BORDEAUX, CENTRE
^' '"^ s ^ /<■ /Sr^ •••■■^ Place des
vmvr rt imprinv fvu
l'art. BORDEAUX. ^- ■«• ^*- 1(>9
idée du caractère grandiose de la ville. De la gare St-Jeau (pi. D 5), |)lu.s éloignée du centre, on gagnera le bord de la Garonne ^rive g.) pour commencer par la partie la plus intéressante.
Le pont de Bordeaux (pi. D4), ou pont de pierre, qui- a longtemps été sans rival, est encore un des plus reniar([uables qu'on puisse voir. 11 est en pierre et en briques et fut construit de 1819 à 1821, par les ingénieurs Deschamps et Billaudel. Tl a près de .)0U m. de long sur 15 de large, et 17 arches, dont les plus larges, celles du milieu, ont 26 m. 50 de diamètre. A l'intérieur, entre les voûtes et la chaussée, des galeries allègent la construction et permettent de veiller aisément à son entretien. On peut les visiter de 9 h. à 11 h. et de 1 h. à 5 h., eu s'adressant au gardien, qui demeure à l'entrée du côté de la Bastide. On a de ce pont une *i^e magnilique sur la ville, mais surtout sur le port. Eu amont, du côté de la gare 8t-Jean, se voit le pont métallique du chemin de fer (pi. E ô ; 1860), pont tubulaire de 500 m. de long, que prolonge encore un viaduc courbe de 100 m. et qui a une passerelle pour les piétons.
Le pont de Bordeaux était jusqu'à présent le plus eu aval des pouts sur la (iarouue, mais on projette d'en créer deux nouveaux, un pont à travée mobile, en face des Quinconces (pi. C 3), et un pont transbordeur, eu face du cours du Médoc (pi. D 2), ce dernier en cours d'exécution.
Le port est une des premières curiosités de Bordeau.v. La (îaronne décrit ici une courbe de 6 kil. de développement, le long de laquelle s'est construite la ville, dont la ïorme est celle d'un croissaut. Bien que Bordeaux se trouve à 90 kil. de l'embouchure de la Gironde, la marée s'y fait fortement sentir et les bâtiments de 10000 tonneaux remontent grâce à elle jusqu'au port. Le fleuve a G m. de profondeur et peut en atteindre 12 aux grandes marées. On a de plus creusé de 1867 à 1879 en aval, à l'extrémité des quais, le vaste bassin à flot n" 1 (pi. DE 1 ; 10 hectares) destiné aux plus gros vaisseaux et qui peut en contenir 76. Derrière, on vient de construire le bassin à flot n"2 (pi. D 1), et il est question d'effectuer il 'autres agrandissements. Des quais d'une grande largeur, datant en partie de la tin du xviii* s., comme la plupart des constructions qui les bordent (v. p. 108), s'étendent d'une extrémité à l'autre de ce port; ils mesurent 1272 m. de longueur sur la rive dr. et 4945 m. sur la rive gauche. Bordeaux entretient des relations commerciales régulières avec la plupart des ports de l'Atlantique, de la Manche, de la mer du Nord et de la Baltique, avec les deux Amériques. l'Afrique et riude.' Le mouvement du port se chiffre annuellement par plus de 4000000 tonnes. Le commerce y a surtout pour objets les vins (v. p. 120), les eaux-de-vie et liqueurs, les prunes d'ente on d'Agen, les noix, les denrées coloniales, les métaux, les houilles d'Angleterre, les bois de construction du Nord, les vinaigres, les grains et les produits manufacturés. Bordeaux est en même temps une ville industrielle, qui a surtout un grand nombre de chantiers de 'instructions maritimes (d'où est ^orti tn 19Ui li- Vergniand»,
110 I.H.19. BORDEAUX. Forte de Cuilhau.
cuirassé de 18500 tonnes) et d'établissements pour la fabrication de tout ce qui concourt à l'armement des navires.
On so fera une bonne idée du port de Bordeaux en utiliHant les bateaux-omnibus (p. 107), p. ex. celui de Lo7~mont (p. 21).
Le cours Victor-Hugo (pi. C4; v. p. 117), qui fait suite au pont de Bordeaux, marque la limite S. de la vieille ville, qui ne dépassait pas en aval la place des Quinconces (v. ci-des.sou,s). ha, porte de Bourgogne ou des Salinîères, à l'entrée du cours, a été construite de 1751 à 1755, mais transformée en 1808. Le premier quai en aval du pont s'appelle quai de Bourgogne. Il s'en détache à g. le beau cours d'Alsace-Lorraine (pi. C 4) qui conduit à la cathédrale (p. 115).
Plus loin ;i g., eu retrait sur le quai, se trouve la porte de Cailhau ou du Palais (pi. 0 4). Commencée en 1493 et terminée eu 1495 où elle fut transformée eu arc de triomphe pour célébrer la victoire de Charles VIII à Foruoue, cette porte précédait le palais de l'Ombrière, résidence des ducs d'Aquitaine, puis des gouverneurs du pays, où fut établi le parlement de Bordeaux e1 qui fut démoli en 1800; elle n'est isolée que depuis 1882.
L'édifice renferme dep. 1907 un musée du Vieux Bordeaux, créé par la Soc. Art'héologique, ouvert gratuit. It^ dim. de 2 h. à 4 h. et visible les autres j. de 9 h. à 5 h. moyennant 50 c. Au 1^" étage (salle de la Herse): objets provenant de fouilles faites à Bordeaux, fragments de sculptures, chapiteaux, statues, amphores; gravures de monuments de Bordeaux. Au 2" étage (salle des Gardes) : plans et vues du vieux Bordeaux, poteries gallo-romaines, verreries mérovingiennes, Vierges, faïences et porcelaines de Bordeaux. Au 3" étage, la bibliothèque, que l'on ne visite pas.
Ensuite vient le quai de la Douane, avec l'hôtel de la Douane (pi. C4), construit au xviii« s. par Jacques Gabriel.
La place de la Bourse, ii côté, se distingue par l'unité de style des constructions qui l'entourent (v. p. 108); au milieu, la belle fontaine des Trois-Grûces, en bronze, par Crumery, d'après Viscouti (1869j. Le bel hôtel de la Bourse (pi. C4-3), qui fait pendant à celui de la Douane, a été construit en 1749 par Gabriel, restauré et achevé eu 1862. Les sculptures allégoriques des frontons de la Bourse sont dues, les anciennes à Francin, les nouvelles :i Couëflard (place Richelieu) et à Jouandot.
Sur l'd place Richelieu (pi. 0 3), le momiment de Curnot, comprenant une statue de l'anc. président et celles de l'Histoire et d'un enfant, bronzes par Barrias (1895).
Ou arrive à la pZaec des Quinconces, à peu près au milieu du vaste hémicycle que forment les quais (v. p. 109).
La place des Quiucouces (pi. 0 3) occupe depuis 1818 remplacement du château Trompette (Tropeyte), construit en même temps que le fort du Hâ (p. 117), par Charles VII, après la soumission de Bordeaux en 1453, pour maiuteuir la ville dans l'obéissance, mais détruit depuis 1789. Sans compter l'hémicycle qui la termine à l'opposé du port, la place a 390 m. de long et 330 lii-
(irund Théâtre. HOKDK.UX. I.H.HK m
large. A l'entrée, deux culonnes rostrales de 20 m. de haut, surmontées de statues du Commerce et de la Navigation, par Manceau, et servant aussi de phares. Dans les (juineonces, les statues colossales de deux illustrations de la province: MuntaiyiH' (1533-1592;, àg., et 3/o/</e.svy«iVM(1689-1755), àdr., marbres par .Maggesi (1858;.
Au fond de la place s'élève le grand *monument des Girondins (V. p. 108), par Duiuilàtre et Jilrh (1897). Une colonne haute de 43 m. supporte une statue en bronze de la Liberté. Autour du socle, en avant, les statues de l'Eloquence et de l'Histoire, derrière, celles lie Bordeau.x, de la Garonne et de la Dordogne; à dr. et à g., deux fontaines en bronze, ornées des statues de la Képubli(iue et de la Concorde, assises sur des chars traînés par des chevaux marins.
Le cours du xxx-Juillet conduit à g. du monument aux allées de Tourny (v. ci-dessous) et à la place de la Comédie, à dr. au jardin public (p. 112).
La place de la Comédie (pi. C3-4) est la plus animée et en quelque sorte le centre de la ville. Là aboutissent le cours du xxx-Juillet et les allées de Tourny déjà mentionnés, la belle rue Esprit-des-Lois à l'E., la rue Ste-( 'atherine au 8., rue très animée et très commerçante, mais trop étroite, et surtout le cours dn Chapeau-Rouge (v. p. 108) et le cours de V Intendance, deux rues superbes qui se font suite et qui, avec la /•(«« Judaïque, leur prolongement à ro., traversent la \ille dans sa plus grande largeur, à partir du quai de la Bourse.
Le *Grand-Théâtre (pi. 0 3-4), à l'E. de la place de la Comédie, est un des plus beaux théâtres de France. Construit de 1773 à 1780 par Victor Louis, dans le style classique, restauré en 1864 et 1881, il mesure 88 m. de longueur sur 47 de largeur et 19 de hauteur. Sa façade présente douze colonnes corinthiennes et audessus une balustrade avec douze statues colossales. Sur les côtés de l'édilice sont de larges galeries. A l'intérieur, on remarque surtout le vestibule, qui a seize colonnes ioniques; le grand escalier, qui est double et précédé de la statue de l'Architecte, par Jouandot, et la salle de spectacle, de forme ronde, avec douze colonnes composites. Au-dessus dn vestibule, se trouve une salle lie concert. — C'est dans ce théâtre que se sont tenues, en 1871, les séances de l'A-ssemblée Nationale, pendant le temps qu'elle a siégé à Bordeaux.
Derrière le théâtre. \-à préfecture (pi. C3), hôtel construit également par Louis, en 1775, pour l'avocat général au Parlement. La façade, sur le cours du Chapeau-Rouge, a été restaurée en 1873.
Les allées de Tourny ipl. C3), place oblongue, aujourd'hui dépourvue d'arbres, où sont la plupart des grands cafés, forment avec la place de la Comédie la partie la plus fréquentée de Bordeaux. 11 y a aux extrémités des fontaines. Au milieu, le niunument de (rambetta, commencé par Dalou et achevé par son élève Emile Lefèvre (1903). — Concerts militaires, v. p. 107.
112 l.K.H). BORDEAUX. BihUothèqiie.
A peu (le (listiuicc à g;, des allées de Tourny, Notre-Dmne ou ,St-Donnni(/ue (pi. C3-4), église fondée au xiii«s., mais reconstruite de 1684 à 1707, dans le style de répoque, et restaurée en 1834. L'intérieur a des peintures de Romain Cazes, dont la principale est une grande fresque représentant le Triomphe de la Vierge (1874).
La bibliothèque (pi. 0 3) est à dr. de l'église, me Mably, 3, dans un aiu'. couvent de bénédictins, en partie reconstruit de 1886 à 1891 et dont la façade est remarquable par son fi-onton. Elle 7-enferme env. 200000 vol. et 3490 nian. Elle est publique t. lesj. non fériés, excepté le sam., de 9 h. à midi et de 1 h. à 4 h. (5 h., du l*"" mars au .31 juillet); du l^"' sept, au 31 mai, elle est de plus ouverte le soir de 8 à 10 h.; en août (vacances) seulement le mercr. de 9 h. à midi et de 4 h. à 5 h. La principale curiosité est un exem- ])laire des «Essais» de Montaigne, annoté de la main de l'auteur.
Au rez-de-chaussée, se trouve le musée de.s Antiquen, riche au point de vue épigrapbique; il est ouvert les dim. et jeudi de midi à 4 ou .5 h. et toujours visible pour les étrangers. Pas de catalogue. Vestiaire obligatoire, mais gratuit.
Dans la cour vitrée, entourée des galeries de J'ant'. oloîtrc, les iintii|uités gallo-romaines, surtout des débris de monuments, avce sculptures orncraentalps remarquables; quelques statues mutilées, une mosaïque, beaucoup d'autels et de stèles. Aux angles, quatre belles colonnes torses de la Renaissance. Vers le fond, le monument du marédial Ornano, anc. maire de Bordeaux. — Côté dr. (galerie): sculptures et débris de monuments du moyen .âge et moins anciens, curieuse arcade avec représentation de la Trinité, margelle de puits originale, arcades gothiques, partie supérieure de porte ii cariatides très richement sculptée. — Galerie latérale, (^n revenant: suite des mêmes sculptures; encadrement d'autel, en pierre, «l'une grande richesse de sculpture; trophées, beaucoup de chapiteaux historiés et autres, cadran solaire, statue médiocre de Tourny (v. p. 108), auparavant place de ce nom (v. ci-dessous); deux vitrines de poteries.
Derrière la bibliothèque, le marché des Grands- Hommes (pi. BC3), en fer et en verre, de forme circulaire, mérite une visite, surtout dans la saison des fruits.
.4 l'extrémité des allées de Tourny, à l'opposé de la place de la Oomédie, s'étend une petite place circulaire avec une statue dr Tourny, en bronze, par Leroux (1900), remplaçant celle qui est mentionnée ci-dessus. A g., le cours de Tourny mène :i la place fiambetta (p. 114); à dr., le cours du Jardin-Public.
Le jardin pubUc (pi. BC 3), créé également par le marquis de Tourny, mais complètement transformé en 1858, est la plus belle promenade de Bordeaux. Tl se compose de deux parties, un magnifique parc anglais, qui a beaucoup d'arbres exotiques, notamment de superbes magnolias, et un jardin botanique fort riche, avec de grandes serres. Sur la terrasse, .Jeunesse et Chimère, marbre par Granet, et une belle statue assise en marbre, par G. Leroux (1910). de Basa Bonheur (1822-1899), originaire de Bordeaux; dans l'intérieur du jardin, les monuments du dessinateur Afa^dme Lalanuc (1827-1886), également par (îranet (1903), du romancier Fernand
st-s,„nii. lioKDKAI'X. /./.'./.'. ii;(
La/'a»7/t«' (18;')6-l!Ht;}). parRispal diXMii, ot du poiHo Li'on \'(iliiili- (1844-1884). par Mairie 1 1906). —Concerts militaires dans le parc. V. p. HI7.
Dans le nx'Mne Jardin, à dr. lians le fond, près des serres, le musér d'histoire nitturellr, est pnblic les dini. et jeudi de midi :'i 5 ou 4 h. et visible les autres j. pour les étranj>:ers. .\n rez-dechaussée, se vdient de petites collections ethnofrraphiquc et préhistorique; au l"" et au 2*' étage, importantes collections d'histoire naturelle. Il y a partout des étiquettes. Ce musée occupe l'anc. hôtel de fiisleferme. qui a encore une belle salle Empire au lond du l'"" étage. - Près de là, une terrasse avec V Institut folnniol (petit musée, ou\. les mardi, jeudi et dini. de 1 h. '/a '<>■ 5 ou 6 h.i et la salle où se tient au printemps une exposition de peinture.
Kn sortant du jardin public par la porte dans l'angle S.-O., près du musée d'histoire naturelle, et en tournant à dr. dans la quatrième rue latérale, la rue du Colisée, on a devant soi, dans un square, les mines des arènes, dites palais Gallieii (pi. Bi5), parce (|ue l'amphithéâtre passe pour avoir été construit sous cet empereur romain un. 2(i8). L'arène proprement dite, de forujc elliptique, mesurait 70 m. sur 47 et le tout 133 m. sur 111. L'éditice existait enci>re en grande ])artie en 1792. Les quatre arcades sons lesquelles un passe formaient la jiorte occidentale. La hauteur des ruines est, à cet endroit, d'env. 20 m.
La rue de la Trésorerie, plus loin, conduit a g. vers St-Seurin (pi. B3), l'anc. cathédrale. Celle-ci a remplacé dès le début du xii* s. une église plus ancienne , mais certaines parties sont des xni«-xvi« s. et même plus récentes. La façade, que surmonte un clocher, est du xi*s.; on l'a masquée en 1830 par un portail médiocre. Il y a au S. un *portail remarquable du xiu* s., précédé d'un porche de la Renaissance. Le sujet principal des sculptures, qui ont été restaurées, est le .fiigement dernier; au-dessous, les douze apôtres, flanqués, à dr., de l'Eglise triomphante, à g., de la Synagogue.
L'intérieur, long H<» tî-l m. et large «le 18, présente d'ahorrt <IV'norinr>s pilitTs romi:», puis des piliers avec Herai-rolonnes. Beaux vitraux modernes. Dan» le chœur, nn très beau trône cpiscopal en marbre, du style goth. tit'uri. .'»ur un autel en face de ce trône, la plus grande partie d'un retable ancien en albâtre, dont le reste fst dans la chapelle de la Vierge, ft g. du chœur; il présente en tout quarante sujets, représentant Jésus en croix et de» scènes dfla vie de St Seurin. évêque de Bordeaux au v« s. — Sous le chœur se trouve une *crypte très ancienne et fort curieuse, divisée en trois nefs voûtées en plein cintre (s'adresser au sacristain). Elle renferme un cénotaphe de la Renaissance, placé au-dessus du tombeau de St Fort, qui doit son nom à une équivoque (forte signitiait «reliauaire»), et six sarcophages précieux en marbre, décorés de sculptures, «latant du iv» an vi« s.
Des fouilles entreprises en 1910 ont fait découvrir, sons les allées Itamour, un cimetière gallo-romain.
De cette église, on traversera les allées Damour, ornées d'une
114 I.R.in: BOHDKAIÎX. Mitxri; dt- iteinUire.
statue (la VerciiKjiiUyrix par Mouly (IHDO), rt l'dii descendra à <î. la rue Judaïque, qui conduit à la place (raiiibetta (pi. B4j, beau square où aboutissent le cours de l'Intendance et le cours de Tourny. On traversera ensuite, dans ranj^le S.-E. de la place, à l'opposé de la rue Judaïque, la porte Dijeaux, élevée par le marquis de Tourny en 1748 (v. p. 108), et on tournera à dr. dans la rue des .Remparts qui mène à
l'hôtel de ville fpl. B4), l'ancien archevêché, bâti de 1771 à 1781, pour le cardinal-prince de Rohan-Guéniénée, et restauré depuis 18(i2, à la suite d'un incendie. C'est un assez bel édifice, avec une entrée monumentale entre deux péristyles.
Le musée de peinture et de sculpture (pi. B 4) se trouve d;uis deux galeries construites de ]87rj à 1881. du côté du cours d'Albret et séparées par un jardin qui renferme ([uelques sculptures. 11 est public tous les jours, excejjté les lundi et vendr., de midi à 5 h. en été et 4 h. en hiver. Les étrangers peuvent aussi le visiter les lundi et vendredi. Vestiaire gratuit. Catalogue illustré, de 1910, 8.') c. Conservateur, M. Daniel Alaux.
Aile de droite. — Ecoles anc'iknni;s. -- Vestibule, sculptures: s. 11" (au miliou), Daloii, le Triomphe <le Sih'iie, plAtrc; Imsti-s ])ar MiKjtjesti ; L. Bottée, St Sébastien, haut-relief; 792, Maniglier, Berfrer jouant de la flûte. — I™ salle: à dr., 29. Carpimii, Baeihanale d'eufant.s; 522, Mo)ifnisiii (de Bordeaux), Bataille de Denaiii, en 1712; 79, d'(i)>v. M/irillo, St Antoine de Padoue en extase (ane. copie du tableau deBi'rlin); 10, P. de Cortone, la Vierfire et l'enfant Jésus; 20, -P. Vi'.rovèxe, la Femme adultère; 100, S. Romi, Groupe de soldats; loi, Suit: Rnxn, Ajax; 19. P. Vei-o)ièse, Adoration des Mages; 72, Miirillo l'y), portr. de don Luis de Haro; 21, Vr'ninèse, Ste Famille; 91, uitr. à Ribera (plutôt /-//rc» Giordatui f), un Conciliabule; 98, «S'»'/). Ricci, l'Amour jaloux de la Fidélité; 12.5, Vaxari, Ste Famille; 559, Rentoi/t, Présentation de Jésus; *12l, le Pi'riiyiii, la Vierge, l'Enfant, St Jérôme et St Augustin; 10, Dityhct, ])aysage; yo, le Guide, la Madeleine; *119, Tiepulo, Eliézer et Rébecca; 52, Goija, une Parque; SH, Preti (plutôt Heiidrik Tevbriiggheit), Homme jouant de la guitare; 15, Burdoiie, portr, d'un noble vénitien. Il" salle : à dr., 5S8, Pttrroccl, Josué; s. n", Laiicret, la Conversation; 383, K. C'oj/pel. Triomphe d'Apollon; 616, C'I.-J. Vernet, marine; 512, de Marne, Halte de voyageurs; 188, Ldllemund, Fuite en Egyi)te; 110, 3l(irg. Gérard, portr. présumés de Mme Tallicn et do Mme Récamier; 451, Grihioii, Joueuse de mandoline; l;^7, 438, VI. Lorrain, pavsages; 453, Griiuoii, un Jeune pèlerin (1732); 519, J.-F. J/(7/rf (l(i(i(5-1723), paysage; 527, Nattier, portr. d'une fille de Louis XV; 455, Grimoii, un Capucin; 518, Miffnard, portr, de Louis XIV; 382, Aiif. Coi/pel, Vision de Ste Catherine de Sienne. Sinilptures: 773, J.-L. Lemoiftie, Imstc de l'architecte Michel Duplessis; 807, Soiilès, Bacchante et chèvre; quelques bronzes. — III'' salle: 8 dr., 182, P. Laco/ir (de Bordeaux, 1745-1814), Vue du port de Bordeaux; 155, 1'. Brueghel le Vieiex, Fête flamande; 195, ./, van Goi/en, paysage; 27fi, Teniers le J., Kermesse; 25ti, /'/■. M'ai/tem (et non Rubens), Bacchus et Ariane; 224, Macs, portr. de femme; 192, GovaertK, Repos de Diane (1(314); 223, Mues, portr. d'honinie: *2.55, Rubens, Martyre de St Just (vers 16S6); 236, Moucheron, paysage; 186, Franck le J.. le Christ au calvaire; 188, éc. des Franck, Différentes manières d'arriver à l'immortalité; 268, J. M. Molenaer (et non J. van Steen), Scène de caiiaret; *201, Fr. IMii, jiortr. d'homme (1632; très retouidié); 281, Tilborgh (plutôt Lundrnu^), Intérieur; 165, Benj. C'uijp, Intérieur; 231, Fr. de Moiiiper, paysage; 210, D. fan
/•/ (/, yr„l,>l„,;. 1 ;( » K I ) hl A I \ . /■ /'• ' ■''• 1 1 .)
Bcrgktn {et nuii Karvl ilu .lanliii), paysa^t- et aiiiiiiaiix; IKI, B. C'iii/p, Iiitérionr (l'iini- f^raiiff'"; 21H, l.iinjrHuich. Buveurs llaiiiancls; 2K7, 2HH, »S'////(/»r/(, Cha«MC aux renards, le Limi devenu vieux; l.Ml, Ph. dr L'hainiuiigiir ''.•';, SonifC de St Joseph (i>nrloinMia>;é); 2«1, Sihrnchtn. jiaysafre (1<;78); 2.S2, de Muiniiet-, paysage; IHll, Fi-mick le J., le Christ au ealvaire; 287, A. nui . dtr Strr. uiarine; 27.'>, Ttiiii rf Ir ./., l'Evoeation; 231, Jl. MomiiurK, paysaRe avee li;;ures: *25l, R/ihfiis. Martyre de St (îeorges (vers Ifilâ; assez rotouchi'); ïtMi. .SV//. rnn Iiiii/.td(ifl. paysaj^e; lits, J. vaii flrn/fii. |iaysa}rf : 218, B. Viii/ii (et non Heuilirumlt). Adoration des BerKers; 17«. ttttr. à fini Di/ck', la Madeleine pénitente; 2,ï7, d'iifir. Riihriis, Danse de villa);eois; 233, Fr. de Miiiiiprr. paysage; litl. iiKiiiiéri' de Mariitiiy raii Ra'inrruniili- (et non « Gedaiii »), St Jérôme ; 2.58, R/ihen». Jésus en eroix; *Utfi, vmi Gouen, paysagf avec ligures; tiôl, ec. alleiii.. portr. d'homme; 206, HuiiH Hulbeiii le ./.. portr. d'hounno. - IV» sallk: 802, Raygi, Louiti XVI, statue en hronze de K m. 50 do haut (1829).
Aile de gauche. - Ecoles modersks. -- Vkstiki-lk, sculptures: \ y:.. 'l'tW. Vtinthlii, Mozart mourant; à dr., 7K8, Hoitrsntle, Cet ;\ge est sans pitié; 717, iSliinr/Kii-d. une Découverte; 77!), Li)ii</eineU. Harponneur napolitain {lironzel; 712, Alhi/iard, Lutinerie. ]"■ sai.i,k : h dr., l»w,
GiiineiiD't. le H;ini"au de Lamlenicr: I2H. ^^l^' Fniild. Kosa Bonheur dans 8on atelier; H2«, Xiiher. Versailles; :!10. Aiigiiin. paysape; SIK. H. Bel- Iniigé. li-s CuirassiiTs di' Wati-rloo; :VÀh. Boiigiiereiiii. une Bacchante : l.î7, firnu, Knilian|Uement de la duchesse d'Anpoulèrae après le retour de Napoléon (I81.Î); S0«. Aiifigiui. le Marchand d'iuiafres; 331, Bniigiiereaii. le ,lour des mort»: 477, .laii)/. Supplice il'Urltain Orandicr (p. 81); S.")?, ./. Cfilré. Lande ilu Médoc; .S07. Aiitigiia, Miroir îles hois; 30H, Aiignin. un Jour d'été à la (irande-rôte: ;^28. Fr.-Aiig. Bonheur (de Bordeaux), le Retour de la foire. - II" sai.i.k: :fr>l). Crirrière, tète de femme; 392. K. Delacriiii\ un Arabe; .î7H, Snhtitti^. Ma frrand'inère; 103, J/. DroUiiig. Serne d'intérieur: 572. Roll, portr. do .lean Cabrit ; 517. Liir-OI. Merfini. la Salutation angélique; 311, Brttscfm^nt, portrait de l'artiste; 330, iîowt Bniiheiir (de Bordeaux), étude de renard; 396, Dehi/niiii/, Oj)liélic; 329. R<»t<i Bonheur. t<'te de houe (étude): 1B9, llfirpiytnex. les Bords do la Seine à Suresnes; 391. E. Delacroi.r, un Lion; 331, L. Botinat. portr. d'homme: 3K8. Chardin, nature morte; lli, (lih-nme. Bacchus et l'Amour ivres; Hari>ignies, paysafres; ti>'i . J.-I'. Ltiitrenx, le Pape et l'inquisiteur. Bronzes par Bari/e. Meixsonier. etc.: 7.'VI. C'hapu, buste du commandant do Carayon-Latour (1870-1871); 771, .1.-1'. Lemogne, buste de Montesquieu. - 111° salle: HOl. Fritz Thatiloir, le Monastère; .300, (iiiill. Aluiij; A table; 373, Benj. C'onxlant. Prisonniers marocains; 568, Rnll, le Vieux carrier; 590, Alfr. Smith. l<'s Quais de Bordeaux le soir; s. n", C'h. Cottet. Vieux pêcheur à Douarnenez; 350, E. Bnland, les Héritiers; 168, Harpigiiie», le Vésuve: 511, //. Mttrtin. A chacun sa chiinèro; 411, Cnroh/x- Diirtin, Danac; 323. R. Billott)'. la Xoi<;e à la porte de C'ourcelles; 570, Roll. la Malade; |61. (liiiijV'trd. le Marchand de veaux; 567, Roghet, le <îéo(rraphe; :i-l«. Brditaiiiiiut. Deux taureaux; *401. Diri:. Vue de la forêt de Fontainebleau; 510. Luininaix. Ei'lairours jfaulois; .'VIH. Pi/j*. Tranchée devant Scbastopol: *3K6. Daiihigng, les Bords de l'Oise; *395. Delacroix, Boissy d'Anjrlas à la Convention Xationale. en 1795; *374, Corot, le Bain de Diane (1858); 129. Franmi». paysage; 311. Bavdry. Toilette de Vénus (1858); 372, Cogniet. le Tintoret peignant sa lillo morte; 625, F. Ziem, paysage hollandais ; *6I1, Troyon, Bœufs au labour; 352. Cahat, paysage; •393. Delacroix, la (rrcce expirante sur les ruines de Missolonghi. — V'sallk: tableaux; moulage oune tigure assise par i?o<iin.
Dans I'escalier: *391, Delacroix, la Cha.%8e aux lions (fragment, le tableau ayant été mutilé dans un incendie). -- Au i'kemiek étaue, la collection Emile- l^ilanne : monnaies, médailles, antiquités, esquisses et gravures.
La ^cathédrale, St-André (pi. BC4). prè.s de l'Iiôt»! de ville, est une des plus belles églises goth. du Midi. Elle se compose
1 1(5 ;. H. 10. 1 K» m > K A r X . V<ilh,,lr(,le.
(l'une grande nd' sans bas côtés, du xii'" s., dans la(|Ufllc il y a encore des arcades romanes; d'un transept et d'un chu-ur à bas côtés doubles, du xiv^ s. La façade de !'()., autrefois masquée par le renij)art, est sans ornementation. Le portail du transept N., 1res remarquable au point de vue sculptural, est tianqué de deux tours surmontées de flèches en pierre (81 m.). Les sculptures du tympan représentent la Cène et l'Ascension; au trumeau, la statue de Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux et plus tard pape sous le nom de Clément V (m. 1314), qui contribua à la construction du chœur. Au N. également, mais un ])eu plus à l'O., la Porte-Royale, portail remontant à l'époque de St Louis et dont les sculptures, du XIII* s., sont plus remarquables encore que celles du portail cidessus; elle n'est dégagée que depuis 1S95, époque à laquelle on a démoli une sacristie qui la masquait. .\u linteau, la Ré.surrection des morts et dans le tympan, le Christ en majesté avec les attributs de la Passion: au-dessus règne une galerie avec statues. Près rie cette porte se trouve un contrefort élevé entre 1.S30 et 1533 par l'archevêque Charles de Grrammont. Le |)ortail du transept S. est semblable à celui du transept N., mais les tours n'ont pas de flèches.
Sons l'orgue, deux triaiuls lias-reliefs Hc la Roiiaissani'e Cl.'iSJ), provenant diin jubé et représentant la Descente aux limbes (à fr. en entrant) et la Résurrection (à dr.). L'orprue môme i-st dans une tribune en pierre de la Renaissance. — La nef a fiO m. de longueur et 25 de baut. Parmi les tableaux, on reman|ue, à dr., un Portement de croix, de IVr. nVfiiiande (et non Ann. Carrache); une Résurrection du Christ, |)ar Afer. Vt^ronése: un *Christ on croix, ])ar Joi-daens,- la Résurrection de Lazare, \i:\r Jadin (1S7TV Du même côté, le monument de Mgr Donnet (m. 1882), par Dfloplanrhe, ave(^ la statue du défunt celles de la Foi et de la Charité; en face, près de la chaire, le monument du cardinal de Cheveru.s (m. 1836), avec sa statue, par Maggesi. - On admire surtout le chn-ur, long de 32 m. et haut de 33. Dans la 2'" chap. A dr. du chœur, le monument de Mgr d'Aviau du Bois de Sanzay (m. 182(i); dans les trois autres plus loin, un beau groupe de Ste Anne et la Vierge en marbre, du comluenc. du xvi« s., de belles boiseries et le monument d'Ant. de Noailles, de 15H2; dans la l™ de g., le monument de Mgr de la Bouillerie (m. 1882), l'oadjuteur de Mgr Donnet. — Dans le croisillon g., le tombeau du cardinal fiuilbert (m. 1889).
Sur la petite place Pierre-Laffitte, devant le portail latéral du N., une reproduction eu bronze du Gloi'la Victis de Mercié. — A env. 30 m. du chevet de l'église, du côté du cours Victor-Hugo (v. p. 117 et 110), s'élève le clocher Pey-Berland, haut de 47 m., bâti en 1440 par l'archevêque Pierre Berland. Il fut vendu à la Révolution et on commença même à le démolir. Racheté en 1850, il a été restauré et surmonté d'une flèche tronquée, qu'on a couronnée d'une statue de la Vierge. C-e clocher renferme uu bourdon pesant 1 1 000 kilogr. On y a une belle vue (25 c). Dans le square au pied de la tour, buste en bronze par Leroux (1895) de l'archéologue Léo Dromjn (1816-1896).
Au S,-0. de la cathédrale, au n» 30 de la rue des Frères-Bonie. se trouve le musée Bonlr, ciillecticm léguée à la ville en 1894. Il
liroHKf Cli.chf. lîORDKArX. /./.'./•>. 117
l'sl ouviTt les (liiii., iii;ir<li l't jeudi de midi à ."> on 4 h. et toujours visible pour les étraugers. Kiitrée, 1 fr.
Vv iiiiisée vuiupreutl partioulit'reiiieiit des meuliles, ilea cheiiiiDêus et d»"» boiseries auciennes, îles faïeures et des porcelaines, des bilielots, des objets de L'bine. quantité d"aruies fraui,'aises et étrangères, surtout arabes.' une eour niauresque dans le style de l'Albanibra de (îrenade, une mosquée, plusieurs salles mauresques et la reconstitution d'un bareni.
Plus au s., la jjlaie Magenta {]>]. H 4), que i)orrle au N. le palais le juntice {\Â. B4), vaste édilire liâti de IH39 à 1S4(). Sa lourde faeade a plus de 14.") m. de loug; elle a au eeulre uu péristyle d'ordre dorique, entre des avant-corps couronnés des statues assises de Malesherhes, d'Aifuesseaii, Montesquieu et de 1/llôpital J.a pf^isD/i ilépartemeiilale, derrière le palais, occupe l'emplacement du château du Far ou fort du Hâ, bâti en même temps que le château Trompette iv. p. llOj. • - Du côté S. de la place, le jrrand hôpital St-André (pi. H 4: (JôO lits), reconstruit de IS-i.'» à 1S29. avec une entrée monumentale.
Plus loin au S.-E., Ste-Ezilalie (pi. BO.ïj, église consacrée en 1174, mais reconstruite du xiii<" au xv* s. et remaniée au xix* s. (flèche de 18«4; façaiie de 1903).
La rue Ste-Eulalie tpl. C'â-4i mène au cours Pasteiir (y. ci-dessous), à l'endroit où ilébouchent à l'O. la rue de (.'ursol ipl. BC4) venant de la place Magenta (v. ci-dessus), et à l'E. le cours Victor- I/iigii qui vient du pont de Bordeaux iv. p. 110;.
Lo cuurs l'aiittriir (,|)1. C -t-ô) qui conduit au N. vers la cathédrale (p. 115), passe au S. devant une belle aynuyogue (pi. C 4), élevée sur les plans de Durand (1878), et aboutit à U place d'Aquitaine (pi. C 5). Sur eette place s'élève la porte d'Ag-uitaine. construite en 17.^4, à l'extrémité de la rue Ste-C'atberine ^p. 111).
Sur le cours Pasteur, au X. du carrefour ci-dessus, s'élève un vaste édilice, siège des facultés des sciences et des lettres (pi. C4), construit de 1881 à 1886. iSon beau et grand vestibule (entrée libre) contient le monument de Montaigne iv. p. 111», dont les restes sont dans le sous-sol; c'est une œuvre remarquable de la Renaissance, avec statue couchée.
Suivre à l'E. le cours Victor-Hugo (\. ci-dessus). A g., le Gi-and Marché (pi. (.'4; 1872), derrière lequel se trouve, rue des Ayres. Véglise iSt-Paul, anc. chapelle d'un couvent de jésuites il 676; clocher de 1850). A dr., le lycée de gansons. Dans la petite rue St-James, à g., la Grosse Cloche ou ^jorte St-Eloi (pi. C4), beau reste d'une porte iortiliée voisine de l'ano. hôtel de ville. La partie inférieure est riu xm» s., le haut, avec ses trois tourelles, a été refait iiu xv s. Au-dessus de l'arcade où passe la rue, une curieuse horloge de la Keuaisiiauce il592) : plus haut, une autre arcade avec une cloche, de 177.J, et au sommet, une lanterne surmontée d'un lion.
A (ôté. la façade, refaite en 1828, de l'église St-Kloi. du xv*' s.
St- Michel (pi. D4), près du quai en amont du pont de Bordeaux, est une belle église goth., construite aux .\iv<= et \v* s. sur
118 l.Ii.l'j. r.OKDEAl'X. SI Michel.
les sub.stniclion.s (l'iiiic l'-^ilisc roniaiie bâtit- upi-rs 1149. Ses trois pfirtails sont (lt''C()r(''s de sculptures remarquables (xvi^'s.): Adoration {les Bergers et Adoration des Mages, au portail prineipal: Sacrifice d'Abraham, à celui du X. (g.j, et Apparition de St Michel à l'évêque de Siponto, à celui du S. (dr.). .\u-dessus de l'abside, qui est carrée et de même hauteur que le déambulatoire, le chceur a une grande fenêtre droite.
L'iiiti-rieiir, à trois iicfs avni^ transept, u ili; licaux vitraux tri» restaurés, en partie ancii'iis et des grillfs en fer aux i-liapt-llcs di-s bas côtés. Dans la l''* ohap. de dr.. Ste Ursule et les onze mille Vierges, groupe du xv s. Dans la 1"^ ohap. de g., *retfihlf en pierre sculptée du xvi» s., ave<statues de la Viirjic, de Ste Catherine et >Ste Uarlie.
Le clocher de St-Mictiel, isolé comme celui de la cathédrale, mais devant la t'a(;ade, à 30 m. de l'église, a été bâti de 1472 à 1492. La flèche, détruite par un ouragan en 1768, a été reconstruite par Abadie de 1861 à 1869, mais on dut, jjour consolider le monument, entourer la base de six contrelorts qui furent cojronnés de statues. La hauteur totale du clocher est de 109 m.; 25 c. pour y monter.
Il y a eu près de là un cimetière dont la terre avait la propriété de conserver les corps, et l'on a réuni dans une crijjitf sous la tour une quarantaine de cadavres momitiés. Le spectacle lugulire offert par ce caveau est rendu encore plus fantastique par l'attitude des momies, placées debout le long des murs. Le concierge les fait voir pour 50 c.
Ste-Croix ipl. D5), au milieu d'un quartier populeux et ouvrier, remonte au moins au vu* s.; c'était la chajtelle d'une puissante abbaye de bénédictins. Rebâtie au x*" dans le style roman, elle fut remaniée plusieurs fois depuis et restaurée au xix<" s. par Abadie. La partie la plus curieuse est la *farit(le, de la tin du XII'' s., dont l'aspect fut cependant considérablement modifié par Abadie qui ajouta la tour et la tourelle île gauche. Il y a au milieu une très belle porte, à cordons de ligures enlacées, flanquée d'arcades du même genre et de colonnes torses à cannelures.
L'intérieur, qui présente des parties du style ogival, est à trois nefs terminées par des absides en cul-de-four, et mesure .'>(! m. de long. Dans le croisillon g., un tombeau d"cvêque du xiv" s. ; devant, un anc. carrelage polychrome. Le dispositif intérieur de l'abside a été totalement refait vers 18&1.
A côté de l'église est V école des Beaux- Arts, installée dans une partie de l'anc. abbaye (v. ci-dessus). Elle avait une belle porte de la Renaissance, qui a été reconstruite à l'entrée de la justice de paix, de l'autre côté de la rue. Cette rue mène à la qure St-Jeaii ou du Midi (pi. 1)5), rebâtie de 1890 à 1897.
.\ux promenades déjà signalées il faut encore ajouter ]csb<iiilevards, remarquables par leur étendue, leurs frais ombrages et l'élégance de leurs maisons (tramways, v. ]). 106-107).
Lf parc Bordelais (pi. .\2: tramw. \\° ^^\. au delà du boul. de Caudéran, à l'extrémité de ra\enue C'arnot. est une promenade de 28 hect. de sui)erticie. créée de 1880 à 1887. Concerts, v. p. 107.
/■•"<"""•'• HORDEAT'X. I.ll.i'j. iiî)
1)K BoRUKAUX A Evmkt: nu kil.; S h. 10 à S h. 30; ii Ir. Tj, 7 fr. «."i, :. fr. L'i. I>ipart «l.> la ffan- il«' la Rastiili- (p. 105). 11 kil. Lu Tir>int, :iiis>4i sur la ligue suivante ii} kil. La Sauve (liôt. Frau^-ais), hourK «11 l'on visite los ruines il'unt- iihbin/f foiidéi- l'ii lov».") et rei"oiistruite en partie au xiii» s., surtout sa lielle èylixt'. .")t! kil. Siiiiretcrrr-dr-Ciiiyeniie. i|ui a enrore ili-s ri'stes île fortilieations liu moyen àf;e et uno place à ari-ai|es ^utlii)|iies. T.'i kil. Mnitsri/tir, 0);aleuieiit ane. place forte. - 81 kil. Diinis, l)Ourtj sur uin' hauteur, avec un diàti'au et (les fortiticatious îles XV et xvi'' s., ijui fut criffé au xvir s. c-n duché en faveur île la famille (le Durasfort ou Durfort. !tii kil. Lu }>ii/irrt(tt-ilii-l)nit. où l'on rejoint la li;;ne île .Munuauile à Bergerac \\ . p. iU'i). 101 kil. Eifiiirt (p. 2.')7).
Dk Hi>ki>kaix a ('aimi.i.ai': :Vi kil., traniw. à vap. partant du quai Deschamps (pi. K h\\ 1 h. :iO à 2 h. 15; ï fr. et 1 fr. 20. On suit eu partie la rive dr. de la liaronne et l'on croise la lijfne précédente à la Ti-tmif (9 kil.). ii kil. Lr' Tiiiinif-Luiiyiii niii, stat. a Uioii m. à l'O. de Lanyoiran, où sont les ruines l'onsidéraliles d'un château des .xn' et xvi's. : hat. à vap. pour Bordeaux, v. p. 107. - 21t kil. Rions, où l'on voit les helles ruines de l'anc. citadelle et des reinjiarts (xiv s.). - :^:^ kil. Cadillac (hôt. du l'nmmerce), ville de 2il7li hali., qui a encore des murs du xiv s., avec de lielles piiiffU, et où se voit le chûtruii d' Ki>rriioii. de la tin du xvi" s., auj. iiiai.son de correction pour femmes, qui a servi jusqu'en 1«H7 de prison pour les feinm>-s. Unind asile d'aliénés. Cadillac est également desservi par une voit. puld. (25 c.) de la stat. de Gérons (3 kil.; p. 248), sur la ligue de Toulouse.
Df. Hokiikaux a t'AMARSAt': Ifi kil., traiiiw. à vap. partant de la barrière de Benauge (hors pi. F 5) et traversant l'Entre-deux-Mers (p. 17), en 1 II.; 1 fr. tiâ et KO c Ce trainwav suit la route de Castillon (p. 25(>), par Sdllrbiriif (18 kil.).
l)K BoKDEAi-x A Montussos-Beychat : 11 kil., tramw. à vap., en .50 min. ; départ de la place du Pont (pi. E 5). Cette ligue suit la route de Liliourne qui traverse également rKntre-deux-Mers (p. 17).
I)k. BoKiiEArx A Lai'axai-Ocka.n : (il kil., cliem. de fer; 2 h. à 2 h. 15; lî fr. :io, 1 fr. 75, S fr. ■^)0. - - La ligne se détache k Briigen (l kil.; p. 120) de celle de Koyan pour traverser la région des Landes (v. p. 2K1). - 19 kil. Lacanau (hôt. du Commerce), à l'E. de Tétang du même nom (S kil. de long sur 3 .h 1 de largel que l'on contourne plus loin an nord. Ligne de Facture (Arcachon) à Lesparre, v. p. 262. ■ tîl kil. lAicamni-Oc^<ni (hôt.). petite station lialnéaire.
De Bordeaux à Tdiiis l'aris,. v. K. 1 ; à In Ruclirllf ,X Xmitts. K. I; à 1'ériyiieii.r et Limogfit. R. IK; à Boijdii. R. 20; à ToiilnKfi, K. Il; à L'(ihors. K. 12; à Arcachmi, R. 15; à Ttirhci ( ri/réiii^fs,. H. |i,; à l'iiii. H. 17: ;i Binjiiiiiif et à Biarritz, R. I«.