I. De Montréjeau (Paris) à Bagnères-de-Luehon
3t! kil. Clieniin de fer. Trajet en 1 h. 10 (4.') min. en été) à 1 h. 2.5. Prix: 4 fr. O.'i, 2 fr. 70. 1 fr. 75. — De Paris à Liichov: 8.Î7 kil. ; 17 b. 20; 9t; fr. 10, K4 fr. 90, 42 fr. 30. — Se délier des pisteurs des hôtels de Luchon.
Montréjeau, v. p. 295. On laisse à g. la ligne de Toulouse pour tourner dans la vallée de la Garonne. — 6 kil. Labroqtière.
A 3 kil. au S.-O. de la stat.. se trouve St-Bertrand-de-Comniinges (hôt. de Comminges), l'antique cité des Uonvènes ou Liigdtnnun t'oiivcnaritin, très importante sous les Romains, mais ruinée dès la tin du VI" s., après la défaite de Gondovald, rival du roi Gontran, qui s'y était réfugié. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une bourgade nommée d'après l'un de ses principaux évèques, et pittoresquement bâtie sur un rocher isolé, où on 1 aperçoit de loin. Son enceinte gallo-romaine est en grande partie conservée; vieilles maisons. On visitera principalement l'anc. *catfiédrale, l'une îles plus remarquables du Midi de la France. Elle remonte en partie à l'époque île St Bertrand (1082), mais surtout à celle du pape Clément V (Bertrand de Croth), qui en avait été aussi évêque, de 1295 à
430 IV. S- 08. ~ C, p. 42(î. ST-BERTRAND-DE-COMMINGES.
1299. La façade est surmontée d'une tour carrée que couronnent une galerie de bois en encorbellement (■« hourds »), établie en vue de la défense, et une toiture basse moderne. Son portail présente des colonnes avec de curieux chapiteaux historiés, des sculptures et des inscriptions romaines. L'intérieur se compose d'une belle nef gotli. de 25 m. de haut, avec onze chapelles latérales. L'attention y est immédiatement attirée par le *jubé et la *clôture du chœur, formant dans l'église comme un second édifice, qui en occupe la plus grande partie. Ce sont des ouvrages magnifiques en bois, du commencement de la Renaissance, achevés en l.")3ti. Ils sont remarquables par la richesse et par la variété des sculptures, que surpassent encore celles des *stalles (08). Le maître-autel a aussi des sculptures en bois remarquables, représentant l'histoire do la Vierge et du Christ, et du côté de l'entrée de l'église, se trouve un buffet d'orgue restauré, également de la Renaissance. Derrière le chœur est le mausolée de St Bertrand, de 1132. Dans la l'<^ chap. à g., le beau tombeau de l'évèque Hugues de Chàtillon, du xv s. Le sacristain, qui montre le chœur (s'il est absent, donner trois coups de cloche), fait aussi voir, au S. de l'église, un beau cloître roman du xi<:s. (restauré), présentant 23 arcades en plein cintre portées sur des colonnes doubles aux ( liapiteaux historiés (remarquer, dans la galerie 0., un pilier orné des statues des quatre Evangélistes). On visite aussi la sacristie, où sont conservées deux cliapes du xiv" s., ainsi que la mitre, l'anneau ec le liàtou pastoral eu narval de St Bertrand. On s'inscrit et l'on donne quelque chose pour l'église.
On peut aller de St-Bertrand, où l'on trouve un guide, à la grotte de Gargas (5 kil. ; p. 295).
A 10 min. à l'E. de St-Bertrand, pittoresquement isolée au milieu des champs, dans la direction de Loures, par où l'on peut rejoindre le chemin de fer (35 à 40 min. ; v. ci-dessous), se trouve la basilique de St- Just, dans le cimetière de Valcabrère, que précède une porte romane où est encastrée une inscription antique. L'église, bâtie également en partie avec des débris de monuments antiques, est une construction assez grossière au diœur carolingien et de style roman pour le reste; il faut mentionner à part le portail latéral, avec quatre belles statues de marbre du xii« s., et le ciborium (maître-autel), du xiv« s.
On traverse la Garonne un peu après Labroquère. — • 8 kil. Loures-Barbazan, stat. desservant Loures-Barounse (455 m. ; hôt., omn. 50 c. : Verdier, rep. 2 fr. 50 et 3; de France, 80 ch. dep. 2 fr., p. 7.50; de Paris, 60 ch., rep. 2 fr. 50 et 3, p. dep. 7; Grand-Hôtel), à dr., à l'entrée de la jolie vallée de la Baronsse, et Barbazan, à 2 kil. au N.-E., qui a un établissement de bains (hôt. des Thermes, ouv. du 15 mai au 15 oct., 50 ch., rep. 3 i'r. 50, p. 7.50 à 10) d'eaux sulfatées calciques (20°), ouv. toute l'année, et un château des xvi® et xvae s. (vue). — 12 kil. Galié. — 15 kil. Saléchan, stat. de.sservant les bains de Siradan (hôt. des Thermes), à 2 kil. au N.-O., dont les eaux sont dans le genre de celles de Barbazan. — Puis les montagnes du fond de la vallée commencent à présenter, à g., de beaux coups d'œil. Pont sur la Garonne. — 17 kil. Fronsac, dominé par uu donjon du xii« s., qui se voit à g. avant la station. On passe une dernière fois la Garonne, qui descend à g. de la vallée d'Aran (p. 440).
21 kil. Mariifmtc-St-Béat (hôt. de la Gare). Pour St-Béat, qu'on apenjoit au loin à g., v. p. 440. — Ensuite la voie monte; petit tunnel et trois ponts. — 27 kil. Lège. — 29 kil. Cier-de-
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