‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 90 sur 164 · I.K l.loKAN · texte numérisé non relu

I.K l.loKAN

129 kil. Le Lioran. — HOtki-k, l.ou»: de>i Tourhlcn * de la C'* d'Orléiiit», ouvert liu 1" juin iiu 80 sept, et en janv.-févr. (15 cli. (lep. 2 fr. 50, rep. 1.25, 3. ,50 et 1.50. p. dcp. 7.50): du l.iiiriin ou Ihuide. ouv. «lu 10 mai au SO oet. et en févr. (eliauff. central; 12 eh. tlep. 2 fr., rep. 75 c, 2.50 et 3, p. dep. tî). - Aiib. Bertrand (5 eh. à 1 fr. .50, rep. 2 et 2.30, p. dep. 5). — Quand les hôtels sont fermés, on peut déjeuner, dîner et eoueher chez le ehcf de pare (2 eh., rep. 2 fr. 50 et S).

Le Lioran (1152 m.) est \\n hameau He qoelciues niaison.s, situé au centre du massif du Cantal, dans un j)ays frais et pittoresque, ("est un agréable séjour d'été, fréquenté par la botine société et une station naissante de sports d'hiver (renseignements au vSiti-Club du I.ioran, à Murati.

I.e massif du Cantal est composé d'un certain nomhre de chaînes nettement délimitées par de profondes vallées et se terminant quelquefois par des plateaux à relief plus modéré. A TE. de la ('ère et au S. de l'Alafruoii, se dresse l'arête qui porte le sommet <ie tout le massif, le Plomb du Vnnial (1K58 m.; v. ci-dessous); à l'K. de cette première chaîne, s'étend le jiliiteaii de la Plniièzc, avec lequel elle se fond insensiblement. Entre la ('ère. l'Alagnon, la Santoire et la Jordanne, s'élève l'arête dont le Grioii (1()91 m.; p. 20H) est le point culminant. Enfin, au X., le beau jmy Mari/ (1787 m.; p. 20il) est le point d'attache de plusieurs chaînes dont le piiy Chararoche (1711 m.; p. 2(Kn, le Roc den Ombres (lf>47 m.; p. 2(>7) et le pui/ de Peyre-Arse (ITti" m. ; p. 206) sont les principaux sommets. — Le (.'antal est surtout intéressant au point de vue géologique. Comme les Dôme et les Dore, c'est un ancien volcan, sans doute complètement éteint, et reposant comme eux sur un socle de schistes cristallins. Les premières éruptions volcaniques dans le Cantal remontent à l'ère primaire, époque carbonifère, mais il n'en reste que très peu de traces, et le volcan, dont nous ne voyons plus que les ruines, date seulement de l'ère tertiaire, époques miocène et surtout pliocène. Après les éruptions, qui cessèrent au commencement des temps quaternaires, le Cantal, qui avait atteint probablement 3500 m. d'alt., se couvrit, comme le mont Pore (v. p. 188), de neiges et de glaces. Les traces de l'érosion glaciaire, qui a d'abord abaissé l'altitude du Cantal à celle qu'il a aujourd'hui, sont très visibles: elles se manifestent surtout par la présence de blocs erratiques et aussi par la topographie caractéristique des vallées, qui sont, en effet, largement ouvertes dans les parties anciennement occupées par les glaciers et, au contraire, des plus encaissées dans leur parcours a travers le socle cristallin que les glaciers n'ont pas entamé.

Les excursions du Lioran consistent essentiellement dans les trois ascensions du Plomb du Cantal, du pny Griou et liu puy >far>' (v. ci-dessous et p. 20ti). dont la dernière est la plus belle. -- On peut aussi faire quantité de PROMKNAUEs, entre autres les suivantes: au tunnel du Lioran (10 min. à rO.\ inTi-ée rectiligne de 1110 m., par laquelle passe la route de Murât à .\urillac (v. p. 207): au cirqne de Font-d'Alaynnn. au X.-O., entre les versants de la montagne du Lioran. du Roc de Combe-Ni'gre, et du puy de Bataillouze; au col du Lioran (f/4 d'h. à l'O. ; 1276 ra.), entre les montagnes du Lioran et de Conibe-Xègre, et d'où l'on a tine très belle vue sur la haute vallée de la Cère et sur le puy Griou: à la montagne ou puy du Lioran (1 h. à l'O. ; 1368 m.), d'où l'on jouit du contraste entre le versant boisé et sévère de l'Alagnon et celui, plus dénudé mais pins riant, di- la Cère.

Le *Ploiab du Cantal ^SôS m.'», au S. du Lioran, se gravit faeilementen 2 h. Suivre la route de Vie jusqu'au tunnel (v. ci-dessus), monter à dr. de ce dernier un chemin qui longe :i dr. l'Alagnon, et tourner ensuite à g. (poteaux indic.V On passera au <ol de Srtffnes ou Suiyiies (1250 ni.i, prairie entre le puy du Lioran (v. ci-dessus)

206 II- B. 35. -^ C, p. 205. PUY MARY. ^fasnf

au N. et les pentes du socle d'andésite du Plomb au S., puis aux burons de Ratnhertel (ou Ramburtel, Rambarter, etc. ; un «buron» est une cabane de pâtres, où l'on fait le fromage appelé «fourme» en patois, et «fromage du Cantal» ou «Cantal» tout court en français). De ces burons, monter directement au S. vers une crête; quand on y est arrivé, apparaît à dr. la cime du Plomb. Le Plomb du Cantal, second sommet du Massif Central (le premier étant le Sancy, p. 192), est une bosse de basalte couronnant un énorme socle qu'elle surmonte d'une trentaine de mètres. Le panorama est immense, mais moins beau que celui du puy Mary (v. ci-dessous), surtout aux premiers plans. Il comprend notamment: à l'O., la vallée de la Cère; au N.-O., le Griou et le puy Mary; au N., au loin, les Dore et les Dôme; à l'E., les lignes peu accidentées de la Margeride, derrière lesquelles pointent quelques cimes du groupe du Mézenc; au S.-S.-E., la Plauèze, les monts d'Aubrac et l'Aigoudl ; du S. au N.-O., les plateaux du Rouergue, du Quercy et du Limousin. — Descente sur St-.Tacques-des-Blats, v. p. 207.

L'ascension du puy Griou (1694 m.), à l'O. du Lioran, demande quelques précautions à cause des dalles de phonolithe glissantes qui en tapissent les flancs. Elle se fait, en 2 h. '/j, par le roi du Lioran (v. p. 205), d'où l'on prend à dr. un sentier (poteaux indic.) qui longe à g. la montagne de Combe-Nègre et aboutit au col de Rombières ou de Ma nd ailles {1510 m.). On laisse à dr. la direction du puy Mary (v. ci-dessous) pour atteindre vers la g. la base du pic, dont l'escalade, un peu pénible (v. ci-dessus), demande env. '/a b. Le puy Griou, cône aigu au profil irrégulier et caractéristique, occupe le centre de l'ancien cratère du volcan cantalien; il offre une \Tie intéressante sur les vallées de la Cère et de la .Tordanne, le Plomb, le puy Mary, etc.

Au N.-E. et ail S.-O. Hu (rrioii, se dressent doux autres sommets phouolithiques, le Grioiaiot (1152 m.) et le pta/ de VUsclade (1193 m.), où ron pourrait descendre du Griou par des pentes ou éboulis, rapides et difficiles.

Le *puy Mary (1787 m.), belle pyramide au N.-O. du Lioran, se gravit le plus commodément du Pas de Peyrol (v. p. 204). Du Lioran, cette course demande 4 h. jusqu'au sommet et 7 h. •/„ env. aller et retour; emporter des provisions. On monte d'abord au coi de Rombières (v. ci-dessus), puis on tourne à dr. en suivant les poteaux indicateurs; on passe au pied du put/ de Bataillouze (p. 207), au col de Cabre (1539 m.), sous le puy de Peyre-Arse (1767 m. probablement; c'est le «puy de Pérarche, 1567 m.» de la carte de l'Etat-Major), et on chemine ensuite (piste) sur la large crête dite Fonrs de Peyre-Arse (ne pas s'aventurer sur les roches friables de leur côté N.), qui relie le puy de ce nom au puy Mary et qui est coupée par la brèche de Roland (1601 m.; autre brèche du même nom, v. p. 414). L'escalade du piiy Mary même est un peu pénible mais sans difficulté. Le *pauorama (table

du Cantal. ST-J ACQUES-DES-BLATS. C.,p.S05.-II.R.35. 207

(I orieutatiou), uu ili-s plus beaux de la France centrale, est caractérise par le rayoniieiiient, presque géométrique, autour d'un point commun, de plusieurs vallées et des cirques de Mandailles, du Falgoux et du t'iaux, qui se creusent au pied même du puy Mary. Belle vue d'ensemble sur le massif du Cantal; quant aux derniers plans, le panorama ressemble à celui du Plomb du Cantal (v. p. 2U6), mais les Dôme sont cachés par les Dore. — Pour la descente vers le Pas de i'eyrol (route de Murat-Salers), v. p. 2U4.

Du Pas (11- Peyrol, on peut loufier au S. le flani; U. du puy Mary et foutouriior à uii-côte le superbe ciniue ilu Falgoux, pour gagner l'arête qui sépare celui-ci du cirque ue Mandailles (la descente directe sur cette arête par la face 0. du puy Mary est k déconseiller à cause îles pentes extrêmement rapides). De cette arête, on peut monter, par sa face S., à Hoche Taillade (1608 m. ; 2 h. '/J et, à 400 m. au N. de ce dernier sommet, au Roc d'Oiizière ou Roche Blanche (env. l.'jôOm.; '/a h.), dyke de phonolithe ilominaut de 300 m. env. et presque à pic (beaux escarpements) le cirque du Falgoux; belle vue, de ces deux sommets, sur le cirque du Kalgoux et le puy Mary. On peut continuer vers Salers (p. 212) par le Roc des Ombres [Ityn m.) et le pKi/ Violent (1594 m.; p. 204), mais les vues sont inférieures à celles dont on vient de jouir.

Si l'on veut rentrer du puy Mary directement au Liorau par un autre chemin, à vrai dire un peu plus long et plus pénible, on montera du col de Cabre nu puy de Bataillouze [l^Hii \u.; v. p. 206). De ce sommet, on suivra vers l'E. une crête couronnée par plusieurs petits pitons dont le plus élevé est le Signal de Vassivière; belle vue sur le cirque de Font-d'AIagnon (p. 205). On atteindra, en se dirigeant toujours vers TE., le Moc de Vassivière (1670 m.), d'où l'on descendra au Lioran à travers une belle sapinière.

Au delà du Lioran, la voie s'enfonce dans le tunnel du Làoran. long de 1958 m., où elle atteint son point culminant, 1159 ni., et par lequel on passe du bassin de la Loire dans celui de la Garonne, par la vallée de la Cère (type des vallées glaciaires, v. p. 205). Audessus de ce tunnel passe celui de la route (p. 205;. Les rampes de la voie ferrée ont jusqu'à 30 mm. — A dr., le puy Griou (p. 206). Viaduc de 32 m. de haut, petit tunnel et trois autres viaducs, hauts de 19, 32 et 26 m.

135 kil. St-Jac(jues-des- Biais (991 m.), village à env. 1 kil. en remontant lu vallée (aub. Frescal, convenable).

Le Plomb du Cantal (p. 205) se gravit également d'ici, mais assez péniblement, en 3 h. V*- Ouide, 5 fr. On traverse la Ccre et le chemin de ter au-dessus île la gare; puis on monte au N.-E. (raccourcis), par des pâturages où sont des « burons » (v. p. 206). On arrive en 20 min. aux cabanes de Ferval et 35 min. après à la grange du ISarret; on gagne directement à g., en 50 min., le buron du prii Delbos, qu'on laisse à dr. (vue), puis •■u 1 h. le buron de Pranuda ou Pranadal. au pied de la crête, et entin '■n '/i h., par cette crête, le sommet du Plomb.

Ù Elancèze, ou montagne de Brugeyroux (1580 m.), se gravit de St- Jacques en 2 h. 'z^, par l'oitjoiuj/iet (50 min.) et le col du Pertiis (1290 m.; :i5 min.). De ce col, on atteint en 1 h., par son arête N.-E. (parfois assez scabreuse), ou plus facilement fn contournant la montagne et en l'abordant j>ar sa face S., la petite ceinture rocheuse des deux sommets de l'Elancèze.

208 II- R- 35. - C, p. 205. VIO-SUR-OERE.

Vue tiOs coiiiplcti; sur lu Cantal et surtout sur le rirqiu; ilc MaailailK-H. Uu col (lu Portas, un .sentier descend en 1.5 min. à Muiulailles (p. 209).

On recommande d'aller à pied de iSt-.Jacques à Vic-mir-Vi-rr (11 kil. ; V. ci-des.sousj, par le l'as de Vompauiy, la aïKcadc de lu Roiicofe et le Pas de la C'ère; v. ci-dessous.

Trajet toujours intére.ssant au delà de St-. Jacques. La voie domine à dr. le Pas de Coinpaiuy, belles gorges où coule la Gère. Six viaducs et deux petits tunnels. Belle cascade à g. après le second tunnel. — 142 kil. Thlézac (804 m.). Trois tunnels. Belles gorges boisées, après lesquelles la vallée s'élargit. Vue étendue à droite.

146 kil. Vic-SUr-Cère. — hôtels: *Gr.-JI. de la Ci» d' Orléans, ouvert du l"'' juin à fin sept. (fiO ('h. dep. h fr., rcp. 1.50, i et ."i, p. dep. 12, omn. 50 c), Toiiritiu- Hôtel, ouv. du l"' mai au l"' oct. (30 cli. dep. 3 fr., rcp. 3 et 3.50, p. dep. 10), H. du l'ont & di( l'arc (36 ch. de 2 à 4 fr., rep. 3 et 3.50, p. dep. 7), tous trois près de la gare; H. Vialette, dans le bourg (10 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50 et 3, p. dep. 6). — Casino (ouv. en été seulement) : entrée 1 f r. 50 et 2 fr.

Vic-sni'-Cère (681 m.) est un bourg de 1839 liab. dans un joli site et une station d'été prospère, à 10 min. de la gare, avec des restes de fortifications. 11 y a près du chemin de fer un établissement d'eaux minérales froides, chlorurées, sulfatées et bicarbonatées sodiques, très gazeuses, qui s'emploient surtout en boisson, dans les maladies du foie, de l'estomac et des intestins.

Le Pas de la C'ère (2 h. ail. et ret. ; poteaux indic), à l'E. de Vie, ■ps,r Salvanhnc, est un étroit défilé qui sépare le Pas de Compaing (v. cidessus) de la plaine de Vie et que la Cère- a percé à travers des roches volcaniques. Après avoir traversé le «pas», on va voir la belle cascade de la RoucoJe. Revenir par la route du Lioran qui passe sous le rocher et le tilleul de Muret. — Al kil. 5 de Vie, sur le route d'Aurillac. le château de Comblai (xv<' s., mais restauré). ■ — Sur la route de Raulhae (belvédère de Salvaroque), à 5 kil., l'auberge de C'urebourse, à 1 kil. env. au N.-E. du Rocher des Pendus (1069 m.) et à 2 kil. env. au S. du yisevient préhistorique de la Mougudo, paroi verticale où l'on trouve des restes fossilisés d'une forêt pliocène.

151 kil. l'ulminhac (650 m.), dominé par le beau château de Pestel, du xv" s., sur un rocher à droite. II y a plus loin d'autres châteaux, àg. etàdr. — l^^ti k\\.Yulet-le-Duux. — 160 kil. ^r^jo/oH (612 m.). La voie tourne vers le N.-O. A dr., Aurillac.

166 kil. Aurillac. — Buffet. - Hôtei.s: *Il. St-lHerre, au Gravier (45 ch. dep. 2 fr.. rep. 2.50 et 3, p. dep. S, omn. 50 c.); //. du Commerce (40 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 3 et 3.50, p. dep. 8, omn. 50 o.), place du Palais-de-Justice, 1 ; H. Tevininus, en face de la gare, installation moderne (25 ch. dep. 2 fr., rep., au buffet, 3 et 3.50, p. dep. 8); 11. de Bordt'au.r, place du Paluis-de-Justice. -- Po.vfes et télëyraphes. rue du Kieu, près de la préfecture. — Bains du l'ont-Rouç/e, sur le (Jravier. - Syndicat d'initiatiie du Vantai, av. de la République, 23.

AiiriUdc (631 m.) est une ville de llll'-l hab.. chef-lieu du départ, du ('aidai, sur la Jordanne.

La rue de la Gare, puis, à dr., l'avenue de la Réiiubli([ue, aboutissent à la place du Palais-de-Justice, la principale de la ville, où l'on voit., à dr.. Notre- Datne-aii.v-Neiges, église du xin* s., qui a un joli doeiier moderne, style renais.sance. L'avenue Gambelta. dans l'autre aiiiile du iiiénie côté, où se trouve un viunuiiieid des

.UHIIJ.AC. //• «••"• 209

iJruits t/r l'hunnne i lS90i, coiuluit au Gravier mi ronrs Montyoti, l<inj;ui' plact' au bord de la Jonlaiitu-, (jut' (Ircorcnt une afatiie lia yiuiéral Delzoïia (1775-1812), en bniuze, avec bas -reliefs, par V'ital-Dubray (1883), et plus loin, une atatue tlf Gerbert, d'Aurillae, pape sous le nom de Sylvestre II, bronze avec bas-reliefs, par David d'Angers (1851).

l.'éijlise St-Géraud, où l'on arrive du fond du Gravier par les rues du Ihiis, des Fargues et du Monastère, est un édifice des xv-xvir s., achevé en 18()8-18î)0 par la construction de la nef et de son beau clocher. Elle dépendait d'une abbaye fondée au i.v« s. par son patron, né au château d'Aurillac. Elle a trois nefs et de belles voûtes à réseaux. On y remarque, dans le bras g. du transept, une Mort de St Kramjois-Xavier, attribuée à Zurbaran.

On aper(,"oit de la |>lace précédant St-Héraud, sur une hauteur, l'ancien château tSt-KtIenne, reconstruit et transformé en école normale. — La rue du Monastère et la rue du Consulat, plus loin ù dr., ramènent dans le centre de la ville. A l'extrémité de la seconde rue, se voit Vhôtel des Consuls, auj. caisse d'épargne, du xvi« s., avec des tourelles et une belle porte goth. dans la rue de la Coste. On peut le visiter en le demandant.

En sortant de la maison des Consuls, tourner à g. et suivre à g. la rue du Collège (|ui mène à l'anc. c<jllèife, transformé en école de dessin; il renferme la bibliothèque (150U0 vol.). L'anc. chapelle, au l" étiige (belle porte de la Renaissance), contient un petit musée de peinture, public les dini. et jeudi de 1 h. à 4 h. et que les étrangers peuvent toujours voir (concierge, rue du Collège, 18).

Revenu à la maison des Consuls, on va tout dr., par la rue Marchande, à la place de l'Hôtel-de-Ville et de là, par la rue Em.- Duclaux, à la place du Palais-de-Justice.

L'hôtel de rille, dont la façade est ornée de bustes de célébrités du pays, renferme un petit musée d'histoire naturelle, appelé musée Hautes, du nom d'un pharmacien d'Aurillac (m. 1894), connu par ses études sur le Cantal.

De l'hfitel de ville, la rue des Pâtissiers, prolongée par celle du Salut, mène à la préfecture, précédée d'un monument au-x soldats uiin-ts en 1870, par Champeil (19U3).

Ligne de Muiitliiron-l'ari», v. R. 36; ligne de Brives v. R. 38 111.

AcTOHi-s pour Salers (p. 212), à 48 kil. au N. ; trajet eu 3 h.; 2 fr. — .\uTOBU8 pour LuroqiitviiiiÙe (20 kil. au N.-X.-E.); trajet eu 1 h. V*; 2 fr. — AcTOBCs (en I ii. ';.,; 2 fr. .')(», ail. et ret. l fr.), par la pittoresque vallée de la Jordaniie, pour MandaiUes (t>20 m.; liôt. Rigal, ch. 2 fr., rep. 2.50, lion), village très pittore.s(iue situé a 26 kil. au N.-E. d'Aurillac, à l'entrée d'un oirune rlominé par les plus heaux sommets ilu Cantal. Voir la i-arte p. 203. MandaiUes est un excellent centre d'excursions: puy Chavaroche (I7H m.: belle vue sur les soniDiets du Cantal et les vallées occidentales de ce massif), euv. 2 11. ','.j; jniy Mary (p. 20i)). 2 h. -'n; Oriou (p. 20G), r KlancKt (p. 207), etc. Route en constr. de MandaiUes au Pas de Peyrol tp. 204). — AiToiirs (eu 4 h. '/„; i> fr.) pour iite-Ueneviève (fiO kil. au ?».-E.), par Miir-tlf-Barrez (3i; kil.); ce bervice, qui permet de parcourir

210 //. R- 35. MAURS.

les hauts plateaux de l'Aubrac (p. Sil), doit être .prolongé jusqu'à Laguiole (p. 340). — Autobus (en 7 h. 3/4; 7 fr.) pour C'assuéjouls (80 kil. au S.-E.), village à 10 kil. au N.-O. de Laguiole (p. 340), sur la route de Ste-Geneviève (p. 209); les autoinoliiles passent par Montsalvy (3.') kil.), bourg pittoresque sur une hauteur, avec une église curieuse, et Entraygue» (49 kil.; hôt.), village bâti dans une situation très pittoresque, au confluent de la Truyère et du Lot; château fondé en 1276 par Henri II, comte de Rodez, et ponts gothiques du xiii" s. D'Entraygues à Kodez, v. p. 388; à Espalion, p. 339; à Conques, p. 335.

174 kil. Ytrac (596 m.). La vue s'étend peu à peu à dr. sur le massif du Cantal et finit par aller du Plomb (à dr.) au pu)' Violent (à g.). Les plateaux schisto-grauitiques qu'on traversera jusqu'à Maurs, portent le nom local de «la Châtaigneraie» ou de «Ségala».

180 kil. Viescam'p-sous-Jallts (568ni.j, où s'embranchent les lignes de Brive par St-Denis-lès-Martel (p. 220-219) et de Paris par Montluçon (R. 36). A dr., un viaduc de ces lignes.

182 kil. Lacupelle-Viescamp (550 m.). On traverse la vallée de la Gère sur le viaduc de Ribeyrts (longueur totale, 308 m. 50; hauteur, 55 m.). Vue étendue à droite.

191 kil. Le Rouget. Ou redescend dans la gorge sauvage de la Mouleyre; quatre ponts, puis quatre tunnels et trois autres ponts. Déclivités de 20 mm. entre le Rouget et Maurs. — 199 kil. Boisset. Ensuite un viaduc; on retraverse trois fois la Mouleyre; on passe par un tunnel dans la vallée de la Raiice. Vue à gauche. Gorges rocheuses, deux viaducs, un tunnel et quatre ponts jusqu'à Maurs.

211 kil. Maurs (255 m.; hôt.), petite ville commerçante de 2766 hab. Puis un autre pont et un viaduc sur la Rance, et l'on passe par un petit tunnel dans la vallée du Celé, qu'on traverse deux fois. De chaque côté, des hauteurs boisées et rocheuses. ■ — 217 kil. Bagnac. Encore un pont, un petit tunnel et un dernier pont sur le Celé. — 224 kil. Mazac. — Figeac se voit à droite.

231 kil. Figeac, et reste du trajet jusqu'à Capdenac (237 kil.), par la ligne de Paris à Toulouse, v. p. 230-231.

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