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CAUTERET8.
Heiis. pratiquefi.
moins du 15 sept, au 15 juin. Indemnité de retour, quand l'excursion si' termine hors de Cauterets.
GrRAND Casino, aux thermes des Œufs (p. 397): entrée, 50 e.; altoun. jioiir la saison, 3 fr. ; abonn., avec réduction de 25"/,, sur les place» de théâtre, pour 1, 2, 3 sem., 1 mois, 12, 20, 28 et 35 fr. Places de théâtre: ilep. 2 et 3 fr. — Casiko-Cmtb, houl. Latapie-Flurin : prix variables suivant les places.
Thkàtre de la Natuke. dans le parc (p. 397): représentation» en plein air dans la saison.
Concerts publics à l'Esplanade, de 1 h. «/a à 3 h. — Abonnement aux chaises, 3 fr. au comnienc. et à la tin de la saison, 5 fr. en juillet et août.
Postes et télégraphes, rue de Belfort.
Librairie: Cazaiix (Thalabot suce), place St-Martin (ageuce de la Conip. des Wagons-Lits).
Temple protestant, vers l'extrémité de la rue de la Raillére.
tsYNoiCAT d'initiative, à la mairie.
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Cauterets (932 m.) est une petite ville de 1424 hab (en 1911), occupant un très beau site, dans un vallon encaissé entre de hautes montagnes et sur les bords du gave du même nom. C'est une des premières stations thermales des Pyrénées, voire de toute la France, et l'un des principaux centres d'excursions dans les Hautes-Pyrénées. Il y vient annuellement plus de 50000 baigneurs et touristes;
Theniies (hi> Œitfx. f'AUTERETS. IV. R. OSi. 397
parmi ces premiers, beaucoup de chanteurs et d'orateurs. Saison balnéaire, du l*^"" mai au lô oct. (période la plus animée, du 10 juin au lu sept.;; sports d'Iiiver du 15 dée. au 15 mars (fort de la saison, en janvier et lévrier).
Les eaii.v (lt> Cauterets sont surtout des eaux sulfureuses et silicatées sodiqui-s, mais il y en a aussi de sulfatées et d'akalines. Elles sont fournies par 21 sources, dont plusieurs Xxba abondantes (lt;oO000 litres par jour), et utilisées dans les neuf établissements mentionnés p. 395. On distingue les sources fortes, minéralisées par le sulfure de sodium (3t; à .'>8^; la KailK'-re, Mauliourat. le Pré, les Œufs, le Bois, César, les Espajfnols et Pauze-Vieux) et les sources faibles, minéralisées par des sultites et des hyposultites (.S2 à 8ô'; le Petit-St-Sauveur, le Rocher et Rieumiset).
En face de la gare, s'étend le parc, promenade ombragée, délaissée depuis la création de l'esplanade (v. ci-dessous) et où est installé en été le théâtrf de la Nature (v. p. 39fi). La route de Pierretitte, qui passe entre la gare et le parc, mène, sous le nom de rue Richelieu, à la place ^t-Martin (thermes de César, Néothermes, etc., V. p. 398). Celle-ci constitue avec la place de la Mairie, contiguë au N.-O., le centre de la ville. La mairie renferme un relief des Pyrénées centrales, au 500U« et de plus de 7 m. carrés de superlicie, par Wallon ; entrée, 50 c.
Sur la rive g. du gave, l'esplanade des Œufs, rendez-vous des étrangers (concerts, v. p. 396). A g., en face de l'établissement thermal (v. ci -dessous), un promenoir couvert, avec un guignol et des magasins de toute sorte. Au bout de l'esplanade, ht gare des Œufs, terminus du chemin de fer électr. de la Raillère (v. p. 395), et le chemin qui mène à cet établissement (v. p. 399j.
L'esplanade des Œufs est un bon point u'okiestatiox pour faire connaissance avec les principaux sommets des environ.s do Oauterets. Au S., derrière les Œufs, s'élève le Pégui-re; au delà de la Euillère, le pic de Hoiirméyan ou mieux Hourmigas, séparé du Pégnère par la vallée de Jéret. avec le chemin du lac de Gaube, etc. ; à g. du Hourmégas. la vallée de J.iitour et, dans la crête de l'autre versant, des cimes nues, avec des plaques de neige même en été, la principale le pic d'Ardiden (c'est de l'autre côté qu'est St-Sauveur); au N.-E., au-dessus de la ville, les pics de l'éne-Nire et de Vigcois; puis, à g. de la vallée du gave de Cauterets, le CabaliroH, qui ferme le vallon au X., et le Monné, séparé du Péguère par la vallée de Cambasque, où est le lac Bleu.
Les thermes des Œufs, élevés de 1867 à 1869, au pied des escarpements du Péguère, sont le plus remarquable des établissements de (,'auterets. Ils sont alimentés par les six sources des Œufs (55°; 'iô°2 à la buvette de l'établiss.), qui se trouvent à 2 kil. au S. et qui ne fournissent pas moins de 590000 litres d'eau par jour. Au rez-de-chaussée, se trouve une installation balnéaire très complète, qui comprend une piscine de natation à eau courante, de '20 m. de long sur 8 de large. Les eaux sont surtout employées dans le traitement de la chlorose, de l'anémie, des affections de la peau et des muqueuses. — C'est aux Œufs que se trouvent les bureaux de l'administration des eaux (v. p. 395), et le premier étage est occupé par le camno (v. p. 396), qui comprend des salons de lecture et de jeux, un café-restaurant et un théâtre.
Bœdcker. S.-O. de la France. 9« édit. or.
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Derrière les thermes des Œufs, sur le versant boisé du Pèffwre (^ascension, v. p. 401), s'élève la promenade des Lacets ou du Cambasque. qui est peu fatigante. Belle vue à la sortie du bois, à 25 min. des Œufs. 5 min. en deçà, à g., aboutit un chemin qui vient (le la route de la Raillère.
Du côté X. de l'esplanade des Œufs, débouchent deux rues: le boulevard Latapie-Flurin. à dr., où .s'élèvent les hôtels d'Angleterre et Continental et le Casino-Chd), et Vavenite du Mamebut- 1 "ert, à gauche. Celle-ci se prolonge par }a promenade peu ombragée du même nom, qui descend la vallée et tourne à la tin à dr. pour traverser le gave et rejoindre la route de Pierrefitte, par où l'on peut rentrer en ville. Le J\[amelon ]^ert est la butte à dr. entre l'extrémité de la promenade et le gave; ou a de là une belle vue sur le haut de la vallée.
A l'E. de la place 8t-Martin. par la rue des Thermes-de-César. se trouvent les thermes de César et des Espagnols, construction simple dans un style néo- classique, datant de 1844. Les bains y sont alimentés à g. par la source de César (48°), ainsi nommée en souvenir d'une prétendue visite de César à Cauterets, et à dr. par la source des Espagnols (47°), qui jaillissent l'une et l'autre un peu plus haut, de la montagne de Peyraoute (v. ci-dessous). Leurs eaux s'emploient dans le traitement des maladies chroniques des organes respiratoires, des affections scrofuleuses et syphilitiques, des maladies de la peau, des rhumatismes, etc.; ce sont les pins excitantes de Cauterets. L'établissement est ouvert toute l'année.
Les Néothermes, construits en 1863 et agrandis en 1879, sont dans un jardin à 150 m. au N. des précédents. On y va directement de la place St-Martin par un passage traversant l'hôtel du Parc. (.'es thermes sont alimentés par la source du Nocher (,35"), qui contient du fer, celle de Rleumlset (16°) et un lilet ilétaché de la source de César (45°; v. ci-dessus); leurs eaux conviennent spécialement dans les att'ections cutanées et rhumatismales des jiersonnes au tempérament nerveux.
L'avenue de Cancéru, qui commence aux Xéotheruu'S et passe au-dessus du parc (p. 397), conduit, sur le versant de la montagne de Peyraoute, au hameau de Cancéru (,2 kil.); c'est une route ombragée l'après-midi et offrant de belles vues. Ou en peut redescendre à la route de Pierrefitte, qu'on rejoint près de l'endroit où aboutit la promenade du Mamelon-Vert (v. ci-dessus).
Plus haut, sur le versant de la montagne de Peyraoute, se trouve l'établissement moins important de l'auze-Vieiix (43°).
Devant cet établissement, passe un cliemin qui part de Pétablissenieut de la Raillère (p. 399) et conduit à la grange de la Reine- Hortense (1215 m.; hôtellerie), à'/.^ h. au N. de Pauze-Vieux. Dans cette grange s'arrêta, un jour d'orage, la reine Hortense, une îles baijj;ueuses illustres de Cauterets.
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