'Urbain V, sixième ])ape d'Avignon et originaire de la contrée, s'élève la cathédrale St-Pierre, du xiv'= s., reconstruite de 1600 à 1620, après avoir été en partie détruite par les calvinistes. La faeade a été percée au xix« s. d'un portail avec porche surmonté d'une rose; elle a deux clochers de 1508-1512, hauts de 84 et 65 m., le principal avec une belle flèche. L'église possédait lors des guerres de religion un bourdon pesant, dit-on, 500 quintaux (env.

à Bi'ziers. RANASSAC. C'., p. 353. - ///. R. 54. 34;}

:iôOt)(> kilos I, dont le battant est à l'intérieur de l'édilice, près de la nouvelle porte centrale. On remarque aussi des boiseries dans les 2* et 3« chaj). de g., et un retable dans la !■"« de droite. Dans le chœur sont suspendues huit belles tapisseries anciennes. — A côté de la cathédrale, à g., h\ préfecture, édifice moderne.

Il y a un petit musée archéologique au quartier de Séjalau; on y va par la me de la Banque, à dr. du palais de justice, près d'uni' vieille fontaine, puis par la première rue à i^auche.

Sur la place du Chastel, où l'on arrive en continuant à suivre les boulevards, s'élève depuis 1908 un monument du sénateur Théophile Routsel il816-1903(, par Ohanipeil, réplique du monument élevé à Paris. Le boulevard du Théâtre ramène à la j)lace d'.Vngiran (p. 342).

Au S.-O. de la ville, sur le mont Mimât, se trouve l'ermitage de St-Privat, pèlerinage ancien et beau point de vue. Ou y monte en -Y^'l'h. eiiv. par un chemin en lacets qui prend au 8. du boul. du Palais-de-Justice, à 50 m. de l'hôt. de Paris, et qui est bordé d'un chemin de croix. 8t Privât fut évêque de Mende au in«s.

De Mende à Bagnols-les-Baitis et la Bastide, v. p. 350. — Routes de Ste-Enimie (gorges du Tarn) et de Florac, v. p. 353 et 354.

Après Marvejols, la ligne de Héziers passe sur un haut et long viaduc; à g., on domine la gorge au fond de laquelle coule la Colagne.

— Halte de Chirac (6.")0 m.). — 621 kil. Le Mona^tier (600 m.). La ligne franchit la Colagne, laisse à g. celle de Mende (v. p. 342) et descend dans la belle gorge où serpente le Lot. Quatre ponts et cinq tunnels, dont le 3« de plus de 600 ni. A g., le causse de Sauveterre iv. j). 353 1. Puis un haut pont et un château en ruine.

631 kil. Ssmaasao-la-Canourgue (529m. ; petit hôtel àla gare, autres à la Oanourgue), et accès aux gorges du Tarn, v. p. 355. Puis une petite plaine où l'on traverse une dernière fois le Lot.

— 639 kil. St-Laurent-d'Olt. Forte montée. Deux viaducs, le premier de 52 m. de haut, et un tunnel de 1198 m. Très belles vues à droite. Tranchées dans une roche calcaire (dolomie). d'une magnifique teinte rougeâtre. — 643 kil. Campagnac-St-Geniez (661 m.).

De Campaosac a St-Gesiez: 13 kil. au X.-O.; voit, publ., en 1 h. 20, 1 fr. 50. — La route passe à l'extrémité N.-E. du causse de Sévérac, d'où l'on a, à dr., uue lielle vue sur les monts d'Aubrac (p. 341); puis elle se rapproche des gorges du Lot. — 13 kil. St-Qeniez ou St-deniez-d' OH (hot. du Lion-d Or), ville pittoresque de 306G hah., sur le Lot, avec des manufactures de draps. Dans l'église, un monument, par Gayrard, en mémoire de Mîjr de rrayssinous (1765-1.S.I2), orateur et homme politique orifîinaire de la contrée; au cimetière, monument funéraire, par Denys Puech. De .St-Geniez à Espulion, v. p. 339.

La voie continue ;i monter (rampes de 30 mm.), pour traverser l'extrémité 0. du causse de Sauveterre; deux tunnels. Vue étendue et localité pittoresque adroite. — Tunnel de 719m. Belle vue sur Sévérac. à gauche.

344 III. R. 54.- C, p. 363. MILLAU. De Parh

657 kil. Sévérac-le-Château f670in. à la gare; buffet; hôt.: Moderne, à la gare, ch. dep. 2 fr., rep. 2.50; Sévénié, en ville, 10 cli. dep. 1 fr. 50, rep. 2.50), ville de 3250 hab., à 735 m. d'alt, derrière une colline escarpée où sont les ruines d'un château qui existait déjà au xiii^s. — Ligne de Rodez, v. R. 53.

De Sévérac, une route de 19 kil. (voit., 15 et 20 fr.) conduit aux Vignot (p. 358), au S.-B., à travers le causse de Sauveterre (v. p. 35b).

On traverse VAveyron, qui a sa source non loin de Sévérac, et l'on monte encore. Vue à gauche. Tunnel de 825 m., après lequel on redescend vers la vallée du Tarn; tunnels de 650 et 250 m., viaduc et deux autres tunnels. Beau coup d'œil à g. sur la vallée du Tarn. Viaduc. — 153 kil. Aguessac. Route du Rozier (gorges du Tarn), V. p. 359.

687 kil. Millau. — hôtels: du Commerce, place du Mandarous, bon (40 ch. dep. 3 fr. 50, rep. 1.25, 'i et 3.50, p. dep. 10, omn. 50 c); de Paris, av. de la Gare, 10 (35 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 8; voyageurs de commerce); de France, boul. de la République, 7. — rof^tex et télégraphes, av. de la Gare, près de l'av. de la Républiiiue. — Syndicat d' initiative, place du Mandarous, 2; Club Cévenol, boul. de l'Ayrolle, (1.

Millau (379 m.), V jEmilianum castrum des anciens, est une ville prospère de 17 673 hab. et un chef-lieu d'arr. de l'Aveyron, dans un bassin bordé de hauteurs pittoresques, sur la rive dr. du Tarn. Elle devint au xvi® s. une des principales places des calvinistes et fut en partie ruinée par la révocation de l'édit de Nantes. Centre industriel important, Millau fabrique beaucoup de gants de peau.

L'avenue de la Gare et le boul. de la République, à dr., mènent à la place du Mandarous, où il y a un monument commémoratif de 1870-1871, par Puech (1897).' A dr. de la place, se développe le boulevard de l'Ayrolle, d'où se détache à g., en face de St-François, église moderne de style roman, la rue Droite, principale artère de la vieille ville. La rue du Prêche, la 3*' à dr. de la rue Droite, conduit à Vegli.se des Pénitents, rue St-Martin, qui renferme une belle Descente de Croix, attr. à G. de Crayer. La rue Droite passe au pied du beffroi, vieille construction massive sans ornement, haute de 47 m., et conduit à la place de l'Hôtel-de-Ville, décorée d'une fontaine et entourée de galeries des xn^-xv" s. A l'angle de la place, Véglise Notre-Dame, des styles roman et renaissance, vaisseau à nef unique, avec tribunes; on en remarque particulièrement le clocher, des xyi^-xyW^ s., de style toulousain ( v. p. 301). Autour de la place, quelques vieilles maisons. La rue de l'Hôtel-de-Ville, en face de la fontaine, conduit aux boulevards qu'on suivra à g. jusqu'à la vaste place de la Fraternité, près de laquelle s'élève Véglise du Sacré-Cœur, vaste édifice terminé en 1902 dans le style romano-byzantin et avec deux tours sur la façade. De la place de la Fraternité, le boul. de Bonald ramène à la place du Mandarous. En suivant, au retour, le boul. de la République au delà de l'avenue de la Gare, on arrive, à g., au jardin des plantes, jolie promenade publitjue ornée

ti BézUrg. \{iHi\EVi)KT. C, p. 3ô3. III. Ji. 5-J. 345

à l'entrée, à g. d'un «rroupe en marbre, l'Education morale, par Verdier, de Millau (1903), et à dr. d'un buste en bronze, par J. Malet l909i, du poète local Claude Peyrot (1709-1795). Au delà du . Iiemin de fer, un vaste parc pubUf a été ouvert en 1912.

Roiit." (lu Rnzier (gor(.'cs da Tarn), de Meijrneig et de Florac, y. p. 359 it .St>l-.SH2: de MoutpeUier-le-Vienr. p. .1*50.

De MiLi-Ai- A Xast: 32 kil.. voit. publ. 2 fois par j.; trajet en 3 h., 2 fr. : jusqu'à la Roque-Ste-Marfîucrite. env. 1 h. ^/^ à Taller et 1 h. au rt-tour, 1 fr. On suit la routi- de la vallée de ht Doiirhie, qui est fort pittoresque. Jusqu'à la RoqiieSte-Marguerite (11 kil.). au pied des escarpements de Montpellier-h-Vieiix. v. p. 360. 11» kil. St-Vérun, dans un site pittoresque, entre les rochers du causse Xoir (v. p. 353) et au déliouché du curieux ravin de St- Véraii. qui en descend. — 21 kil. Gardies, hameau où il y a des raines de lignite. - 2ti kil. Cantohre. curieusement adossé à des rol'hers dolomitiques ruiniformes. Route de Trêves, v. p. 362. 32 kil. Xant (p. 316).

On suit encore quelque temps la vallée du Tarn. Vue à gauche. Petit tunnel. On franchit le Tarn pour le quitter et remonter la vallée du Cernon, qu'on traverse aussi. A g., les escarpements du Larzar, le plus étendu de tous les causses (v. p. 353 ). — 698 kil. St-Georgestle-Lnzenço». — 705 kil. St-Rome-de-Cernon. A dr. en haut, se voit Roquefort iv. ci-dessous), pittoresquement accroché au rocher. A g., lu ligne (lu Vigan (v. ci-dessousi.

712 kil. Tournemire (hôt.), à g., dans un site pittoresque, dominé par les hautes falaises du Larzac. — Suite de la ligne de Héziers. v. p. 347.

A 3 kil. au X.-O. (voit, publ., 50 c), se trouve Roquefort, célèbre par ses fromages, déjà appréciés des Romains. Ils sont fabriqués en grande partie aux environs, avec dn lait de brebis, mais ils acquièrent leur qualité dans des grottes et des caves rocheuses, situées sous la ville et maintenues, par le moyen d'une aération intense et d'appareils frigoriti(iues. à une température moyenne de 5 à 7° C. La moisissure des fromages est produite en partie par de la poudre de pain inoisi mélangée au lait caillé. La visite des caves est intéressante. Roquefort vend env. 9 millions de kilogr. de fromages par an ou pour .30 millions de fr. environ.

E.MBRANCH. de Tournemire sur St-AfiVique (32ït m. ; liôt. : du Cheval- Vert, du Commerce), chef-lieu d'arr. de TAveyron. ville de 6571 hab.. à 15 kil. à rO.. sur la Sorgues. dominée par un rocher original. Ce fut une des places fortes des calvinistes, qui y soutinrent victorieusement un siège en 1628. La ligne doit être prolongée jusqu'à Albi (v. p. 237).

De Tournemire au Vigan.

62 kil. ligne très curieuse au point de vue des ouvrages d'art; 2 h. 10 et 2 h. 20; 6 fr. 95, 4 fr. 70, 3 fr. 05. — Voir la carte p. 353.

A dr., Tournemire. et à g.. Roquefort (v. ci-dessus). Tunnel de 1885 m. et cinq autres plus petits. — 6 kil. La Bastide-Pradines. Tunnel, viaduc de 42 m. de haut et deux tunnels. — 10 kil. LapanoH>if-de-Cernon. Deux viaducs, le .second de 33 m. de haut. 14 kil. Ste-E\dalie-dv-Cernon. où il y eut une commanderie de templiers, dont il reste des remparts. Belle Vierge du xv*s. à la porte de l'égli.se. — Trois tunnels. — 20 kil. L'Hospitalet.

A 6 kil. au N'.-O. de l'Hospitalet. sur le Larzac (v. ci-dessus), se trouve le bourg de la Cavalerie, qui a une enceinte et des remparts bien conservés

346 m- R- 5^- - C, p. 353. LE VIGAN. -De PaHg

des xiii» et xv« s. Au N. de là, à dr. de la route dp Millau (19 kil. ; p. 344), on a installé un grand camp militaire.

La voie traverse le plateau monotone du Larzac (v. p. 345). — 30 kil. Nant-Comheredonde ; à 8 kil. au N. (voit, publ., 75 c), la petite ville de Nant (480 m.; hôt. des Voyageurs, du Commerce), située sur la rive g. de la Dourbie, entre le Roc Nantais (847 m.), au N., et le Roc St-Alban (802 m.), au S. Son église St-Pierre, roniano-byzantine, est l'anc. abbatiale d'un monastère fondé en 669. Beau jardin public, près de la mairie, dominant la rivière. A 6 kil. au S. de la gare, sur le plateau, une curieuse enceinte fortifiée des templiers à la Couvertoirade, et plus loin, à l'extrême S.-O. du Larzac, Vahiine du Mas-Raynal, profond de 106 m., avec un lac souterrain (inaccessible). — De Nant à Millau, v. p. 345.

La voie sort ensuite du Larzac et eu longe à dr. l'extrémité E. Deux tunnels et forte descente. — 37 kil. Sauclières. Voit. publ. pour St-Jean-du-Bruel et Meyrueis, v. p. 362. A g., le mont St- Guiral (1408 m.; 3 h.). — La descente s'accentue encore et atteint son maximum (33 mm. par m.) sur une longueur de 15 kil. Tunnel de 800 m., puis quatre viaducs, le l^'' de 39 m. de haut, le 4«, le viaduc du Cailaret, de 46 m., au-dessus d'une route qu'il traverse deux fois; autre tunnel. — 43 kil. Alzon, .sur la Vis. Puis le tunnel de la Nougarède., de 1168 m. de long, d'où sort une cascade formée par une rivière souterraine rencontrée là durant les travaux. Pont où la voie décrit une boucle presque complète. Six petits tunnels très rapprochés. — 50 kil. Aumessas. dans un cirque boisé. — 54 kil. Arre-et-Bez. Arre est un village industriel (bonneterie). Enfin les deux derniers tunnels. — 59 kil. Avèze-Molières.

62 kil. Le Vigan (221 m.; hôt.: du Midi, 35 ch., rep. 3 fr.; des Voyageurs, 25 ch., rep. 2 fr. 50), ville de 4595 hab. et cheflieu d'arr. du Gard, sur VArre, dans une contrée pittoresque. Elle a aussi des fabriques de bonneterie et des filatures de soie, et possède des mines de houille. C'est un point de départ important pour les excursions vers l'Aigoual et les Causses. — La rue qui part de la gare, à g., mène en quelques min. au centre, sur la place d'Assas, où s'élève, à dr., la statue en bronze, par Gatteaux (,1830), du chevalier d'Assas (1733-1760), qui se dévoua pour sauver l'armée française à Clostercamp. Derrière, par la rue de la Calade et le boni, du Plan-d'Auvergne, à g., on arrive à l'hôtel de ville, précédé de la statue en bronze, par Léop. Morice (1891), du sei'yent Triaire (1771-1799) qui s'illustra en faisant sauter le fort d'El- Arich (Egypte). En continuant le boulevard au delà du bureau de poste, on arrive à la \)*;\\i promenade des Châtaigniers ; de là. la rue du Verdier, à g., puis la rue des lîaius ramènent dans le centre de la ville à l'église ^t-Rierre, reconstruite en 1901 dans le slyle roman. La rue du Pont, à g., qui franchit la voie ferrée sur une passerelle, conduit à un vieux ^)onf gothique, dont l'entourage est

i( «e-ie/s. L'AIGOl'AL. V., p. nôn. - III. II. 54. :547

pitl(iit's([iie; on peiil immUT par l:'i au llorhev de BiisraUlou, qui offre une vue étendue sur la ville.

A 2 kil. au S.-O. (omn. dans la saison), par la rive g. de l'Arre, puis à dr.. .se trouvent les bains de L'auvalal, qui ont des eaux sulfurées calfiiiuos froides, dans un beau site.

KxfiTRSioK intéressante du Vig:an, au N., à VAigoval, d'où l'on peut gagner les Causses (p. SSii). Mais il est préférable, à cause de la vue, de faire l'excursion en sens iuvense et de redescendre de l'Aigoual sur le Vigan. — Du Vigan, une belle route directe de 41 kil. conduit à l'Aigouai, par Aulas (-1 kil.), Arphij (8 kil.), la baroque de Ribot (21 kil.), au S.-O. de la montagne dWitlo,^ (1122 m.), et le col de la Streyride (35 kil.; V. ci-dessous). — D'ordinaire, on fait l'ascension à partir de Valleraiigiie, que desservent des voit. publ. du Vigan (15 kil.) et de la stat. de Pontd'Hérault (1.1 kil.) qui est à ti kil. du Vigan, par la ligue de Nimes; voit. f)artic., de ces deux gares. 25 fr. Trajet en ,t il. — Valleraugue CM\i m. ; lot. Hourbon, rep. 2 fr. 50 et .S) est une ville de 2525 hab.. sur l'Hérault, patrie du naturaliste de Quntrefages (1820-1892) et du général l'errier (IS.SS-ISSSI. anc. directeur du Service Géographique de l'Armée, auxquels on y a érigé des monuments, par Léop. Morice. Beaux environs. — De Valleraugue, une route de 22 kil. (raccourcis abrégeant au moins de moitié) monte en lacets au col de la Sérei/rède (1,S88 m. ; maison forestière), qui est à 8 kil. du sommet et où on laisse à g. la route de Meyrueis (v. p. .'K)2) pour monter à l'E.-X.-E. 1 kil. plus loin, à 1400 m. d'alt., le Grand- Hvt^l du Mont-Aigoital, ouv. du 15 mai au 15 oct. (42 ch. dep. 4 fr., rep. I..50, ?>.fiO et 4, p. dep. 9). — L'Aigoual ou Signal de la Hurt-Dieu (15t>7 m.), avec un observatoire (ch., prévenir par téléphone) et un refugerestaur. du C. A. F. (lit 2 fr.. rep. ,S ; fermé en 1912), est le principal sommet des C'évennes: il offre un *paiiorania iiniiiense qui s'étend au S., sur le inont Lozcrc. occasinniiellenieiit le Cantal, les Dore et les Dôme; à l'E., la vallée du Rhône, le mont Venteux et de nombreux sommets <ies Alpes; au S., sur la Méditerranée, quelques sommets des Pyrénées et les plaines du Languedoc; enfin, vers le S.-O. et l'O., sur les plateaux de l'Aveyron et les monts d'Aubrac. A l'observatoire, une table d'orientation, mais le temps est rarement clair. — La descente vers ileyrveis (v. p. 362) ne prend que 2 h. '/o à :i h.

Dr Vigan a Ganp.es. par la vallée de la Vis: 51 kil.; voit, partie., 20 à 25 fr. : excursion également recommandée. On traverse le village d'Avèze (2 kil. ; p. 346) et remonte d'abord la vallée de la Gleppe. — 9 kil. Montdardier (614 m.: aub.), dominé par un magnifique château féodal restauré au xix" s. On traverse ensuite le causse de Blandas jusqu'au surprenant *point de vue de Xavacelles (19 kil.). d'où l'on domine tout à coup de 300 m. la vallée de la Vis. De là, on gagne Bogues (27 kil.) et J/u(/(f'r(>- (32 kil.), dans une situation très pittoresque, sur la Vis, dont on descendra ensuite la très belle vallée jusqu'à Gange» (51 kil.), sur la ligne ilu Vigan à Ninies.

Du Vigan à Kimes (93 kil.) et M&ntpellier (92 kil.: p. 334), v. le Siidf'st de la France, par Bsedeker.

Lkînk de HÉziEiiP (suite). —Au (lel;\ de Tuurneniire, le pays rest<> tmijours très aceidenté; montées et descentes rapides. — TlSkil. >St-Jeau-et-,St-Paul. — 1'2'2 kil. Lavglanet-iSt-Bemilize. Plus loin il g., sur une colline, des ruines. — 728 kil. Monlpaon. Tunnel de 1711 m. — 736 kil. C eilhes-Roqiieredonde. — 741 kil. Les Cabrils. Tunnel de 1676 m. Haut viaduc, petit tunnel et autre viaduc. On domine à g. la rallée d'un affluent de l'Orb. — 745 kil. Joncels. Deux autres viaducs. — 749 kil. Tjimas. Petit tunnel et la belle vallée de l'Orb, qui est tributaire de la Méditerranée. On y voit

348 ni. E. 54. BEDARIEUX. De Paris

apparaître les oliviers, les amandiers et les figuiers. On franchit rOrb. — 753 kil. Le Bousquet-tVOrh, avec des mines de houille. Plus loin, à dr., un haut viaduc. - — 759 kil. La Tour -sur -Orb. Ligne de Graissessac, v. ci-dessous. A 2 kil. à l'O., Boussagues. hameau d'un aspect encore tout à fait médiéval, avec deux châteaux et deux églises. — Tunnel et, à g., long viaduc sur l'Orb, où ne passent plus les trains de voyageurs, la ligne de Béziers ayant été raccordée sur la rive dr. à celle de Castres.

762 kil. Bédarieux (196 m.; hôt.: Terminus et buffet de la gare, 20 ch. dep. 3 fr., rep. 3 et 3.50; du Nord, 24 ch. de 2 à 3 fr., rep. 2.50 et 3; Para, 22 ch. à 2 fr., rep. 2.50 et 3), à g., ville industrielle (draps, tanneries) de 6131 hab., sur l'Orb. Sur une petite place, près de Véglise St-Ale.randre, se voit le buste, par Mercié (1891), du peintre A. Cot (1837-1883), originaire de Bédarieux. Bédarieux est aussi la patrie du romancier Ferd. Fahre (1827-1898), à qui on a érigé, en 1906, un monument dû à Villeneuve.

Ligne de Castres (Montauban), par Lamoloii, St-Pons, etc., et suite de cette ligne vers MontpeUier, v. R. 52.

De Bkdakieux a Graissessac-Estrkchoitx : 11 kil., par la ligne de Neussargues jusqu'à la Toi(r-siir-Orb (3 kil. : v. ci-dessus), puis par un einbranrh. qui passe sur un viaduc de 50 m. de haut, dans deux tunnels et à la halte de t'anvplovg (9 kil.). — Graissessac (hôt. du Commerce), à 1 kil. 5 de la gare, est une localité de 2092 liab., qui a d'importantes mines de liouille et aussi des mines de fer, de cuivre et de plomb argentifère, dont l'administration est dans un anc. château près de la gare. Une route intéressante (voit, publ., 60 c.) conduit de Graissessac à St- Gcrtuis (p. 3.S2), à 8 kil. au S.-O., par la vallée de la Mare.

La ligne de Béziers laisse à dr. celle de Castres et la vallée de l'Orb. Deux viaducs et un long tunnel. — 772 kil. Faugtres. Ligne de Montpellier, v. p. 333. — Après trois petits tunnels, on arrive dans une plaine. — 779 kil. Lourens ; 786 kil. Magalas: 789 kil. Espondeilhan; 793 kil. Lieuran-Bassnn. — 795 kil. Bihaute-lts- Lieuran, stat. qui doit son nom au château de Bihante («Kipa alta»), à g. près de là. On passe enfin sous la ligne de Montpellier par Mèze et rejoint, à l'E. de la ville, la ligne de Cette.

805 kil. Béziers (p. 321).

B. Par Clermont-Ferrand, Brioude et St-Flour.

701 kil. Trajet en 18 h. 50 par express (un seul par jour). Pris; 88 fr. 90, (iO fr. 05, 39 fr. 15. - De Clermont à Béziers: 374 kil.; 11 h. 15; •11 fr. 95, 28 fr. 40, 18 fr. 50. ~ Voir les remarques p. 339.

De Paris à Clennont-Ferrand (420 kil.) et de là à Arvant (480 kil.), v. R. 27 et p. 202-203. — Après Arvant, la ligne laisse à dr. celle d'Aurillac et se rapproche de l'Allier. — 484 kil. Laroche-Faugère. A dr., sur une hauteur, le château de Paiilhac, du XV'' s. — 486 kil. Beaumoni-Laiiriat.

490 kil. Brioude (434 m.; iiôt.: du ('ommerce, du Nord, Terminus), ville ancienne de 4865 hab., près de l'Allier, et cheflieu d'arr. de la Haute-Loire. Le boulevard, qui contourne la gare

«»■;/«•/•». HRIOIDK. JII.R.ôJ. ;( K(

;'i «Ir., et la troisième rue à «:. mènent à la place Lafayelte, près de laquelle s'élève, à g., V*éjjlise tSt-Julieu, des xii*-xiv'" s., presque entièrement de style roman auvergnat (v. p. xi.ii). L'intérieur, à trois nets très élevées, a de l)elles chapelles absidales en hémicycle. Dans la lf«chap. à <r., un retable en bois; dans la chap. St-Michel. à c^té de l'orgue, une fresque du .vifs. — Ligne de Nimes jusqu'à Ste-Cécile-d'Andorge ( Florac, gorges du Tarn), v. K. 55; pour le reste du trajet, v. le Swl-Est de la France, par Hiedeker.

On reprend la ligne de Clermont jusqu'à Heaumont-Lauriat

V. ]!. 34Si. puis la laisse à dr., pour s'élever vers les hauts plateaux

de la nio/itaffne de la Margerlde 1 1554 ni.i. — 503 kii. Talairat.

La voie franchit la ligne de faite de la Margeride. à l'ait, de 1100 m.

ein .. et descend dans le bassin de la ïruyère.

536 kil. tSt-Floiir, et suite du trajet par la ligne de Neussargues (réseau du Midii. v. p. 339.

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