‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 137 sur 164 · De Pau à Oloron. Vallée d'Aspe · texte numérisé non relu

De Pau à Oloron. Vallée d'Aspe

35 kil. de chem. de fer de Pau à Oloron, trajet en 1 h. 5 à 1 h. 15; 3 fr. 90, 2 fr. 65 et 1 fr. 70. D'Oloron à Jaca: 8C kil. de route et service de cars automobiles deux fois par jour. D'Oloron à Urdns (42 kil.), voit, publ., en 5 h. ' ;., 4 fr. 20; voit, partie, 30 fr. D'Urdos à Jaca (44 kil.). voit, partie, 35 fr. Chem. de fer de Jaca à Sarrigogse (185 kil.), par Huesca (111 kil.) et Tardientu (133 kil.). — Chemin de fek tkasspvrësékn en construction entre Oloron et Jaca où il se raccordera avec la ligne espagnole, abrégeant d'euv. 100 kil. le trajet de Paris à Madrid. La section française de la ligne entre Oloron et Bedons est près d'être terminée.

Pau, V. p. 281. La ligne d'Oloron. qui se confond d'abord avec celle de Laruns-Eaux-Honnes (K. (52), traverse le gave et remonte au S. la vallée du Nez, puis tourne à l'ouest. 8 kil. iian, à g.,

Baîdeker. S.-O. de la France, 'y édit. 25

380 iV.R.ei.-Cp.ses. OLORON-STE-MAHIE. !>///<>>

village de 2660 hab., oii une source ferrugineuse jaillit parmi les restes de bains romains. Coteaux de Gelos, à l'E., v. p. 287. — Puis une rampe considérable, avec un petit tunnel et quatre viaducs, le deuxième courbe (à g.) et liant de 33 m. — 16 kil. ïfaut-de-(îan. Deux autres tunnels.

20 kil. Buzy (buvette). Embranch. de Laruus, v. p. 384. — 25 kil. Ogeii, qui a un petit établissement de bains. — 29 kil. Ksoon.

35 kil. Oloron-Ste-Marie (220 m.; hôt.: Loustalot, rue des Bains, 22 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50; de la Poste, place Gambetta; de France, en face de la gare), l'anc. Iluro, ville commerçante et industrielle (bonneterie, couvertures de laine, espadrilles et sandales) de 9495 hab. (en 1911) et chef-lieu d'arr. des Basses- Pyrénées, dans un joli site, au confluent des gaves d'Aspe et d'Ossau, qui forment le gave d'Oloron. La localité comprend deux parties bien différentes: Oloron proprement dit, sur la rive dr. de la première rivière et la hauteur qui la domine, et Ste-Mcirle, sur la rive g., où sont la gare du Midi et, en face, celle du chemin de fer à voie étroite (v. p. 378).

La partie haute de la ville présente à g., à l'arrivée, un aspect pittoresque. On y accède par un haut pont moderne, au delà duquel se trouve à g. le monument des soldats morts pour la j)atrie. par Desca (1903), et l'on rejoint la rue Chanzy, parallèle à la rivière qui coule à dr. dans le bas; on la suivra d'abord à g., où elle traverse le gave d'Ossau. Sur la place Gambetta, l'église Notre-Dame, bel édifice moderne de style roman, dont le chœur et le transept sont décorés de fresques par Paul Delance, et, en deçà, le buste du poète béarnais Xavier Navarrot (1790-1862), par Escoula.

On revient sur ses pas et monte de la rue Ohanzy à la vieille ville par la rue de la Justice. Il y a dans le haut une promenade d'où l'on a une belle vue. Elle longe d'anciens remparts où l'on remarque surtout la tour Forie. Plus loin, Véglise Ste-Croi.r, de style roman, construite vers 1080 et en majeure partie restaurée au xix** s. L'intérieur, qui est sombre, est voûté en berceau dans la nef majeure et en quart de cercle sur les bas côtés. Au centre, une petite coupole sans ouverture, dont la voûte est assez curieuse. Dans le bras g. du transept, un autel avec un grand retable en bois doré, du x\n° s., dans le genre espagnol.

On va à Ste-Marie par le second pont, en amont, à dr. au l)out de la rue Chanzy, ou directement par des escaliers à g. au bas de la place devant Ste-Croix, puis par la rue Labarraque, à droite. Arrivé sur l'autre rive, on continue ])ar la rue de Kevoi, puis à dr. par la rue de la Cathédrale.

l'égiise Ste.- Marie, anc. catliédrale fortiliée, est un édifice des xii^-xiv'' s., fort curieux surtout par son portail roman et s(m porche, à l'C^., surmonté d'une grosse tour goth., carrée et basse. Ces par-

</'.««;>'. ST-CHKlSTAr. V..,>.:w^. IV. R. m. .'{SI

tics, (les xii'' l't xiii'' s., sdiit (lécun't's de S('iil|)tiirt's s\ nil)(ili(|iit's et autres, eu partit' ii'staurées. l,cs ])liis ri'inar(|uabl('s sont ccIIps (les ^tympans du portail, puis les chapiteaux des t'oloniies de ce |)urtail et du porche, celles de la base du trumeau ([ui sépare les deux portes, et des sculptures isolées. 11 y n nue seconde tour du inêiiie genre au S., mais sans porche. L'intérieur de ré<);lise, éj^alement sonihre, est à trois nefs, avec chapelles latérales, mais sans transept, et cineur surélevé, datant d'une reconstiuction au xiv''s., le tout bien restauré et décoré de peintures polychromes.

Le corps de bâtiment au S., avec, une tour du moyen âf;e, est l'aiic. évèché, qui sert auj. d'hôpital.

D'OIoron à l'iii/oô, par Muuléon ou Navurreiix, v. p. 379-378.

La vallée d'Aspe (proii. csp. «aHné»), au S. d'Uloroii, est parcourue ])ar une tioiitic route earrossalili», l'une de.s meilleures et de.s plus fréquentées île eellos qui traversent les Pyrénées. 11 y a bh kil. d'OIomn jusqu'à la frontière, au Somport (p. 381), et 30 kil. de là à Jai;a (p. 384). Chemin de fer en eonstruitioii, v. p. 379. La vallée d'A.spe proprement dite eommence à Asasp, à 9 kil. d'OIoron, et il suffit d aller jusqu'au fort d'Urdos, à env. 80 kil. de là, pour en voir les plus belles parties. Klle présente des hassins verdoyants et des défilés pittoresi|ues, dans lesquels le gave s'est frayé un passage à travers le calcaire, qui en est la roche dominante. Les bois de cette vallée recèlent encore des ours.

La route d'Urdos passe par Ste-Marie et suit la rive g. du gave d'Aspe. — 2 kil. Bidon.

Ici se détache, à g., une seconde route, qui mène sur la rive dr. à Kscot (v. ci-dessous), par Soeix, Eijgtis et Ltirbe (v. ci-dessous). La route de St.-t'hristaii (7 kil. de Bidos) se détache à g. de la précédente à Eysus; elle est desservie toute l'année par un omnibus d'OIoron (1 fr. 50), qu'on pourra utiliser pour parcourir la partie peu intéressante de la vallée, St-Christau n'étant qu'à 3 kil. d'Asasp, par Lurbe (v. ci-dessons).

St-Ch.ristau (320 m. ; hôt. : du Urand-Turc, 33 ch. dep. 2 fr. 50, p. sans la ch. 1 à 7: du Mogol, 20 ch. dep. 2 fr., p. mêmes prix; île la Poste, 12 ch. dep. 1 fr. 25, p. mêmes prix: chalets et appart.) est une station thermale, qui possède, dans un joli parc, des eaus sulfatées cuivreuses, erticaces surtout contre les affections de la peau et les maladies de la houclie et de la gorge. Il y a cinq sources (1,3° à 26°), dont trois seulement sont utilisées, et deux PtahUssementg de bains, ouv. toute l'année: la Hotonde (1« cl.) et les Bains-Vieux. Abonn. à la buvette, 10 fr. ; bain, 1 fr. 50. .Saison de juin à septembre. 11 y a un ca.sino (ouv. du l" juin au 30 sept. ; théâtre; pris 1 fr. par j., 6 fr. par mois). — Au S., le massif du mmit Binef, dont une des principales cimes, le Mail Arroui) (1250 m.), se gravit sans difficulté en 3 h., do préférence avec un guide. La vue est déjà belle dn premier ressaut du massif, à env. 850 m. d'alt., et elle est magnifique au sommet. — Plus à l'E., le pic (V Esc tiret (1441 m.), dont l'ascension demande 4 h. de St-Ohristau; on peut en descendre sur ^rwrf// (p. 385), relié à St-Christau par une route intéressante de 18 kil.

;■> kil. Garnieiiçon. — G kil. Arros. — 9 kil. Asasp. A 1 kil. ;> au S.-E., sur la rive dr. (pont), se trouve Lurbe, d'où une route conduit au N.-E. :i St-(Jliristau (1 kil. 5) et jtlns loin i'i Arudy (19 kil. 5; v. ci-dessus).

10 kil. ."). Ou laisse :'i dr. la vallée du TMiiril'nis, avec une route menant à Aruinits (13 kil. d'.V.sasp; p. 379), par Jssor (5 kil.) et Arette (10 kil.). — La vallée du gave forme un premier détilé.

If» kil. Knrof, sur la rive dr., d'où un chemin conduit en 3 h.

382 IV. E. (il. C, p. 363. IJEDOIIS. VoUi'e

env., à l'E., par le col de Marieblanque (992 m.), à Bielle (p. 385), (laus la vallée d'Ossau.

Ensuite, le po«i d'Escot, sur le gave d'Aspe, où aboutit la route de la rive droite (v. p. 381). On passe sous un viaduc du chemin de fer (v. p. 379) qui, d'une seule arche en pierre de 56 m. d'ouverture, enjambe le gave et la route. Plus loin, les petits bains d'Eseot, fréquentés seulement par les gens du pays. Puis un autre pont.

18 kil. Sarrance (363 m.; aub.), lieu de pèlerinage, avec les ruines d'un couvent. — Puis, toujours dans la vallée, un viaduc, une cascade, le pont Suzon, le cirque d' Ourdinse ou de Gée, à g., avec le pic de Mouste (1596 m.), qui se gravit de Bedous en 4 h. '/j, et un deuxième défilé.

25 kil. Bedous (hôt. de la Poste, ch. dep. 1 fr. 50, rep. 3), gros bourg commercial et industriel, au centre de la vallée d'Aspe. Il est situé sur la rive dr., dans un bassin qui a dû former un lac avant que les eaux du gave eussent creusé suffi.sammeut le défilé. Les monticules de ce bassin sont composés d'une roche éruptive, appelée ophite. Sur la rive g., Osse (maisons à louer, s'adresser au pasteur), village riant habité par des protestants.

Un cfiemin pénible par endroit.s mène de Bedous à Lanins (p. 385), en 7 h., par Aydms (5 kil.) et le col de Sieste ou celui de Bioutoi-t (env. 1700 m.). — D'Osse, on peut monter en 4 li., par la forêt de Pétraoube, à V Ouillurisse (1993 m.), l'observatoire le plus central de la vallée; ou en C) b. au pic d'Anie (v. ci-dessous), par la lisière de la forêt d'Issaux et le beau Pas d'Asuns (1874 m. ; v. ci-dessous), bien connu des botaniste».

Plus loin dans la vallée d'Aspe, Svberlacké, petit établissement de bains d'eaux sulfureuses et ferrugineuses.

28 kil. Accous (448 m.), anc. chef-lieu de la vallée, qui passe pour être VAs2jn Luca des Romains. Sur un monticule, une colonne il la mémoire de De.spourrins, poète populaire béarnais du xviii* s.

D' Accous, un sentier conduit à l'E., en 6 à 7 h., à Eaux-Chaudes, par le col d'Isetje (env. 1800 m.) et le val de Bitet (v. p. 390). Le col d'Iseye s'ouvre entre le rocher de Lamarère (2231 m.) et le pic de Scarput ou Sesqiies (2605 m. ; à {'> h. d'Accous) qui méritent une ascension (guide nécessaire). Voir la carte p. 885.

La vallée se rétrécit de nouveau. Au milieu du défilé, le jJ07j< d' E.squit, jeté hardiment sur le torrent et qu'il ne faut pas traverser, non plus que le suivant, si l'on va à Urdos. — 32 kil. Pont de Lescun, conduisant dans la vallée de ce nom.

Une route carrossable, aux nombreux lacets, va jus(^u'à Lescun (v. cidessous). Env. 700 m. après le pont do Lescun, les piétons peuvent la quitter et franchir ]e pont dit Roi, soit pour monter, en 1 li., par le plateau de Lhers, sur le bel observatoire du ^mV de J>a6î^/o«<;?' (2170 m.); soit pour suivre, pendant '/a h., un étroit .sentier sur la rive dr. du tjave de Lescun jusque près d'une maison isolée où le torrent forme une très lielle cascade. Lescun (902 m.; hôtel; guides: J.-P. Campagne, P. Loustallot-Lapassat. ib' l™ cl., et J.-P. Carrassoumel, de 2« cl.) est à '/a h. au-dessus, sur brebord d'un plateau superbement dominé par la chaîne frontière.

Excursions (guides, 8 à 15 fr. ; porteurs, 5 à 8 fr.): Pic d'Anie (2504 m.), 4 b. '/j: on passe par les petits bains de Ixtbéroiiat (ferrugineux; 1 11. Va)) les cabanes d'Azims (1 li.), sou» le Pas d'Aziais (v.

il'A^j.f. IRDOS. V.. i>.:in:i.:i.sr,. iv.h.ii/. ;j8;{

j). 3S2); on roraoutu à jï. les peiiteti ilu pic de Contende jusqu'à ht source du Laiiga (1 h.), '"t enfin on upen;oit le cône du pie d'Anie que, sur un calcaire tourmenté, on va escalader par l'est. Le *panoraitia du sommet est un (les plus originaux des Pyrénées; non seulement il embrasse la plus ffrande imrtie de la cliaîne, mais il s'étend encore jusqu'à l'Océan, éloigné de plus de 90 kil., et sur les plaines de la Gascogne jusqu'aux liandes. Au S.-K., le double pic du Midi d'Ossau (p. .'ÎOT), distant seulemont de 25 kil., attire particulièrement l'attention par ses formes abruptes. Pic de la Table-des-Troix-Rnis (21.S1 m.), sur l'aiic. frontière de Bcarn, d'Arafîon et de Navarre, J li. ','.,, par le rai dWiiai/c ou, plus difficilement, uar le cirque de Liurs. — Pic de In Ri(i>que ou de Icm Tajeras (2382 m.) et lac de Ixicherito (env. 2000 m.), tous deux en Espagne: 1 h. '/2 jusqu'au pic, par le val boisé A'Aiiifabe et le col de Pet rage mine : 1 b. '/^ du pic au lac, par le vallon espagnol de I,acherito; .S h. '/.. du lac h Lescun par le petit lac d'Aiigabe. — Ileclio, village espagnol, à 7 h. an S.-S.-O. par le col de Pa/i et le défilé do la Boca del Itiflerno.

;U kil. Cette- Ei/giiu. — 37 kil. Etsnut (v. la carte p. 385). I)'Eyj;»in ou d'Etsaiit, itn peut faire, en 5 h., l'ascension du pic fie Scarput (v. p. 382). — 38 kil. 5. Pont de. Sebera, où l'on traverse encore le gave. On se retrouve dans un détilé à l'extréniité duquel ou aper(,'oit à g. (39 kil.) le '''fort d'Union ou dit Portalet (794 in.i, qui présente un coup d'œil aussi surprenant que pittoresque. Ce tort, auquel on a travaillé île 1838 à 1848. est construit en grande partie dans un rocher de 150 ni., à pic au-dessus du gave, et il n'y a pas moins de 506 marches à monter depuis la batterie la plus liasse jusqu'à la plus élevée. Du bas, on n'aper(;oit qu'une i'a(;ade tlanquée de deux tourelles et des murs qui se distinguent seulement des rochers par les embrasures. Le fort peut loger 3000 hommes.

(►n repasse sur la rive dr. par ]^ pont d'Urdos. La vallée forme encore un petit bassin d'env. 5 kil. de long.

42 kil. Urdos (760 m.; hôt. Ferras, 10 ch. à 2 fr., rep. 3.50, p. 7.50 à 8y, dernier village frani;ais. Voit. publ. d'Olorou, v. p. 379.

D'L'rdos a Gabas, C) h. par un chemiu muletier, et 5 li. par un sentier. Le premier passe au N. dea pics de Lorrij (2241m.) et d'Aijoiix (2312 m.), par le col d'Aon de Bielle (•! b.; 21(i2 m.), après lequel on a une vue superbe sur le pic du Midi d'Ossau (p. .S91); puis par le plateau de Bioug-Artiguex, d'où l'on arrive en 1 li. à Gabas (v. p. 390). — Le second passe au S. du pic Hourquette (2383 m.), belvédère qui domine le beau lac de Beisou, et au col de Bioug (3 h.), au N. Au^ric des Moines (2442 m.). On a aussi la vue du pic du Midi d'Ossau, et l'on redescend également par Bious-Artigues.

45 kil. Près d'un lazaret en ruine, on construit un tunnel en spirale qui fera gagner 60 jn. d'altitude à la voie ferrée. Puis un autre défilé, suivi d'un petit bassiii, et (47 kil.) la bonne aub. de Peillou (1019 m.).

A env. 3 h. au S.-O. de PeiUon, en Espague, se trouve le beau lac d' Estais (1745 m.; 24 bect. de superficie). Guide, ti fr. — Plus loin, dans la même direction, le Visaurin (2tit)9 m.), point culminant des montagnes d'Aspe, gravi pour la l'"" fois par le comte Russell en 1876, et dont l'ascension pénible demande 7 b. de Peillou. Vue très étendue. Guide, 20 fr. — A 5 b. au S. de Peillou, également en Espagne, le pic d'Aspe ou pico de In (îarganta (2ti45 m.), gravi en 1895 par M. George Cadier. On passe par le Fax d'Aspe (2 b. '/..: Ilî75 m.), sur la frontière, et on laisse à dr. ICH beaux escarpements de la Llena del Boso (25H2 m.) et de la lAennde la G ar ganta (2699 m.).

384 /r. H. 61. ^ C. p. S85, 363. JACA.

48 kil. On laisse à dr. la route de Vanc. fonderie (1095 m.), autour de laquelle les travaux du tunnel international du transpyrénéen (V. p. 379; 7860 ni. de ]on<j;ueur) ont fait surgir une petite ville. 3 kil. plus loin, au tournant de Sansanet, se détache à dr. un sentier qui continue à remonter lu vallée, au fond de laquelle se montre le pic d'Aspe (p. 383). Plus haut, la route passe (51 kil.), à 350 m. de Vaub. de Peyrentre (1451 m.).

55 kil. 5. Le Somport ou Pmt d'Urdos (1640 m.), sur la frontière, par où passait la voie romaine menant d'«Iluro» (Oloron) à«C{esareaAugusta» (Saragosse). Une partie de l'armée d'Abdérame, qui fut vaincue par Charles Martel, en 732 (v. p. 7), avait pris ce chemin pour envahir la France. La vue du col est restreinte et les environs sont tristes et déserts.

Du SoMPOKT A Gabas, env. 5li., par un .sentier qui pasoe au S. du picd'Ariiuitsse (2140 m.) et par le col des Moines (1 h. '/2; 220J m.), au delà duquel on de.scenH en vue du majestueux pic du Midi d'Ossau et rejoint le sentier du col de Bions (v. p. 383).

La route descend en lacets du côté espagnol. — 57 kil. Saïua Cristina, ruines d'un hospice. — 61 kil. Fort San Antonio. Non loin, à Aranones, deuxième entrée du tunnel international (v. cidessus) où se trouve aussi un grand chantier. Puis des blockhaus.

67 kil. Can franc (1040 m.; hôt. Sisas), petite localité sur la rive dr. du rio Aragon, dominée par un vieux château.

Il y jilus loin deux défilés assez pittoresques, dans la vallée de l' Aragon, où passe le chemin de fer en construction. Entre les deux détilés, on voit se dresser à g. la Peîia Collarada (2883 m.), montagne dénudée qui est à 5 h. de Canfranc et dont le sommet offre un immense panorama. — 71 kil. Villanua. — 79 kil. Castiello.

86 kil. Jaca (820 m.; hôt. Mur), ville de 4900 hab., qui a une enceinte en partie du x»^». et une cathédrale remarquable fondée en 1040 et i-econstruite au xv^ s. Belle vue de la citadelle, du xv^ s. Processions curieuses pendant la Semaine Sainte.

A Iti kil. à l'E., par le cheni. de ter de Huesca, Sabi'^énigo, qu'une •voit. publ. (8 p.) relie en été aux bains de Panticosa (32 kil. ; p. 392).

Chem. de fer de Jaca à Hnescn (111 kil.) et de là à Saragosse (74 kil.), V. Espagne et Portugal, par Bœdeker.

Page 1