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De Périgueux (Paris-Limoges) à Tarbes

par Agen et Auch.

300 kil. Trajet en 9 h. 45 et 11 h. 40. Prix : 33 fr. 70, 22 fr. 75, 14 fr. 90. — De Paris: 803 kil.; 18 h. 50; 90fr. 05, 60 fi-. 80, 39 h. 70. — De Limoges: 399 kil.; 12 h. 20 et 14 h. 55 ; 44 fr. 80, 30 fr. 25, 19 fr. 80. — De Pans à Tarbes par Bordeaux (884 kil.), v. R. 46.

Périgueux, v. p. 100. En partant, on passe, à g. et à dr., devant les ruines du château Barrière et de la tour Vésone (p. 103). Vue de la ville à g., surtout de la cathédrale, avec ses dômes. Ensuite, vue généralement à gauche. — 2 kil. St-Georges. — 11 kil. Niversac, où s'embranche à g. la ligne de Brive (v. p. 202). Puis des rampes considérables. — 18 kil. Les Versanncs. — 24 kil. La Gélie. Tunnel et deux viaducs. Sur une hauteur à dr., Mauzens, à 3 kil. de la stat. suiv., dans un site pittoresque, avec des ruines. — 34 kil. Maurùens-Miremont. A 5 kil. à l'E. se trouve la grotte de Miremont ou Cro de Granville, dont les galeries mesurent ensemble 4700 m., la principale atteignant à elle seule 1 067 m.

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(le longueur. — Ensuite deux autres viaducs. Coup dVeil :\ <;. en arrière. Puis un petit tunnel et un pont sur la VézPre.

40 kil. Les Eyzies-dc-Tayar (hôt. de la Gare, simple mais bon, p. 8 à 10 fr.; voit, et automobiles), viHaj^e dans un site pittoresque au confluent de la Vézère et de- la Benne. Eglise fortifiée du xni<"s. Grandes mines de kaolin utilisé pour la fabrication de la porcelaine de Limoges.

Les rochers des Eyzies reii ferment de nombreuses firottes et stations Iirt'historiques de l;i périodo diluvienne, <i\ partie fouillées par Lartet et Oliristy de 1859 A 1868 et (|iu ont livrt' de remarquables trouvailles (silex et os travaillés, os et bois de rennes gravés). Depuis 1905, des fouilles méthodiques ont été entreprises dans la réRion par l'archéolotrue suisse 0. Hauser, (|Hi a découvert, en 1908. dans la prrotte du Moustier (v. eidessons), nn squelette de la race du Neanderthal, IV honio Mousteriensis Hauseri», et en 1909, à 50 kil. de lii. dans l'abri de Combe-Capelle, près de Montferrand-du-Périgord, r«liomo Aurignacensis Hauseri», deux représentants des plus anciennes races connues qui aient habité l'Europe, tous deux au musée ethnoorraphique de Berlin. — Tout près et à l'E. de la pare, se trouve la grotte de Crn-J\fa(inon où furent trouvés en 1867 plusieurs crânes de la race dite d.! « Orn-Magnon» , auj. au Muséum de Paris; à 1 kil. au S.-E., la grotte des Et/zies, sur la rive dr. de la Benne; sur la rive ?. du même cours d'eau, les srottes de la Mouthe, du Font de Gaume (entrée, 50 c.) et des Ooniharelles, avec des gravures et peintures de la fin de l'époque paléolithique. En remontant la vallée de la Vézère. rive dr.. on rencontre les abris sous roche dos Gorges-d'Enfer, de Laugerie-Basse, Laugerie-Intermédiairo et Laugerie-Ifaute (musée préhistorique; s'adr. à l'hôt. de la Gare), la station paléolithique de la Micoque, et à 7 et à 11 kil. au N. des Eyzies, les remarquables grottes de In Madeleine et du Moustier (v. ci-dessus) qui ont donné respectivement leur nom à la 4» et à la 2« époque préhistoriques. — Pour la visite des fouilles actuelles, s'adresser, aux Eyzies, à M. Hauser (v. ci-dessus), auteur du guide «Le Périgord préhistorique ^> (2 fr. ôO\

Autre pont sur la Vézère. — 48 kil. Le Bugue, localité commerçante de 2590 hab., à 2 kil. à droite. A 2 kiî. du Bugue. le gouffre de Proumeyssar,, caverne à stalactites et stalagmites. On traverse une dernière fois le cours sinueux de la Vézère, qui se jette un peu plus loin dans la Dordogne. A g., près de la voie, le vieux château de Perdigat; h dr., sur une hauteur, le village de LimeuiJ, autrefois ville fortifiée. Du même côté, on rejoint la ligne de Bordeaux à St-Denis-lès-Martel (v. p. 257). On entre dans la belle vallée de la Dordogne et on traverse cette rivière.

57 kil. Le Buisson fb'uffet; p. 257).

A 6 kil. :iu S. (voit, publ., deux fois par .jour. 1 fr.) est Cadouin (Ilôt, du Lion-d'Or, 5 ch. a 2 fr., rep. 2.50 et 3). De son abbaye, jadis célèbre, il reste encore l'église, du xii» s., avec une coupole sur pendentifs et, dans l'abside centrale, une belle peinture du xv« s., ainsi qu'un magnifique *cloitre de la tin du xv« s., dans le style flamboyant.

64 kil. Siorac-et-Fongauffier, où on laisse à g. la vallée de la Dordogne et la ligne de St-Deni.s-lès-Martel. Viaduc.

70 kil. Belvès (hôt.: Sully, 18 ch., rep. 2 fr. 50; de France & Moderne, 20 ch., mêmes prix), à dr., petite ville, avec des constructions anciennes. — Le pays est très accidenté; on passe encore sur cinq viaducs et sous un tunnel de 1500 m. entre le bassin

240 iJt- R- ">■ LECTOURE. De rèriyiienx

(le la Doidou-iu' et celui du Lot. — 81 kil. Le (iot, qui expédie beaucoup de champignons (cèpesj récoltés aux environs.

A 12 kil. à rO. (voit, puljl.), Moxpazier (hôt. de France), bastide fondée en 1284 par Edouard d'Angleterre et qui a conservé la forme et l'aspect de cette époque.

88 kil. Villefranche-du-Périgord (hôt. du Périgord), à 3 kil. à l'E., sur une colline au-dessus de la Lémance, qu'on va traverser plusieurs fois. — 94 kil. Smiveterre-la-Lémance, dominé par un château en ruine du xin<' s. — 97 kil. St-Front, à dr., avec une curieuse église romane dont la tour centrale et l'abside sont fortitiées. Puis trois ponts. — 102 kil. Cuzorn.

108 kil. Monsempron-Libos (buffet). Monsempron, à dr. sur une hauteur, a une église curieuse des styles roman et gothique.

Ligne de C'ahors, v. p. 254.

La ligne d'Agen-Tarbes longe à g. le Lot. — 115 kil. Trentels- Ladignac. Pont sur le Lot et deux petits tunnels.

125 kil. Peiine (hôt.; 2547 hab.), dans un site pittoresque à g. sur une hauteur, à 2 kil. de la station. Restes d'un célèbre château fort. Monument du poète patois Paul Frowneiit (1875-1897), par lîourlange (1903). Au loin, à g., les ruines du château de Castel- Galllard. Pèlerinage de Notre-Dame-de-Peyrogude.

Ligne de VilIene/ire-g/ir-Lot et Tonneim (Bordeaux), v. p. 254-253.

Ensuite une jolie vallée. — 130 kil. Hautefage-Auradou. On voit à g. la haute tour (xv s.) de le première localité. Tunnel de 1263 m. — 137 kil. Laroque -Timbaut, avec des restes de fortifications. — Petit tunnel et viaduc. — 146 kil. Pont-du-Casse. On traverse plus loin le canal latéral à la Garonne (v. p. 244) et rejoint la ligne de Bordeaux à Toulouse.

152 kil. Agen (p. 246), sur la ligne de Bordeaux à Toulouse.

On quitte le réseau d'Orléans pour celui du Midi et suit la ligne de Toulouse jusqu'à Bon-Encontre (158 kil.; p. 248). Ensuite on traverse la Garonne sur un beau viaduc, et remonte la vallée du (rers. — 163 kil. Layrac, ville de 2329 hab., dont on voit à dr. la belle église romane, du xi"" s. — 167 kil. Goidens. — 171 kil. Astaffort, localité jadis fortifiée. — 180 kil. Castex-Lectoitrois.

188 kil. Lectoure (87 m.; hôt. de l'Europe, 10 ch. à 2 fr.. rep. 3 et 3.50, omn. 30 c), ville ancienne de 4310 hab. et chef-lieu d'arr. du Gers, à g., sur une colline escarpée et presque complètement isolée. Véglise St-Gervais-St-J 'rotais, anc. cathédrale, à dr. dans le haut, à l'extrémité de la rue Nationale, est un édifice massif des xiii« et xvi'' s., avec une grosse tour de 1488. Elle a des chapelles latérales surmontées de tribunes et de beaux pendentifs aux chap. absidales. Derrière, se trouve la promenade du Bastion, d'où l'on a une belle vue s'étendant par un temps clair jusqu'aux Pyrénées. A l'extrémité de la promenade, la statue de Lannes (1769-1809), qui naquit à Lectoure. de parents obscurs, et qui devint, grâce à son courage, maréchal de France et duc de

à TarbcK. AUCH. ///• R -10. 241

MoiitebfUo. La rue de Fontélie, qui descend ;i dr. de l'anc. évêché, près de l'éj^lise ci-dessus, conduit à la fontaine llondélie ou Font- FAie, consacrée dans l'anticiuité à une divinité gauloise, et en partie reconstruite au moyen âge. C'est une grotte à voûte de tracé brisé, avec deux arcades fermées par une grille.

Ou traverse le Gers. -- 198 kil. Fk'uranre, ville ancienne de 4085 hab., sur la rive g. du Uers. Eglise du xiv» s., avec des vitraux du xvi». — "204 kil. A[untestru\ On retraverse le Gers. — •209 kil. Ste-ChrisUe. - 214 kil. Hainbevt-PreUjnan. Plus loin, à g., la ligne de Toulouse et à dr. la ville d'Auch.

222 kil. Aueh. — Hôtels: de France, à g. de l'hôtel de ville (ch. dcp. 2 fr. 50, rep. 3 et 3.50; Georges, place Villaret-Joyouse (p. 7fr.); de la Paix, derrière le palais de justice. — Voiti-res dk place: à 1 chev., course, 90 c. le jour et 2 fr. la nuit; heure, 1.50 et 2; à 2 chev., 1.10, 1.80 et 2 fr. 50. — Postes et téléor., rue St-Aiitoine, près du cours d'Etigny, à droite.

Aïkch (136 m.) est une ville de 13 526 hab., anc. capitale de la Gascogne et auj. chef-lieu du départ, du Gers, sur une colline escarpée dominant la rivière de ce nom. C'est l'antique capitale des Ausci, qui fut très Horis-sante sous les Romains. Elle est depuis le ix« s. le siège d'un archevêché, jadis «priniatie de la Xovempopulauie», partie de l'Aquitaine.

On arrive dans la ville même par la rue Blazy, :'i g. de la gare, et l'avenue d'Alsace, qui aboutit à un pout sur le Gers, aux eaux troubles et jaunâtres. De l'autre côté, monte la rue de Lorraine, où l'on voit, à dr., sur une petite place, la statue de Vamiral VUlaret- Joyeme (1750-1812), par H. Nelli U884). Tournant plus loin à g. dans la rue Gambetta, on parvient bientôt à la place Jean-David où se trouve la halle aux grains, devant laquelle s'élève la statue en marbre du général Es})agne (1769-1809), d'Auch, tué à la bataille d'Essling. Plus loin, on débouche sur la place de l'Hôtel-de-Ville, où commence à dr. le cours d'Etigny, promenade décorée depuis 1816 de la statue de Mégret d'Etigny (1720-1767), intendant et bienfaiteur du pays (v. aussi p. 433).

L'hôtel de ville renferme un petit musée de peintures et d'antiquités, public les jeudi et dim. de 2 à 4 h. L'édifice à l'autre extrémité du cours est le palais dejtustice.

La rue de la République relie la place de l'Hôtel-de-Ville à la place de la République où se trouve la cathédrale (v. ci-dessous i. En deçà à g., à l'entrée de la rue Dessoles, une vieille maison en briques, et à dr., sur la petite place Salluste-du-Hartas, le buste en bronze, par Maziès (^1890), du poète de ce nom (1544-1590).

*Ste-Marie, la cathédrale, est une des plus belles églises du Midi de la France. Reconstruite à partir de 1489, elle ne fut terminée qu'eu 1662. Elle est en forme de croix latine, à trois nefs et avec transept, du style goth. de la décadence. Son grand porche

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