ntn'frot o
o^ JCilam. ^
Lu RoUlin. ('A["rKRETS. IV. R. n't. nfli»
L'établissement de la Raillère, le i)lus important de tous, est sidié ;'i Kîdd m. au S. ili- la \illi\ par la route qui l'ait suite à la nie (lu mr-iiie nom, et à 1430 m. de l'esplanade, par le chemin de l'Hospice (v. le plan), réservé aux piétons. Il est en outre desservi par le chemin de Ter éleetriiiue mentionné p. 395. (Vt établissement a été reconstruit en 18S.S, avec galeries et i)romenoirs. Il est à l()r)3 m. (l'ait, ou i'20 m. au-dessus de Cauterets, sur un versant de la montagne tout couvert <le rochers éboulés, dits «raillère», et il est bâti sur la source (|ui l'alimente (39°), si abondante qu'on y traite aussi les chevaux. 11 rivalise avec l'établissement d'Eaux- Bonues (j). 3iS6) pour le traitement des maladies des voies respiiatoires. A dr. et coutigu à l'établ. de la Haillère, se trouve Vétahlinnt'iniut du J'ré-Nourenii, ni'i est amenée une partie de la source du Pré (v. ci-dessous;.
La vue est déjà belle de la Raillère, mais elle l'est encore davantage un peu plus loin, de l'enilroit où le ifavv de Lidour et le gave de Jéret, tombant en cascades, se réunissent pour former le gave lie ("auterets. I^à se trouve le pavillon ipii contient la buvette de Mautiourat- Inférieur (48°) et la burette des (Eufs (54°). On traverse le gave de Jéret sur \e pont de Be/ujuès (lOôl m.). Viennent ensuite les ther/ties du Petit-iSt-Saureur (34°), sur la rive dr. du gave de Jéret, reconstruits en 1908 et très confortables. On y traite l'arthritisnie, la neurasthénie, les fatigues biologiques, ainsi que les maladies des femmes. Lîn peu phis loin, V établisseinent du Pré (42°); puis la source mère de Mauhourat (50% buvette jirise au griffon dans une grotte granitique, et à quelques ])as en amont, la souree des Yeux (23°). Entin, plus haut, Vétablisseiuent du Bois (42°), le plus éloigné (1120 m. d'ail.), très apprécié dans le traitement des rhumatismes.
On ne luanquera pas il'aller ;'i la cuncudf de t'éniteti. distante ilc 20 min. si'ulfnicnt de l'étahl. du Bois, et au pinit d'Esjtaynt'. à ■'■/4 d'h. plus Idiii ; la promenade est fort lielle, même par temps couvert ; v. ]). loi.
m. Excursions.
Col de Riou: 2 h.'/.^ à 3 h. à l'E., belle excursion classique; guide (inutilei, S fr.; chev. 8 fr.; âne, 6 fr. Le chemin muletier monte au col île Riou (1927 m.; bonne hôtellerie, 8 ch., 14 lits) par la grange de la Reine-Hortense (p. 398) et une belle forêt de sapins. Du col. la vue, très belle (table d'orientation), embrasse en particulier, de l'E. à l'O., la vallée de Luz-St-Sauveur, les montagnes de liarèges dominées par le pic du Midi de Rigorre, les massifs de .Véouvielle et d'Ardiden, la crête frontière de Raccimaille. la Fâche et le pic d'Enfer, la vallée de (auterets, le pic Péguère, la chaîne du Monné, le nia.ssif de (^abaliros, et au deuxième plan, à l'horizon, le sommet du Gabizos. Du col de Riou à Luz-St-.Sauveur, v. p. 406. Le col se trouve à 'y\j h. ilu sommet du /V//f-jWrp(2050iii.), d'où la vue est aussi très étendue.
400 IV. R. on. ~C'., p.3!)9. LE MONNE. Exci/minm
Pic de Viscos: 4 li. '/., à 5 h. au X.-E. (à partir de St-Sauveur, v. p. 4(lS) ; guide, 10 fr. ; chev., lô fr. ; âne, 8 fr. — Jusqu'au Pène-Nère (3 h. '/a), V. p. 399. De là, on suit au N. le versant E. de la montag^ne, on arrive en Va h. à la base du pic, et l'on grimpe facilement au N.-O. au sommet du 2iic de Viscos (2141 m.)- La vue est surtout belle du côté de la plaine; elle s'étend sur les montagnes jusqu'au Balaïtous, au Vignemale, au mont Perdu et au Ncouvielle. Plus prés, l'attention est aussi attirée par le Cabaliros à l'O., le Monné au S.-O. et le Bergons au S.-E.
Le Monné : eiiv. 4 h. '/., à. l'O., excursion facile, pouvant se faire en partie à clieval; guide, 12 fr. ; chev., 12 fr. ; âne, 10 fr. A pied, ou prend à g. de l'avenue du Mamelon-Vert et contourne le Péguère de Î'E. à l'O., par la vallée de Cambasque^ arrosée par le gave (Vllléou, ou de la Paladère; ou traverse ]e torrent (1 h. ; 1217 m. au pont) et monte sur la rive g., ;\ la cabane de Cinquet (1 h. ; 1745 ni.), ])uis à celle de Chihirrou (1 h.; 1890 m.), à 1 h. 72 ^1" .sommet du Monné. — A cheval, on suit la route de la Raillère, passe le pont, tourne à dr. et rejoint au bout de ^|^ d'h., aussi par les flancs du Péguère, le chemin ci-dessus. On ne va à cheval que jusqu'à l'altitude de 2370 m., à env. 350 m. du sommet. La traversée du premier sommet (2719 m.) au point culminant est courte, mais pas très facile. — Le Monné ou Soum de Monné (2724 m.) est une des montagnes les plus rapprochées et les plus en vue de Cauterets, auquel il sert de baromètre, grâce aux vapeurs dont il est souvent enveloppé. Il est escarpé au S., du côté du val du Lys, tandis qu'il descend en pente douce au N., vers la vallée de Bun, et se termine par une crête schisteuse d'où la vue est immense. Elle s'étend à l'O. sur le haut du val d'Azun, au N. sur les versants du Cabaliros (v. ci-dessous), jusqu'aux plaines de Tarbes et du Béarn; à I'E. jusqu'au pic du Midi de Bigorre, au Néouvielle et au mont Perdu; au S. jusqu'au Vignemale et au Balaïtous. Plus près au S., le lac Bleu ou d'Illéou (v. ci-dessous).
\ Lac Bleu: 3 h. 1/2 au S.-O.; guide, 10 fr., 15 avec retour par le pont d'Espagne (v. p. 401); chev. (jusqu'à la cascade), 8 fr. ; âne, (! f r. Même chemin que pour le Monné jusqu'au pont (v. ci-dessus); on continue ensuite par la vallée de Cambasque et passe au bout de 1 h. 1/2 devant la belle cascade d'Illéou, puis devant le petit lac Noir. — Le lac Bleu, d'Illéou ou Ilhéou, à 1986 m. d'altit. et qui a près de 12 hect. de super- Jï* ficie, est surtout remarquable par son site sauvage et solitaire, qui coii- ■^ traste avec ses eaux limpides d'un bleu magnifique. A l'O., le Grniid- Barbat (2812 m.), dont l'ascension peut se faire en .S h., avec un guide; vaste panorama. A I'E., le pic de Nets (244C> m.). — On peut revenir du lac, au S.-E., par le col dr. la Haougade (2381 m.), le plateau de Caijan (p. 402) et le pont d'Espagne (p. 401); 4 h. •/•>•
^-^-Le Cabaliros: env. 4 h. Y2 ^.u N.-O.; guide (inutile), 10 fr.;
chev. (v. p. 401), 10 fr. ; âne, 8 fr. On suit pendant 10 à 12 min.
la promenade du Mamelon-Vert, prend à g. derrière le hangar d'une
X\ grande maison blanche, passe par les flancs de Peyreuère et au
I plateau d^Ksponne (1 h.; rafraîch.) et gagne les contreforts E. du
Monné (^/a h.), à partir desquels la montée devient plus pénible. [ Ensuite une terrasse schisteuse (y, h-)» P"is le col de Contente
de Ciiiihictx. LAC DE GAl'BE. C, i,.:i!tO.~IV. R.c:t. 40I
(1 11. '/4! 2119iii.i, (iii il y il une hôtellerie (ouv. île juillet à la\ nii-septenibrc) et d'où la vue est magnifique. Les chevaux [leuvent aller encore plus loin, quoi qu'en disent les guides. Le reste de l'ascension est facile. — Le Cahaliros (2333 ni.), de (ornie arrondie et sur lequel il y a une table d'orientation, est le principal sommet |i* au N. de Cauterets. Le *panorama qu'il oft're, réputé un des plus! beaux des Pyrénées, est dan.s le genre de celui du Monné, maisi supérienr à ce dernier, en ce qu'il embrasse la vallée d'Argelés.? A^-*Ijac de Gaube: 2 h. '/., an S.-S.-O.; guide (inutile 1, 8 i'r.; chev., 8 fr.; une, (J i'r. Chemin de fer jusqu'à la Kaillère et route carrossal)le (interdite aux automobiles) jusqu'au pont d'Espagne. C'est une des principales excursions de Cauterets, au moins jusqu'à la cascade de Cérisey. Jusqu'à la Kaillère (Y, h.) et à l'établissement du Bois, V. p. 399. On continue à remonter le val de Jéret, sur la rive dr. du gave, dont le lit est encombré d'énormes blocs de rocher. Beaux sapins. La montagne de l'autre côté est le Péguère (v. ci-dessous). Bientôt après l'établissement du Bois, se voit une petite cascade. Ensuite on arrive à l'imposante -cascade de Cérisey (■''/4d'h.; 1235 m. d'alt.; buvette; belvédère, 15 ci, que fend un bloc de rocher et qui tombe dans un profond ravin. C'est de la route qu'on a le plus beau coup tVm] sur la cascade, surtout belle lorsque le soleil l'irise, entre 10 h. et 2 h. Plus loin, deux autres cascades moins importantes. Paysage grandiose. A env. V4 'l'h- •1*' li* grande . cascade ou à 1 h. '/^ du chemin de fer, le *pont d'Espagne j (1493 m.; café-rest.i, au confluent des gaves de Gaube et de Marcadaou, dont le premier forme une cascade superbe (en traversant le gave de Marcadaou sur le pont de bois, on peut gagner le pied de la chute supérieure). Vallée de Marcadaou, v. p. 402. — Le chemin muletier du lac de Gaube {^/^ d'h.) continue à remonter la rive dr. du gave, et il est assez pénible pendant '/^ d'h. Le paysage devient de plus en plus sauvage, et l'on a enfin devant soi le Yignemale, avec son glacier crevassé. — Le lac de Gaube (1789 ni.) est un lac poissonneux 1 truites) de 750 m. de long, 320 m. de large et 41 m. de profondeur, occupant une superficie de 20 hect., au milieu d'un bassin assez large et froid, formé par les flancs dénudés du pic Meya (2494 m.}, à l'E., et du pic de Gaiihe (2329 m.), à l'O. Il est alimenté par le glacier Nord du Yignemale (p. 404), au sud. Au bord du lac, une hôtellerie (rep. 4 fr., deux petites ch. à 5 fr.) et un petit monument à la mémoire de deux jeunes époux anglais, qui périrent dans le lac en 1832.
f^*Pic Péguère: 3 h. '/,, au S.-O.; guide, 10 fr. (12 fr. jusqu'au sommet); cheval, jusqu'aux cabanes, 10 fr.; âne, 8 fr. Jusqu'à la cascade de Cérisey (1 h. 'y^), v. ci-dessus. En face de la buvette, le chemin forestier du Péguère se détache à dr. de la route, traverse le torrent et monte en lacets au-dessus de précipices de 500 m., au S. de la montagne, passse au bout de 'A, h. à une source (1340 m.), qui
402 ir.R'Ji. C'.,7<..ï9.9,3«5. VALLEE DE MAHt'ADAOU. ^JC.
est la dernière de ce versant, et atteint Y2 ^- P^us haut une bifurcation (1600 ni.), jusqu'où l'on va à cheval. On gravit ensuite le ravin de la Laoune, couloir d'avalanches où ont été faits de grands travaux de soutènement. — Le |jic Péyuère (2187 m.), dont les sentiers n'atteignent pas encore le sommet, est la montagne boisée qui domine Caiiterets au S., derrière les thermes des Œufs, et qu'on voit dans l'axe de la vallée en venant de Pierrelitte. On a déjà une vue grandiose vers ce côté, des sentiers en corniche qui s'élèvent jusqu'à env. 1980 m. d'alt. ou 1050 m. au-dessus de la ville. Le regard plonge aussi à l'E. et à l'O. dans les vallées de Jéret et de Cambasque, mais il se trouve plus ou moins arrêté par les sommets plus élevés qui bornent ces vallées, de même que par ceux de la crête au S. du Péguère.
tv^ Vallée de Marcadaou ou Marcadau: 4 h. à pied, 3 h. ^i, à cheval jusqu'au refuge Wallon; guide (inutilei, 12 fr.; chev., 15 fr.; âne, 10 fr. — Jusqu'-du pont (V Esparpie (2 h.), v. p. 401. On passe le pont et on monte le long du gave de Marcadaou jusqu'au plateau (le Cayan {^/^ d'h.; 1602 m.), solitude charmante entourée de hautes montagnes couvertes de bois, qu'habitent encore l'isard, quelques ours (rares) et le coq de bruyère; on y a installé un terrain de golf. Sentier du lac Bleu, v. p. 400. On laisse ensuite à g. le vallon (le Pnueytrenous ou Poueytrémous, qui monte vers le pic de Chabarrou (V. p. 404) ; on traverse le gave et on arrive à un ressaut de la vallée, dit escalier de la Pourtère (-^/^ d'h.; 1680 ni.). Puis on repasse sur la rive g. du gave et on atteint eu Va h. le refuye Wallon (1860 m.; non gardé, eau et bois à proximité), édifié en 1910 par le T. C. F. dans les pâturages du Pla de la Gole. Belle vue sur la Grande Fâche (v. ci-dessous).
En continuant à remonter, au N.-O., le gave de Marcadaou et ensuite, à dr., le ruisseau de Battans, on arrive au beau cirque des laça de C'ambalès, d'où l'on monte à la brèche de Caitihalès (2(iG0 m.), à 3 h. du refuge.
Le chemin muletier de la vallée de Marcadaou se continue vers le Port de Marcadaou (env. 2 h.; 2556 m.), sur la frontière, et descend ensuite aux bains de Panticosa (p. 392), k 2 h. '/.,-8 li. du Port. De Cauterets au Port, guide 12 fr., chev. 15 fr., âne 10 fr. : jusqu'aux bains de Panticosa, guide 30 fr., chev. 30 fr. — Du réf. Wallon, on peut également se rendre à Panticosa, en 6 h., par la brèche de la Badetfe (2703 m.), au S., et les lacs de Bramatuero : guide, 12 fr. — L'ascension du pic d'Enfer ou Quejada de Pioidîllos (3081 m.), en Esjiagne, au !S.-0. du Port de Marcadaou (v. ci-dessus), est réservée aux alpinistes éprouvés: 4 h. •"'/4 ou 7 h., selon que, du Port, on passe par le glacier du N. ou par le col de Sallent. Guide, 30 fr. On part aussi des liains de Panticosa (p. 392). ^"~^Pic de Balaïtous. Deux itinéraires, dont chacun demande deux jours (guide, 35 fr.): A. Par Aryelès et Arrciin; v. p. 39t-:î93, .S89 et 892. — B. Par le col de la Fâche, en couchant à la cabane de Darré-Spumons : très belle excursion. .Jusqu'au refuge AVallon (1 h.), v. ci-dessus. Ou suit encore pendant '/a b. le dieniin du Port de Marcadaou, puis on monte à dr. au col de la Fâche (2 h. Va! 2738 m.), ouvert entre la Petite-Fache (295fi m.), au N., et la Grandr-Farhc ou ^oiim de Bacci maille (.S020 m.), au S., sur la frontière, qui se gravit assez facilement du eol. en 1 h. '/.|. Du col, on descend rapidement en Espagne, ou suit le torrent do Piedra-
,1, Cniitenty. RKF. D'OSSOUE. V..i>.390,409.- IV.R.t;^. \[)\i
litta, en paMsant pri's <li' noinijreus lars, ot on atteint, au delà du lar de Campo-Plano, la ctihaiic de Darré-Spiimoiis (2 h. '/a)- Pour le reste de l'a.srension, v. p. .SH2.
.• De Cauterets à Gavarnie, par le refuge d'Ossoue (route, par l'ierrelitte et St-Sauveur, v. ji. 8i)4. 40G et 409-411). — A. Par le lac he (îaibe: eiiv. 10 h. à pied; avec de l'expérience et s'il fait beau, on peut se passer d'un jjuide (là fr. et autant pour le retour). Le trajet se fait aussi à cheval (niême prix), mais l'on peut se contenter d'en prendre un jusqu'au refnj^c d'Ossoue il2 fr.; âne, 10 fr.). - Jusqu'au lac de Ganbe, v. p. 401. Si l'on est à pied, on abrèjre en traversant ce lac en l)ateau (1 fr. par touriste). On monte encore le long du gave, qui forme plusieurs cascades, dont les plus importantes sont la petite et la grande cascade de ISptirniom, à 1 h. '/^ et 1 h. ^/., de l'hôtellerie du lac. C'est de la grande cascade, où il y a une cabane, (ju'on fait à dr. l'ascension du pic de Chabarrou (v. p. 404). Ensuite on arrive aux Oulettes de Gaube (2008 m.), puis à celles du Viyneinale (2197 m.i, dernière terrasse de la vallée, à 1 h. de la grande cascade. On a de là une vue grandiose sur le glacier N. et les précipices du Vignemale, qui se dresse à pic à une hauteur de plus de 1000 m. (en 1889. MM. lîrulle, Kazillac et de Monts ont cependant réussi à gravir le sommet par cette face, ascension qui n'a jamais été refaite depuis). A g., les pics d'Araillé et de la Sèbe. qui se gravissent de ce côté (v. p. 404). En continuant sur fiavarnie, on arrive en 1 h., au S.-E., par un chemin muletier, en laissant à g. celui de la Hourquette d'Araillé (p. 404), à la Hourifuette d'Ossoue ou col du Vignemale (2788 in.i, situé à env. fi h. de Cauterets et à 10 min. au delà duquel se trouve le refuge d'Ossoue ou Bagnsellaiice du C. A. F. (^2670 m. ; gardé en étéi. Plus loin, (in passe à proximité de trois grottes-refuges («Belle-\'ue»; 2400 m.) qu'a fait établir le comte Russell (v. p. 411); on y laisse à dr. le chemin du Vignemale (p. 404) et on descend au S. vers le gave d^Ossoue (i/a ''•)• Le sentier suit d'abord la rive dr. du gave, traverse le torrent à l'endroit où il tourne au S.-E., et en regagne la rive dr. en amont de la cascade des (h/lettes. On franchit le l'as des Oulettes, puis, au bassin des Oulettes (1 h.; 1860 m.i, gagne la rive g., passe par le Plan de Millas (V2 ^'i 1740 m.) et laisse à dr. les cabanes de Saussé (1 h.; 1670 m.). Le sentier regagne la rive dr., descend rapidement sous bois et traverse encore deux fois le torrent, pour aboutir bientôt après à Gavarnie (p. 411). — B. Par la vallée de Lutour: env. 11 h.; guide, 15 fr. à l'aller et au retour. Pour la vallée même, v. p. 405. 11 y a deux passages: 1" le col d' Estom-Soubiran (6 h. '/j à 7 h.; p. 405), d'où l'on redescend dans la vallée d'Ossoue (v. cidessus); 2" le col de Mallerouge (2700 m.), à 1 h. à l'E. du premier lac d'Estom-Soubiran (v. p. 405), et d'où l'on gagne au S. le col de la Houle ('/;. h.; 2574 m.) et la cabane de Sallent ('/.^ h.;
404 I r. R. 03. -V., 1^.399, 409. LE VIGNEMALE. Krcinnions
1985 m.), pour prendre à l'B. par la vallée du gave d'Aspé (chaos) et enfin de nouveau au sud. Gavarnie, v. p. 411.
jnT^ Pic de Chabarrou: env. 7 h. au S.-O., 4 h. '/^ ili lac de Gaube; guide, 15 fr. de Cauterets, 20 fr. .si l'on revient par la vallée de Marcadaou. Du lac (p. 401), on suit la direction du Vifrnemale jusqu'à la grande cascade de Splumous, pui.s on prend à dr. ou à l'O. un sentier qui conduit en 1 11. au beau lac de Chabarrou (2282 m.), et l'on monte enfin directement au sommet en 1 h. 1/4, par une pente fort raide, sur des cboulis, un petit névé et des rochers escarpés. Le pic de Chabarrou (2911 m.) est un des principaux des environs de Oauterets, tant par son altitude que par sa situation. Du sommet, on voit particulièrement bien le Vigneraale, dont on est très rapproché, et les montagnes d'Espagne. La vue s'étend du pic d'Anie au mont Perdu et au pic du Midi de Bigorre. — On peut redescendre au N. par la vallée de Marcadaou, en passant par la brèche (V2 ^- ! 2720 m.), le vallon et la cabane de Poueytrenoiis (1 h. V"! P- 4f'2), ïe plateau de Cayan (1/2 h. ; p. 402) et le pont d'Espagne (•V4 d'h.; p. 401).
(V-''^Le VignemaJe : deux jours (un jour de Gavarnie, v. p. 414), en allant coucher au refuge d'Ossoue (3 h. de là au sommet); assez pénible et à faire avec de bons guides. En principe, un touriste seul devra prendre deux guides. Corde et piolet nécessaires. Guide, 30 fr. ; 15 fr. jusqu'au refuge d'Ossoue et autant pour un cheval, 10 fr. pour un âne. Autres refuges, v. ci-dessous. — De Oauterets au refuge d'Ossoue et aux grottoi Belle-Vue, par le lac de Gaube et le col du Vignemale, v. p. 401 et 403. Au delà des grottes s'étend, à dr., le glacier d'Ossoue on glacier oriental du Vignemale, qui a plus de 3 kil. de long et 1 kil. de large. Au commencement de la saison, ce glacier est assez facile; à partir de la mi-août, il est dangereux de le remonter, à cause des séracs et des crevasses. On doit alors le contourner au S., par la crête du Montferrat (3223 m.), ce qui demande 1 h. '/ai et ce n'est qu'à la lin qu'on en traverse une petite partie à la corde. Puis on passe par un névé, entre le Cerbillonas (3233 m.), à g., et la Pique-Lovgue, le pic principal du massif, à dr. ; on arrive en '/a h- ^^ 'çicA de ce dernier, et on l'escalade en 20 min., sur du schiste rouge désagrégé. — Le Vignemale (3298 m.) est la plus haute cime de la frontière franco-espagnole, car les sommets plus élevés que lui sont entièrement en Espagne (v. p. 413, 443, 444). Il se termine par neuf cimes, dont la principale est la Pique-Lovgue, séparée par un abîme du pic Carré (3205 m.). La cime la moins élevée est le Petit- Vignemale (3039 m.), au S. de la Hourquette d'Ossoue, par où il se gravit très facilement en partant du refuge d'Ossoue (v. p. 408; 1 h. '/i; pruidp, 20 fr., avec retour par la vallée de Lutour). Le panorama du Vignemale est immense; il embrasse un chaos de montagnes et principalement le massif de Gavarnie. — Il y a à la Pique-Longue quatre grottes-refuges du comte Russell (v. aussi p. 403): trois près du col de Cerbillona (3207 m.), à 20 min. du sommet, du côté du glacier d'Ossoue, ensevelies par le glacier ou parfois inaccessibles aux époques de décrue glaciaire, et une autre 80 m. plus haut («le Paradis»), tout près du sommet. — On pourrait redescendre du côté de Gavarnie (v. p. 414).
(4-^ Pics d'Araillé et de la Sèbe, env. 7 h. s/4 et 8 h Va au S. ; guide, 20 fr. pour chacun des doux sommets. — Jusqu'aux Otilettes du VignemaJe (5 11. ^li), v. p. 403; puis on prend à g., par le nouveau chemin muletier de \?i Hourq nette d'Araillé (1 h. 3/^; v. p. 405), entre les versants des deux montagnes. Pour gravir le pic d'Araillé (2763 m.), on monte au N., un peu avant d'arriver au col, par des pentes raides mais faciles. Le sommet offre une très belle vue, surtout sur le Vignemale. — Le pic de la Srbe (2981 m.), «pic de la Sède » de la carte de l'Etat-Major, est plus difficile à gravir, du moins dans la dernière partie. Du col, on se dirige, par le versant 0., vers la brèche N. de la Sèbe (35 min.); au delà, une large crête, puis une arête très dédiiquetée conduisent au sommet (1 h. '/■.•)• d'où la vue est supérieure à celle de l'Araillé. La montée par la Hourquette
di VtiKienis. VALLEE DE LUTOUR. C.p.s^o. JV.R.ns. 405
«i'OsHono (v. p. 403) est pins facile et ne demande que 1 li. '^|^. — Des deux sommets, on peut redescendre du côté de la vallée de Lutour, en
, 1 h. et 1 11. '/^, au lac d'Estom (v. ci-dessous).
1^' Vallée de Lutour: 3 h. 1/4 au S. jusqu'au lac d'Estom; guide (inutile), 10 fr.; chev., lUfr. ; âne, 8 fr. Jusqu'au pon/ (iejBen//wès, V. p. 399. La vallée de Lutour s'ouvre ici à «rauche. Le chemin qui la remonte se détache à g. de la route du pont d'Espagne, entre les établissements du Pré et du Bois, et passe bientôt à la cascade de Lutour, en deçà de laquelle les cavaliers traversent le torrent, tandis que les piétons continuent sur la rive gauche. A 1 h. du pont de Benquès. on a gravi une des parties les plus raides du sentier, et l'on est au pont d'Arrioutort (13.54 m.), par lequel les piétons passent pour rejoindre, sur la rive dr., la route cavalière. Un peu plus loin, à 2 h. de Cauterets, la laiterie de la Fruitière. La vallée prend un aspect gramliose. Le versant de dr. est toujours boisé, celui de g. est raviné et couronné par une crête rocheuse toute disloquée, qui culmine au pic d'Ardiden (v. ci-dessous). Ensuite, kg., le ravin de Lanusse. par lequel monte le sentier du refuge Henry- Russell ( V. ci-dessous). On repasse entin sur la rive g. par \e pontde Poiwy-Canu (1.53.i m.), près d'une triple cascade du gave, et l'on gravit un escarpement rocheux pour parvenir au lac. — Le lac d'Estom (17S-2 m.) est un peu ])his petit que le lac de Gaube, mais non moins pittoresque. A son extrémité N.. une hôtellerie ttrmtea).
De rhôtellerie, un bon chemin muletier s'élève en lacets sur la rive g. et conduit au S., puis au tJ.-O. à la Uoiirquette ou col d'Araillé. p/4 d'h.), par où l'on peut, avec un sruidc, faire les ascensions des picit d'Araillé et df In iSV/ie (v. p. 101) ou rejoindre aux Oiilettt'K du Vigvemuif (1 li. '/••)) à 1 h. '/a du lac de Gaube, le chemin de Cauterets à (iavarnie (v. p. 40.S).
Plus haut dans la vallée de Lutour, on atteint, en 1 h. Va de l'hôtellerie, le seuil du déversoir (2300 m. env.) des lacs d' K^tom - Soubiran (guide, Ift fr.1. dont le dernier, dit lac (llacé (2.'i72 m.), se trouve à 1 h. '/.^ plus haut. Autour des lacs s'élèvent les sommets suivants: au N., le pic de Péhigiiaou (2901 m.; 2 h. du seuil du déversoir); au N.-E., le j«c de Hont-Hirède (2870 m.; 2 h.): ù l'K., le /«c de Jlallerouge (2909 m.; 2 h. <'.,). séparé du précédent par le col de Maller-ouge (p. 403); an S.-E., le iSVd/m d'.A!>pé (2970 m.: 8 h.; beau panorama); au S., le pic Pouyiiioiirou (2852 m.; 2 h. '/a) et le pic d'Egtom- Soutira n (28(i« m.; 2 h. > .,); au S.-O.. le pic de Labasse (2950 m.; 2 h. '/«), séparé du précédent par le col d' Entom- Souhiran (2674 m. ; >/i '>• du 'ac Glacé), d'où l'on a une très belle *vue sur le Vignemale. — De Cauterets à Gavarnie par ce col et par le col de Mallerouge, v. p. 403.
AjsfC Pic d'Ardiden, à 6 h. '/j au S.-E. de Cauterets, course recommandée; fruide, 20 fr. ; on peut aller à cheval jusqu'au refuge Eussell. On suit la vallée de Lvtour jusqu'à env. 2 h. ".j de Cauterets, au rvigneau de Lanugge (v. ci-dessus), puis on prend le sentier muletier qui en remonte la rive dr. et atteint en 1 h. V4, sur le plateau de Culaous, le refuge Henry-Russell (2010 m.: non gardé, eau et bois à proximité), édifié en 1910 par le T. C. F. Du refuge, on se dirige au N.-E. vers l'arête 0. du pic dont on atteint le sommet en 2 h. 3/4. Le pic d'Ardiden (2988 m.) est composé, comme ses versants, de rochers tout disloqués, produits de la désagréfiation du granit. Il présente une vue magnifique sur la plaine et les vallées environnantes, sur le Balaïtous, le Vignemale, les massifs de Gavarnie, de Néouvielle, etc. ^ On peut redescendre du pic à Luz (p. 407), en 1 h., par les lacs d'Ardiden, situés dans une gorge
-406 IV.K.^JJ. (^'.P.^iOfntci-amtre. (iomiE,DE\.\^Z. pleine de rochers éboulés et dont le Drincinal In i,.^ r< ^ ,
et 5'am8 (v. ci-dessous). En sens invPTKP- r^ h V' tW-' V^r Sazos
descente du col a lieu par ^ af a4 rv V- J.4'">'%^'?r'"^'*^- I^'' y a des sources chaudes, et il faut Pn,.nrn 91 'V. -^ , ""•)' °" ''
^e Gavarnie, x/, d'h. en de^ 1 elrfr" (p 4oi!5: ^'''"'" '"""'''' '" '"""♦^