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De Bordeaux à Royan

A. Par le chemia de fer du Médoc.

108 kil. de chein. de fer jus(|uà l'ointe-de-tirave. ;ï l'emhouchure de la (jiroiide, et hat. il vap. do là, aux trains de jour, pour Royan. Trajet entier en 2 h. ','., env. durant l'été et en 8 h. '/j l'hiver. Prix, jusqu'à Royan (y compris le droit de porf). avec faculté d'arrêt à Soulac et au Ve'rdon:'ll fr. 70, 8 fr. 80, (5 fr. 50: aller et retour, valahles pendant S jours, 11 fr. 25, 10 fr. ito. « fr. 05. Trains de plaisir en été, les dim. et fêtes, avec retour valahle pour le lendemain: •> fr. S5, 5 fr. 95, 5 tr. Départ de la gare du Médoi' {y. 105). Traversée seule de Pointe-de-drave à Royan (droit de port compris), 1 fr. 80, ail. et ret. .S fr. 10. Il est bon de se renseigner sur l'état de la mer, car la traversée est parfois pénible à reinliouchure de [a liiroiide.

Sntii. On peut aller aussi de Bordeaux en cheni. de fer jusqu'à Royan, jKir la grande ligne de l'F.tat et J'enihranch. spécial à Pons (v. p. 17-15

] 20 I- R- -0. MEDOC. l'f Bordeaux

et 75-7G): 149 kil.; 2 h. à 3 h. 15 Piiv. ; 13 fr. 15. 10 fr. 05, C fr. «0: ;i||. ..t lot. Ifi fr. 20, 12 fr. 10, 8 fr. 80.

Bordeaux, v. p. 105. — 4 kil. Bruges, où s'embranche la ligne (le Lacanau (v. p. 119j. — 8 kil. BlatK/uef'ort; égli.se des aii« et xvi" s. et reste.s d'un château fort (\u xni* s.

C'est iei que coiiinieTiee le Médoc, J'iiys «lu Bordelai.s très eélèbre par ses vins, sur la langrue de terre entre la (iironde et la mer ('<in medin aqiife», Médoc). Les vignoliles s'étendent stir une longueur d'env. 75 kil., jusqu'il .St -Vivien (v. i>. 121) et sur une largeur de S à 20 kil. à partir (II' la rive g. du tieuve. Le sol en est eomposé surtout de dépôts eailloutcux, de quartz, etc., amenés des Pyrénées par la Garonne, l'i-s terrains conviennent particulièrement à la vigne, parce qu'ils sont très nieu- Mes et conservent liien la chaleur. Les vendanges commencent ordinairement après la mi-septembre et durent jusque vers la fin d'octobre.

11 kil. Farempuiire, qui a un beau château moderne. — If) kil. Ludon. Vin.s de 'M cru dits «château la Lagune». — 18 kil. Macaii, qui a un petit port sur la Garonne, dont la voie se rapproche, pour s'en éloigner presque ininiédiateinent. — 21 kil. Labarde. On est ici à la hauteur du Bec d'Anibès (p. 122), qu'une île empêche de voir. La voie laisse à dr. C'antenac, bien connu par ses vins, surtout celui de Brane-Cantenac, 2*^ grand cru.

25 kil. JMarymix (hôt. Delasj, qui récolte des vins des l*"", 2«" et 3» grands crus: Château-Margaux (l<'""cru); Châfeau-Rauzan, Durfort, Lascombes; St-Exupéry, Perrière, Malescot, Desniirail. d'Alesme-Becker. Enibranch. de 10 kil. sur Castelnau. — "iH kil. Soussans. — 32 kil. Mcmlis, à 4 kil. au S.-O.

41 kil. St-Laurent-St- Julien. St-Lau.rent, petite ville à 3 kil. à l'O., récolte des vins de 4* et de 5« cru. St-Julien, à 4 kil. à l'E., produit des 2*" crus (Léoville, Larosc) et des 3''* et 4^^ On laisse ensuite à dr. Château- Latour, un des premiers crus du Médoc. La voie se rapproche encore du fleuve.

47 kil. Pauillac (hOt. de France & d'Angleterre), ville ancienne de 5914 hab., sur la rive g. de la Gironde, avec un port assez important (à Tronipeloup, v. ci-dessous), ou s'arrêtent les navires qui ne peuvent aller jusqu'à Bordeaux. Le port est près de la gare, la ville plus loin au S.-E., et u'est vers rèxtrémité de ce côté que se trouve le débarcadère des bat. à vap. de Bordeaux à Royan (p. 122». — Le vignoble de Pauillac comprend le domaine A^ Château- La fite, de 70 hectares, !«'' cru et universellement connu. Ce domaine, à la famille Rothschild, a été acheté pour 4 millions '/„ eu 186H. Son vin peut valoir de 1200 à 5000 fr. le tonneau de 4 barriques ou de 9 hectolitres. 11 y eu a plus de 80000 bouteilles eu cave. Le domaine de Monton-Rothsrhild, avec 70 iiect. de vignes, est le l*"'' des 2^* crus.

49 kil. Trompeloup, où se trouvent le port et le lazaret de Pauillac. Fonderie importante. — 52 kil. St-fJxtèphe, qui a le plus grand vignoble. Principal ciu. Cos-Dcsiournel, classé jjarmi les 2*". — 5H kil. Vertheiiil, qui a une remarquable -éylinf ilu vii's.,

" H";/<i». SOll.AC-SIH-MKi;. /./M'". i-Ji

dont le ili'aiiilmlatoire est voûté en berceaux transversaux. — 62 kil. lSt-Germaht-(l' Esteiiil.

07 kil. Lesparre lh«">t. : du Lion-d'Or, 19 ch. de 2 fr. 5(1 à 3.50, rep. 2.50 et 3; de la Pai.x), ville de 3840 hab. et chef-lieu d'arr. de la Gironde. Elle a un donjon du xiv^ s., reste d'un château fort. Ligne de Facture (Arcachon) par Lacanau, v. p. 262-261. — 72 kil. Gaillan; église des xn<^, xiv» et xvi« s. — 75 kil. Queyrac, desservant la petite station balnéaire de Mo/italivet-les- Bains (hôt.), :\ 12 kil. à l'O. — 80 kil. Vensac. — 83 kil. St -Vivien, où les vignes font place ;\ des marais. Ce gros village a une église en partie du xiv« s., qui fut fortifiée. — 87 kil. Talais.

93 kil. Soulae-sur-Mer ou Soulac-les-Bains (hôt. : Marniandais & de la Plage, 22 ch. dep. 3 fr., rep. 3 et 3.50, p. dep. 10; de l'Océan, rep. 3 fr. et 3.50; beaucoup de chalets à louer), bains de mer très fréquentés par les Bordelais, avec une magnifique plage, où la mer est très forte, et dangereuse si l'on s'avance trop loin. La localité, où l'on se rend par l'av. de la Basilique, à dr. en sortant de la gare, est à env. 10 min. de la station (omn., 25 c), au delà d'une forêt de pins qui otFre d'agréables promenades. A l'entrée, à g., le monument de Laporte, sauveteur victime de son dévoânient en 1880. A dr., la curieuse église romane Notre-Damede-Fin-des-TeiTes, des xii* et xiv* s., ensevelie à partir du milieu du XIII* s. par les dunes, désensablée et restaurée de 1859 à 1864. En face du monument ci-dessus, commence Vavenue de la Plage, une des rues principales, qui aboutit près des bains (prix, 50 c). Il y a un casino dans le centre de la localité (entrée, 50 c. et 1 fr.).

La route qui prolonge la rue Brdiuontier, mène au S., par la forêt, à l'Amélie-Sur-Mer (hôtel), petite .station de bains de mer, à 4 kil. de Soulac (voit, publ., 35 c).

Dans la direction opposée, à 2 kil., on a fait au lieu dit les Epis, au pied dos dunes, des travaux con.sidérables pour arrêtor les envahissements de la nier, qui. outre lo port do Soulac, a enseveli jadis diverses autres localités, notamment la ville romaine de Xoîiomagits. On y a surtout construit sept épis ou digues submersibles, pour amortir les Hots, qui viennent se briser sur leurs flancs arrondis et dentelés. On a fait aussi des plantations de pins pour fixer les dunes. On suivra la voie du tramway faisant le service des travaux et qui n'est pas accessible au public. Elle commence au premier épi et conduit à la pointe de Grave (hôt.-rest.), extrémité de la rive g. de la Gironde, à 9 kil. de Soulac et en face de Royan (p. 76) et de St-Georges-de-Bidonne (p. 78). C'est là, face à la pleine mer, que sont les principaux ouvrages de protection de la côte.

100 kil. Le Verdon (hôt. de la Marine). — 103 kil. Pointede-Grave (v. ci-de.ssus). Il y a un fort à dr. de l'embarcadère.

La traversée en bat. à vap. se fait en V2 h. env. A g., le musoir de la pointe de Grave (v. ci-dessus) ; au loin, le phare de Cordmian (p. 78). Joli coup d'œil k l'arrivée sur Royan (p. 76).

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