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De Perpignan à Anielie-les-Bains

Arles-sur-Tech, Prats-de-Mollo et la Preste.

lit kil. i)p i^liem. ilo fer justin'à Arlej<-siir-Terh (.'> fr. .ïii, 3 fr. 7ii. 2 fr. Hi), par Ahi' lie-les- liai m (1« kil. ; 1 li. 'M à 1 h. 50; 5 fr. 20, 3 fr. 45 et 2 fr. 3(i. IVArlos-siir-Tfi-h à In Pre^U:: 28 kil.; service autom., du 15 mai an 15 oct., en 2 h.. .'S fr. (1 fr. au retour). Il y a en outre pendant foute l'année trois xerviees de courriers par j. d'Arle.s à Pnitx-de-MoUn (tramw. l'ieetr. en oonstrnction); trajet en 2 h., prix 1 fr. .")0.

Perpignan, v. p. 461. ()n .suit la lifrnc He Port-Bon jusqu'à FAni' (14 kil.; v. p. 464), pui.s tourne à ilr. flans la vallée du Tp<'h, bordée au S. par le.s monts Alhères ip.465). A dr., ver.s le fond de la vallée, ]eCnnigoii (p. 470). — 2i)Vi].0r/affa. —21 VW.BrouiUn. Beaux ma.ssif.s de ehêne.s-liètïe. — 24 kil. Bonipils- fiels- Asprcs.

30 kil. Lr BouJou-Perthu.'i. Le Boulou e.st un bourfi de 1937 hah., à 2 kil. au S. duquel se trouvent, sur la route du Perthu.s (v. ci-des.sous) qui traverse le Tech sur un pont suspendu de 120 ni. de portée, les bahi-'i du Boulon (hôt. de l'Etablissement i, qui ont quatre sources d'eaux bicarbonatées sodiqnes et ferrugineuses (16'' à 19" 5), employées surtout dans les maladies de foie. C'est au Boulon que le njénéral Dujïommier repoussa, en 1794, les Espagnols, qui avaient envahi le Roussilion. Oliviers dans les environs.

Voit. prBL. (trajet en ^'^d'h.; 1 fr.) pour /« Pey-th/ix (hôt. Cas.saErnes), village à 9 kil. au S., sur la frontière, au S. du col du Pertlius et dominé par ie fort de Bellegarde, sur une hauteur isolée (420 m.). La route, qui passe par les hains du Boulou. est eclle de Barcelone. Elle otïre de beaux eonps d'oeil, en particulier, à dr., sur le Canigou. Le col du Perthus (290 m.) est, dit la légende, celui où Annibal passa les Pyrénées (v. cependant p. 411. Port de Vénasque), et c'est peut-être aussi celui où étaient les » Trophées de Pompée'-, tour érigée en souvenir de la conquête de l'Espagne. - 7 kil. plus loin, le village espagnol de 7a J«?;9^/é'r« (douane; anb.), et à Iti kil. de là, Figueras (hôt. de Paris, bon, pens. ti p. 50), ville de 10 700 hab., dominée par une citadelle, sans importance stratégique, et stat. de la ligne de Perpignan à Barcelone (v. p. 46(;).

ZA:V\\. t:it-Jean-Pla-de-Cortj5. A dr., un château moderne. Plus loin, un haut et long viaduc, par lequel on franchit le ïech, en laissant à g. le vieux pont de Céret, de la 1™ moitié du xiV s., qui a une arche très hardie de 45 m. d'ouverture. Beau coup d'œil à droite.

38 kil. Céret (154 m.; hiSt. du Commerce), vieille ville de 3921 hab. et chef-lieu d'arr. des Pyrénées-Orientales, à 1 kil. 5 au S.-E. de la station. Elle a encore des restes de fortifications, deux portes et quatre tours, et une fontaine du xiv« s. L'église, du xn« s., a un portail goth. en marbre. Fruits renommés, comme du reste dans toute la région, et grandes plantations de noisetiers.

La vallée se rétrécit et prend le nom de Vallespir («vallis aspera»). Le chemin de fer traverse deux fois le Tech sur des ponts métalliques et regagne la rive g. à Amélie, par un grand pont en pierre. Vue du Canigon à droite. Du même côté, Palalda (p. 476). A g., le fort d'Amélie, sur une hauteur qui commande la vallée.

476 IV.R.75. C.,p.S63. AMELIE-LES-HAINS.

46 kil. Amélie-les-Bains. ^ Hotels (omn., 30 «•.): den Thermex Rtiinaiiix (80 rh. dep. 2 fr. 70, rpp. 1, 3 et 3.50, p. riep. 8); des Thermex P/tjnde (80 eh. dpp. 2 fr. 50, lop. 75 c, 3 et 3.50, p. dep. 7.50); Martinet, suce. Louis Déjan (80 oh., rep. 2 fr. 50, p. dep. 6 fr. 75); de V Uvion ou rellisxié (30 ch., rep. 2 fr. 50 et 2.75, p. dep. 5); Bocasmi (12 ch.); Bartic (12 ch., rep. 2 fr. 50, p. 5.50). Beaucoup de villax et maisons uieiibli'es. -- Bains, 1 fr. — Postes H Mrgr., rue des Thermes, près de l'ëplise. - - Syvd. d'initiative, à la mairie. — Guides: Alph. Barhé, .Jos. Piques.

Amélie-les-Bains (243 ni.), autrefois Arles-les-Baijis, qui rt-êut son nouveau nom sous Louis-Philippe, en l'iionneur de la reine Amélie, est un bourg prospère, rlans un })eau site, au confluent du Teeh et du Mondony, au pied du Fort-les-Bains (374 m.), construit sous Louis XIV, et une station thermale importante, mais pourtant sans prétentions.

Amélie-le.s-Bains possède une trentaine de souroes d'eaux thermales sulfurées sodiques (23 à 63^) très abondantes, utilisées dès l'époque romaine. Elles sont effleaces contre les rhumatismes, les maladies de la peau, la neurasthénie et surtout contre les affections chroniques des voies respiratoires, ce qui tient en partie à la douceur du climat d'Amélie, qui eu fait une station ouverte toute l'année et très fréquentée en hiver. Le climat est assez comparable à ceux d'Hyères et de Grasse, en Provence ; il est doux, sec et constant (moyenne de l'année 14°7fi C, de l'hiver 7'=4. de l'été 22° 1). Abrité contre les vents du N. et du N.-O. par le massif du Canigou, le bourg est cependant exposé aux vents froitfs de l'E. qui y soufflent surtout au printemps, saison la moins agréable.

La gare se trouve sur la rive g. du Tech, près de la Petite Provence, promenade abritée et fréquentée en hiver. On passe le pont, situé un peu en aval, et débouche dans la Grand'rue, parallèle à la rivière et que l'on suit à dr., pour prendre bientôt à g. la rue des Thermes, où se trouvent la mairie, Véglise et le bureau des postes.

Sur la place, où débouche la rue des Thermes, s'élèvent à dr. les thermes Romains, sur l'emplacement d'un établissement antique dont le «lavacrum » est recouvert par le hall actuel (dans une piscine, à g. du hall, restes du pavement antique). L'établissement, reconstruit en 1902, offre tout le confort moderne (hôt., v. ci-dessus).

Au fond de la place, se trouvent les thermes Pujade (hôt., v. cidessus), réorganisés en 1897, groupe de constructions pittoresquement étagées au flanc du rocher, à l'entrée des gorges du Mondony. Celles-ci, d'où le torrent sort en cascade et que parcourt une galerie longue d'env. 400 m., soiit accessibles de la cour de l'établissement, ou en contournant à dr. les thermes Komains.

La rue de l'Hôpital, en face des thermes Komains, descend à un pont sur le Mondony, d'où l'on a une jolie vue sur les thermes Pujade et l'entrée des gorges. Le pont aboutit à une promenade ombragée, où se trouve à g. Vhôpltal militaire qui peut recevoir 500 malades. Par un second pont en aval, on revient à la Grand'rue.

Promenades et excursions. — Palalda («Palatium Dani »), village pittoresque avec des vestiges de constructions antiques, à 2 kil. au N.-N.-E.. sur le versant d'une colline de la rive g. du Tech. — Montbolo (57ti m.), à. 5 kil. au N., d'où la vue est très belle. Guide avec mulet, fi fr. 50; avec chev., 8.50; voit., 8 fr. — Ârles-sur-Tech et gorge de la Fou, v. p. 477.

ARLES-SI'K-TECH. V.,i>.:s63. IV. R. m. 477

— Le Serrat-iV eii-Merle (env. ôOO m.), li;iuteur d'où l'on a aussi une tri's tiollp vue, i"i '/.^ 11. au S., au delà dt- rhô|>ital militaire. — MontuUui, (> kil. au S., par la belle vallée du Moiidouy; .S h. aller et retour. Guide aver mulet, 7 fr. 50; avec cheval, 9.50. — Pilon de Belimtta- (127!> m.), à env. H li. au S.-.S.-O., par Arles, (ruide à pied, D fr. ; avei- mulot, S fr. ; avec ehev.. 10 fr. Belle vue. Ror de France (M-li) m.), au S.-E., sur la frontière; env. 5 h. par un sentier où il faut avoir un guide (,5 fr.); vue magnifique.

Le Canigou (v. p. 170): on passe par Motiibalo (G kil. ; ,t76 m. d'alt.), jusqu'où l'on peut aller eu voit., puis par la Redoute (1 h. '/ai 1170 m.), qui olïre une helle vue sur la plaine du Roussillon et la Méditerranée. Ensuite on monte à RmjH'jnlaire, soit à pied, soit par un cliem. de fer minier (s'adr. à MM. Valentin frères, propriétaires des mines de la Pinouse, à .Vmélie), et de là, par les mines de ta Pinouse (cantine), à la maison forestière de Vehnanya (à dr., le chemin du village de ce nom, v. p. 467). d'où une bonne route forestière conduit au chalet-hôtel des Cortalets (4 h. '/.^ de Roquejalaire ; p. 469).

49 kil. Arles-sur-Tech (277 m.; hôt. : Pujade, Sola suce, 8 ch. ;i 2 l'r., rep. 8; Gardes, 10 ch. à 2 fr., rep. 2.50 et 3), VAridie des KomaiiLs, la dernière station. C'est une petite ville orinjinale de 2404 hab., dont on remarque l'église, de style roman (xii« s.), avec un eloîtri- du .style de transition, restes d'une abbaye de bénédictins. La population d'Arles a peut-être conservé mieux qu'aucune autre de cette partie des Pyrénées françaises les mœurs d'autrefois, les fêtes et les danses publiques catalanes.

A 1 kil. de la ville, se détache, à dr. de la route de la Preste, un chemin qui longe à '/a h- de là, à g., la gorge de la Fou, fissure de 1500 m. de long et lUO m. de profondeur, dans la roche calcaire, entre des murailles espacées de .5 m. au plus et seulement de 1 m. dans le fond, où coule un torrent (on ne peut y descendre que chaussé d'espadrilles et avec un bon guide). Le chemin passe par le plateau à dr. et (conduit 1 h. plus loin au village de Vorsavij (787 m.; vue), à 7 kil. d'Arles. Pour le Canigou, V. ci-dessus.

D'AaLEs-suR-ÏECH .il St-Laukest-de-Cerd.^ns et CousToi'GEs : 21 kil. de route desservie jusqu'à St-Laurent trois fois par j. par une voit. pnbl. ; tramw. électr. en construction pour 1918. — Jusqu'au pont du Pas-de-Loup (6 kil.), V. ci-dessous. La route de St-Laurent franchit le Tech, s'élève sur la rive dr. du torrent, puis tourne au S. dans la vallée de St-Laurent. — 16 kil. St-Laurent-de-Cerdans (660 m.; hôt. du Midi ou Cassuly, 12 ch. de 1 à 2 fr., rep. 2.60 à 3.50), ville de 3023 hab., pittoresquement située à pic sur les trois côtés d'un éperon rocheux, et centre de la fabrication des espadrilles. — 21 kil. Coiistouges (Custodia), village avec une belle église du xii« s., à V4 d'h- de la frontière.

Tramway électrique en construction d'Arles à Prats-de-MoUo (ouverture en 1913).

La ROUTE DE LA Pkeste rcnionte sur la rive g. de la charmante vallée boisée du Tech. A dr., le chemin de Corsavy (v. ci-dessus).

— 6 kil. Po)it du Pas-de-Loup, où -se détache à g. la route de St-Laurent-de-Cerdans (v. ci-dessus). Usine électrique.

La route de la Preste monte dans un délilé très pittoresque. Bientôt, à dr., le chemin de Montferrer (820 m.), village d'où la vue est très belle. A g. en haut, sur la rive dr. du Tech, la route de St-Laurent; plus loin, un viaduc du tramway de St-Laurent (v. ci-dessus). — 12 kil. Pont de la Vierge-Marie, à g., que traverse une route menant, par Serralongae (4 kil. du pont), à la Manère (11 kil.), localité dominée au N.-E. par les tvurs de Cabreius, curi-

478 rv. R. 75. - C, p. ses. PRATS-DE-MOLLO.

euses l'ortilications du moyen âge, sur des pics rocheux de plus de 1300 m. d'altitude. La Manère est la commune le plus au S. de la France continentale."^— 13 kil. Le Tech (hôt.-café), dans un beau site.

20 kil. Prats-de-Mollo (pron. «moyo»; 797 m.; hôl. : Maillard, Jos. Ausseil suce, rep. 2 fr. 50, bon; du Commerce ou Fischhach), ville de 2751 hab., anc. résidence des rois d'Aragon et capitale du Haut-Vallespir, dont les vieux remparts sont partiellement en voie de démolition. Située sur le versant S. du massif riu (.'anigou et dominée par le fort de la Garde (85(i m.), construit sur les plans de Vauban, et les ruines du château de Parella, elle présente un aspect fort pittoresque. Son intéressante église, sur plan roman et achevée dans le style gothique, possède une tour romane à créneaux ; à l'intérieur, très sombre, un énorme retable derrière le maîtreautel. Prats-de-Mollo, bon centre d'excursions, tend à devenii', grâce à son site abrité, une station climatérique. Sanatorium militaire. — Société des Touristes du Haut-Vallespir.

Guides (5 et ti fr. par ].: avec monture, (i à 10 fr.): Ausseil, Michel Colomer, J. Délos, P. pt S.'Xatard.

A 4 h. au N.-O. do Prats-de-MolIn, par la jolie vallée de la Parsiffoule qui s'ouvre à dr. de la vallée du Tech, !<e trouve le Pla Guillem (2280 ra.; vaste panorama), avec le refuge rie Bmicacera du T. CF. et de la Soc. des Touristes du Haut-Vallespir (bonne source à côté). Du refusie. on pent aller, en 2 h., aux incs des Sept-Hommes (2750 m.) et de« Treize- Venta (276.Sm.; p. 470), en 5 h. au chalet-hôtel des C'ortcûets (Canigou; p. 469), et en 8 h. à Ver net-l es- Bains (p. 4G8).

Un chemin muletier mène de Prats-de-Mollo en Espagne par le COl d'Ares (2 h. ; KilO m.), peut-être celui où passa César, et qui devrait alors son nom à l'autel («ara») érigé par celui-ci en mémoire de la défaite des lieutenants de Pompée. Ce chemin aboutit 2 h. plus loin à Camprodon (980 m.), toute petite ville espagnole, qu'une ronte (voit, publ.) relie à San Juan de las Ahadesns (1 h.), d'où un chemin de fer conduit à Barcelone.

La route est encore fort belle au delà de Prats. A g. ou an S., sur une hauteur (1540 m.; 2 h. de Prats-de-Mollo; belle vue), la tour de JMir, du xrv« s.; à dr., le hameau de St-Sauvetir (guides: Gabriel Xatard, Jean Dunyach); à g., la cascade de Gh'affotiil (25 ni.); à dr., le hameau de la Preste.

28 kil. La Preste-les-Bains (1130 m.; hôt. de l'Etablissement thermal), en partie sur un plateau entre les gorges du Tech et de la Llabane. Ses eaux thermales (45°j, sulfurées sodiques et très abondantes, connues depuis longtemps, s'emploient particulièrement contre la gravclle. Saison, du 15 juin au 15 octobre. — Belles promenades ombragées.

A 1/4 à'h. au N.-O. de la Preste, se trouve la belle grotte de Can- Brivot, dont l'accès est malaisé. — Al h. V4 au S., le col Pragon (16S5 m.), et à '/ah. de là, le village espagnol A' Esjnnabdl, puis celui de Mollv (Va b.) et Camprodon (1 h. ; v. ci-dessus).

Pic de Costabonne (24(i4 m.), à .5 h. à l'O., sur la frontière, ascension facile, avec un guide (.^ fr. 50, avec monture 9 fr.), par la vallée et en contournant la montagne au N., pour gagner le col de la Pale, à '/2 h- " l'Ode la cime. *Vue magnifique, comparable à celle du Canigou (v. p. 470). — A V4 «l'h. au-dessous du col, à 2340 m. d'alt., est la source du Tech (1°).

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