III- R- ■'■'>■ CAHORS
visiter en montant par un chemin en lacets (pousser Ja porte grillée). Vue très étendue du sommet. — ^Embranch. sur Sarlat, v. p. 258.
On redescend. — 65 kil. St-C'lair (170 m.). On remonte, .\vant la stat. suivante, le tunnel de Marot, de 1037 m. de long. — 71 kil. Dégagnac (226 m.). Deu.x tunnels, de 845 et 412 m. — 77 kil. Thédirac-Peyrilles, où la voie atteint son point culminant (478 m.j. pour redescendre du bassin de la Dordogne dans celui du Lot. affluent de la Garonne. Plus loin, le tunnel de Roques, de 1762 m. — 85 kil. tSt-Denis-Cattis (209 m.). Catus, à 3 kil. à l'O., possède une église des xi" et .mv» s., avec un cloître et une belle salle capitulaire du xii«s. — Tunnel de 712 m. Viaduc de 308 m. — 91 kil. Espère. Plus loin, à dr., se montre le beau château de Mercuès (p. 254). Enfin un dernier tunnel, par lequel on arrive dans la vallée du Lot, (ju'on voit à dr., avec la ligne de Monsempron-Libos (v. p. 254). A g., Gahors, dont on traverse les anciens remparts.
100 kil. Cahots (buffet). Suite de la ligne de Toulouse, v. p. 227.
Cahors. — hôtels: Termînug, en face de la garf, ouv. on 1912 (25 cl), dep. 4 fr., rcp. 1, 3. .50 et i); de l'Europe (pi. b, B.S), rue du Lycée, 12, bon (2ô oh. de 2 fr. 50 à .S, rep. 2.50 et 3, omn. 30 c); des Ambeusndetirs (pi. a, B 3), boul. Gambetta, 20 (ch. 2 fr. 50, rep. 2.50 et 3); du Midi, rue Brive, 5; du Lion-d' Or (pi. c, 8 41, boul. Gaml.ctta, 111 (25 ch. de 2 à 3 fr., rep. 2.50 et 3, omn. 50 c). — Cafés, boul. Gainbctta. — Postes ET TÉLÉGR.\PHBS (pi. B 3), lue des Tabacs. — Club Alpin Français: section du Lot et de Padirac, boul. Gambetta, 53. — Syndicat d'initiative, rue des Cadoniques l""'*.
Cahors (120 m.) est une ville déchue, mais très curieuse, de 13 202 hab. («(Jadurciens»), occupant un site assez pittoresque, sur la rive droite du Lot et dans une presqu'île formée par cette rivière. C'est le chef-lieu du départ, du Lot et le siège d'un évêché.
Cahors est l'anc. capitale du pays des Cadurques, plus tard le Quercij. KUe fut .saccagée par les Sarrasins et les Normands, occupée quelque temps par les Anglais, prise et saccagée en 1580 par Henri de Navarre (plus tard Henri IV). Elle a possédé jusqu'en 1751 une université fondée en 1331 par le pape Jean XXII, Jacques d'Euse (1244-1334, pape depuis 1311)), qui en était originaire. C'est aussi la patrie de Clément Marot (U95-1544) et de Léon Gambetta (1838-1882).
La gare est dans le quartier neuf dit des Hortes («hortus), où il y a eu jadis des constructions romaines, entre autres, en face de la gare, un théâtre détruit définitivement depuis 1851. On arrive de là à la vieille ville par l'avenue de la Gare, à dr., puis par la rue du Lycée, à gauche.
Le *pont Valentré (pi. A3), où commence la rue du Lycée, est un monument unique en son genre, de 1308-1380, conservé presque intact et bien re.stauré au xix* s. Trois tours, celles des extrémités à mâchicoulis, des portes et une barbacane (rive g.) en faisaient un important ouvrage de défense.
L'autre rive est dominée par des hauteurs escarpées (jolie promenade; belle vuel. Sons un rocher il cnv. 300 pas à g. du pont, derrière un anc. moulin, se trouve la fontaine des Chartreux (pi. A4), grande source
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il'eau liiupiile t{ui valut A lu ville koii aiu.'ien nom (U> Jiivoiui (fontaine ■livine). II y a trois basHius, curieux surtout ijuand les eaux abondauteH -•• déversent en cascades dans le Lot. C'est cette fontaine qui approvi- -:<inne la ville d'eau potable, à l'aide d'un château d'eau, près du pont.
I.a rue ilu Lycée, où se trouve, au n» 9, la maison natale de • iiimbetta (v. p. 224), laisse à cir. le bureau de postes ipl. B3), passe devant le lycée (Jainhetta (pi. H3i, ancien couvent des cordeliers et collège des jésuites, qui a une belle tour en briques du xvii» s., et aboutit au boulevard Gambetta, appelé aussi les Fossés, large artère qui sépare la nouvelle ville de l'ancienne.
Presque en face de la ruf du I.yeée, au coinnieneenient de la rue de l'Hôtel-de-Ville qui conduit à la cathédrale ip. 226), sitrouve Vhôtel de ville (pi. B3i, qui renferme au 1'='" étajre un petit musée, publie les dim. l't jeudi, de 2 h. à 4 h., rt \isible les autres jmirs. Conservateur, M. Koubaud.
Au pied de l'escalier, un beau sarcophage gallo-romain, représentant nue chasse, trouve à C'ahois en sept. 19U3.
Premier ktai.k. !"■ salle: à ur., H. Scott. Funérailles de Ciauilietta (au-dessous, son masque); iMi/raial, Gambetta; hiditr-I'niiytt, Vallée de St-Cirq-Lapopie (p. 2.^2); Barillot, le Port à Ôuistrebam: Zo, l'Idole: bustes de Uambotta. Petit cabinet à dr. : histoire naturelle. — 11' salle: à dr., Rotin-f-t1eiirji. les Danaïdes; Delacroix, les .\nges rebelles; monnaies; pli'itres. - - Dans les salles suivantes: antiquités diverses; deux momies; armures; cage à torture; collection préhistorique; histoire naturelle; deux statues d'esclaves en bois sculpté d'un seul morceau (wr s.).
Sous le péristyle de l'hiitel de ville, deux statues de lironze, la Misère par L'aiii. Lefevre, et la Charité par Alb. I^feuvre.
Le boulevard Gambetta passe à dr., eu descendant, devaut la h'tbl'Hithèi(ue municipale i,env. 30800 vol.), qui est attenante au l\eée, puis en bordure de Iil plwe d'Armes, où se trouve l'imposant 'monument de Gambetta (pi. 7. H3i, œuvre de Falgaière: la >tatue en bronze du dictateur s'élève sur un haut piédestal. Iian(iué i dr. d'un soldat mourant, et ;i g. d'un marin ;i l'affnt ; sur !•• de- . uut, un drapeau déployé. .\u fond de la i)lace, s'étendent les nllées Fénelon. terminées par le square (iambetta, avec une fontaine surmontée dune statue de Neptune, et dont la grille est décorée des statues de Bessières et de Murât. Derrière le square, à g., le nouveau magasin des tabacs.
Le boulevard Gambetta aboutit plus bas au yont, Louis- Philippe [il. B4-.5i, construit sur le Lot en aval d'un pont romain dont les restes n'ont ilisparu qu'en 1K6H. .Sur l'autre rive, une statue de la Vierge, par Pradier, et le faubourg de 8t-Georges.
La vieille ville, resserrée entre le boni. Gambetta, :\ l'O., et le l.ot, a TE., présente des parties pittoresques et comprend encore des maisons anciennes assez curieuses, par ex. près du pont Louisl'hilippe, dans le quartier des Badernes (pi. ('4).
De l'autre côté de ce quartier, près du Lot et à l'e.Ktrémité de la rue Fénelon, qui jiart du boulevard en face du monument Gamlietta, se trouve Véglise St-L'rcisse (pi. ('3i, des xii* et xiii'^ s. —
226 m- R- ■''>■ CAITORS. I^*" Biivp
Près (le là, sur le quai ('haiii|i()lli(iii (v. ci-ilcssoiis), une inaisoii du xv"^ s. avec des lenêtres de la Henaissauce, dite maison Htiirl IV (pi. 5, 0 3).
La cathédrale St-Etienne fpl.C'S), à proximité, appartient à la période roiiiauo-ljyzantine, comme celles de Périgueux et d'Angoulême, c'est-à-dire qu'elle n'a qu'une seule nef, à deux travées, voûtée en coupoles sur pendentifs. (Construite à la fin du xi* s., elle fut consacrée en 1119, mais elle a été beaucoup remaniée; le chœur a été en grande j)artie reconstruit de 128;") à 1293, et l'on a ajouté des chapelhis au xiv<= et au xv^ s. Le portail du Nord ou de g., récemment restauré, est la partie la plus remarquable de l'extérieur; le tympan offre de très belles sculptures: Jésus et la Samaritaine, Jvapidation de St Ktienne, etc. A l'intérieur, où l'on descend par 17 degrés, il faut surtout mentionner les peintures du chieur et de la voûte de la |)remière coupole (xiv* s.), l'uu des monuments de la peinture primitive franc^aise; dans la chapelle qui est derrière le chfeur, une châsse renferme la relique dite de la Ste- Coifl'e, qui aurait servi à l'ensevelissement du Christ. A dr. ou au S. de la nef, un cloître de style flamboyant (fin du xv« s.), actuellement en restauration.
Le corps de bâtiment au N. du portail de la cathédrale est la ])réfecture, aujjaravant l'évêché. Dans la salle des Maréchaux, buste du sénateur de Verninac (1841-1901), par lioverie.
La rue de la Liberté descend de là à la petite place Chainpollion, où se trouve à g. le mimuiiient de Cléiiient Marot (pi. 6, (' 3K fontaine de style renaissance, comprenant une arcade avec buste <iu poète (v. p. 224) par Turcan et bas-relief par Put^h (1892).
Le quai Champollioii, à côté, mène au pont de Cahesaut (pi. (' 3i, banale construction en fer, (|ui reiiij)lace depuis 1909 le pittoresque pont Neuf) du xiii" s. Du milieu du pont, on jouit d'une belle vue sur la ville.
A peu de distance, sur l'autre rive, dans le faubourg de Cabes.sut, était un couvent de dominicains ou jaeol)ins, détruit par les troupes huguenotes du roi de Navarre, lorsqu'elles s'emparèrent de la ville en 1.580. Il en reste encore les n/iiifs (pi. 0 ;!) du chœur gothique di- son église, (lu xiv s.
Un peu en amont du pont de Cabessut, sur la rive dr., les restes curieux de l'ancien collèye Péleyri (pi. 2, C'2), du xiv« s., avec une tour octogone. On aper(,'oit, non loin de là, la tour carrée de l'anc. château du Boi (pl.{J2), aussi du xiv* s., servant auj. de prison, et beaucoup plus loin, la tour de la Harre (,p. 227).
La rue Pélegri, ou, si l'on ose la jirendre, la ruelle fort curieuse mais mali)ropre dite inie du K<)ur-Ste-('atherine, à côté du collège, mène à la rue du Cliâteaii ([ui a, comme les suivantes, de vieilles maisons intéressantes. .V l'extrémité, Vét/line St-Barthêleniij (jd. (' 2) et, à g., les restes du palais de Jean XXII i\ . p. 224i. avec une grande tour carrée à ein(| élages, surmontée d'une plate-forme
à Toiilnii^f. ('ArsSAHK. m.lt.Uii. 007
crénelée. De l'autrt' côté du palais, la partie supérieure du boul. (îanihetta et la ;;raude place Thiers. Imrdée au X. par une caserne. Derrière St-Barthéleniy. s'étend la plucf Lafayette ipl. (> l-'il, avec le iiioiiuiiient des soUlats et nutbllen du Lot (1870-1871), par • '.-A. l'alinon.
De la place Lafayette. la rue de la Barre conduit à la Barbaraiie, corps de garde du xv*" s., à côté de la haute tour de la Barre ou tour des l'endtis ipl. HC 1), qui se dresse sur un rocher à pic près du Lot et qui est ouverte du côté de la ville. Outre le mur d'enceinte dans la direction du boulevard. Cahors eut dès le xm«s. un rempart qui barrait la presqu'île à partir de la tour de la Barre et qui subsiste encore, sauf à la trouée du chemin de fer. Il y a près de la Barbacaue une assez belle porte, dite parte iSt-Mirhel (pi. B 1 ), qui sert maintenant d'entrée au eiiitetière. Une grosse tour plus loin sert de poudrière.
La rue P]mile-Zola, en face du cimetière, ramène à la place Thiers, en longeant la caserne. A dr., dans un enclos, se voit un portail des thermes romains (pi. B 2), dit porte de Diane.
Dans la partie du boul. Ganibetta par laquelle on redescend vers l'hôtel de ville, se trouvent le coUiije de Jeu/ies filles et le jjalals de justice (pi. \\2). La rue des Augustins ou, plus loin, celle (lu Séminaire, conduisent à dr. vers la gare.
Voit. itbi.. (fii 2 h. '/.,; 1 fr. .')()), deux fois par j., pour Muiitciiq, à 2C klL au S.-O., petite ville qui a joué uu rôle important tlaus la guerre tie.s Albigeois (v. p. 2aâ), aveo uu donjou haut de 33 lu. Oheniin de fer projeté, qui doit .se prolouger jusqu'à Moiasac (p. 218).
LigiieH de Capdetuic et de Motutempron-Lihitx, v. p. 2:i2-2:îl et 2.>1.
LiuxE DE Mo.NTAr'BAN-ToULOusE (suitc). — En quittant t'aliors, on passe à dr. près du pont Valeiitré (p. ■i"i4), traverse le Lot et laisse à g. la ligne de (Japdenac. Plus loin, un long viaduc courbe. — 1(14 kil. Sept-Pont^. Tranchées dans le roc, viaduc très élevé et tunnel de 860 m. — 113 kil. Cieurae. — 117 kil. Lalbeiujue.
125 kil. Montpezat-de-Quemj (hôt. de l'Europe), petite ville ancienne :\ ii kil. au S.-O. (omn., 60 c). L'église, fondée eu 1334, est riche en (euvres d'art des xiv-.wi* s. (belles tapisseries du XVI* s.). — Tunnel de .')9.') m. et long viaduc. — 134 \i\\. Borredoii.
139 kil. Caussade (^109 m.; hôt. Larroque, 20 ch. à 3 fr., rep. 3 et 3.50 1, à g., ville de 4379 hab., une des places fortes des calvinistes au xvi»^ s. Beau rUirher, du xiv* s.
146 kil. Réalville. On traverse plus loin VAveyroii. — 150 kil. Albias. 156 kil. Fonneuve. A g., la ligne de Lexos (v. p. 233). On traverse le Tarn et rejoint à dr. la ligue de Bordeaux.
163 kil. Moiituubau (Ville-Bourbom , et suite du trajet jusqu'à Toulouse (214 kil.». v. p. 250-253.
228 m. R. 39. ROf'AMADOUR. . r>e Brive
B. Par Capdenac.
249 kil. Trajet en 5 h. 40 à 8 li. 5. ^ De Paris à Toulouse par cette ligue: 752 kil.; 12 h. 25. et 14 h. 30 par les deux express. — Prix, comme sur l'autre ligne. — On s'arrangera de façon à faire de jour au ninins le trajet jusqu'à Lcxos (p. 233).
Prinoipaux points de cette route : Rocamadour (v. ci-dessous). Corde» (p. 233) et Albi (p. 284).
De Brive à St-Denis-lès-Martel (27 kil.), v. p. 219. Ensuite vient le *cirque de Montraient, partie très pittoresque de la vallée (le la Dordogne. A mi-hauteur à dr., la ligne du Buis.sou (v.p. 258). La voie traverse la rivière et gravit le côté g. de sa vallée sinueuse, dominée par des rochers de 200 m. de hauteur. Belle vue à droite. — 85 kil. Montraient. Puis le causse de Gramat, plateau calcaire qui sépare la vallée de la Dordogne, au N., de celle du (;élé, au S.
Le causse de Gramat (v. p. 353) est un des plus curieux plateaux de France au point île vue hydrologique. Il a des «igues» ou puits naturels, dans lesquels se perdent les pluies, et des grottes où coulent des ruisseaux souterrains qui ressortent plus loin pour former des rivières (v. p. 229). Le principal de ces gouffres est le youff'rn de Pudiriir (p. 230).
46 kil. Rocamadour (279 ni.; hôt.), .stat. à 4 kil. 5 au N.-E. du bourg de ce nom, et à 12 kil. à l'O. du gouffre de Padirac (p. 230). On peut aisément faire ces deu.\ excursions en une senle journée.
De la station de Rocamadour au village: 4 kil. 5 de roule
(autobus, eu '/i d'h., 1 fr. ; voit, publ., .50 c. ; colis, 25 c.) passant par l' Hospitalet (3 kil. 2) et offrant une *vue d'ensemble merveilleuse sur Kol'amadour. Les piétons pourraient aller directement de l'Hospitalel au château, mais la route de voit, est préférable à cause de la vue.
Rocamadour. — hôtels: *du lAon-d'Or (20 cL. dep. 2 fr., rep. 75 c., 3 et 3, p. 8.50 à 9; spécialité de pâtés truffés); Notre-Dame (ch. 2 fr. à 2.50, rep. 75 c, 3 et 3.50, p. 7); hôt.-7-est. St^i-Marie, bon (20 cli. ilcp. 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 8).
Rocamadour ou Roc-Amadour est un vieux bourg fort curieux de 1184 hab. et l'un des pèlerinages les plus anciens de France. très célèbre surtout au moyen âge. Il doit son nom à St Amadour, ermite qui vécut ici, dit-on, au 1*"' s. et ne serait autre que Zachée, le publicain de l'Evangile qui monta sur un sycomore pour voir le Christ. Il occupe un site extrêmement pittoresque, dans un ravin souveut ;ï sec du causse de Gramat (v. ci-dessus), bordé de rochers h pic de plus de 120 ni. de haut, aux(|uels sont comme accrochés les sanctuaires et leurs dépendances, le tout dominé par un ancien château. L'ensemble foniie un tableau unique en son genre.
Du bas, où il n'y a guère à citer que les portes fortih'ées, ou monte un premier escalier de 143 marches, menant à une platel'orme où Commence l'enceinte sacrée. Un second escalier de 70 marches y pénètre en passant sous le palais de l' Krêifne de Tidle, bâtiment où les pèlerins illustres recevuient l'hospitalité. Ou ahou-
,i r.,«/f.«.^«. ROr.WIADOl'K. IJJ.}i.:ia. 2-.'9
it près «le réjrlist' et des cliapcllfs, tlfs xij*-xv'' s. — L'ëylise, en l:n'»', Sf compose di' deux p:irtifs superposées, de style goth. primitif. Celle du bas, lu rrypte de St-Amadour, est décorée de mauvaises peintures. Celle du haut, >St-Siiurmr, adossée au rocher. (|ui en forme le fond, est :i deux nefs, sans transept. Les murs en sont couverts de peintures, de portraits et d'inscriptions rappelant d'illustres pèlerins, les rois St Louis, Charles IV et Louis jfl, etc. Kn face de l'entrée, un vieux crucifix en bois.
La chapelle de la Vierye, à jj. en arrivant, accessible du dehors par un escalier et communiquant en outre avec l'église St-Sauveur, ilate du xv« s., mais a été en partie recon.strnite au xix* s. La décoration intérieure est très riche. Vitraux modernes. .Sur l'autel est une petite Vierge noire, en bois, attribuée à Zachée (!).
A l'extérieur de l'entrée de la ehapelle, se voient de vieilles peintures murales mal conservées, de même (ju'au mur du bâtiment en faee, iii'i l'iiu remarque eu outre une grande épée en fer, peut-être une imitation de la fameuse Durundal de Roland, qui, selon la tradition, fut vouée à la Vierge par le paladin, apportée ici après sa mort et prise dans un pillage au xii« s. — La petite clitipetle St-Michet, où l'on parvient par un étroit escalier, de style roman très pur et également construite dans le roelier, est le plus ancien des édifices de Kocamadour. -l'n passable mène à un point de vue et à une hôtellerie pour les pèlerins, i-ciustruite en partie dans le rocher sous le château.
l'n passage sous l'église St-Sauveur conduit aux lacets rapides liu chemin de croix qui laisse à dr. dans le haut la grotte de VAgnitie et un saint-sépulcre, de 1887, et aboutit à une croix colossale. - Le chemin se continue à g. jusqu'au chùteau, bâti au moyen âge, pour défendre les sanctuaires, mais en partie reconstruit, iiahité auj. par des missionnaires. On peut monter sur le mur d'enceinte, et l'on devra aller par là jus(|u'ii la tour qui surplombe la vallée, pour jouir de la vue.
Un peut faire une promenade de ^/^d'h., olîraut de beaux points de vue, en montant la nouvelle route de Cahors jusqu'au carrefour de l'ancienne route, pour descendre celle-ci et revenir à Rocamadonr par un pont fortifié.
Lnviroxs. — Rocamadonr peut être un centre d'excursions intéressantes. — Le ravin de VAlzoïi, où est la localité, présente encore d'antres parties curieuses: le l'uiU Anglais, de 0 m. de diam. et 32 m. de prof., tout près du bourg; VIgit/' de Biaii, gouffre de 50 m. de profondeur, à 2 kil. 3 an S.-E.; puis, plus loin, une belle gorge, avec la cascade du Miiiitin-du-Saut, et le gouffre du Saut-de-la- Fucelle. à 8 kil., au delà du ibemin de fer, du côté de Graraat (p. 230), etc. — A 14 kil. au X.-O. de Rixumadour (autobus de la gare, 3 fr. ail. et ret. ; voit, publ., 2 fr. 50). se trouvent les grottes de Lacave (rest. en face), contenant de jolies stalactites, découvertes et aménagées en 1905 par M. Armand Viré; entrée, .'i fr. Il y a 13 salles bien éclairées, auxquelles on accède par la grotte de Jijuclas, et un long tunnel artiticiel qui doit être prolongé jusqu'à l'Jgue St-Sol, où il y a également de belles stalactites, à 80 m. sous terre. An village de Uicace, situé près des grottes et à 12 kil. au .S.-E. de Souillac (p. 223), se trouve le château de BelcoKtel, dans un site pittoresque au-dessus du confluent de la Uordogne et de l'Ouysse. h'Ouysge, dont l'Alzou est un affluent, est alimentée par deux forts ruisseaux qui •tortent des gnuffreê de Cabouy et dt St-Sauveur, à 4 et 5 kil. à l'O. de Rocamadonr. Ils méritent d'être vus. Leurs sonrces sont les produits de^ infiltrations du causse de (îramat (v. p. 228).
230 ///. R. ï-?. GOUFFRE DE PADIRAC. rte Brive
De la station de Hocamadour au gouffre de Padirac: M kil. Autobus, pn '/i 1'-, 3 fr- JO aller et retour; voit, puhl., en 1 h. '/j. 2 fr. 50. Du village de Rocainadour au goutfre, 4 fr. Faire prix. Entrée du gouffre, .5 f r. ; durée de la visite, 1 h. 1/2 à 2 h. i?e.«f. Barriire, sur une terrasse h l'intérieur du gouffre. — A 1.500 m. à l'E. de la station, on passe près du gouffre de Réveillon (pourb., 50 c), profond de 5t; m., puis on arrive au joli village A'Altiynac (3 kil. 5; hôt. : Brancbe-Lescure, 78 (h. dep. 1 f r. 50, rep. .S à .S. 50, p. 7.50 à 8.50, omn. 1; Carbois ou du Château), à i kil. au N. duquel est la source de Miei-H. purgative, chloruro-sulfatéesodique. Alvignac, situé à mi-chemin entre Rocamadour et Padirac, peut servir agréablement de centre d'excursions. - 12 kil. 5. Padirac (aub.). De là, une bonne route de 1500 m. conduit au *goufifre de Padirac, trou béant à peu près circulaire de 99 m. de circonférence, de 31 m. .')0 de diamètre et de 75 m. de profondeur, qui s'ouvre à 320 m. d'alt. sur le versant d'un plateau calcaire. Le gouft're a été exploré à plusieurs reprises à partir de 1889 par MM. È.-A. Martel, G. Gaupillat et L. de Lauiiay; il est confortablement aménagé depuis 1899. De la terrasse, où se trouve le re.staurant (v. ci-dessus), on descend par un e.scaUer à cage «■n fer haut de 37 m. (20t; marches) sur un talus d'etfondremeut, à 52 m. sous terre, et ensuite par un large sentier jusqu'à 75 m. de profondeur. On pénètre là par des escaliers de bois hauts de 28 m. dans la caverne proprement dite et rejoint, à 103 m. sous terre, le lit d'une rivière souterraine, qu'on côtoie par un sentier sur 280 m. Puis, la nappe d'eau occupant toute la galerie, on continue en barque. La rivière, d'abord étroite sur une longueur de 280 m., s'ouvre tout à coup pour former trois petits lacs successifs entourés de remarquables stalactites. 70 m. jilus loin, on débarque et traverse à pied plusieurs barrages pour aboutii au milieu d'un lac, où s'arrête la visite, à 800 m. de l'entrée, en vue du prolongement de la rivière, qui a été explorée par M. Martel jusqu'à 1100 m. plus loin. En revenant sur ses pas, on visite encore la *sulle du Graiid-D&ine, de 11 à .50 m. de diamètre et 91 m. de hauteur, une des plus liantes voûtes de cavernes que l'on connaisse.
Du village de Padirac (v. ci-dessus), on peut gagner Gramat (v. cidessous), à 9 kil. au iS., par Thtyra (2 kil. 5) et Lavergne (5 kil.); ou bien St-C'éré (tramw. pour la gare de Bretenoux; v. p. 219), à 14 kil. à l'E., en passant à Antcrire (5 kil. 5), au milieu d'un cirque rocheux (cascade), et à la jolie grotte de Presque, couloir long de 200 m. et couvert de concrétions calcaires.
A 7 kil. au N. de la station de Rocamadour, se trouve le curieux gouffre de Roque-de-Cont, de 70 m. de diamètre et 38 m. de j)rofondeur. où l'on peut descendre par un sentier de chèvres. Il y a au fond une grotte de 400 m, de long.
54 kil. Gramat (305 m.; hôt. de Bordeaux, 25 ch. à 2 fr. 50. rep. 2.50 et 3, omn. 50 c), ville de 2744 liab., qui a un grand couvent et deux églises des xV et xvi« s. Voit, partie, pour le gouffre de Padirac (10 kil. 5; v. ci-dessus): trajet en 1 h. '''j^: faire prix (10 à 15 fr.). — 71 kil. Assier, ù g., avec une église intéressante et les restes d'un château du xvi'= s., bâtis jiar (xalliot de Genouilliac (1466-1546), dont le tombeau monumental est dans l'église.
Voit. pcbi.. pour Marrilliric (aub.), à 21 kil. au 8.-0., centre d'excursions dans la pittoresque vallée du Celé et situé près des curieuses griittest du Robinet et den Brascoiiiex. — La voiture continue sur C'niiduché (p. 232), à 20 kil., en descendant la belle vallée du Oélé.
77 kil. Le Pournel. Puis on descend par deux tunnels cl un viaduc dans la vallée du Celé, affluent du Lot.
90 kil. Flgeac i214 m.: hôt. des Voyageurs ou Villa. 24 eh. à
ù Tniilmiu-. CAPDENAC. in.R.:i9. 031
2 fr. .')!(, rep. .'}. oimi. 'M) ci, à ir., \ ifillc villr de .")S70 luib. et tlicl"lieu il'arr. du l-ot, sur la rivf ilr. du (.'élé. On y voit eiicori' de vieilles maisons intéressantes, des xiii" et xiv* s. L'avenue Uatubetta conduit de la ujare au pont et à la rue Ganihetta, qui aboutit à la place C'arnot. Sur la jtlaee de la Haisou, à dr. du pont, s'élèvent un inoiiitment coiiiiitémoratif de iHlO-lHll, par Seysse (1907), et un obélisque à la mémoire de l'égyptolojjue Champollion, orijrinaire de Figeai" (17}U)-1.S32).
L'église tSt-Saurettr, appelée aussi «le Chapitre», à l'extrémité de la j)laee. est une ane. al)batiale des xi*-xv*s., à trois nefs et à transept. Elle a une tour centrale terminée par un dôme disgracieux du xvii'' s. et un clocher au {)ortail 1 moderne). On verra à l'intérieur deux beaux chapiteaux corinthiens supportant des bénitiers, les fonts, dans la 1'* ehap. de dr., et, aussi à dr., une grande chapelle basse à trois nefs, du xiii* s., renfermant de beaux bas-relief.s en bois.
Dans de vilaines ruelles, à g. à l'entrée de la rue Gambefta, est la ))rison, anc. hôtel du xiv«^ s., qui a servi de palais de justice.
Notre-Danie-tlu-J'u;/, à tir. dans le haut de la ville, à côté du collège, est une église des xii'^-xiV s., avec un clocher moderne. Elle n'a pas de transept, mais elle a des bas côtés qui en fout tout le tour. Elle possède un grand ^retable en bois, de la tin du .xvii'' s., parfaitement conservé, encadrant deux tableaux et deux statues.
I)<> Fifreui; à Aiirilliir (Cleriiiuiil-Fêrraiid), v. R. S^t.
Ensuite un tunnel de 129(( m. et un autre de 280, par lesipiels on passe dans la belle vallée du Lot. A dr., C'apdenac et la ligne lie L'ahors. .Uitre tunnel, après lequel on traverse la rivière.
95 kil. Capdenae 1 178 m.; bufl'et-hôt., rep. 1 fr. 50, 3 et 3. 50, him), desservant ('(ipdenar-(Jare lAveyront, localité de 3753 hab. qui s'est formée près de la gare, et (Japâenac (Lot), btmrg de 937 hab. situé au X.-O., à 4 kil. par la route (raccourcis), sur une hauteur escarpée de la rive droite. Ou a voulu y voir l'emplacement d'Uxellodunum (V- P- -1^ ft 219), et il y a dans le bas, près flu Lot, une fontaine dite de César, (.'apdenae fut une ville importante au moyen âge, et possède encore des restes de fortificatiotix: portes ogivales, donjon, etc. Sully y avait un château, dont il reste peu de chose. Belle vue.
De Oapdenac ;i AiiriUac, etc., v. R. 3.t; à Bèzierx par Rode::, R. ,î:î.
Dk C.\pdena(; a (Jahoks: 71 kil.; 1 h. 50 à 2 h. 15; 8 fr., 5 fr. ;J5, S fr. .50. Beau trajet; entre Toirac et C'ahors, la route qui longe oonstamiuent la rive <lr. «lu Lot. est iMicore plus pittoresque. Cette ligne .se ilétarhe' de celle de Pari.s au delà du tunnel mentionne ci-dessus et descend la vallée très intéressante du Lut, d'aliord sur la rive <lr., au pied de hauts rochers à pic. — l:! kil. Tuirac, avec une c2;lise du .\i<" s. Tunnel <le .5-10 m. -25 kil. L'njurc (hôt.), bour;; à dr., qui a un château en ruine. Tunnel de 312 m., pont sur le Lot et tunnels de 5.50 et 10:( ni. Tranchées dans le roc. Belles vues, surtout, à dr. eu avant, sur Oalviffnao, perohé sur un rocher qu'on traverse en tunnel. 32 kil. L'aivijfiiac. Plu» loin à dr., le grand chât-enit de Crttevières, des xiii', xv«= et XVI' s., sur un rocher dominant le Lot. Tunnel. Pont sur la rivière.
232 III. R. as. VILI.EFRANOHE. De Brivf
:ic. kil. St.-Martiii-LabotnaL - 41 kil. Ht-Cirg-Lapopie (pas d'hôt.), village dans un site extrêmemeut pittoresque, à 2 kil. à g., sur une hauteur (le l'autre rive, avei' un château en ruine du xiii" s. et une belle église du xv s. Tunnels de 208 et de 787 lu., entre lesqueLs on revoit St-Cirq. Pont sur le C'«7e. Encore des rochers à pic jusqu'au bord du Lot. — 44 kil. Covduché (aub.), également dans un beau site. Voit. publ. pour Marcilbac et Assier, v. p. 230. — On passe dans le défilé den Anglais. Pont, tunnel et autre pont sur le Lot. — 52 kil. St-Géry. Tunnel de (;4r)ni.
— 55 kil. Vers (hôt.). A 8 kil. au N., sur la rive dr. du Vers, la caverne du roc d'Aucor, et, sur le plateau au-dessus du rocher, Murcenu, où l'on a découvert les restes très bien conservés d'un oppidum gauloig, qui avait plus de 6 kil. de circonférence. — Autre pont sur le Lot et tunnel.
— 01 kil. Arcambul, sur une hauteur à gauche. — 68 kil. Cabessiit, faubourg de Cahors à l'E., sur la rive g. du Lot. Belle vue de la ville à dr., que l'on contourne comme la rivière. Tunnel et viaduc. On rejoint à g. la ligne de Montauban; on retraverse le Lot et l'on voit à g. le pont Valentré (p. 224). — 71 kil. Cahors (p. 224).
Ensuite plusieurs petits tunnels et viaducs. — 104 kil. Naussur. Toujours de belles vues. La voie monte considérablement. - 109 kil. Salles-Cnurhatlès. — 1 If) V\\.Villcnewve-d'Aveyron, ville lie 3038 hab., à 3 kil. à l'ouest. — .A.vaut la stat. suiv., (leux petils tunnels et pont sur V Aveyron.
125 kil. Villefranehe ou V.-de-Boueryue (254 m.; hôt.: Moderne, 20 ch. dep. 2 tr. 50, rep. 3 et 3.50; de France, 18 oh. dep. 2 fr.. rep. 3; du Grand-Soleil. 20 eh. à 3 fr., rep. 3.50i, à dr., ville de 8352 hab. et chef-lieu d'arr. de l'Aveyron, sur la rive dr. de cette rivière, fondée en 1252 par .Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, riche et importante au moyen âge, où elle se signala dans les guerres avec l'Angleterre, et dévouée aux calvinistes au xvi* s. Elle fut trois fois ravagée par la peste, aux .w", xn*^ et xvji"^ s., et elle devint en 1643 le centre de l'insurrection des Croquants ou paysans révoltés contre les exactions des intendants, ("est la patrie de Bories (1795-1822), l'un des quatre sergents de la Kochelle iv. jj. 52), auquel on a élevé un buste en 1904.
Ijéyliise Notre-Daiiir, à dr. en venant de la gare, est des xiii*'- XVI* s., et on en remarque surtout la gro.sse tour (58 tn.). Beaucoup de maisons de style renaissance. Sur la rive g., au del;\ du chemin de fer, à dr. en revenant, une anc. chartreuse, convertie en hospice, dont la partie la plus curieuse est \f petit cloître, du style ogival tertiaire le plus pur et très bien conservé. Beau coup d'œil sur la ville, du calvaire qui la domine.
Au delà de Villefranehe, la voie longe l'Aveyron, tantôt sur une rive, tantôt sur l'autre. — 135 kil. Monteils. La *vallée devient ries plus pittoresques; elle forme jusqn'à la stat. suiv. une gorge rocheuse et boisée où il y a neuf ponts et neuf tunnels, après lesquels on a à g., puis à dr., un coup d'œil superbe sur Najac et son chiiteau.
142 kil. Najae i205 m. à la gare; hôt. du Midi), petite ville située à 338 m. d'alt. sur un escarpement entouré de trois côtés par l'Aveyron, et couronné par les restes imposants d'un *châteaii que l'on voit le mieux de la vallée. Pour s'y rendre, on passe sous la
n Toiiln,,^,: CORDKS. III- li- •■'■''• 233
voie, tiiivi'rsf plus loin l;i rivière sur lo poiil di- la Frégère ixui'' s.), iiionti- un sciitier ;'» \r ,.( tnuriio ;'i dr. dans li' haut ('/4 <l'h), en dt-rà (If l'hôtel. La fonilation do ce château remonte au cotnnieneenieni ilu xii*' s., mais il a été reconstruit au milieu du xiii« s. Vendu à la Révolution, i>our 12 Ir. d'a|)rès une léfcende. il a été en partie démoli pour fournir des matériaux de construction. Pour en visiter l'intérieur, s'adresser à l'écide libre. La partie principali' du château est le donjon, qui a 30 m. de haut et de belles salles. 11 y a deux enceintes danquées de tours carrées et rondes. Jolie vue. — ]j'églisr, assez curieuse, est du xui* s. Vieilles maisons. Fontaine de 1344.
On retraverse l'Aveyron et passe en tunnel sous la ville. Très beau coup d'œil sur le château, à gauche. Trois tunnels et trois jionts, le dernier sur le Vinnr, qui coule dans des gorges très pittoresques. — 152 kil. Lnyiu'pie, au contiuent du Viaur et de l'Aveyron. A g., les ruines d'un château du xvi« s. On traverse de nouveau deux fois l'Aveyron, dont la vallée s'élargit.
160 kil. LexoH (buffet; hôtel à la gare).
Be Lkxos a MoNT.\rK.\N: «7 kil. (ju.squ'à la gare du Midi): 1 li. lo; 7 fr. .iO, ."> fr. 0."), 3 fr. 30. Cette ligne suit la vallée de V Aveuro» , d'abord roeheuse et pittoresque, et traverse plusieurs fois la rivière. — t> kil. Fenet/rols. Tunnel. — 14 kil. St-Antonln (129 m.; hôt. Albouy ou Desbans, 20 ch., rep. 2 fr. 50 et 3, bon), ville ancienne de 3546 liab.. sur l'Aveyron, que franchit un vieux pont gothique. De l'autre eôté, en face, Véglixe. bel éditiee goth. moderne, et dans le quartier à dr., V*ancien hôM de ville, du xii» s., restauré par Viollet-le-Due, décoré de remarquables sculptures bien conservées. Il y a aussi d'autres vieilles maisons curieuses. -- Rochers et deux tunnels. — 21 kil. Cazah. Tunnel. — 27 kil. Penne, bourg pittoresque, dominé pur les ruines d'un château du xiii<" s. Tunnel. — 84 Kil. Briinifjiiel (hôt. Charles), vieux bourg plus loin à g.: château du moyen âge et de la Renaissance, restauré au xix" s., (lu'ou peut visiter; maisons des xii" et xiv» s. On visite de Bruniquel la belle forêt de la Gré^igne (82(îOhect. ; voit.. 12 à 15 fr. par j.). — La vallée s'élargit. - 40 kil. 3fontrico»x, ou se voient les restes d'un château du xni« s. Ou s'éloigne de l'AvejTon. — 47 kil. Segrepelisse, ville de 2347 hab., sur la rive g. de l'Aveyron. dévouée à la cause calviniste dans les guerres de religion et qui fut prise et saccagée par Louis XIII, en 1(>22. — 52 kil. St-Etienne-de-Tulmont. — 61 kil. Montaiiban -Ville- Xoiirelle. Enfin nn pont sur le Tarn. — 07 kil. Muntaiibun-Villeboiirhon (v. p. 250).
La ligne de Toulouse présente encore plus loin des passages pittoresques; elle remonte la vallée d'un affluent de l'Aveyron. Tunnel. — 171 kil. Vindrac. Au loin, à g., sur une hauteur, la ville de Cordes. Suite de la ligne de Toulouse, v. p. 234.
De Vindrac à Cordes: 6 kil.; autobus, en 25 min., 25 c., 40 c. aller et retour. — Cordes présente un aspect de plus en plus pittoresque à mesure qu'on approche. Dans le bas, les Cabannes (hôt. Groc). village d'où l'on monte à Cordes directement à pied. Des Cabannes, il y a encore 1 kil. 4 par la route, qui contourne la colline au N. ou à gauche.
Cordes (hôt.: Marty, à la Bouteillerie; du Nord ou Gervais, près de l'église, 10 ch. ;i 1 fr. 50, rep. 2.50) est une vieille ville de 1S38 hab.. fondée en 1222 par Raymond YII de Toulouse sur une colline isolée; c'est une des plus {)ittoresques et des plus curieuses
234 IIIB:i^- ALBI. Rn»'. inatiquin.
de France par sa physionomie «lu moyen âge, ayant encore ses remparts flu xiii« s. et de belles maisons de cette époque et du siècle suivant. L'autobus s'arrête, du côté S., dans le faubourg de la Bouteillerie, non loin de la porte principale, qui se trouve à l'O.. au-dessus des Cabannes. De là partent deux rues, celle de dr. passant devant les plus belles maisons, des xiii'" et xivs., à fenêtres gothiques. Les principales sont les malsons du Crrand-Eruyer, du Grand-Veneur et du Gra?>d-Faiiron?iier, à dr. en montant, les deux premières avec des hauts-reliet's, la troisième, restaurée et convertie en hôtel de ville, surtout remarquable par ses fenêtres à lobes et à rosaces. I^'égUse St-Mirhel, près de là, dans la seconde des rues qui traversent la ville de l'O. à l'E., est de la même époque, mais a été reconstruite presque en entier au xv<^ s. Elle a une belle nef et elle est décorée de peintures polychromes. A l'extrémité de la rue de l'Hôtel-de-Ville se trouve une porte du xiw s., précédée d'une autre maison gothique. On peut faire le tour des remparts, dans lesquels il y a encore deux portes anciennes. Belle vue sur la vallée du Cérou et les hauteurs environnantes.
Au delà (le Vindrae, la liunk de Toulouse franchit deux viaducs et un tunnel de 1504 m. — 180 kil. Doniiazar. — Haut viaduc, sur la Vère, et jolie vue. — 184 kil. Cahiizar-sur-Vère. Tunnel de 786 m.; deux châteaux des xv*" et xvi'' s. à dr. et un autre à g., ainsi que la ligne d'Albi.
191 kil. 2'essonnières (buffet), station où il n'y a que quelques maisons. Suite de la ligne de Toulouse, v. p. 238.
De Tessonnières à Albi: IH kil.; 25 à lo min.; 1 fr. 75. 1 fr. 25,
SO c. — De riais: 710 kil. ; env. 13 h. 50; 79 fr. KO, 53 fr. 80, 35 fr. 10.
La ligne gagne la vallée du Tarn. — Arrêt de Labastlde-dc- Lévis. On traverse la rivière. — 7 kil. 3Iarssac. — Arrêt de Terssac. A g., Castelnau-de-Lévls, dominé par les restes de son château, surtout une tour du xiii* s., de ôOm. de haut. Ensuite, à g., l'imposante cathédrale d'Albi; à dr., la ligne de Castres.
17 kil. Albi. — Akrivée: gare (l'Orléans (pi. A4X à l'O.; gare du Midi (pi. Al; p. 236), au N., reliée à l'autre par un tronçon de voie ferrée. Omnibus de la gare d'Orléans, 30 c. sans bagafîcs.
HÔTELS (omn. 50 c.) : *Gr.-H. de la Poste (pi. a, B3). aus Lices (80 fli. dep. 4fr., rep. 1.25, 3 et 3.50); Gr.-H. du Viyari (pi. li. B3), place du Vigan (32 cli. dep. 2 fr. 50, rep. 3 et 3.50, p. dep. 8.50); Hostetlerie du Gr. -Si- Antoine (Rieux ; pi. c, C 3). rue St- Antoine, 15-17 (40 l'ii. dep. 2 f r. 50, rep. 3, p. dep. 7); H. du Nord (pi. d, B3), place Ste-Claire (30 cli. de 2 à 3 fr., rep. 2.50 et 3, p. (1.50).
Voitures de place : course, 80 <•. ; l'heure, 1 fr. 80; la nuit, 2 et 3 fr.
Postes et télégraphes (pi. B3), place du Vigan. — Tevij'le prott-stant (pi. C 3), rue du Collège.
Syndicat d'initiative, place du Vigan (rue St-Antoine, 1).
Pkincipale.s curiosités: cathédrale (p. 235), arrhe^-èché. jmnts sur le Tarn et St-Salvi (v. p. 236), vieilles maisons et jHirc Rochegude (p. 237).
A ^Rodez Vegrerle Ouvrigre^ V^eiice
i\Gareâull
' Paine a Gaz
^M AD j: W'1^1 n|e
1 Fonteilne de Terdusse B 3.4
2 Jfaison desTlauiers B 3 i
3 Jiaisan EiffaUim B 3 '
4 Stati/e fff Jf/i7ine d'Arc A4 i
5 frrprroust B4
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Vnth'ànile. A Mil. Ifl.R.:i:i. '';{:,
Alhh 174 ni.) fsl une \ illi- trèsiincifime de "20 100 hab. kmi 1911). clu'f-lii'u <lu (léparl. du Tarn, sur la rivo ■;. du Tarn, et siè;re d'un arehevêché (dep. 1(>7H). Elle a donné .son nom à la fameuse .secte des .Mbijîeois et à la f^uerre (|ui ensan<;lanta le Miili de la France (le 1209 à 1229. L'Inquisition y exerça de terribles représailles.
De la {^are d'Orléans ( pi. A4), on entre en ville par l'avenue de la (îare, dont le |)rolonnement, au delà de l'av. Lapérouse, conduit, sous le nom de boul.Carnot, au parc Kocheirude (v. |i. 237). Au carrelour. statue en bronze de Jeanne (VArr (pi. 4, A4), de 1H99. 1, 'avenue Lapérouse mène à <;. à la place du même nom (pi. H 3-4), l'u passant devant la prison.
Sur la place, s'élève la statue en bronze, par Raf^j^i (1K53), de /^apérmwie (pi. 5, H4), l'illu.stre et infortuné naviijateur, orijijinaire d'.Mbi (1741-1788); elle est entourée de trois ancres et deux canons de ses navires. Derrière la statue, les allées Lajiéron.'ie (musique militaire les dini. et jeudis), qui mènent aux Lices et à la place du Vifîan (v. p. 237). — \u N. de la place Lapérouse, le palais de jn-itiee (pi. B3), avec un anc. cloître; à l'O., dans un ravin, la fontaine de Verdiisse (pi. 1, H3), au-rlessus de laquelle aboutira le nouveau boulevard du Pigné.
Entre la fontaine et le palais de justice, s'ouvre la rue de Verdusse (|ue continue la rue Ste-Cécile menant à la cathédrale.
La **cathédrale, Ste-Cécile (pl.Alî3K bâtie, quant au gros (cuvre, de 1282 à 1390, restaurée en dernier lieu au xix*" s., où l'on suréleva la toiture et construisit le couronnement des murs, est l'une des plus curieuses de PVance et l'exemple le ])lus achevé de l'architecture gothique du Midi. C'est une robuste construction de brique (sauf le porche du S., v. ci-dessous), forteresse autant qu'église, que la saillie de ses contreforts entoure d'une ceinture de demitourelles. La grosse tonr carrée de l'O. est une sorte de donjon dont les étages inférieurs, terminés en 1365, flanqués aux angles de puissants massifs cylindriques, ornés d'arcs de décharge en plein cintre et percés d'étroites meurtrières, furent surmontés, après 148"). de trois autres étages qui portent à 78 m. 50 la hauteur de la tour et s'achèvent par une plate-forme de 64 m. carrés. La hauteur des murs de l'église à l'extérieur est de 41 m. Au flanc S. de la cathédrale sont accolés une avant-porte et un porche. La première, portail de pierre surmonté de créneaux, reliant la dernière tour des remparts et les soubassements de l'église, fut bâtie au début du xv^ s, par l'évêque Dominique de Florence dont elle a gardé le nom, et restaurée au xix*" s. Le *porche ou «baldaquin», étonnant ensemble de sculptures en pierre blanche, qui se détache >uj)erbement sur la brique rouge, en haut du grand escalier de 50 marches, fut exécuté dans le premier tiers du xvi'^s.; il forme comme un dais à quatre arcades, avec un riche couronnement sculpté à jour; sa voûte est une restitution du xix" s.
236 ni.R.3.9. ALBI. Archevêché.
L'iNTKKiEUK, d'uni' comiiositioii simple mais di- proportions imposantes, forme une nef unique sans transept, haute de 30 m. et de 19 ni. de portée. Le **jubt', qui attire immédiatement l'attention, est une merveille de s(tulpture des environs de l'an 1500; il est large de 4 m. 50. Bien que d'une pierre dure et cassante, il est découpé comme une dentelle avec toute la richesse de l'ornementation flamboyante, orné de statues sous de jolis dais et de clochetons d'une rare élégance. A ce jubé, se rattache une *cl6tiire au moins aussi riche, faisant le tour du chœur long de plus de 3(5 m. (50 c. d'entrée). Elle présente à, l'extérieur des statues peintes de prophètes et autres personnages de l'Ancien Testament; audessus des portes des côtés N. et S., les statues de Constantin et de Charlemagne; à l'intérieur, des ligures du Nouveau Testament faisant pendant à celles de l'extérieur, et, au-dessus des stalles, 72 statuettes d'anges, pleines de naïveté et de grâce. Ces chefs-d'œuvre ont été exécutés vers l'an 1500 sur les ordres de l'évèque Louis I" d'Amboise, un ami des arts. C'est au même prélat, mais surtout à son neveu Louis II d'Amboise (1502-1511) que nous devons les peintures qui couvrent les parois de l'église et forment un ensemble unique en France par sa valeur décorative et iconographique. De Louis I" date sans doute le Jugement dernier, dont on voit mal les restes au-dessous du grand orgue. Toutes les autres peintures sont l'œuvre, plus ou moins retouchée dans les chapelles, d'un atelier bolonais du début du xvie s. On remarquera ensuite les chapelles elles-mêmes, au nombre de 28, pratiquées, selon l'usage lUi Midi, entre les contreforts de l'église et à deux étages. La chaire, en stuc et en marbre, a été faite par des Italiens en 1776. L'orgue est un excellent instrument datant de 1736. Dans la chapelle de l'abside se voit une belle statue moderne de la Vierge. — On recommande de monter à la tour (50 c. ; 367 marches), d'où l'on jouit d'une belle vue sur la ville et les hauteurs environnantes.
L'*ancien archevêclié (pl.ABS), auN. de la cathédrale, est une vaste forteresse de la lin du xni« s., construite par les évêques pour se défendre contre les ennemis du dehors et parfois contre les Albigeois. Il comprend un donjon carré, de 1280, muni de mâchicoulis, flanqué de tourelles rondes aux angles et soutenu de contreforts cylindriques au centre de ses faces. Du mur d'enceinte, il ne reste plus que la partie du rempart qui plonge dans le Tarn. Pour visiter le palais, qui vient d'être restauré, les terrasses et les jardins dominant le Tarn (belle vue), sonner à la porte ogivale, place de l'Archevêché. Dans les mêmes bâtiments, le musée municipal, en voie d'installation, n'est pas encore ouvert au public.
Un peu en amont, le pont Vieux (pi. B2), construit vers 1034. restauré aux xvii« et xvin« s., et le 2^07it Neuf. Ce dernier, situé à l'extrémité des Lices (p. 237), offre une très belle vue sur la ville, l'archevêché et la cathédrale.
Dans le faubouro de la Madeleine, sur l'autre rive, non loin du pont Vieux, V église de la Madeleine (pi. A2; peintures), et, au delà, la gare du Midi (pi. Al), sur la ligne de Carmaux-Rodez (p. 338). Visite intéressante de la verrerie ouvrière (hors pi. B 1), près de la gare du Midi (production annuelle, env. 7 000000 de bouteilles).
La rue Mariés, derrière le chevet de la cathédrale, passe à dr. devant l'église St-Salvi (pi. B3), construite en 942, en partie détruite au XIII'' s. et continuée dans le style gothique. L'édilice, qui est dans son ensemble d'un style étranger au pays, possède encore de belles parties romanes dans le porche, dans l'abside, flanquée de deux absidioles, et dans la partie inférieure du clocher, dont le haut,
l'arc Riichtiiiide. AI, 151. III. R. :i.'i. 2'M
l'oiistruit t'ii bri(|iies, a été ajouté en 1.387. L'intérieur, à trois nefs sans transept ni déambulatoire, est gothique dans sa plus grande partie; il ofl"re pourtant quatre travées romanes poitevines (v. p. XLii), du xir s. A dr. de la nef, un reste de eloître roman (1270). Dans le jardin du presbytère, un petit oratoire de 1273, tombeau de la famille de Malvoisin.
Eu continuant par la rue Mariés, on arrive à la préfer.tnre pi. B3). La fa(,'ade est de l'autre côté, sur les Lires, boulevard qui descend à g. au pont Neuf (p. 236'i, en passant au lycée (pi. H 2), et qui monte à dr. vers la place du Vigan.
]ai plaredu Vi;fati (pi. H 3) forme le centre de la ville. A dr., dans la rue Tinibal. deux maisons du xyi* s. : au n° 14, la maison de Guise ou (les ]'i(/uiers (pi. 2, B3), en briques et pierre, et au coin de la rue des Pénitents, Va. maison Enjalbertip]. 3, H 3), en bois, restaurée en 1902. Du même côté de la place, une autre rue conduit à Vhôtel de ville, qui renferme la salle des Etats d'.\li)igeois. — Au delà de la place du Vigan, li' jardin Natioval (pi. B3-4), qui rejoint les allées Lapérouse (p. 235) en face du théâtre (pi. 15C4), de 1892. De ce point, rayonnent plusieurs boulevards et avenues. Tout droit, le boul. Magenta, à g. duquel s'élève St- Joseph (pi. C4), église moderne, de style roman, où se voient, dans le ch(eur, des fresques par Henry Delacroix. — L'avenue Gambetta, à dr., mène au beau paro Rochegude (pi. B4-5), qui est moderne et fort bien tenu. Le modeste hôtel du donateur, le contre-amiral Henri de Rochegude (1741-1834), à l'entrée du côté de l'avenue, renferme la bibliothèi/ite municipale (50000 vol.) et la hibliothè.tiue Rorhe- (jnde. A g. de cet hôtel, dans le parc, la fontaine du Griffon, vasque de plomb du xiii<' s., avec groupe en bronze de 1651, et des débris architectoniques. Le parc possède en outre un buste du donateur, un groupe en marbre, la Muse consolatrice, par J. Pendariès, et une statue en bronze, par Pech (1886).
Le boulevard Carnot ramène à l'avenue de la Gare (p. 235). D'Albi .i Rodez et à Castres, v. p. 338.
D'Albi a Alban: 34 kil., chem. de fer à voieétr. ; départ en face de la gare d'Orléans (pi. A 4-5). — 9 kil. St-Juéry (aul).). village de 3152 hab., sur le Tarn qui y forme une belle chute, dite «Saut de Sabo ». On visite les hauts fourneaux, forges et aciéries du Saut-du-Tarn (1200 ouvriers). iSt-Juéry est également desservi par un embranch. do la C'« du Midi (gare d'Orléans), qui doit être prolongé, en suivant la vallée du Tarn, jusqu'à Sf-Aff'rique (p. 845). — 21 kil. ViUefranche-d' Albigeois. A 10 kil. au N.-E.. dans un site tris pittoresque, Ainbialt:t, échelonné sur une étroite crête rocheuse qu'entoure une boucle du Tarn; prieuré et ruines d'un château féodal. ^ 34 kil. Albaii (hôt.), stat. desservant Tn-bas, petit village dans un joli site, à 11 kil. au X.. avec des eaux fortement chargées de sels de cuivre (établ. thermal, du 1" juin au 1" oct., p. ti fr. 50); avant d'y arriver, la route traverse le Tarn sur le pont de Villeneteve, haut de 20 m. et comptant 27 arches.
D'Albi a Vale.nce-d'Albioeois: 27 kil., chera. de fer à voie étr. (départ comme ci-dessus). — Valence-d' Albigeois est une anc. bastide datant du xiii« s.
B«dfker. S.-O. de la France. 9« édit. 16
238 ni. R. 3y. GAILLAC.
Ligne de Toulouse (suite). — Après Tessounières, on gagne la vallée du Tarn, qu'on suit quelque temps.
195 kil. Gaillac (143m.; hôt.: du Commerce, de France), à g., ville de 7535 hab. et chef-lieu d'arr. du Tarn, sur la rive droite. L'artère principale, entre la gare et la rivière, passe d'abord à la place Don-Vaissette, près de Vhôtel de ville, devant lequel s'élève une statue du général d'Hautpoul (1754-1807), puis à Véglise St-Pierre, des xiii« et xiv® s., à la place Thiers où l'on remarque une vieille fontaine, et à Véglise de St-Michel, également des xiii« et xiv«s. Vieilles maisons en briques, en particulier, au bout de la rue de l'Ancienne-Mairie, la maison de P. deBrens, et dans la rue Solférino, la maison Yversen, toutes deux du xv^ s. Près de cette dernière, la tour de Palmata, du xin« s.
204 kil. Lisle-sur-Tarn, à g., ville de 3797 hab., qui a une belle église du xiv« s., avec clocher en briques dans le style toulousain (v. p. 301). — On traverse le Tarn.
211 kil. Rabastens (hôt. Pongis, 15 ch., rep. 2 fr. 50), ville pittoresque de 4553 hab., sur la rive dr. du Tarn, qu'on traverse par un pont suspendu (5 c). Plus loin à dr., Véglise Notre-Damedîi-Bourg, duxiii^s., décorée de peintures murales des xiveetxves. 218 kil. St-Sidpice (buffet), bourg avant lequel on passe VAgout. Sou église a une façade du xiv® s. Ligne de Montauban à Castres et Montpellier, v. R. 52.
La ligne quitte la vallée du Tarn. Tunnel de 635 m. — 229 kil. Montastruc. — 233 kil. Gragnague. Tunnel de 910 m. Les Pyrénées se montrent plus distinctement. — 241 kil. Montrabé. 249 kil. Toulouse (gare Matabiau; v. p. 297).