‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 138 sur 164 · I. De Pau à Eavix-Bonnee et à Eaux-Chaudes · texte numérisé non relu

I. De Pau à Eavix-Bonnee et à Eaux-Chaudes

39 kil. de cliem. de fer jusqu'à Laruns, trajet en 1 li. 15 à 1 li. 45: 1 fr. 40, 2 fr. 95 et 1 fr. 95. 6 kil. de Laruns à Eaux-Bonnes et à Eaux- Cliaudes; autoin., 1 fr. 75; voit, pulil., en 55 min., 1 fr. 50. Autres voitures moins chères hors de la pare. Les places d'impériale sont préférables pour la vue. Landaus, 8 fr. pour 4 ou 5 personnes.

Pau, V. p. 281. Jusqu'à Btizy (20 kil.), v. p. 379-380. On laisse à dr. la ligne d'Oloron et se dirige vers le gave d'( >ssau. ([u'on traverse sur un viaduc de 31 m. de haut, près d'un beau j)ont, à g.,

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i.uon.

LARUNS. fy ii- ''•-• 3S5

sur la route. — 26 kil. Arudy (iiôt.: de France, 15 cli., rep. 2 fr. 50; (if la PostiM, àtjaiu-hf. Koiite tle St-Christau et de Lurbe, v. p. 381. L;r*vallée d'Ossau comuii-nce A Arudy, où If guvft d'O.s.sau tourne I !"()., dans la diri'ction d'Oloron, l't s'i-tend" au S. jusqu'à (tahas (p. 390), à une distance d'eav. 27 kil. Cependant on réserve quelquefois ee nom à lu partie coiuurise entre Arudy et Laruns (v. ci-dossous), où le gave descend d'Eaux-(Miaudes et se grossit du Valentin, qui vient d'Eaux-Bonnes. La valK'p d'Ossau est l'une des plus pittoresques dos Pvrénée.s, bien que les niontatrnes qui la bordent soient en grande partie dt'boiséos depuis le xvui« s. A l'extréraitc supérieure se trouve le fameux pic du Midi d'Ossau; au fond de la vallée latérale, le pic du Ger (p. 388), renommé i>our son panorama. Dans ces deux vallées se trouvent les stations thermales de premier ordre d'Kaux-Chaudes et d'Eaux-Bonnes. La vallée d'Ossau n'est séparée de celle d'Aspe (p. 381) que par un chaînon facile à franchir et où l'on peut faire de belles excursions. La vallée d'Ossau a formé jadis, comme celle d'Aspe, une petite république, qui a longtemps conservé ses privilèges après son annexion au Béarn et plus longtemps encore ses mœurs et ses costumes (v. ci-dessous).

2.S kil. Izeste- LoHvie-Juzon (hôt. des Pyrénées, au pont de lAïuvie-Juzon, 12 eh. dep. 2 fr., rep. 2.50 à 4 et 3 à 5), où la vallée oomnience à former un détilé pittoresque. Prés de la station, h <j., Izeste pos.sède. de l'autre côté de la voie, vers Arudy, une grotte préhi.storique ipour la visiter, s'adr. à l'hôt. des Pyrénées; fluide, 5 fr.i. De l'autre côté du gave, relié par un pont à Izeste, Louvic- Jitzoti a une é<^lise du xv« s., avec flèche tout en pierre. Plus loin, Cfusti^t, dominé par les restes du rhâtenu de Gf^los, du xiii<=s.

32 kil. Bielle laub.'l, à dr., ane. capitale de la vicomte d'Ossau. Son éfflise >S<-1 '*»■/>«. est un bel édifice des xv<" et xvi*' s., remarquable par ses sculptures. On y montre le vieux coffre, dans lequel on conservait les archives de la vallée d'Ossau. Maisons curieuses des xVetxvi^s. Dans les environs, nombreux cromlechs et vestiges romains. — De Bielle A Escot. v. p. 382-381.

34 kil. Font-de-Béon. On pénétre dans les montagnes. Deux petits tunnels. A g., Louvie-Smibiroii, connu par les beaux marbres dits il'Ossau, qui ne sont plus exploités.

39 kil. Laruns ^420 m.; hôt. des Touristes), à dr., principale localité de la vallée d'Ossau, avec 18(î0 hab. (en 1911), intéressante à visiter le 15 août, jour de la fête patronale. Devant Pégli-se, un monument avec buste de Guindey, le sous-oiïicier qui tua le prince Louis de Prusse à Saalfeld (1806), (cuvre de Mme Coutan-Moutorgueil.

Aux grandes fêtes, particulièrement le 16 août, on a l'occasion de voir à Laruns les curieux costume» de la vallée et d'assister, l'après-midi, sur la place à l'extrémité de l'avenue de la Gare, à des danses originales. Le costume de fête des femmes osssaloises comprend particulièrement un capnlet rouge à revers violets en soie, un châle de couleur en soie à longues franges, tenu par une grande ceinture de velours ou de soie à galons d'or ou d'argent, et des bijoux originaux. Celui des hommes, qui devient plus rare, se compose d'un habit rouge porté négligemment sur l'épaule durant la danse, d'un gilet blanc, de culottes de velours noir et de guêtres en tricot blanc. A remarquer aussi les bonnets de soie multicolore des fillettes. Les danses consistent en rondes, aux son.s d'une musi<iue étrange et monotone, jouée par trois liomnies, l'un snr un violon, les deux autres chacun sur un tambourin à cordes, qu'ils frappent d'une

386 IV.B.61'. C.,p.3H!i. EAUX-BONNES.

bagruette, et uue flûte à trois trous, qu'ils tiennent d'une seule inain. On est étonné du sérieux des danseurs.

Service attom. de Laruus aux bains de Panticosa et à Argelés, mêmes prix et jours de départ que d'Eaux-Bonnes; v. ci-dessous.

De Laruns à Bedous, v. p. 382.

La ROUTE d'Eaux-Bonnes (les piétons abrègent en prenant à g. au sortir de la gare et en passant par Pon) tourne à g. dans Laruns et laisse plus loin à dr. l'anc. route d'Eaux-Chaudes, par le Hourat (v. ci-dessous), recommandée aux piétons à cause de la vue. Ensuite un pont sur le gave d'Ossau et (41 kil.) une bifurcation où on laisse à dr. la route actuelle d'Eaux-Chaudes (v. ci-dessous), puis à g., dans le fond, l'anc. route, trop raide, d'Eaux-Bonnes. On monte en lacets sur le flanc N.-E. du Gourzy (p. 388), et l'on a de beaux coups d'œil, en arrière sur Laruns et sa vallée, à g. sur la vallée du Valentin et la montagne Verte, de l'autre côté; en face et à dr. sur la Latte de Bazen, le Pénemédaa et le pic du Ger, complètement nu (v. p. 388). Ce n'est guère qu'en y arrivant qu'on aperçoit Eaux-Bonnes (v. ci-dessous).

La *ROUTE d'Eaux -Chaudes est la même que celle d'Eaux- Bonnes jusqu'à la bifurcation (v. ci-dessus), où elle tourne à droite. Elle est plus loin taillée dans le roc à g. du Hourat (trou), ravin où le gave d'Ossau bouillonne à 40 et 50 m. en contre-bas, et dominée par des rochers qui atteignent une hauteur encore plus considérable. A un endroit, il y a une crevasse où il a fallu jeter un pont entre deux rochers. De l'autre côté du torrent, se voit la vieille route de Laruns, qui descend très rapidement et rejoint la nouvelle au pont Crabe ou pont des Chèvres. — Eaux-Chaudes, v. p. 389.

H. Eaux-Bonnes.

Hôtels: H. des Princes (80 ch. dep. 4 fr., rej). 1.50, i et 5, v. n. c., p. dep. 11), Rotjal-H. de France (150 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et 5, v. u. i-., p. dep. 12), au jardin Darralde; H. de la Paix, près de l'établissement; H. des Thermes, à côté de l'église (80 ch. dep. 3 fr., rep. 3, p. dep. 9); H. C'ontinenUil, au jardin Darralde, ouv. toute l'année (60 ch. dep. 2 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8); H. Bernis, plate Ste-Eugénie (36 ch. dep. 2 fr., rep. 1, 3.60 et 4, p. dep. 7.50); H. de la Poste, ouv. toute l'année (80 ch., p. dep. 8 fr. 50), H. des Pijrenées, au jardin Darralde.

Beaucoup de maisoss meublées et pensions bourgeoises.

Cafés: au casino et à Vhôt. des Princes.

Etablissements thermaux: bains, 1 à 2 fr. ; douches, 1 fr. ; buvettes, carte d'abonn. pour 1 pers., du 26 juin au 25 août, 22 f r. ; à toute antre époque, 12 fr.

Casino, ouv. du l»"' juillet à fin août. — Concerts, tous les jours, au jardin Darralde.

Chevaux et guides à cheval: 6 à 10 fr. par j. ; il n'y a pas de tarif. — Guides: de l-^t^ cl., Ch. Carrére, J.-P. Esquerre; de 2» cl., J.-B. Esquerre. Faire prix, dans les 8 à 11 fr. par jour.

Voitures, généralement chères; prix à débattre. — Service autom., du 15 juillet au 15 sept., trois fois par sem. : pour les bains de Panticosa (p. 392), par Laruns (p. 385) et Eaux-Chaudes (p. 889; 1 fr. 75, S fr. S.î ail. et ret.), .30 fr. aller et retour; pour Argelèx, v. p. 39S.

Postes et télégraphes, sur une petite place à g. à la montée de la promenade.

KAl'X-BONNES. t.. p. 3S5. - IV. R. 6:'. 387

Eaux-Bonnes (748 m.), au confluent des torrents du Valentiii ••! de la Sourde, et à l'entrée d'une goroje très pittoresque, l'nfre (le hautes monta<;nes qui ne lui laissent qu'un espace très restreint, est une loealitt' de &2'2 hab. (en 1911), surtout importante par ses rtottr tliermaleti. sulfurées sodiques et calciques, très complexes, on domine le chlorure de sodium. Ces eaux sont excellentes dans le traitement des atlections de la gorge et des bronches et contre la tuberculose pulmonaire. Le climat est doux en été (température moyenne de juin à sept., 18 à 21°). Saison thermale du l^^'juin au 30 sept.; sports d'hiver, du 15 déc. au 15 mars.

Le centre d'Eaux-Bonnes est le jardin Darralde, promenade plantée de beaux arbres, autour de laquelle sont les principaux hôtels. Concerts, v. p. 386. Dans le bas est le casino (v. p. 386), dont la terrasse oifre une belle vue sur le pic du Ger (p. 388). An lond, Vhôtel (le ville, avec une collection d'histoire naturelle.

Kn remontant la rue Nationale au ddà du jardin, on arrive au ipand établissement thennal, qui contient la buvette, alimentée par la source Vieille (32°8), la plus importante, et des salles de bains. L'eau a une odeur sulfhydrique prononcée, mais elle est moins désagréable à boire qu'à sentir; on doit en user avec précaution. Tn peu plus haut, à l'extrémité du village, le chalet de la fontaine Froide (^11° 9;, avec une buvette. En face, une construction qui devait être un hospice et où sont îles écoles et la gendarmerie; à g., un temple protestant. Les eaux minérales .sortent près de là, de la hutte du Trésor, sur laquelle s'élève un kiosque.

En dec^ni du pont du Valentiu, par la rue qui part de la place de la Poste, se trouve Vétahlvisement d'Orteig ou Néo-Thermes, comprenant une buvette et des salles de bains (22*^. A côté, un établissement hydrothérapique.

Eîaux-Bonnes a de fort belles promenades. 11 y a d'abord la }>rinnenade Eijnard, pour piétons, autour de la butte du Trésor, où l'on monte même de l'intérieur de l'établissement thermal, de l'extrémité de l'aile gauche. Lu ht:\ltt promenade de V Impératrice ou du Gros-Hêtre, qui a près de 3 kil. de long, se détache de la précédente derrière la butte et se prolonge à plat sous de frais ombrages, à une certaine hauteur au-dessus de la vallée duTalentin ; elle passe sur un pont de 25 m. de haut, au-dessus de la cascade d'Iscoo, et rejoint une route qui mène plus loin à un pont en bois où se trouve la belle cascade du Gros -Hêtre (laiterie), à env. ^/^ d'h. du village. On peut revenir par la promenade duValentin, au-dessous de la précédente, sur la rive g. du gave. Par là encore, à peu de distance, est la belle cascade d' Eaux-Bonnes, où il y a une usine électrique.

De l'autre côté du village, ]ai promenade Horizontale, réservée aux piétons, se développe sur le flanc du Gourzy (v. p. 388) et oflFre de jolies vues dans la vallée (kiosques sur pivot pour le repos

3«8 IV.R.SJ. C..p.:iH6. PIC DU GEK.

et la vue; à louer). Elle commence à la terrasse du casino et a env. 1900 m. de long. Pour son prolongonent dans la direction d'Eaux-C'haudes, v. ci-dessous. La promenade Gramont, aussi sur le flanc boisé du Gourzy, s'élève eu lacets derrière le casino, pour redescendre derrière l'église à la fontaine Froide. Enfin Va promenade Jacqueminot se détache à dr. de la précédente et monte au premier plateau (très belle vue).

Excursions.

Eaux-Chaudes, l" Par la koute: 8 kil., mais pas d'autre» voit, publ. (lUe celles qui fout le service de la gare de Laruns (v. p. 38-1). Service autom., V. p. 88K. Petite voiture, 4 à 6 fr. ^ 2» Par la promenade Horizontale: env. 1 li. 'I2, dont 20 à 25 min. par la promenade même (p. 387) et le reste par un sentier, assez pénible par endroits, qui rejoint la route 1 kil. en deçà d\Ea?iQr-Chaitdcs (p. 389). — 3" Pau le Goukzv: 4 11. à 4 h. 1/4, excursion intéressante qu'on peut faire à cheval, mais pour laquelle il est bon d'avoir un guide (6 à 8 fr.). On monte sous bois, en 1 h. env., au premier plateau où conduit la promenade Jacqueminot (v. ci-dessus). '/4 d'h. après, le second plateau; on laisse à g. le sentier du pic du Oer (v. ci-dessous) pour tourner horizontalement vers le S.-O., et à ^U d'h. de là, on arrive au col du Goursy (15H9 m.), dominant à pic Eaux-Chaudes et d'où l'on a une vue panoramique superlic, notamment sur le majestueux pic du Midi d'Ossau. Le sommet du (joui-zj/ (1839 m.) se voit à l'est. Du col, on redescend au S.-E., puis on tourne à rO., par un mauvais sentier sous bois, qui rejoint au bout d'env. 1 h. le clicmin de la grotte d'Eaux-Chaudes (v. p. 390), et env. 1/2 h. après l'eu est à Eaux-C'haf/des (p. 389).

Pic du Ger: S li. 8/4 par le G-ourzy, le chemin ordinaire; excursion de premier ordre, dont on peut faire une partie à cheval, mais (|ui no devrait pas se faire sans guide (15 fr.). On suit le sentier d'Kaux- Chaudes jusqu'après le second plateau (1 h. 1/2; v. ci-dessus), et l'on prend à gauche. Puis 1 h. V2 jusqu'au plateau d'Anouillag (1813 ra.). où il y a des cabanes et jusqu'où peuvent aller les chevaux. De là, on gagne en 1 h. le plateau de Cardoua {à^.s Chardons), qui a aussi une cabane, et il reste env. 1 h. ^/^ d'ascension assez pénible, par le col dn Pamhaginbé, d'où l'on atteint facilement un premier sommet. Le second sommet, au N., appelé le Salon, un peu moins élevé mais dominant à pic Eaux-Bonnes, se gagne par une arête courte, mais pénible et très étroite. — Le *pic du Ger (2612 m.) offre un panorama superbe, réunissant les extrêmes, un chaos de montagnes désolées au S. et un océan de verdure au N., avec les villes de Tarbes et de Pau. Les sommets les plus saillants sont, de l'E. à rO.: au premier plan, la Latte de Bazen (2.171m.) et le rénemédaa (2189 m.); plus loin, à dr.. les pics de Gabizos (v. p. 389); puis les montagnes des vallées de Gauhe et de Marcadaou , avec le Vignemale (p. 404), le Balaïtous (p. 392), le Palas (p. 392) et une série, d'autres pics de 2600 à près de 2900 m. «l'altitude, jusqu'au fameux pic du Midi d'Ossau (p. 391), après lequel ceux de la vallée d'Aspe paraissent uniformes. Au S., à g. du pic Âmniilnt (2595 m.), qui fait partie du grronpe du pic du Ger, se voit le lac d'Artouste (p. 391).

Pic de Goupey : env. 4 h., assez facile avec un guide (12 fr.). Même chemin que ci-dessus jusqu'avant le plateau d'Anouillas (3 h.), puis à dr., on Va b. env., au col de Lardé (1961 m.), où l'on voit surgir devant soi le pic du Midi, et en -'/j il'h. au sommet du pic de Goupey ou de Cézy (2209 m.). La vue est belle surtout au S., sur le vallon du gave de .Soussouéou, qui descend du lac d'Artouste (v. ci-dessous), sur celui du gave de Brousset et sur la vallée de Gabas, avec le Balaïtous, le Palas, le pie du Midi d'Ossau, etc. — Du col de Lurdé, un chemin descrt-nd dans la vallée du gave de Soussouéou, où il rejoint celui d'Kaux-Chaudcs au lac d'Artotiste (H h. '/j du col; v. ]>. 391).

KAUX-('HAri)KS. t'..y'.a,s-,.- iv.r.hj. 38'J

Lacs d'Anglas et d'Uzious: belle excurBion d'iiue journée, avec un p:uide (12 fr.) l't des iirovisions, soit par l;i trorgo du Valentin, où l'on peut faire une partie du clieniin à elieval, soit par la fjor^e de la Sourde, la Coume d'Aas, etc. Le lac d'Anglaa (20B9 ni.) est on petit laf circulaire sur un plateau entre des eontreforts du Péuemédaa et du Sourins; le lac d'Uzious (2120 m.}, do forme ovale, est un peu plus loin au S.-E. Plus haut enoore, se trouvent le ])etit loc de lAicedaii et le col d'Uzious (2232 m.), d'où la vue est fort belle.

Grand-Pic de Gabizos: également belle excursion d'unç journée, avec un ffuide (20 fr.) et des provisions, au besoin en partie à cheval et de préférence par la ,i,'orire iiu Valentin, Goiirrette, les 7-ochers de la Siéras, au S.-K., et le» i>âturages de Bourrour. Le Gratid-Pic de GabizoK ou pic d' Eran-Taillade» (2tiSl m.), au S., est le sommet principal d'un massif dont la sei'onde cime est le J'etit-Pic ou pic de Gabizos proprement dit (2639 m.; fruide, 25 fr.). Panorama magnifique, dans le genre de celui du pic du (ier (p. 388).

Argelès (Cauterets) : 42 kil., ronto très curieuse, dite rottte thermule, traversant une contrée grandiose en partie déserte. Service autoni., V. p. 393. Victoria, d'Kaux-Bonncs A Argelès, KO à 70 fr. ; landau à 4 chev., 80 à 90 fr. — La route passe par la gorge du Valentin et, en faisant un grand détour, au col d'Aubisque (12 kil.; 1710 m. d'alt.), d'où l'on peut faire, en 20 min., l'ascension facile du sum de Griim ou mieux Crum (1871 m.; belle vue). Puis on laisse à g. le col d'Arbaze, après lequel on contourne au N. le iiumt iMid (1892 m.), par un petit tunnel, et passe au col de Soi/lor (21 kil.: ll.îO m. d'alT.), d'où l'on descend dans la jolie vnllfe d'Aziiii, il Arrens i30kil.; !>(iO m. d'alt.; hôt. de France, 11 lits il 2 fr., rep. 2.50 et 3; guides: Fr. Tisnès-Mousqnès, de 1"" cl., et Pierre Anérot. Jos. Tisnès, de 2'" cl.), la localité principale, dominée au S. par le Itic du Midi d' Arrens: (22tit> m.). D'Arrens au Bala'ifous, v. p. 392. La route descend ensuite la vallée du gare d' Arrens, où sont Marsous (32 kil.), Aucun (33 kil.), Gaillagos (35 kil.), Arcisans-Dessus (37 kil.) et Arrnx (:19 kil.), avec les ruines du château de Castelnan-d' Azun , du xiv» s. - 12 kil. Argelès (p. 393).

Pour les piétons, il y a au sortir de la gorge du Valentin, à dr., un sentier raccourcissant de 11 kil., qui franchit le col de Toi-tes (1799 m.) et rejoint la route env. 1 kil. 5 plus loin. Puis, à 1 kil. à peu près en deijà du col de Soulor, un autre sentier, beaucoup plus court, se clétacbe à dr., francliit le col de Saucède (1528 m.) et, eu .suivant le ruisseau de Laiin, descend tout droit X Arrena.

Autres excursions d'Eaux-Bonnes, v. p. 390.

m. Eaux-Chaudes.

Akkhk.k. .le Pau. v. p. 381-386.

H'iTEt.s: Baudot (41 cli. dep. 3 fr., rep. 1.25, <t et 5, p. dep. 9); de France (ch. dep. 2 fr., rep. 1. 3 et 3.50, p. dep. 9); Henri IV (15 cit., rep. 1 fr.. 3 et 3.50, p. 7 il 9). — Cafés, sur la promenade Henri IV.

Ktaiilissemest thermal (ouv. toute l'année): droit de boisson, 5 fr. ; bains. 1 fr. à 2..50. Réductions de 50"/o, du l" oct. au 15 juin.

Oasiso: entrée, 25 e. ; abonn. d'un mois pour une personne 6 fr., pour deux peru. 10 fr.

Service ai'to.m.. au départ d'Eanx-Bonnes ou de Laruns, v. p. 886.

(iriDE de 1" classe: Toussaint Saintmartin tils (skieur).

Eaitx-Chaufles (675 ni.) est une localité moins considérable qu'Eaux-Bonues, mais dans un site plus sévère; elle est bâtie au fond d'une gorge des plus étroites, sur la rive dr. du yave d'Ossau on de (raha^, et enserrée entre d'immenses parois rocheuses. Ses eaux sont aussi très imjiortantes, quoique moins fréquentées que celles d'Eaux-Bonncs, et la vie y est plus calme. I^c climat est

yijU IV.R-n-J. f../-..m>. EAUX-tJHAUDES.

favorable pour une cure d'air (moyenne de l'été, 18''). Saison du 15 juin à fin septembre.

JJ établissement thermal, au bord du gave, a été construit en 1848-1850, en partie en marbre des Pyrénées. 11 est plus particulièrement aménagé pour le traitement externe que ceux d'Eaux- Bonues; il possède une jnscine et un pavillon pour l'hydrothérapie. Trois buvettes se trouvent en dehors de l'établissement. Les eaux (10° 6 à 36° 5) sont sulfurées sodiques calcaires et silicatées; elles s'emploient dans certaines maladies des femmes, contre les affections rhumatismales et celles de l'appareil respiratoire et du système nerveux. — ■ Au !<"■ étage, se trouve le casiito (v. p. 389).

Eaux-Chaudes possède d'assez belles promenades: la promenade Henri IV, près des bains; la promenade d'AryoïU et la promenade Horizontale, l'une au-dessus de l'autre sur la rive g. du gave, où l'on arrive par un pont près de l'établissement on par un antre situé plus haut, à dr. en dehors de la localité. De ce côté se trouve une cascade. 11 y a ti'ois autres promenades à l'opposé: la principale, la promenade Minvrielle, à g. non loin de la route, avec la buvette de la source de ce nom; \a promenade Fouchet et celle du Gourzy.

Excursions.

Grotte d'Eaxix-Chaudes : eiiv. 1 h. au S.-E. : entrée, 2 U. une prrs. seule et 1 fr. 50 par pers. en groupe, guide compris. Le sentier monte k g. de la route de Gabas et se ('oiifond pendant '/a h. avec celui d'Eaux- Bonnes par le Gourzy (v. p. 388); puis il tourne à droite. La grotte d' Eavx-Chaudes, profonde de 450 m., et dont la température est très basse, est surtout curieuse à cause du torrent qui la traverse et qui forme à son origine une haute cascade. Rafraîchissements à l'entrée.

Gabas et Bious-Artigues: 8 et 13 kil. au S., route carrossable jusqu'à Gabas, puis chemin praticable aux voitures ; excursion facile et très recommandée. — La route est la continuation de celle de Pau et d'Eaux-. Chaudes vers la frontière d'Espagne. Elle traverse bientôt le gave d'Ossau, au 2}ont d'Enfer, et remonte en.suite constamment la rive g., à travers une gorge des plus pittoresques, bordée de liautes montagnes aux fiances boisés. On recommande aux piétons de suivre la vieille route qui traverse une région à la végétation luxuriante. A 2 kil. 5, à dr., le val de Bitet, au fond duquel coule le Gée et par ou remonte le sentier d'Accous par le col d'Iseye (v. p. 382). Plus loin, la vallée d'Ossau se rétrécit, et l'on aperçoit à dr. le majestueux pic du Midi d'Ossau. A g., un des chemins du lac d'Artouste (v. p. 391). — 8 kil. Gabas (1035 m. ; hôt. : des Pyrénées, du Pic-du-Midi), hameau et dernière localité française, au confluent des gaves de Brousset et de Bious, qui forment le gave d'Ossau. C'est un bon point de départ pour des excursions dans le haut de la vallée (p. 391-302). — On ne devra pas négliger de monter, à dr. dans le vallon du gave de Bious, jusqu'au plateau de *Biou8-Artig'ues (1 h. '/4 : 1500 m.), pour jouir de la vue la plus complète et la plus belle qu'on puisse avoir sur le pic du Midi d'Ossau, (jui se présente isolé au milieu d'une prairie, sur laquelle ressort parfaitement la sombre forêt de sapins qui revêt ses flancs; nulle part son cône dénudé ne paraît aussi majestueux. — Le pic de Biscaou (2020 m.; la pointe ()., où l'on monte ordinairement, porte le nom de Hourratater), a l'O. de Gabas, dans une situation dégagée, ofl'rc également un excellent point de vue. L'ascension, qui est facile, se fait en 3 b., en ])artie par le chemin de Bious-Artigues,

IMC Dr MIDI li'OSSAr. C.,,..:is:,. H.H.'rJ. 391

que l'on quitte au vallon d'Aule, pour monter !i IVst. On peut redescendre en 8 h. par un l'ouloir du côté nord. -- De Qaba» à Urdon, v. p. y»:» ; au Soinpnrt, p. .'iKI.

Pic du Midi d'Ossau: ascension demandant une journée (U à 7 li. de Ualias au sommet; et qui ne se recommande qu'aux alpinistes exempts de vertige, avec un bon guiilc (20 fr. de (fahas). - On passe par la vafli't' de Gabas (v. p. StiO) et par la vuUét: du yavt de Hro/i$get ou celle du gave de Biouii, qui contournent et isolent la montafirne, le premier à l'E., le second II l'O. Dans le premier cas, on continue à suivre la route d'Kspagne pendant env. 2 h., au besoin en voiture ou à cheval, jusqu'à la tYwe de Broiigget (l;!82 ni.), auberge en ruine, d'uù l'cm monte à dr.. aussi en 2 b. et au besoin à cheval, au col de Hi/cmi ^2100 m.), entre le //(■<• de Sanubinte (2209 m.), A dr., et le pic du Midi, à g.; au pied du col, la bonne cabane de Muynabnu/t (eau et bois à proximité). Bientôt après commencent les diffii'ultés de l'ascension (2 h. '/.> du col de Suzon au sommet), moins grandes cependant depuis qu'où a adapté de» barres de fer aux rochers des trois r^heminées par lesiiuelles il faut grimper. La dernière pente est une arête à côté de laquelle s'ouvre au S. un formidable précipice. — Pour l'ascension par la vallée du gave de Bious, on suit le chemiu de Bious-Artigues jusqu'au vallun de Magnabaigt, à g. à i kil. de Gabas, et l'on monte par ce vallon ot le col long de Magnabaigt (1 h.^/'4 de Oabas) au col de ^uzon (2 h. Vi), où l'on tombe dans le chemin précédent. -- Le pic du Midi d'Ossau (2885 m.) est une des montagues les plus caractéristiques des Pyrénées. Il se dresse à pic à peu près de toutes parts et ressemble à une gigantesque fourche; sa base n'a que 2 kil. de diamètre, et la zone dans laquelle ont bondi ses débris en a jilus de f). Le panorama, très étendu, embrasse particulièrement au N., avec le pic d'Aule (Auliou; 2410 m.), qui est assez rapproché, la vallée d'Ossau et la plaine jusqu'à Pau; à l'E., dans les Hautes-Pyrénées, le Vignemale et le mont Perdu; au S., les montagnes et les plaines de l'Aragou; à l'O.. le pie d'Auie, etc. — Le Petit-Pic (2784 m.) est beaucoup plus difficile à escalader que le grand ; on y monte par le col de Peyreget, entre le pie du Midi et le^tc de Peyreget (2473 m.), au K., au-dessus du lac. du même nom.

Lac d'Artouste (refuge d'Ai-rémonlit), excursion d'une journée, pouvant se faire en grande partie à cheval, par le col d'Arrius ou par la vallée du gave île Soussouéou; guide, de (îaliaa, 9 fr., 10 fr. jusqu'au refuge d'Arrémoulit. Par le premier chemin, on suit la route d'Espagne jusqu'à env. 1 h. -'4 au delà de (iabas, '/4d'h. en deçà de la case de Brousset (v. ci-dessus), et l'on monte à p. par une forêt, puis par des pâturages, en 1 h. 3/^ env., au col d'Ar]-iu.s (2254 m.), d'où on voit déjà le lac, situé •'/4 d'h. plus bas. — L'autre chemin, un peu plus long et plus pénible, se détache de la route de Oabas à 4 kil. d'Eaux-Ohaudes, où on traverse le gave pour remonter par la rive dr. la gorge sauvage du Soussouéou, torrent qui sort du lac d'Artouste. Scieries. A mi-chemin (env. 3 h.), ^w plateau de SoMssouéoii, on arrive dans une petite plaine où aboutit à g. un chemin venant d'Eaux-Bonnes par le col de Lurdé (p. 388). Vues magnifiques sur les montagnes, particulièrement, du côté du lac, sur les pics Palas, d'Arriel et de Balaïtous (v. ci-dessous et p. 392). — Le lac d'Artouste (1964 m.), qui a jusqu'à 86 m. de profondeur et une superficie de 40 hoct., est tout entouré de rochers et de montagnes qui, dans la solitude de ces hauts pajages, lui donnent un caractère imposant. Il y a cependant quelques cabanes à ',., h. au N., sur le second chemin. — A env. 1 h. plus haut, au S., les trois lacs d'ArrémoiilH (2232-2300 m.) et, sur la rive dr. du dernier ou Grand lac, le refuge d'Arrémoulit du 0. A. F. (2304 m.; non gardé; place pour <)-8 pers.). Il se trouve à 5 h. '/o de (iabas (1" chemin), H 7 II. d'Eaux-Chaudes (2" chemin), et à ^/^ d'h. du col d'Arrémoulit (p. 392); c'est le point de départ des trois ascensions suivantes. - - Le pic d'Arriel (2823 m. ; guide, d'Eaux-Chaudes. 12 fr.), tout à fait an S., sur la frontière, se gravit facilement en 3 h. du refuge par le col ouvert au S. du Fuux-Arriel ou pic Sai/et (2473 m.), ou en 2 h. '/4 'lu «"ol d'Arrius (v. ci-dessus), par le petit lac de ce nom et le col de Sobe (2446 m.).

392 /r. R. es. c, p. s/ir,, 363. pic de RALAÏTDrS.

Trè« belle vue. — Le pic Palas ou C'iije la l'alas (2976 m.), toujouru sur la frontière, est diffieile à gravir mais offri' une vue grandiose sur le Balaïtous; guide, de Gabas, 20 fr. On y monte du refuge en 8 h. par le col du Palas, ou en 4 h. '/j par la crête N. en contournant le pic (itinéraire plus facile).

Le pic de Balaïtous, Baflayfoiiite ou Marmurt' (314(3 m.), plus A l'E., est pour les alpinistes éprouvés une des ascensions les plus intéressantes des Pyrénées; il fut gravi pour la 1" fois par les officiers géodésiens, en 1825 (tourelle au soramot). Guide, d'Eaux-Cîhandes, 30 fr. - On monte au sommet en tî h. du refuge d'Arrémoulit (p. 891), en traversant d'abord le col d^An-émoulH (1 h.; 24.'>5 m.), sur la frontière, entre l'Arriel et le Palas. On descend ensuite vers le lac supérieur d'Arriel. on s'élève à dr. des passes de la Barane (v. ci-dessous) pour arriver au «rocher du Déjeuner •>. L'ascension du pic se fait ensuite par un couloir facile, puis des corniches et la grande cheminée d'éboulis. vertigineuse, qui domine les précipices de Batcrahh-e. — En venant d'Arrens (p. 389). par la vallée d'Azun, on passe par la cabane de Doiimhlan (3 h. '/*) e! le vaUon de Larrihet, pour rejoindre l'itinéraire précédent au rocher du Déjeuner, par la X'ostsie (irieniale de la Barane (4 h.: 2581 ni.). De la cabane de Doumblas, on peut encore remonter le gave d'Arrens jusqu'à la cubaine de Labassa, ^/^ d'h. plus loin, et remonter le glacier incliné lie ZflS Xéoits, une rimaye parfois difficile et une cheminée très redressée; 4 h. de la cabane de Labassa au sommet. — Un itinéraire moins difficile est le versant espagnol: cabane de Darri'-Sptt'mou» <2098 m.), où l'on rejoint l'itinéraire de Cauterets (v. p. 402), glacier de lu Brèche- Latoiir et cheminée neigeuse de la brèche Lafour (2978 m.), qu'on suit aussi haut qu'on le peut pour terminer l'ascension par la muraille de dr. presque verticale, le seul endroit difficile, et la crête; en fin de saison, quand la rimaye est trop ouverte, il faut prendre à g., sur les flancs du pic de la Frondella, la corniche (Jasse-Latotir, passage s<'abreux où il ne faut pas avoir le vertige. 4 h. de la cabane au sommet.

D'Eaux -Chaudes aux bains de Pastkosa: 55kil. déroute. Service de landaus, 22 fr. aller et retour; voit, partie, 125 fr. Service aatom. d'Eaux-Bonnes, v. p, 386; autom. partie, 140 fr. Belle excursion. — .lusqu'à la case de Brousset, v. p. .S91. La route passe plus loin au col <ht PouHulet (22 kil.: 1758 m. d'alt.), sur la frontière, entre le fric du l'oiirlalet ou d'Atiéoii (2179 m,), à dr., et le pic d' Kntremère (211t> m.), à g., et ilescend, par la belle vallée du rio Gallego, dite Formigal ou rai Érutyiiiyiiii, au gros village espagnol de Scdleuf (1 h. V» !* '^ b.: 12ti8 m.; ;iuh. Bergua: douane), situé au pied de la Peùa Foraia (2343 m.), pyramide de rocher dans le genre du pic du Midi d'Ossau (p. 391). On continue par la même vallée rocheuse et pittoresque, où il y a un tunnel et où l'on rejoint (1 h. '/4)i au delà iV Ef:carilla, une route venant de fSabiiiànigo (Jaca; voit, publ., V. p. 384). Avec cette route, ou franchit uu beau pont et on remonte au N.-E. une autre belle vallée, vers le village de l'antiroga (20 min.: 1252 m.). Vient ensuite la *gorge del Escalar, où sont, encore à env. 2 h. ','4 de distance, soit à 11 "h. ^l-,-\i h. d'Eaux-Chaudes, les bains de Panticosa (55 kil.; 163»; m. d'alt.; hôt.: Continental, Gran Hôtel, ch. dep. 9 p., rep. 1, 4 et 5), célèbres par leurs eaux thermales (deux sources: la principale azotée, l'autre sulfureuse), dans un hameau situé au milieu de montagnes granitiques stériles et au bord d'un lac bleu où tombent quatre cascades. L'établissement est bien organisé: il y a un casino, Saison du 15 juin au 21 septembre. Voit. publ. pour Sabinànigo, v. p. 384. - Des bains de Panticosa, les alpinistes éprouvés peuvent faire les ascensions des /««'s d' Enfer (p. 102), de las Ariialan (30(>0 m.), d'Algas (3045 m.) et de Oarnio Xegrii (3031 m.). -- Des bains de Panticosa à C'avtfretu (p. S»4), par le Port de Marcadaon (2 h.) ou la brèche de la Badette (env. I h.K en env, 9 h. Va ou 8 h. '/o, v. p. 402. On pourrait de même passer à Uavarnie (7 h. '/.<: P- 111)- par le col de Bra:iito (1 h. V4: 25."i(> m.), lu l'nrt de fialaiibe (env. 1 h. '/*; 2508 m.) i-t la i-allèe d' O»»otie (v. p. 103),

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