‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 134 sur 164 · De Bayonne à St-Jean-Pied-de-Port et à Roncevaux · texte numérisé non relu

De Bayonne à St-Jean-Pied-de-Port et à Roncevaux

De Bayokhe a St-Jeas-Piki>-i>e-P(irt: 52kil.; 1 h. 40 à 2 h. 10: 5 fr. HO, 3 fr. 95, 2 fr. 55. — De là à Kuscevaix : 32 kil. de route fort iutéressante, desservie, en été, par une voit. publ. allant de St-Jeau jusqu'à Burguete (trajet en 5 h. ','4; 1 p.). .S kil. au delà de Roncevaux, et même jusqu'à Painpelune {SO k\\.; 12 h.; 10 p.). Voit, partie., 50 à 60 p. jusqu'à Hurguete, au moins 100 p. jusqu'à Pampelune.

Bayoïi/ie, V. (I. 271. La ligne de (ainbo se confond d'abord

374 IV.R.M.^C.,p.3C3. CAMBO-LES-RAINS. ne Bai/nnne

avec celle de Pau (R. 49) et de St-Sébasticn (R. 57), puis remonte la vallée riante de la Nive, où il y a encore deux tunnels. Au loin, àdr., des montagnes parmi lesquelles on distingue laRhune (p. 367). — 10 kil. Vïllefranque. Carrière de sel gemme. Petit tunnel. — 13 kil. Ustaritz (hôt. Lamothe), petite ville de 2399 hab. sur la rive g. (v. ci-dessou.s). — 16 kil. Halsou, petit village dont la population aisée se compose en grande partie de personnes qui ont t'ait fortune en Amérique. — Puis un autre petit tunnel.

19 kil. Cambo-les-Bains. — Hôtels (omn. 50c.): H. d'Angleterre,

à mi-clieuiin entre la ville et le» thermes (30 oh. dep. .S fr. 50, rep. 1, i et 5, p. dep. 10); H. Colbert, près des thermes (29 ch. dep. .-) fr., rep. 1, 4.50 et 5, p. dep. 9 ou 7); H. Moderne, en face du jardin public (18 ch. dep. .3 fr., rep. .3. .50 et 4, p. dep. 8); H. de France, en ville. — Maisons meiiblk.es.

Cambo-les-Bains (62 m.), petite ville à dr., dans un joli site, se compose de deux parties: le Haut-Camho, sur une hauteur escarpée de la rive g. de la Nive, où M. Edm. Rostand s'est fait construire la villa Arnayu, et le Bas-Cambo, dans la vallée, à env. 10 min. au N., où est la gare. A env. '/* f''li- 'lu S.-E., sur la rive g. (halte; v. ci-dessous), un petit établissement thermal, avec une source ferrugineuse et une source sulfureuse. Son climat chaud en été, mais agréable au printemps et en automne, en fait une station de tuberculeux, (iraude affluence de Basques le 23 juin, la veille de la St-.leau; ils y viennent pour boire le j)lus d'eau possible au coup de minuit, aiiu de se bien porter jusqu'à la St-Jean suivante, et fout provision pour ceux qui n'ont pu venir. Eglise curieuse dans le genre propre au pays avec trois tribunes ])our les hommes et un plafond peint. Environs ciiarmauts.

De Cambo, on fait en chaland la facile et jolie descente des rapides de la Nive, jusqu'à Ustaritz (10 kil.; v. ci-dessus).

Une route mène de Cambo, par Ainhoa ou Ainhove (12 kil.) et A7/zondo (37 kil.), à Pampelune, en esp. PutnpJvna (99 kil.), où se voit une Itelle cathédrale gothique des xiiio-xv« s.; pour plus de détails, v. Esfpagiie et Portugal, par Bœdeker. Voit. publ. de Caml)0 à Âinhoa, en 1 h. '/2>

1 fr. 25. De Pampelune à St-Jean-Pied-de-Port, v. p. 37()-375.

Le chemin de fer continue à remonter la rive dr. de la Nive. Petit tunnel. — 21 kil. Cambo-les-Tlierntes, halte desservant l'étal)lissemeut (v. ci-dessus) situé près de là à dr., et où l'on va par un pont suspendu. Deux tunnels. A dr., le pic Mondarrain (v. cidessous). — 25 kil. Itvassou ou Itsatsou (hôt. Teillery, 10 ch., rep.

2 fr. 50 et 3, p. dep. 6), bourg où l'on peut voir, au jiresbytère, un trésor remarquable des xvii^'-xviii* s., d'origine espagnole.

A 20 min. en amont, sur la rive g. de la Nive, où on raperi,'oit du chemin de fer, se trouve le Pau de Roland, rocher dans lequel un ancien chemin passe par une ouverture que le paladin aurait, selon la tradition, pratiquée d'un coup de i]it'(l. Rien de bien curieux.

Le pic Mondarrain (750 m.), à l'O., principale hauteur des environs de (Janitu), se gravit facilement d'itxassou en 5 h. aller et retour, avec un guide. Du sommet, couronné par une forteresse en ruine, la vue s'étend à l'O. jusqu'à l'Océan, depuis l'embouchure de l'Adour jusqu'à celle de la Uidassoa. Au S.-O., la Haya (p. 'M'M) et la Bhune (p. ."{()7).

aRoiiCtrnu.,-. ST-.I K AN -l'I Kl > I ) K-lM JKT. t..l>.:>HH. IV.R.hS. 375

l,a vallée est ensuite boniée <le hauteurs boisées et de plus en |iliis encaissée. — 'M) V.\\. Louhossoa . Belle vue à droile. - 35 kil. Didarraïf [\\C>{. «lu Pont-d'Enfer), village à env. 1 ii. <lu({uel s'ouvre une petite jjrotte avec une stalactite qui est l'objet d'un culte superstitieux. Belles |)ronienades dans la vallée drllrhouri, en aval de la N'ive. — .\|)rès la station, à dr., un vieux (lont ;^(tthique. On traverse plus loin trois fois la Nive, la troisième fois après un tunnel.

41 kil. (hsèn (106 m.; hôt. rentrai), stat. pour la localité de ce nom, qui est à env. •/., h. au N.-E. La gare se trouve à Ktfhari'c, près du confluent des deux rivières qui forment la Nive: à dr., la Nive. de St-Ktienne: à g., la Nive d'Arnégui/ ou Petite-Nive.

Kmhiianch. (te 5* kil. sur St-Etieiiiit'-dt-Iîd'U/nrri/ (hôt. des Pyrénées, 10 eh., rep. 2 fr. 7.'i), ville do SSS.'i hah., sur îii X'ive di- St-Etieiiae. .\ l.^ kil. an S.-O. do St-Etioiitio (voit. puh].. 1 fr. f>C\), le frros village de.s Alditde», d'où un soiitior oonduit en i h., ]>ar le col de Bnrdinciiriich (2 h. '/a; 1025 ui.), sur la frontioro, à Burgiicte (p. 876).

La ligne de St-Jean-Pieil-de-Port laisse l'embranch. à dr. et renn)nte la vallée de la Xive d'.\rnéguy, où elle traverse deux fois la rivière et passe sous trois tunnels.

52 kil. St-Jean-Pied-de-Port (IHri m.; hôt.: Central, bon, •l'I ch. de 3 à 5 fr., rep. 1 , ;i..')0 et 3. .')(), p. 7 à 9, omn. ."lO c. ; de France ; des Pyrénées; Apestéguyj, petite pl.ace de guerre, jadis capitale de la Bn.siie-Navarre, l'un des j)ays basques (v.p.272». et à la France depuis le traité des Pyrénées (1659). La localité, de plus en plus fréquentée comme séjour d'été, occupe un site très pittoresque, sur la Nive de Héhérobie, un peu en amont du confluent de celle-ci avec la Nive d'Arnéguy ; elle commande le passage du Port de Roncevaux (p. 376». On distingue la ville haute, au N. ou sur la rive dr.. en dehors de laquelle est la gare, et la ville basse, au S., sur la route d'Espagne. La première est dominée par la citadelle, due à Vauban. Maisons basques originales. Presque en dehors de la ville basse, en amont, la place du jeu de pelote ou de paume, auquel excellent les Basques et où l'on peut assister à d'autres divertissements intéressants durant la fête locale, du 15 au 18 août. Sur le rond-point du pont d'Arnéguy s'élèvent depuis 1910 les monuments de l'anc. ministre Charle.s Flo</ztet (1828-1896), par Ducuing, et du sénateur Michel Renaud (1 811 -1 885) .

De St-Jean-Pied-de-Port à St-Palais et Mauléon, v. p. 377.

La KouTE DE RoNCEVArx traverse la ville basse et remonte au 8. de St-Jean, d'abord sur la rive dr., la vallée de la Nive d'Arnéguy, qui forme des défilés pittoresques. — 8 kil. (de St-Jeani. Arnéyuy (240 m.», dernier village fran(;ais, d'où l'on passe sur le territoire espagnol en traversant la rivière. Ensuite commence la montée. — ■ 12 kil. Valcarlos ou Luzaïde (hôt. Mosquera, rep. 2 fr. 50 et 3), village espagnol sur une hauteur de la rive g., avec un établissement hydrothérapique. La rive dr. est encore française. — 16 kil. Boaiteco-IIorecn (356 m.), à la hauteur de la frontière française.

376 IV.R.58.~C.,p.:i63. RONCEVAUX.

Mairnifique vallée, où il y a une grande usine d'électricité. La route traverse plusieurs ruisseaux sortant de gorges rocheuses et monte en lacets à travers des forêts (sentier qui abrège). — 21 kil. Grosgara. — 30 kil. Port de Ronccvmtx ou fl'Ibaneta (1057 m.i. on sont les ruines de la chapelle de Charleinagne. Belle vue. Ensuite, descente rai)idc.

32 kil. Roncevaux, en esp. Honcesvulles (981 m.; auh. ou posada), village plus célèbre qu'intéressant, dans la vallée connue par la défaite de l'arrière-garde de Charlemagne, en 778, et la mort de Roland, le «paladin» (de «palatin», comte du palais), gouverneur du marquisat de Bretagne. La célébrité de Roland est due aux poèmes du moyen âge, et Eginhard est le seul historien qui l'ait mentionné parmi les morts de la défaite de Roncevaux. Vieille abbaye de chanoines augustins, dont l'église, de style gothique, but de pèlerinage important, possède des œuvres d'art remarquables.

Au maître-autel, une Vierge à l'Enfant, hel ouvrage pu liois, portant (le riches ornements et des couronnes garnies de pierreries. Dans une armoire à dr., une Vierge en argent du xiv« s., aussi avec couronies. Dans une chap. à dr., une petite Mater dolorosa (buste), attr. an peintre Valdés Leal (l(i22-1690). Dans la sacristie, surtout un reliquaire en argent émaillé du xiv« s. et un tableau sur bois, de la 2" moitié du xvi» s., attr. à Juan de Joanes. Le trésor possède la couverture de l'évangéliaire sur lequel les rois de Navarre prêtaient serment à leur sacre, deux plaques en argent repoussé du xui« s., recouvrant un manuscrit du xiv»; un coffret en argent du xvi» s., avec bas-reliefs en argent doré plus anciens; un coffret arabe du xu» s., en argent doré et couvert de filigranes très fins, etc. — Le mercredi précédant la Pentecôte, une très curieuse « Procession des Croix» monte de Burguete (v. ci-dessous) à l'abbaye.

La chapelle du St-Esprit, près de l'église, est, dit la légende, bâtie il l'endroit où furent inhumés les preux de Charlemagne.

Le col de Roncevaux a donné passage à d'autres armées que celle de Charlemagne, au moyen âge et plus tard, en 1813, à l'armée française du maréchal Soult, puis à l'armée anglaise de Wellington, victorieuse de la précédente, qui envahit par là le Midi de la France, s'empara de St-Jean- Pied-de-Port et poussa jusqu'à Toulouse (v. p. 299).

La voiture publique de St-Jean-Pied-de-Port va jusqu'au village espagnol de Bîirguete (hôt. des Postes, modeste, 30 ch., rep. 1, 8 et 4, pens. 7 p. ; douane), à 3 kil. au delà de Roncevaux. et d'où il y a un autre service (v. p. 373) pour Panipeliine (46 kil. plus loin; p. 374), par une route qui se dirige au S.-O. pour descendre, à partir de Ziibiri (25 kil. de Burguete), la vallée de VArga. De Burguete à St-Etieniie-de-Baïgorrj-, v. p. 375.

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